vendredi 24 février 2017

Inaccessibles : la tour aux mille étages (T1)

Auteur : Katharine McGee
Editions : Michel Lafon (2017)
Nbre de pages : 413


Présentation de l'éditeur :
New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 

Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux...


Mon avis :

La première chose qui attire lorsque l'on voit cet ouvrage c'est sa magnifique couverture noire et l'immeuble doré. A cela s'ajoute un soft touch que j'adore. J'avais remarqué ce roman en VO dont le titre est "The thousandth floor" (le millième étage en VF). Cela laisse davantage imaginer que ce qu'il va se passer dans ce roman va se situer essentiellement à cette hauteur. J'avoue ne pas avoir compris le titre en français mais passons...

J'ai aussi volontairement coupé la présentation de l'éditeur parce que je trouve plus intéressant de découvrir chaque personnage lors de sa lecture plutôt que d'en avoir un aperçu avec le résumé.

Ce roman a été une excellente découverte pour moi. Pourtant, je ne suis pas fan des séries du genre Gossip girl que je n'ai jamais regardé ou autre série du même genre. Tout ce qui est du genre nanas friquées qui boivent, se droguent ou se battent pour un mec ce n'est dans vraiment mon truc. Pourtant, ce roman là m'attirait et j'ai bien fait de succomber.

Comme je m'en doutais, on est dans un univers où les fêtes à tout va sont de la partie, que ce soit dans la HauteTour où habitent les familles très riches ou la BasseTour où sont "parqués" les gens comme nous (?!). Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier chaque personnage tant ils ont à nous apprendre de leur vie, de leurs envies, de leurs espoirs et de leurs doutes.

Dès le début, j'ai été très attirée par Avery qui est une jeune fille de 17 ans, vivant au fameux millième étage. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé surtout parce que, malgré son apparence, elle est très empathique avec son prochain. C'est une jeune fille très juste que son entourage ne comprend pas forcément, ne voyant en elle que la super belle nana... Seul son frère adoptif, Atlas, sait réellement qui et comment elle est.

Viennent ensuite d'autres personnages très intéressants également comme Rylin, Eris, Watt et Leda. Je ne vous les décrirai pas pour que vous ayez vous-même l'occasion, lors de votre lecture, de voir comment ils sont, quels sont leurs objectifs et leur façon de penser.

Le seul personnage auquel je n'ai pas totalement adhéré, même si au départ j'avoue avoir eu un peu de peine pour elle, a été Leda. Plus j'avançais et plus je la méprisais.

L'histoire sera celle d'adolescents qui tentent de se construire et trouver leur propre voie dans un monde très avancé technologiquement puisque nous sommes tout de même en 2118 !!

J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec le côté un brin trop futuriste et que j'ai pris mon temps pour m'accaparer cet univers. Mais l'ensemble est tellement bien construit et mené que je lisais chaque chapitre avec un fort intérêt qui me poussait toujours à aller de l'avant, à en vouloir encore plus.

Alors oui il y a des histoires d'amour, de drogue, d'alcool avec des gamins de 17 ans et c'est ce qui me fait un peu hérisser les poils parce que c'est juste à croire que les gamins de cet âge ne savent rien faire d'autre. Mais il y a tellement d'autres choses sous-jacentes à ça !

Le rythme est assez bien soutenu et même si par moment cela semble stagner, l'auteur sait mettre suffisamment de suspense pour donner envie au lecteur de poursuivre.

Lorsque le roman commence, nous sommes en présence d'une personne qui tombe du millième étage sans que l'on connaisse son identité. Lorsque je suis arrivée vers le milieu du roman, j'ai commencé à faire des suppositions et puis j'en ai faites d'autres vers la fin, pour finalement me rendre compte que je me plantais complètement.

J'ai beaucoup aimé voir les uns et les autres évoluer et j'avoue que la fin m'a tellement surprise que je suis très curieuse de lire la suite pour savoir comment cela va tourner; comment les uns et les autres vont se sortir de tout ça.

En bref, j'avais bien fait de repérer ce roman en VO mais je suis surtout ravie de l'avoir lu en VF au final vu l'univers dans lequel on évolue. Tout m'a plu et il ne me reste plus qu'à patienter pour avoir la suite et voir comment tout va se dégoupiller pour les uns et les autres. Même si vous n'êtes pas forcément attiré par le côté Gossip girl, comme je le suis généralement, je pense malgré tout qu'il faut laisser sa chance à cet ouvrage. La preuve en est que je me suis régalée parce qu'il y a tellement d'évènements qui s'imbriquent dans la vie de ces jeunes gens que l'on ne peut qu'être accroché à ce bouquin pour mieux les connaître et les apprécier... ou pas.

mercredi 22 février 2017

Confessions d'un ami imaginaire

Auteur : Michelle Cuevas
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 187 (ENC)


Présentation de l'éditeur :
Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l'esprit de Jacques Papier : il a l'impression que personne ne l'aime. A l'école la maîtresse l'ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien... 
Un jour, Jacques apprend une perturbante nouvelle : sa sœur Fleur aurait un ami imaginaire, et elle ne lui en a jamais rien dit ! Un peu vexé, il se met à son tour à s'inventer un ami imaginaire. Mais une rencontre va bientôt le mettre face à une terrible vérité : et s'il n'était pas lui-même tout à fait réel ?


Mon avis :

Voilà un petit roman jeunesse qui m'aura bien surprise tant je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. Un récit très émouvant qui m'a fait ressentir beaucoup d'émotions.

Comme à mon habitude, je n'ai pas relu la présentation de l'éditeur avant de me plonger dans ce roman. Du coup, j'ai été un peu perdue en constatant que c'était l'ami imaginaire qui nous racontait cette histoire et non l'enfant qui l'avait créé.

Autant vous dire alors que le roman a pris une dimension encore plus magnifique pour moi et si j'ai pris mon temps pour le lire c'était bien entendu pour mieux le déguster.

On découvre Jacques Papier, ami et confident de Fleur, qu'il appelle sa soeur, parce que ça ne peut pas être autrement lorsque l'on vit sous le même toit qu'elle. Pour Jacques, il fait partie intégrante de cette famille. Il porte leur nom; il dort dans la même chambre que Fleur dans le lit superposé au sien; il va à l'école avec elle et les parents de Fleur lui parle comme s'il était là...

Difficile alors de réaliser que certaines personnes font comme s'il n'existait pas... Et pourquoi agissent-elles ainsi ?

C'est alors que Jacques se met à tenter de comprendre pourquoi, pour certaines personnes, il semble invisible, ce qui le rend très triste.

Que vous dire à part que ce roman est une ode magnifique à l'amitié et surtout l'amour filial ?

