lundi 19 février 2018

L'année de la pluie

Auteur : Gilbert Bordes
Editions : Belfond (octobre 2017)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :
Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l'une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l'aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. 
Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l'on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d'Eude de Breiville. 
Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d'Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d'un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations... Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l'autorité d'une multitude d'intrigants.


Mon avis :

J'avais très envie de lire un roman historique qui se passerait au Moyen-Age et ce roman était le choix parfait... sauf que...

Si j'ai aimé me plonger dans cette histoire avec quelques rebondissements et des personnages très sympathiques ainsi qu'une écriture qui vous plonge littéralement dans la période souhaitée avec les termes de l'époque, j'ai trouvé aussi que l'ensemble était long.

Là où je m'attendais à trouver une histoire me racontant les aventures d'Isabeau et Louis, les petits-neveux du fameux Jacques de Molay, avec une amourette entre Isabeau et le fils d'Eude de Breiville me doutant bien qu'il y aurait des difficultés, je me suis retrouvée finalement avec un roman dans lequel on suit davantage les affres historiques et politiques de l'époque.

La France est soumise à une famine qui dure depuis de nombreux mois à cause, notamment, d'une pluie incessante qui dure depuis plus de six mois. Le monarque en place, Louis X, tente de ramener l'apaisement après que la malédiction lancée par Jacques de Molay sur son bûcher, n'apporte le chaos dans notre cher pays.

Alors oui c'est intéressant à suivre et historiquement parlant je ne devrais pas me plaindre mais c'est quand même lent au point que j'avais du mal à me motiver pour le reprendre dès que je le posais.

En fait, je me rends compte que si l'ensemble n'est pas inintéressant, cela ne m'a pas accrochée du tout et je le regrette.

Je ne peux pas dire que cela vienne de l'écriture parce que j'ai déjà lu des roman dans ce genre de style qui permet vraiment au lecteur de s'imprégner de l'époque.

J'ai peiné à le lire et le terminer et depuis que je suis passée à autre chose, j'ai du mal à le chroniquer.

Mon avis sera donc court parce que, honnêtement, je ne sais pas quoi vous en dire mais à part que cette lecture est une déception à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.

mercredi 14 février 2018

Les cinq éléments : La ville de l'ombre (T2)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (octobre 2017)
Nbre de pages : 349


Présentation de l'éditeur :
Ayant survécu à l'attaque sur l'île d'Alcatraz, Gabe, Lily, Brett et Kaz ont réussi à rester cachés et à empêcher la secte de l'Aurore éternelle de s'emparer de la Tablette d'Emeraude, le Livre du Pouvoir dont dépend le sort de l'humanité. Ils sont désormais accompagnés de Jackson, le Garçon Fantôme rescapé d'Arcadia, version maléfique de San Francisco que le diabolique Jonathan Thorne veut faire fusionner avec notre monde. Pour empêcher Thorne et ses disciples de répandre la mort et le chaos sur terre, les cinq adolescents doivent anéantir Arcadia – après avoir sauvé l'oncle et la mère de Gabe, prisonniers de la Ville de l'ombre. 
Mais tout bascule lorsqu'ils comprennent que les créatures infernales d'Arcadia ne sont pas leurs seuls ennemis : un traître est parmi eux, et il leur faudra rivaliser d'adresse et de courage pour faire face à l'issue effrayante qui les attend.


Mon avis :

Après avoir adoré et dévoré le premier tome, il me tardait vraiment de retrouver Gabe, Lily, Brett, Kaz et Jackson dans la suite de leurs aventures.

Le second tome démarre direct dans l'action et c'est très plaisant surtout lorsque l'on enchaîne les tomes. Il n'y a pas de temps mort et c'est parfait.

Je me suis donc très rapidement émergée dans cette suite avec des ados auxquels je m'étais très vite attachés dans le tome 1.

Mais j'ai trouvé ce tome là un peu trop rocambolesque avec les créatures fantastiques qui se multiplient et à un moment donné je trouvais même que cela faisait un peu trop.