Comment vous expliquer qu'en découvrant Jacques et ses interrogations, nous nous mettons nous aussi à sa place, en se disant que la vie d'un ami imaginaire n'est sûrement pas la meilleure; que nos enfants, en grandissant, laissent tomber quelqu'un qui va "souffrir" en découvrant qu'il n'est finalement rien du tout.

C'est en rendant cet "ami imaginaire" très vivant que l'on s'aperçoit que, finalement, on peut faire souffrir sans le vouloir. Qu'est-ce qu'un ami imaginaire si ce n'est un personnage qui ne vit pas dans notre réalité ? Oui mais qu'en serait-il si cet "ami" existait dans sa réalité ?

C'est un peu dans le même genre des doudous que nos enfants ne peuvent pas se passer jusqu'à un certain âge... et les laisse tomber ensuite. Nous pensons de suite à "Toy story" bien entendu. Parce qu'après tout, qui nous dit que ces "objets" réels ou pas n'ont pas une âme comme nous qui aime et qui souffre ???

J'entre là dans des considérations peu pragmatiques, je l'avoue, mais ce petit livre m'a quand même fait réfléchir parce que tout ce que vit Jacques est tellement beau et en même temps injuste pour ce petit garçon que l'on voudrait bien consoler.

Confessions d'un ami imaginaire a été une excellente découverte à laquelle je ne m'attendais pas du tout. L'impact qu'a eu ce roman sur moi est impressionnant parce que je me suis mise à la place de Jacques et j'ai eu beaucoup de peine pour lui. C'est un roman touchant et magnifiquement écrit que j'ai beaucoup aimé lire durant mon week-end. A petites doses pour mieux m'en imprégner. Tout doucement pour mieux le déguster. Comme le dit ma 4ème de couverture "une véritable leçon de vie portée par la voix tendre et originale d'un héros pas comme les autres, qui charmera les lecteurs de 8 à 99 ans." Alors qu'attendez-vous pour le découvrir à votre tour mais surtout le faire découvrir à vos enfants ?


lundi 20 février 2017

Black friday

Auteur : James Patterson
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 475


Présentation de l'éditeur :
Vendredi 4 décembre au matin. Le FBI est sur les dents. Ils sont à peine une poignée, tous vétérans de la guerre du Viêtnam, et pourtant ils font trembler les États-Unis. Leur leader, le colonel David Hudson, réclame pour ses pairs une indemnité importante et, surtout, la reconnaissance de leurs sacrifices consentis durant le conflit par le gouvernement. Si ces revendications ne sont pas entendues, Wall Street, symbole de la toute-puissance financière américaine, sera rayé de la carte en fin d’après-midi.


Mon avis :

Et voilà un nouveau James Patterson lu. Il me tardait de me plonger dans ce roman parce que, pour moi, James Patterson est une valeur sûre pour passer un très bon moment de lecture.

Dire que Black friday égale les autres titres de l'auteur serait peut-être un peu exagéré parce que, même si j'ai aimé ce que j'ai découvert ici, j'avoue que j'ai un peu moins accroché. Une fois n'est pas coutume, n'est-ce pas ?!

Mon plus gros souci avec ce titre c'était qu'il se passait en 1985... Je m'en suis rendue compte au bout d'une cinquante de pages parce qu'on nous explique que la femme de Archer Carroll (flic de la DIA qui s'occupe essentiellement du contre-espionnage) est morte en 1982 et que la soeur de ce dernier s'occupe de son frère et de ses neveux et nièces depuis maintenant 3 ans...

J'avais déjà ressenti que ce roman ne donnait pas le même ton que les précédents et pour cause.

Le fait qu'il se passe plus de 30 ans auparavant donne un goût très différent de ce qu'il aurait pu donner au XXIème siècle avec les technologies d'aujourd'hui.

Si dans la globalité du roman, il est parfaitement acceptable comme bon livre policier à suspense, je dois avouer aussi qu'il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour le mettre à la page.

On a des politiciens (véreux ou pas), des vétérans de la guerre du Vietnam, des flics, des membres de la finance... et ce que le Green Band concocte est tout simplement hallucinant.

Mais le plus intéressant ici c'est de découvrir chaque personnage et de comprendre pourquoi les membres de ce Green Band agissent ainsi.

Mon cerveau étant mis en mode XXIème siècle, bon nombre de fois j'ai eu du mal à me situer par rapport à ce qui se passait et notamment par rapport à la guerre du Vietnam. Cela me semble si loin par rapport à aujourd'hui que cela m'a un peu fatiguée de me dire que je n'arrivais pas à m'imaginer en 1985...

Cela a été vraiment mon plus gros problème avec ce roman parce que, pour le reste, il y a tout ce qu'il faut pour le bouffer en un rien de temps : de l'action, des personnages bien campés et une écriture très addictive.

Bon, je n'ai pas non plus tout compris sur les explications données quant à un éventuel krach boursier et tout le tralala parce que moi et la finance on ne fait pas bon ménage mais dans l'ensemble tout est bien orchestré et ce avec un grand talent. Du coup, le lecteur ne s'ennuie pas.

Le personnage de David Hudson est vraiment épatant et j'ai adoré découvrir son histoire. Tout comme celui de Archer Carroll. D'ailleurs, ce sont ces deux personnages qui m'ont le plus plu.

Je ne regrette pas cette découverte si ce n'est qu'elle sort un peu tardivement pour être totalement dans le flow actuel. Il y a toujours eu cette petite voix dans ma tête qui me disait que si cela se passait aujourd'hui, les évènements auraient été encore plus pervers dans la mise en marche et les conséquences peut-être plus chaotiques.

Mais quoi qu'il en soit, Black friday a été une lecture intéressante avec une écriture fluide et toujours aussi addictive, tout comme l'ont été les personnages et notamment David Hudson et Archer Carroll qui ne lâcheront rien pour atteindre leurs objectifs respectifs. 

C'est lundi... que lisez-vous ? (145)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai partiellement suivi mon planning de lecture, même si je pensais avoir un rythme un peu plus soutenu. Mais Représailles a été une lecture plus longue que prévue et moins intéressante que ce que j'avais imaginé. Black friday, lui, n'était pas mal mais j'ai été un peu déroutée de me rendre compte que l'histoire se déroulait en... 1985. Du coup, c'est prenant et très rythmé mais on sent quand même que le livre a de l'âge par rapport aux techniques qui aujourd'hui seraient sûrement différentes... Malgré tout, cela reste du Patterson et ça se lit très bien et assez vite même si j'ai voulu prendre mon temps avec. Mon avis arrive dans la journée.
Quant à Confession d'un ami imaginaire, je l'ai lu entre samedi soir et dimanche matin, tranquillement, parce qu'il me titillait depuis sa réception. J'ai été enchantée par cette lecture qui est un bien joli roman. Je vous en reparle très vite.

Ce que je suis en train de lire

New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 
Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux...
J'ai coupé sciemment la présentation de l'éditeur parce que je pense judicieux de découvrir les personnages au fur et à mesure qu'on vous les présente dans l'ouvrage. Cela donne une dimension tout autre au roman. Je n'ai lu que 55 pages et pour l'instant tout se passe très bien, même si l'univers est peut-être un brin trop futuriste pour moi. Mais je m'accroche et je croise les doigts pour qu'il soit une belle découverte. Je vous dis ça un peu plus tard, dans la semaine, sur ma page Facebook.


Je continue aussi ma VO dont il me reste un peu plus de 100 pages avant de la terminer. Je suis toujours aussi accro à tout ce qui s'y passe et je peux dire que l'auteur n'y va pas par quatre chemins avec Paul, Theo et Marguerite. Je n'ai pas envie de finir ce tome trop vite. Et je compte bien le déguster jusqu'au bout même si, au final, j'engloutis les chapitres. Tout me plaît et ce sera une des trilogies que j'adore le plus.


Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux vu que j'ai à peine commencé Inaccessibles. J'espère pouvoir lire un roman de plus mais rien n'est sûr. D'autant que l'école reprend aujourd'hui.

Et vous ? Que lisez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne semaine livresque... ou pas. 

dimanche 19 février 2017

Représailles

Auteur : Hans Koppel
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 282


Présentation de l'éditeur :
Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d'affaires mafieuse.
Après avoir lu l'article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar... au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis.
Les représailles de la jeune femme, qui seront d'une cruauté proche de la folie, ne font que commencer... Personne ne sera à l'abri.


Mon avis :

Lorsque j'ai commencé ce roman, je pensais que j'allais le dévorer vu le résumé qui me tentait beaucoup et le fait qu'il fasse moins de 300 pages.

Pour autant, j'ai vite déchanté quand je me suis rendue compte que l'écriture ne collait pas vraiment à ce que j'avais imaginé mais surtout l'histoire n'était pas celle que je pensais.

Allez savoir pourquoi, avant même ma lecture, j'étais persuadée que j'allais entrer dans un thriller qui allait me faire monter l'adrénaline à un taux maximum, que j'allais ne pas pouvoir poser ce bouquin avant la fin tant il serait prenant par l'action et les personnages (qu'ils soient bons ou méchants).

Malheureusement, cela n'a pas du tout été le cas avec Représailles.

Alors même que j'attendais un roman à gros stress et me faisant bouillir d'angoisse, je me suis, la plupart du temps, ennuyée et je n'ai pas du tout adhéré aux personnages qu'ils s'agissent des "victimes" ou des détectives chargés de l'enquête.

D'ailleurs, l'enquête à proprement parler n'a pas vraiment lieu ici. Elle est quand même secondaire et j'avoue que je suis restée très perplexe puisque se déroulant dans deux villes dépendant de deux polices bien distinctes, certaines choses ne peuvent pas être réglées par les autorités suédoises. Pour autant, il n'y a pas de police danoise ici... Bizarre !!!

Ensuite, l'histoire personnelle de Calle est un peu trop mise en avant et honnêtement cela m'a exaspérée parce que j'attendais quand même une enquête pleine de rebondissements comme j'en ai l'habitude quand je lis un policier ou un thriller.

Ici, l'ensemble est assez plat et long.

Il ne se passe pas grand'chose et certes les meurtres, quand il y en a, dépassent l'entendement mais cela relève aussi la folie de la nana que l'on découvre ici.

Là encore, je n'ai pas compris pourquoi l'auteur prenait certains chemins plutôt que d'autres.

Même si l'écriture n'est pas désagréable, je l'ai trouvé très froide et cela ne permet pas de s'investir complètement dans l'histoire. D'ailleurs, je suis restée très en dehors de tout ce qui se passait comme si cela ne me faisait absolument rien...

Je trouve regrettable de ne pas avoir réussi à bien entrer dans cette lecture ni même d'avoir adhéré aux personnages. Cette lecture aura été plus laborieuse qu'autre chose et c'est bien dommage. J'en attendais tellement plus que j'en suis sortie très dépitée. Je ne suis d'ailleurs pas sûre de retenter cet auteur avec un autre titre. Ce n'est pas la première fois que je suis peu réceptive à des romans policiers suédois. A croire qu'ils ne sont pas faits pour moi... Ma prochaine lecture suédoise sera Un cri sous la glace et je croise les doigts pour que cette fois-ci la magie opère...

jeudi 16 février 2017

Orages sur la plaine

Auteur : Rosanne Bittner
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 473


Présentation de l'éditeur :
1857. Bob Landers, richissime entrepreneur de Chicago, effectue un voyage de reconnaissance le long du tracé du chemin de fer reliant l’Illinois à la Californie, qu’il prévoit de construire à travers la Prairie et les montagnes Rocheuses. Il est accompagné d’Elsa, sa fille chérie, une beauté intrépide âgée de quinze ans. Pour assurer leur protection, Landers a embauché Nick Travis, un éclaireur d’origine cheyenne. Lui seul est capable de déjouer les pièges que peuvent réserver ces terres hostiles. Travis est à l’image des grandes plaines qui l’ont vu naître : sauvage, impressionnant et envoûtant. Attaques de pillards ou de bêtes sauvages, démêlés avec les Indiens, rien ne sera épargné à leur convoi. Bientôt, Elsa comprend la nature des sentiments qui l’animent. Elle est si troublée au côté de ce héros à la peau cuivrée… Mais que peut-elle espérer, puisque tout les sépare ?


Mon avis :

Si vous avez besoin de vous changer les idées avec un bouquin qui se lit super facilement et qui a des personnages qui vous accrocheront à l'histoire, ne passez pas à côté d'Orages sur la plaine. Ce livre a été une excellente lecture que j'ai bouffée le week-end dernier et que je regrette d'avoir fini vraiment trop vite.

On est en plein Far-West avec des cow-boys, des indiens, des gens riches et d'autres moins. Bob Landers n'a qu'un seul rêve dans sa vie : le Transcontinental. Ce train doit pouvoir relier le Midwest américain à la Californie pour le plus grand bonheur de ses habitants. Oui mais les indiens sont là et ne comptent pas laisser ces Blancs leur prendre un peu plus de leurs terres.