J'ai donc tiqué jusqu'à la moitié du roman mais cela ne m'a pas empêchée non plus d'apprécier ce que je vivais aux côtés de ces 5 adolescents qui maîtrisent de plus en plus leur pouvoir élémental.

On découvre davantage la part d'ombre de ce pouvoir et je dois bien dire que Dan Jolley a fait une intrigue très complète qui emporte le lecteur qu'il soit jeune ou adulte.

La seconde moitié est encore plus prenante parce qu'elle met une pression énorme tant sur les personnages que le lecteur qui va se demander bien souvent comment cela va se terminer, espérant que ce soit en bien.

Le retournement de situation en fin d'ouvrage m'a fait hurler de rage parce que je n'ai pas la suite dans ma PAL et le tome 3 en VO ne sortira qu'en avril prochain. J'espère et je croise les doigts pour que la VF arrive assez vite parce que j'ai très envie de savoir comment tout cela va se terminer.

Surtout que personne n'est épargné qu'il s'agisse des enfants ou des adultes...

Kaz est toujours le personnage qui met l'ambiance au beau fixe avec son humour que j'adore et Brett m'a encore pas mal énervée par ses erreurs. Ca me saoule tellement que je lui crie dessus par moment !!! Si si... Je vis vraiment ma lecture à fond.  Bon mais en même temps s'il n'y avait pas ces erreurs, il n'y aurait pas de roman hein !

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et fluide. Je ne me suis pas du tout ennuyée tout au long de ma lecture.

Les cinq éléments est une très bonne série jeunesse même si ici j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop d'exagération par rapport aux créatures fantastique que l'auteur met en avant.

Mis à part cela, c'est juste un régal et ce tome confirme que Dan Jolley maîtrise parfaitement son intrigue mais également ses personnages qu'il fait évoluer au fur et à mesure que l'on avance dans la saga.

Du coup, n'hésitez pas à vous y pencher dessus voire même à proposer cette série à votre adolescent s'il est féru de créatures fantastiques, de magie et de mythologie. C'est le combo parfait pour passer un excellent moment !

lundi 12 février 2018

L'enfant de mon mari

Auteur : Deborah O'Connor
Editions : Presses de la Cité (janvier 2018)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :
Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d'y croire. Mais Heidi n'en démord pas. L'intuition vire à l'obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L'impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu'au dénouement, dérangeant et moite.


Mon avis :

Après mes lectures de ces derniers jours, j'avais très envie d'un roman à fort suspense qui m'aurait fait vraiment cogiter sur l'intrigue mais également les personnages et je pensais que "L'enfant de mon mari" était le roman approprié.

En effet, un couple formé après la disparition de leurs enfants respectifs ce n'est pas franchement commun dans les romans de ce genre. Mais quand en plus, la femme pense avoir vu le fils de son mari disparu quatre ans auparavant, on a de quoi se poser tout un tas de questions et l'intérêt est forcément éveillé.

Malgré ce résumé tentateur, un prologue qui rend curieux et un début plutôt prometteur, même si je le trouvais un peu long, je n'ai pas du tout adhéré à cette lecture et encore moins à cette fin que j'ai trouvé bizarre, hors de toute logique !

Les personnages sont assez curieux. L'auteur a voulu certainement nous rendre Heidi, tout comme Jason, suffisamment énigmatiques dans leur comportement pour que le lecteur ressente automatiquement de la suspicion pour l'un et l'autre.

Avec moi, cela n'a pas vraiment fonctionné. Je trouvais bien sûr que cet homme et cette femme cachaient des choses, peut-être peu convenables, mais à aucun moment je ne les ai trouvés coupable de quoi de ce soit.

J'ai trouvé aussi que c'était assez redondant avec une femme qui fait une réelle fixation sur ce gamin qu'elle croise une seule fois dans un magasin et qui pense de suite au fils de son mari; qui va tout mettre en oeuvre pour trouver des preuves que c'est bien lui, quitte à mettre son couple en péril...