Si vous ne le savez pas encore, je suis une férue de roman historique américain. J'adore tout ce qui touche à ces contrées vastes et sauvages. Le côté colonisation me peine beaucoup et j'ai du mal à croire qu'aujourd'hui encore les américains blancs pensent que ce pays leur appartient alors même que leurs origines sont tout autre ! (mais là c'est un autre débat...).

Du coup, dès qu'un roman de ce genre est publié, je peux vous assurer que je fais tout pour pouvoir le lire et encore plus quand il y a de la romance. Les deux associés forment juste un duo explosif pour moi qui fait que rien ne peut m'empêcher de lire le livre même lorsqu'il faudrait que je fasse d'autres choses plus urgentes.

Heureusement pour moi, j'avais démarré cette lecture samedi dernier et bien m'en a pris parce que j'ai pu le déguster tout en le dévorant (si si c'est possible, je vous assure) pendant ces deux petits jours.

Les personnages de Nick et Elsa sont juste tellement magnifiques, attachants, amoureux alors même que leurs conditions respectives ne sont pas "compatibles" qu'on n'a qu'une seule hâte : toujours les retrouver ensemble; vivre chacune de leur rencontre au maximum et croiser les doigts pour qu'un jour enfin cet amour puisse être vécu au grand jour...

Alors forcément, nous sommes dans une romance et bien sûr on sait pertinemment comment cela va se terminer pour eux mais il y a tellement d'embûches et Elsa et Nick ont tellement de respect l'un pour l'autre que c'est assez compliqué de se laisser aller....

Mais mais mais... que c'est beau ! Que c'est aussi excitant de s'imaginer que cette fameuse scène tant voulue va arriver à un moment ou à un autre.

On a les papillons dans le ventre mais aussi des petites crises d'angoisse parce que tout ne se passe pas comme on le voudrait. Et puis il y a des hommes du milieu d'Elsa qui lui tournent autour et surtout un certain Barney O'Brien que j'ai détesté dès la première rencontre. Je ne le sentais pas ce mec. C'était plus fort que moi...

La plume est aussi très agréable et hyper addictive. Du coup, entre les personnages qu'on ne peut pas quitter et ce style très fluide, autant vous dire que si vous commencez ce livre, prévoyez un week-end ou alors une journée tranquille. Vous allez être pris dans les rets de ce roman et vous ne pourrez plus en sortir avant la fin. Et encore...

Une fois terminé, on garde tellement de belles choses en mémoire, d'évènements qui ont fait que l'on a angoissé, que l'on a vécu cette romance à 1000 % que l'on hurle à la mort d'avoir fini ce livre aussi vite. On se cognerait la tête contre un mur d'avoir été aussi bête de ne pas avoir pu se freiner parce que des histoires comme celle d'Elsa et Nick on en veut encore. On veut rêver. On veut vibrer.

Alors une relecture ? Très probablement parce que mine de rien, j'ai tellement aimé ces personnages qu'ils me manquent trop pour ne pas succomber à relire ce roman. Et même si je n'en fais pas un coup de coeur parce que certaines petites choses sont quand même prévisibles, il n'en demeure pas moins que "Putain que c'était bon de se faire un tel roman en moins d'un week-end !"

Si vous avez d'ailleurs des titres à me proposer dans le même genre, je suis plus que preneuse. En ce moment, j'ai besoin de belles histoires qui me font vivre des aventures fantastiques, qui me font vibrer avec des personnages attachants que je n'ai pas envie de quitter ou seulement à regret.

Quant à vous, si vous aimez ce genre de roman, n'hésitez pas à le tenter. Vous allez sortir de cette lecture avec les étoiles dans les yeux, les papillons dans le ventre et vous allez en redemander 😊

mercredi 15 février 2017

Il était un secret

Auteur : Kathryn Hughes
Editions : Calmann-Levy (2017)
Nbre de pages : 345


Présentation de l'éditeur :

Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte.
Une mère se bat pour sauver son fils de la maladie.
Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans des tourbillons d'émotion, la force de l’amour leur permettra de se croiser et de s’unir sous le sceau d’un secret enfin révélé.


Mon avis :

L'ouvrage commence en 1975. Mary et Thomas sont amoureux depuis leur plus tendre enfance et sont maintenant mariés depuis 4 ans. Pour que leur bonheur soit total, il ne leur manque qu'un enfant. Une grossesse qui se fait donc attendre et un nouveau malheur va s'ajouter à cela.
Et puis on bascule en 2016 et on fait la connaissance de Beth, Mickaël (son mari) et Jake, leur fils de 5 ans. Ce dernier est atteint d'une grave maladie qui nécessite une transplantation rapidement mais ni Beth, ni Mickaël ne sont compatibles. La famille étant restreinte, et pour sauver son fils quoi qu'il lui en coûte, Beth va faire des recherches qui va la basculer dans un passé bouleversant.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman puisque je ne connaissais pas l'auteur. Mais, je me doutais que cette lecture allait me plaire parce que j'adore tout ce qui touche aux secrets de famille. Et effectivement, ce livre a été une lecture magnifique.

Si le début est un petit peu long à se mettre en place (surtout en ce qui concerne l'année 2016), j'ai adoré tout ce qui avait pu se passer entre 1975 et 1976.

Les personnages sont émouvants et hyper attachants et ce dès le début. Du coup, il a été difficile pour moi de lâcher ma lecture.

La découverte de ceux qui entourent le secret de la naissance de Beth fait que le lecteur est embarqué dans une narration hyper addictive. Bien sûr, on garde en tête ce petit Jake en 2016 qui a besoin que sa maman trouve un proche pour le sauver, si compatibilité il y a, mais lorsqu'on lit tout ce qui s'est passé entre 1975 et 1976, comment ne pas angoisser ? Comment ne pas ressentir de l'empathie pour eux, pour elles mais surtout ce petit Mickey qui m'a fait tellement pleurer. Un petit gars bien courageux sur tellement de points... J'en était même venue à m'y être tellement attachée (mon âme de maman poule n'ayant pas pu faire autrement) que je n'avais pas forcément envie de revenir en 2016...

La fin est bien sûr celle que l'on attend et c'est peut-être la raison pour laquelle je ne fais pas de ce roman un coup de coeur mais l'histoire de Jake est quand même aussi poignante et on voit, la encore, un garçon de 5 ans bien courageux face à la maladie.

L'histoire de Beth n'est pas en reste et elle m'a beaucoup touchée également.

En fait, l'ensemble de ce roman est une composition d'histoires individuelles qui m'a tellement marquée et bouleversée que je ne suis pas prête d'oublier les intervenants.