J'ai cru à un moment donné que j'étais dans un roman contemporain où la nana était tellement godiche que j'en ai rigolé; qu'il y avait tellement de clichés que cela me faisait hausser les sourcils et soupirer.

Quelle nana menant une enquête part en jupe et talons aiguilles pour se percher ensuite sur une poubelle afin de regarder ce qu'il se passe par la fenêtre ? Forcément, elle se casse la figure... Mouahahahahah !!!!!

Vient le moment où elle doit s'échapper d'un poursuivant (toujours en talons aiguilles sinon ce n'est pas marrant), qu'elle se tord la cheville mais parvient in extremis à sa voiture dans laquelle elle se barricade. Oui mais voilà dans son stress... Oh my God... elle fait tomber ses clés sous son fauteuil ?!!

Non mais je rêve là ?! Les grosses failles d'un soit-disant roman thriller à vous faire cogiter et stresser ?! On est sérieux là ?!!!!

A partir de ces passages là, je savais déjà que je n'allais pas accrocher au reste que j'hésitais vraiment à l'abandonner mais je suis d'une nature positive et je me disais qu'il allait y avoir un truc qui allait se décanter ou que la fin allait me mettre sur les genoux. Donc, j'ai poursuivi...

Et je n'aurais pas dû parce que la fin m'a mise sur les genoux mais pas de la façon dont je l'imaginais.

C'est une fin à la "What the fuck ?!" Comment est-ce qu'on peut faire une fin pareille ? Sérieux ?

J'ai tellement envie de spolier le roman pour dire exactement ce qu'il en est parce que ça m'a mise sur les nerfs et que je me suis dit que jamais je n'aurais pu prendre la décision finale de Heidi et Jason.

Je me suis demandée si on ne se foutait pas un peu de moi sur ce coup là.

Alors je dis non non non et re-non !!!!!!

Pour moi "L'enfant de mon mari" est une immense déception que je regrette sincèrement d'avoir pris le temps de lire. Pour arriver à un tel final, j'aurais largement dû m'arrêter avant quand encore il me faisait rire.

Pour le reste, si vous voulez le découvrir, libre à vous. Le mieux est toujours de se faire son propre avis mais en ce qui me concerne c'est un très gros flop !

dimanche 11 février 2018

La belle étoile

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (janvier 2018)
Nbre de pages : 241


Présentation de l'éditeur :

Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l'a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit... la visite d'une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d'autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s'y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l'aventure au grand air...


Mon avis :

Un nouveau Cathy Cassidy ça ne se refuse pas. Et j'ai été encore ravie de découvrir ce nouvel opus d'une auteure phare en roman jeunesse.

Même si j'ai passé un bon moment aux côtés de Dizzy, ce roman là ne sera pas celui que j'aurai le plus apprécié et cela pour deux bonnes raisons.

D'abord, le personnage de la mère de Dizzy que je n'ai pas du tout aimé depuis le début. Je la trouvais fausse et très à côté de la plaque avec sa fille qu'elle avait abandonnée à l'âge de 4 ans, pensant qu'une seule carte pour son anniversaire suffirait à garder un lien avec elle.

Ensuite, le monde dans lequel on va évoluer : les hippies.

Je n'ai rien contre eux mais leur mode de vie ne me plait pas du tout surtout qu'ici il sera quand même question d'arnaque et de drogue/alcool.

Alors quand une mère enlève sa fille contre l'avis du père qui l'a élevée seul pendant 8 ans (et là je ne suis pas d'accord avec le résumé qui met "Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires..." parce qu'il y a la façon dont cela se produit... et la mère n'y est pas pour rien), pour lui faire faire le tour des festivals mais que l'on voit dans quoi elle va être entraîner... bah je n'accroche absolument pas.