J'ai été surprise par une révélation à laquelle je ne m'attendais pas du tout et qui m'a quand même un peu mise en colère sur le moment. Et puis, le temps de la réflexion est arrivé et mon avis s'est un peu modifié, même si je n'ai pas adhéré complètement à l'agissement dont il a été question. C'est toujours compliqué de se positionner sur le passé et les agissements des uns et des autres. Surtout que les conséquences ne sont pas minimes...

En tout cas, une chose est sûre et certaine. Si Il était un secret pas un coup de coeur pour moi, cela n'est pas passé très loin. Ce roman est très prenant, poignant et plein d'émotions. Je ne suis pas prête d'oublier les uns et les autres tant ils sont percutants par la vie qu'ils nous décrivent.

En bref, c'est un livre magnifique que je ne peux que vous pousser à découvrir à votre tour.

lundi 13 février 2017

Multiversum : Utopia (T3)

Auteur : Leonardo Patrignani
Editions : Gallimard Jeunesse (2016)
Nbre de pages : 311


Présentation de l'éditeur :
Ils ont traversé les dimensions parallèles. Ils ont dépassé les frontières du temps. Mais jusqu'où leur quête de vérité entraînera-t-elle Jenny, Alex et Marco ?D'une réalité à l'autre, il leur faudra retrouver leur identité et affronter un monde au bord du chaos. Le sens de leur voyage est sur le point de se révéler. Un destin amoureux au-delà de toutes les limites : la conclusion vertigineuse de l'histoire de Jenny et Alex.«Un voyage fascinant dans l'espace et le temps, où se mêlent une énigme insoluble et une histoire d'amour infinie.


Mon avis :

Cela va être compliqué de faire un avis sur ce dernier tome sans spolier. Du coup, je pense qu'il va être relativement court.

Dans ce dernier tome, nous retrouvons bien sûr Jenny, Alex et Marco mais face à la fin du tome 2, leur situation a encore changé...

L'auteur a distillé précédemment de gros doutes au lecteur et j'avoue que j'étais avide de lire ce tome 3 pour savoir comment tout cela allait se terminer.

J'ai encore eu du mal à entrer dans cet opus, comme je l'avais été avec le début du tome 2, avant de comprendre où l'auteur m'avait amenée.

Au final, dans chaque tome, il faut s'approprier un nouvel univers et de nouvelles données. Cela prend un peu de temps mais lorsque l'on sait où l'on va, tout s'éclaircit et le lecteur espère alors que le rythme va arriver et que l'action sera tellement présente que l'on va dévorer les pages pour arriver à cette fin que l'on attend tellement.

Or, cela ne se passe pas comme ça avec Utopia.

Bien sûr, il y a de la nouveauté et il faut emmagasiner ce que l'auteur a imaginé pour ce dernier tome mais j'ai trouvé que c'était très long sur bien 160 pages, soit la moitié du roman en numérique.

L'action arrive uniquement à ce moment là et j'ai trouvé ça un peu dommage, espérant qu'elle allait rester un petit moment.

Mais ce ne fût pas non plus vraiment le cas et j'avoue que j'étais un peu désespérée de voir que ce tome 3 ne m'apportait pas ce que j'en avais attendu.

Il est loin d'être mauvais mais j'ai trouvé que c'était plutôt mal dosé dans l'action vu qu'elle arrive tardivement et que la fin est assez rapide.

De plus, l'épilogue a fini de me perdre un peu dans ce monde du multiverse et de la position de Marco face à tout cela.

L'écriture est, par contre, toujours aussi agréable et fluide à lire. Je suis juste sortie un peu déçue que ce dernier opus n'ait pas été plus rythmé et plus simple dans l'épilogue, même si au final je l'ai quand même compris...

En bref, Utopia est le tome de la série Multiversum qui m'a le moins convaincue surtout parce que l'auteur met encore du temps à tout remettre en place et la scène finale est trop rapide à mon goût. Malgré ce bémol, je dois avouer que j'ai passé un très bon moment aux côtés de Marco, Alex et Jenny et je ne regrette pas ma découverte de cette saga que je conseille, même si tout n'est pas exceptionnel dedans. Si vous aimez les voyages dans les mondes parallèles, je pense qu'il peut parfaitement vous convenir. En tout cas, il vaut toujours mieux se faire son propre avis plutôt que ne pas tenter un roman que quelqu'un n'a pas forcément apprécié au risque de passer à côté d'une lecture qui aurait pu vous plaire.

C'est lundi... que lisez-vous ? (144)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



Quatre livres lus la semaine dernière, pourtant j'étais loin de me douter que je lirai autant. Crotales était un vrai pavé de plus de 500 pages qui ne m'a pas transportée tant que ça. Autant dire que j'ai eu du mal et que je l'ai traîné pendant 3 jours en me forçant pour avancer et le terminer le plus vite possible.
Utopia, lui, a été une lecture sympathique mais fort longue sur la première moitié du livre. J'en attendais quelque chose de plus rythmé dès le départ. L'action arrive dans la deuxième moitié mais elle n'est pas non plus extraordinaire et la fin a été tellement rapide que, globalement, si la série est bien, le tome 3 est celui qui m'a le plus déçue. Malgré tout, je pense que Multiversum est une série qu'il faut découvrir. Vous retrouverez mon avis dans la journée.
Pour Il était un secret et Orages sur la plaine, que vous dire à part que je les ai dévorés l'un et l'autre en une journée. Le premier est un roman contemporain et le second est un roman historique. Ils ont fait de ma fin de semaine un enchantement. Je me suis régalée et les personnages de l'un et l'autre de ces bouquins vont vraiment me manquer (mais surtout Nick et Elsa que l'on découvre dans Orages sur la plaine).

Ce que je suis en train de lire

Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d'affaires mafieuse.
Après avoir lu l'article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar... au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis.
Les représailles de la jeune femme, qui seront d'une cruauté proche de la folie, ne font que commencer... Personne ne sera à l'abri.
Je n'ai lu que le premier chapitre ce matin mais il ne m'a pas l'air mal du tout. Encore un roman que je vais sûrement manger à la vitesse de l'éclair. Je vous en dis un peu plus sur ma page Facebook dans le suivi que je donne chaque jour.


Marguerite Caine has done the impossible. Using her parents invention the Firebird, Marguerite has traveled to alternate dimensions. But she has also caught the attention of enemies who will sabotage, blackmail, and even kill to use the Firebird for themselves.
When Marguerite s boyfriend Paul s soul is splintered into four pieces pieces that are trapped within Pauls in other dimensions Marguerite enlists the brilliant Theo to help track him down. They race through various dimensions including a war torn San Francisco, the criminal underworld of New York City, and a glittering Paris where another Marguerite hides a shocking secret. Each world brings Marguerite one step closer to Paul. And with each trial she faces she begins to question the only constant she s ever known their love for each other.
J'ai commencé le tome 2 de la série Firebird et j'ai déjà lu un peu plus de 100 pages. Je me régale toujours autant et on ne peut pas dire que l'auteur soit sympa avec ses personnages. Ca se lit toujours aussi bien et j'ai hâte de connaître la suite.


Ce que je lirai ensuite



Et voilà les trois que je me réserve pour cette semaine. L'envie de lire un peu de fantasy me reprend et la série de Paul Carta est vraiment excellente. Quant à Inaccessibles et Black Friday ce sont des ouvrages qui me tentent tellement que je n'ai pas envie d'attendre plus pour les découvrir.

samedi 11 février 2017

Crotales

Auteur : Jean-Luc Bizien
Editions : Toucan Noir (2016)
Nbre de pages : 541


Présentation de l'éditeur :
Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil. Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l'enfer pour les autres. Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York. Mais c'est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l'intrigante et sculpturale Salma. Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l'homme qui a tué son ancien patron, il n'a plus dès lors qu'un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen. Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature... Et tuer un véritable plaisir.


Mon avis :

J'ai reçu ce roman des Editions Toucan Noir courant novembre dernier et je tiens à les remercier vivement pour cet envoi spontané. Je ne m'y attendais pas du tout et la surprise fut donc de taille lorsque j'ai ouvert l'enveloppe contenant le dernier Jean-Luc Bizien. Cet auteur, je le connais plutôt bien en littérature jeunesse puisque j'ai lu ses séries Katana et Justin Case que j'ai adorées.

Du coup, j'avais hâte de le découvrir dans un univers de thriller dont j'avais entendu beaucoup parler et en bien. En même temps, je croisais les doigts pour que ce roman ne fasse pas partie d'une série parce que j'avais peur d'être un peu paumée par rapport aux relations entres les personnages.

Le roman n'est pas mauvais en soi mais, malheureusement, trop de choses ont fait que je n'ai pas du tout accroché, à tel point, d'ailleurs, que j'ai lu les derniers chapitres en diagonale.

Et là attention je spoile un peu !!

On suit ici deux histoires bien distinctes : celle de la famille Dalton, d'un côté, avec un père alcoolique, un frère aîné complètement taré, une fille qui se laisse abuser et un adolescent, Timmy, qui ne rêve que d'une chose, devenir un tueur en série. De l'autre, on découvre la vie des narcotrafiquants à Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

Ce mélange entre une famille complètement timbrée et les narcotrafiquants a fait que tout ce qui se passe est en fait beaucoup trop.

On sait déjà que les narcotrafiquants ne sont pas des tendres alors pourquoi en rajouter avec une famille où le père abuse de sa fille, le frère aîné jubile d'être un tueur en série et où le petit dernier rêve de devenir la même chose ??

Pourquoi rajouter des chiens chiens extrêmement agressifs que ce soit dans la famille Dalton que du côté des narcotrafiquants ??

Honnêtement, je n'ai pas compris pourquoi l'auteur en avait mis autant dans un seul ouvrage alors même que l'histoire de Timmy aurait juste suffi pour faire un excellent bouquin sur la façon dont un gamin devient un tueur en série. Vu la famille dans laquelle il évolue, il y avait largement de quoi faire...

Pourquoi aussi n'ai-je pas été prévenue que ce roman est en fait un quatrième tome à la première trilogie consacrée à Paik Dong Soo ? Cela m'aurait évité de me poser tout un tas de questions sur tout ce qui avait pu arriver antérieurement parce que les personnages se connaissent entre eux, vu que l'on évolue entre la mafia japonaise, italienne et mexicaine.

C'est bien cet ensemble qui a fait que j'ai eu beaucoup de mal à adhérer à tout ce que je lisais. Surtout que le rapport entre la famille Dalton et les narcotrafiquants n'arrive vraiment que dans les dernières pages !!!

Et là, je me dis que pour une lectrice comme moi, le choix pris par l'auteur n'a pas été le bon.

J'aime les thrillers et en règle général ça marche plutôt bien : j'arrive parfaitement à m'immerger, à comprendre certains personnages et à adhérer à leurs agissements même s'ils ne le méritent pas forcément; je suis plutôt bon public et les thrillers ne me font pas peur mais avec Crotales ce fut vraiment beaucoup trop : trop de violence gratuite, un cumul dans cette famille Dalton qui m'a fait soupirer d'exaspération surtout sur le fait que la fille ne réagisse pas...

Bref, vraiment un trop qui a fait que la fin a été lue en diagonale.

La plume de l'auteur n'a absolument rien à avoir avec ma déconvenue avec le roman. J'ai découvert Jean-Luc Bizien avec des romans jeunesse, certes, mais son écriture est toujours aussi fluide et agréable même dans ce thriller.

Mon problème a bien été avec l'histoire elle-même à laquelle je n'ai pas du tout adhéré. Je ne sais pas si j'aurais plus aimé si j'avais lu la trilogie des ténèbres en premier et, dans l'immédiat, je ne sais pas si je me laisserai tenter. J'ai besoin de prendre un peu de recul avec Crotales et si je n'ai pas vraiment accroché à l'ensemble des personnages, un seul cependant se détache et me donne quand même envie de mieux le connaître, le fameux Paik Dong Soo. Peut-être que d'ici quelque temps, je me laisserai convaincre d'entamer cette trilogie. Qui sait ?!

mercredi 8 février 2017

La promesse d'un ciel étoilé

Auteur : Alison McQueen
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 462


Présentation de l'éditeur :
1957. Sophie a vingt-sept ans lorsqu'elle épouse Lucien, un diplomate, et part s'installer avec lui à New Delhi, une destination qui réveille en elle de douloureux souvenirs. 
1947. Sophie vit en Inde, dans le palais d'un maharaja où son père assiste le médecin-chef. Pour échapper à sa mère tyrannique, Sophie explore ce palais aux mille et un enchantements et rencontre Jag, un jeune Indien de son âge parlant anglais. Immédiatement complices, ils se voient en cachette de leurs parents. La nuit de la Partition, le 15 août 1947, ils consomment leur amour dans un jardin clos du palais. Quand, du jour au lendemain, les musulmans quittent le service du maharaja pour émigrer au Pakistan, Jag part avant que Sophie ait pu lui annoncer sa grossesse. 
De retour sur les terres indiennes, Sophie parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?


Mon avis :

Ce livre était une promesse. Celle de faire vivre à son lecteur une histoire magnifique et bouleversante. Celle aussi de vous faire découvrir un pays en plein changement.