Heureusement pour moi que Dizzy est une jeune fille attachante qui va se faire des amis avec Finn et le petit Mouse parce que je crois bien que j'aurai abandonné cette lecture.

D'ailleurs, j'ai été davantage prise par l'histoire du petit Mouse que par celle de Dizzy que j'ai trouvé quand même très naïve vis-à-vis de cette mère qui la laisse un peu trop "vivre sa vie" sans surveillance. Cela aurait pu mal tourner mais Dizzy a la tête sur les épaules et puis Finn est là pour la guider.

Mais Mouse est un enfant de 6 ans complètement perturbé et sa vie est très loin d'être idéale...

Je n'en dirai pas plus pour que vous puissiez le découvrir par vous-même surtout que le prochain roman à paraître de Cathy Cassidy, en juin prochain, L'étoile rebelle, sera consacré à cet enfant qui aura pris quelques années (oui oui j'ai lu les premières pages de ce prochain roman et il me tarde déjà de l'avoir entre les mains pour le retrouver lui mais également Dizzy, apparemment).

Mais même si je n'ai pas accroché, cette fois-ci, à ce roman et son personnage principal, la plume est toujours aussi accrocheuse et agréable. Et puis, allez savoir comment elle fait, mais Cathy Cassidy arrive toujours à faire en sorte que son lectorat lise de bout en bout ses romans même si ce n'est pas l'histoire à laquelle on s'attendait au départ.

On finit, d'une manière ou d'une autre, à s'attacher à l'un ou l'autre des personnages et à vouloir les retrouver pour les voir évoluer et se rendre compte si leur vie finit par basculer dans le bon ou le mauvais.

En bref, La belle étoile a été une lecture agréable et sympathique mais elle n'a pas été celle escomptée au départ. Dizzy est un brin trop naïve avec cette mère qui l'a laissée pendant 8 ans et même si j'ai pu comprendre qu'elle voulait lui donner une seconde chance, à un moment donné il fallait aussi qu'elle fasse la part des choses. Pour moi, ce n'est pas le meilleur de l'auteur mais j'ai hâte de lire la suite à paraître pour retrouver un personnage qui vaut le détour : Mouse.

vendredi 9 février 2018

L'appel du coucou

Auteur : Robert Galbraith
Editions : Grasset (2013)
Nbre de pages : 571


Présentation de l'éditeur :
Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.


Mon avis :

Mon mari m'avait offert en grand format ce premier roman de Robert Galbraith qui n'est autre que la fameuse J.K. Rowling. J'avais adoré la série Harry Potter mais également Une place à prendre qui m'avait d'ailleurs fort surprise.

Du coup, pour moi, il ne faisait aucun doute que j'allais accrocher à ce roman policier qui me faisait très envie...

Bon d'accord, j'ai laissé passer 5 ans avant de me décider à le lire et encore c'est avec Gwen de la chaîne Le notebook de Gwen que je l'ai lu. Mais le principal était que je le sorte de ma PAL qui gonfle de plus en plus. Un petit régime ne lui fera donc pas de mal.

Sauf que... et malheureusement pour moi... je n'ai pas du tout accroché à ce premier tome d'une série qui en comporte pour l'instant trois ! Et le pire c'est que j'ai les deux autres tomes dans ma PAL...

Je ne saurais pas vous dire ce qui ne m'a pas convaincue dans cet opus parce que, franchement, le résumé est tentateur et j'avais très envie de savoir ce qu'il en était de ce "suicide".

Mais :

  • je n'ai pas accroché aux personnages qu'il s'agisse de la famille de la défunte ou même (et c'est là le pire) au détective Strike
  • j'ai trouvé l'ensemble long et très lent
  • j'ai sauté quelques passages pour aller plus vite parce que je trouvais que cela n'apportait rien à l'enquête, même si cela permet de mieux comprendre (mais c'est vite dit) la vie de Strike...

En fait, je ne m'attendais pas à faire la connaissance d'un détective privé totalement fauché, qui a une vie amoureuse exécrable et qui passe pas mal de temps à boire.