Lorsque j'ai démarré ma lecture, et vu les premiers avis perçus par-ci par-là, j'étais un peu sur la réserve parce que je suis toujours un peu le vilain petit canard quand tout le monde adule un roman et en fait un coup de coeur. Mais j'espérais qu'il allait m'apporter autant d'émotions qu'aux autres lectrices.

Je me suis donc lancée et j'ai découvert, en premier lieu, une jeune femme, bouleversée par la rencontre qu'elle se décide de faire. Nous sommes en 1957 et cela fait 10 ans que l'Inde est devenue indépendante. Cela fait aussi 10 ans que Sophie n'a pas revu sa mère...

Pourquoi ? Il vous faudra lire ce roman pour le savoir...

Une chose est sûre, l'auteur nous met d'emblée dans une ambiance plutôt lourde et chargée de remords, de regrets, d'amertume sur tout un pan de vie vécu dix ans en arrière voire même au-delà.

Qu'il s'agisse de la mère de Sophie, de son père et de Sophie elle-même, j'étais complètement perturbée par ce que je lisais, par tout ce qui se déroulait dans cette famille.

Le petit échappatoire de Sophie, c'est auprès de Jagaan qu'elle le connaît et leur rencontre va apporter tellement de belles choses mais si éphémères...

Alors on est là, on lit, désespérément ce qui se passe, ce qui se trame, que ce soit en 1947 qu'en 1957 et on espère; on retient sa respiration; on souffle et on souffre en même temps que Sophie.

A travers une plume magnifique et fluide, prenante et envoûtante, Alison McQueen nous fait vivre des moments forts et émouvants. Qu'il s'agisse des personnages eux-mêmes ou de l'Inde qui, à mon sens, est un personnage à part entière ici, on ne ressort pas indemne de cette lecture.

Il y a tellement de changements et de bouleversements historiques ou familiaux que le lecteur est vite en émoi. Difficile de respirer. Difficile de ne pas songer au pire et en même temps, on ne peut pas imaginer ce "pire". On ne veut que le beau, le vrai, le magique.

Mais Alison McQueen fait partie de ces auteurs qui surprennent et qui n'emportera pas son lecteur là il veut qu'elle aille. Non. Elle se fixe son objectif. Elle fait son histoire et non de non elle m'a faite pleurer !!!!!

A aucun moment je ne pensais verser des larmes. Pourtant, j'avais été "prévenue", si je peux dire ainsi, par les copines qui l'avaient lu avant moi. Loin d'être une midinette, je me disais qu'il m'en faudrait beaucoup pour avoir les larmes aux yeux et pourtant...

Les dernières parties du roman sont tellement injustes et pourtant magnifiques. Les mots sont si difficiles à écrire pour dire tout ce que j'ai ressenti.

Ce roman est une vraie pépite qu'il faut découvrir à votre tour.

Vous ne pouvez pas passer à côté de ce roman si vous aimez les romans historiques. D'abord parce que l'on y vit des moments forts de l'indépendance de l'Inde. Et puis, il y a ces personnages que l'on ne comprend pas forcément, que l'on déteste et ceux que l'on aime déjà, que l'on voudrait aider, soulager, soutenir.

En bref, La promesse d'un ciel étoilé est une lecture que j'ai dégustée comme il se doit. J'ai lu chaque partie avec intensité et émotions. J'ai suivi Sophie, son père, sa mère et Jag dans le parcours qui était le leur. J'ai eu le coeur brisé. J'ai eu des larmes de tristesse, de colère, d'impuissance et d'espoir. C'est un très beau roman que je vous conseille fortement de lire à votre tour parce que ce roman est mon premier coup de coeur de l'année 2017 pour les VF et c'est chez Presses de la Cité que ça se passe. Un grand merci à eux pour cette magnifique pépite.


lundi 6 février 2017

22/11/63

Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel (2013)
Nbre de pages : 944


Présentation de l'éditeur :
Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.


Mon avis :

Cela faisait très très très très longtemps que je n'avais pas lu du Stephen King et j'avais envie de retrouver cet auteur avec un roman qui n'allait pas me faire peur mais qui, au contraire, allait de permettre de voir ce que l'auteur était capable de faire dans un autre genre, le thriller fantastique historique.

Cette lecture a été agréable et plutôt globalement positive.

J'ai passé un très bon moment avec Jake Epping qui se fera appelé Georges Amberson lorsqu'il sera en 1958, même si j'ai trouvé aussi certains passages un peu longs.

La découverte de la faille temporelle arrive assez vite dans le roman et j'ai été vraiment happée par tout ce que cela implique : que Jake reste une heure, une journée, une semaine, un mois ou une année en 1958, cela n'équivaudra qu'à 2 minutes dans notre espace temps.

Autant dire que les tentations sont grandes de changer certaines choses mais le passé s'accroche et l'effet papillon est bien là si une quelconque modification se produit.

Le présent se trouve changé, forcément, et pas toujours dans le bon sens... Alors que peut-il en être si l'assassinat de JFK n'avait pas été commis ? Les Etats-Unis seraient-ils pires ou meilleurs que ceux de 2011 dans lesquels vit Jake ?

Cette interrogation m'a beaucoup parlé parce que je me suis posée tant de fois cette même question : et si ? C'est toujours très tentant de s'imaginer ce qui aurait pu être si...

Stephen King l'a fait avec 22/11/63 et, comme je l'ai déjà dit, l'ouvrage est franchement bien fourni et mené pour que le lecteur se laisse emporter.

Pour autant, entre le moment où il traque Lee Harvey Oswald et le fameux jour de l'assassinat, il se passe vraiment beaucoup de temps avant que l'auteur nous conduise à ce moment là.

Certes, la vie de Jake est bouleversée par tout un tas d'évènements, n'oubliez pas que le passé est tenace et fait tout pour rester tel qu'il est ! mais je me dis aussi qu'il aurait pu abréger certains moments.

D'ailleurs, vers la fin, c'est sans honte que j'indique que j'ai sauté une bonne vingtaine de pages qui, pour moi, n'apportaient pas grand'chose. Je voulais savoir ce qui allait se produire dans notre espace temps.

Un peu de longueurs donc mais on est vite remis dans l'engrenage parce que la plume de Stephen King est addictive et même si 22/11/63 présente quelques petits défauts, il n'en demeure pas moins un ouvrage excellemment documenté pour proposer un tel ouvrage aux lecteurs.

Cette lecture me relance donc dans les ouvages du King que j'ai été ravie de retrouver, même si pour moi, 22/11/63 n'égale pas Shining, Rose Madder ou encore La tempête du siècle. Cependant, il est très addictif pour les férus d'Histoire qui aimeraient voir un peu comment l'Amérique aurait pu évoluer si... Stephen King dresse un portrait assez noir de la Société d'aujourd'hui si jamais... mais ça vaut le coup de s'y arrêter parce que, mine de rien, il n'est pas si loin de la réalité qui pourrait être la nôtre dans quelque temps si...

En bref, 22/11/63 est une lecture que je recommande pour peu que vous ayez du temps à y consacrer vu le gros pavé dont il s'agit et que l'Histoire et les passages un peu longs ne vous rebutent pas.

C'est lundi... que lisez-vous ? (143)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai pu lire deux titres (même si j'ai un peu triché vu que La promesse d'un ciel étoilé a été terminé ce matin...) et j'avoue que je suis contente de ce rythme parce que le Stephen King faisait quand même un peu moins de 940 pages, écrit tout petit et des marges étroites. Bref, de quoi passer du temps dessus. Mon avis n'est toujours pas fait mais il va arriver. Globalement 22/11/63 est un bon roman mais pas le meilleur, selon moi, de l'auteur. Il y a quand même des longueurs qui m'ont un peu exaspérée mais dans l'ensemble j'ai passé un très bon moment de lecture.
Quant à La promesse d'un ciel étoilé, ce fut une lecture tellement belle et des émotions en veux-tu en voilà. Surtout les 50 dernières pages m'ont mises à plat, les émotions étaient très fortes et les larmes sont apparues. Un très beau roman. Je vous en reparle très vite.

Ce que je suis en train de lire

Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil. Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l'enfer pour les autres. Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York. Mais c'est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l'intrigante et sculpturale Salma. Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l'homme qui a tué son ancien patron, il n'a plus dès lors qu'un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen. Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature... Et tuer un véritable plaisir.
Après La promesse d'un ciel étoilé, j'ai besoin de changer radicalement de genre. Ce titre est dans ma PAL depuis quelques mois. Il est grand temps que je le sorte de là.


Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux vu que Crotales est encore un beau pavé. Vu que ce sont les vacances, je pense pouvoir lire les 3 romans sans problème... Enfin, j'espère...

Je vous souhaite une bonne semaine livresque... ou pas.

jeudi 2 février 2017

A thousand pieces of you (T1)

Auteur : Claudia Gray
Editions : Harper Teen (2015)
Nbre de pages : 360


Présentation de l'éditeur :
Marguerite Caine's physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite's father is murdered, and the killer—her parent's handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him.
Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul's guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father's death is far more sinister than she expected.

A Thousand Pieces of You explores an amazingly intricate multi-universe where fate is unavoidable, the truth elusive, and love the greatest mystery of all.


Mon avis :

Voilà le deuxième titre pour mon challenge VO et honnêtement je me suis éclatée à suivre Marguerite, Paul et Theo dans les dimensions qu'ils traversent.

Tout commence par le meurtre du père de Marguerite. Cette dernière, très choquée par ce qui s'est passé, accompagnée de Theo, un étudiant en physique qui travaillait avec les parents de Meg, va partir à la recherche de Paul, l'autre étudiant qui a disparu prématurément après ce décès. Marguerite est persuadée de la culpabilité de Paul, d'autant que ce dernier est parti en apportant un Firebird, un petit objet permettant de se déplacer dans les dimensions parallèles au nôtre.

Et nous voilà embarqués avec Marguerite et Theo à la recherche de Paul.

Que vous dire à part que j'ai adhéré dès le début à cette histoire.

Tout m'a plu : l'univers, les divers mondes que découvre Marguerite et l'étrange faculté qu'elle a à prendre la place de la Marguerite du monde qu'elle envahit.

Il y a toute une explication sur le fonctionnement de ce Firebird que j'ai adoré découvrir et lorsque j'ai eu terminé ce tome, je pleurais déjà de ne pas avoir la suite dans ma bibliothèque.

Marguerite est un personnage fort qui va réfléchir à tout ce qui s'est passé dans son monde mais qui va aussi de rendre compte que les choses ne sont pas aussi simples qu'on veut bien le lui faire croire. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé tant par la tendresse qu'elle dégage que cette volonté de ne pas se faire un avis trop tranché, même si au départ elle fonce tête baissée.

Petit à petit, son point de vue évolue et ce grâce aussi à ces voyages dans les divers mondes qu'elle effectue.

Theo est un personnage avec lequel je n'ai pas vraiment accroché. Je le trouvais plutôt faux alors même que c'est plus compliqué que ça avec lui. Je me demande ce qu'il va arriver dans le tome 2.

Quant à Paul, que vous dire à part que je suis tombée en admiration devant ce personnage. Je me doutais qu'il ne pouvait être aussi responsable qu'on voulait bien nous le dire. Que quelque chose se cachait derrière cet assassinat. Mais le Paul de l'époque russe a complètement fait chavirer mon petit coeur. Je crois d'ailleurs que je l'aimais encore plus que celui de l'époque de Marguerite.

Le style est hyper agréable, très fluide et d'une compréhension super simple. C'est bien la première fois que je lis un roman avant autant de facilité et d'envie, tout en me freinant pour le déguster et non pas le dévorer.

J'ai commandé la suite, Ten thousand skies above you, que j'espère recevoir très vite mais The Book Depository a décidé de me faire un peu trop poireauter... Du coup, j'enrage parce qu'une chose est certaine : si je l'avais reçu rapidement, je m'y serais jetée dessus.

Si vous lisez en anglais, aucun doute que vous n'allez faire qu'une bouchée de ce roman et si vous accrochez bien, il vous faudra la suite rapidement. Pour ceux qui n'ont pas encore franchi le cap de la lecture en VO anglais, n'hésitez pas à tenter ce roman là qui est vraiment très simple à comprendre. Même les descriptions sont accessibles. Je n'ai vraiment ressenti aucune difficulté et pour une fois ça fait super plaisir. Cela donne même envie de continuer à lire encore et encore en anglais et ne plus s'arrêter. En tout cas, avec Claudia Gray, dont j'ai mis aussi la série Spellcaster dans ma wishlist mais j'attends d'avoir d'abord lu la saga A thousand pieces of you avant de me lancer dans l'autre qui parle de sorcières, le vocabulaire et l'écriture sont très abordables.

En bref, A thousand pieces of you a été une lecture extraordinaire que je regrette d'avoir terminée aussi vite (même si j'ai mis quand même plus de 3 semaines pour en venir à bout, ne lisant que 2-3 chapitres par jour, quand je le pouvais, pour le déguster comme il se doit). Je ne peux que vous le recommander car pour moi c'est un joli petit coup de coeur VO en ce début d'année 2017 et ça fait du bien !