Je sais que l'alcool est très présent dans les romans policiers/thrillers et cela me gave quand même mais ici cela m'a encore plus gênée que d'habitude. Bon, ok ils boivent aussi du thé et on ressent là le côté so british, n'est-ce pas !

Mais quand je veux lire un policier, je ne veux pas lire un roman sur un type qui ne sait pas trop comment réagir avec son ex, qui se sent attirer par sa secrétaire intérimaire et j'en passe.

D'ailleurs, c'est surtout Robin, la fameuse secrétaire, qui m'a plu et je sais que je lirai la suite parce que, soit dit en passant, je reste persuadée qu'entre Strike (dont le prénom est Cormoran) et Robin, il va y avoir un truc.

Pour savoir si j'ai raison, il va bien falloir que je me fasse les autres tomes que mon mari m'a quand même offerts, n'est-ce pas ?! Mais cela ne sera pas pour tout de suite parce qu'il va me falloir digérer cette lecture avec un style qui est très proche de celui que j'avais eu avec Une place à prendre et qui m'avait bien plu mais dont la fin est finalement prévisible.

Dooooonc, je ne vais pas vous dire de ne pas lire ce roman parce qu'au moment où moi je n'accrochais pas, une instagrameuse avait un coup de coeur dessus. Le mieux est donc de vous faire votre propre avis mais sachez que Cormoran Strike est un privé particulier et maintenant que je suis prévenue, je lirai le tome 2 de façon différente.

jeudi 8 février 2018

Le gang des prodiges (T1)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : PKJ (février 2018)
Nbre de pages : 598



Présentation de l'éditeur :
Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d'hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Mais les super-vilains n'ont pas disparu... Parmi eux, Nova, qui a dédié sa vie à la lutte contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. 
Prête à tout, elle se fait passer pour l'un d'entre eux et infiltre leur repaire afin de les espionner. Mais lorsqu'elle se lie d'amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent...


Mon avis :

Après avoir découvert les Chroniques Lunaires de cette auteure que j'ai beaucoup appréciées dans l'ensemble, j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner sa nouvelle série avec ce premier opus.

Et bien je peux vous dire d'ores et déjà que Marissa Meyer a su habilement mettre en avant les super-vilains et les super-héros dans cet ouvrage qui m'a bien plu.

Encore une fois ce n'est pas un coup de coeur mais une excellente découverte qui me donne terriblement envie de lire la suite...

Avant même de démarrer l'ouvrage, vous avez la distribution des personnages auxquels nous aurons affaire ici. Vous y trouverez le groupe auquel ils appartiennent (Renégats ou Anarchistes), leurs noms de baptême ainsi que leurs surnoms.

Cela peut paraître compliqué et un peu lourd pour tout digérer mais ne vous inquiétez pas, on se fait à ces noms et surnoms très rapidement.

Vient ensuite un prologue dans lequel on va vivre un évènement terrible aux côtés de Nova, une petite fille de 6 ans. De ce moment là, Nova va avoir une vie totalement changée et une haine envers les Renégats qu'elle compte bien mettre à profit pour les détruire du mal qu'elle a dû endurer.

Et puis nous arrivons au livre lui-même qui se déroule dix ans après le prologue. Nova a donc 16 ans et elle va, contre toute attente, devoir se lier à une équipe Renégate.

J'ai beaucoup aimé la façon dont Marissa Meyer met progressivement Nova dans le camp des Renégats, même si l'on sait que son coeur est Anarchiste, étant donné que son oncle Ace était le chef de ce groupe avant de mourir lors de la guerre des deux clans, quelques années auparavant.

Mais on se rend compte aussi que tout n'est pas si facile et que Nova, aux côtés d'Adrian, qui la recrute dans son groupe de renégats, va peut-être commencer à voir les choses différemment.

Je dis bien "peut-être" parce que son passé est toujours présent dans sa tête et que ses objectifs ont quand même du mal à la lâcher.

Alors voilà, on va osciller entre le Bien et le Mal; entre les Anarchistes et les Renégats. Chaque groupe a ses raisons pour vouloir combattre l'autre et j'avoue qu'entre les deux mon coeur a balancé pas mal de fois.

J'étais d'accord avec certaines pensées que Ace Anarchy avait lancé au début de son combat mais ce que les Renégats font pour le peuple n'est pas prendre à la légère non plus.

Bien sûr, nous allons découvrir un certain nombre de personnages qui vont graviter autour de Nova et Adrian et c'est surtout le jeune Max qui m'a vraiment accrochée et qui aura un rôle majeur dans la suite de la saga. J'ai vraiment très envie de le retrouver tant il m'a touchée par tout ce qu'il cache.

L'écriture est, quant à elle, toujours aussi addictive. On ne s'ennuie pas une seconde tant parce que Marissa Meyer sait parfaitement mettre du suspense et de l'action là où il faut mais aussi parce qu'elle crée des personnages auxquels on finit par s'attacher à un moment ou un autre.

Même si le Young Adult n'est pas mon genre de prédilection, je dois reconnaître que Marissa Meyer est un auteur phare dans la littérature jeunesse avec ses romans qui sortent du lot et qui nous font vivre des aventures auxquelles on ne s'attend pas et c'est vraiment excellent.

J'ai beau être une adulte de plus de 40 ans, j'ai passé un très bon moment avec ce premier tome et je réclame la suite, même si je me suis doutée un peu de la fin.

En bref, si vous avez aimé la première saga de cette auteure, vous ne devriez pas être déçu par celle-ci et pour ceux/celles qui ne se sont pas laissés tenter précédemment, je ne peux que vous conseiller Le gang des prodiges qui vous fait entrer dans le monde des super-héros/super-vilains d'une façon étonnante.

mardi 6 février 2018

A school for unusual girls

Auteur : Kathleen Baldwin
Editions : Tor Teen (mai 2016)
Nbre de pages : 336


Présentation de l'éditeur :

It's 1814. Napoleon is exiled on Elba. Europe is in shambles. Britain is at war on four fronts. And Stranje House, a School for Unusual Girls, has become one of Regency England's dark little secrets. The daughters of the beau monde who don't fit high society's constrictive mold are banished to Stranje House to be reformed into marriageable young ladies. Or so their parents think. In truth, Headmistress Emma Stranje, the original unusual girl, has plans for the young ladies—plans that entangle the girls in the dangerous world of spies, diplomacy, and war.

After accidentally setting her father's stables on fire while performing a scientific experiment, Miss Georgiana Fitzwilliam is sent to Stranje House. But Georgie has no intention of being turned into a simpering, pudding-headed, marriageable miss. She plans to escape as soon as possible—until she meets Lord Sebastian Wyatt. Thrust together in a desperate mission to invent a new invisible ink for the English war effort, Georgie and Sebastian must find a way to work together without losing their heads—or their hearts….


Mon avis :

J'ai reçu ce roman par mon amie Laetitia pour mon anniversaire l'année dernière et je l'avais commencé en septembre dernier puis mis en pause par manque de temps. Lorsque je l'ai repris, début janvier, je m'étais fixée l'objectif de lire un VO par mois. Celui-ci sera donc le premier.

Globalement, j'ai bien aimé cette histoire dans laquelle on va faire la connaissance de Georgiana qui va être envoyée par ses parents dans une pension pour jeunes filles parce que des choses très étranges se déroulent chez eux et que Georgiana n'y est pas étrangère. Le dernier "malheur" qu'elle a causé fut un incendie dans les écuries de son père. Ses parents en ont marre de ses expériences qui risquent bien de leur coûter la vie à un moment ou un autre. Il est grand temps que Georgiana apprenne à devenir une jeune convenable. Mais cela n'est pas du tout du goût de cette jeune fille qui va tenter de faire changer d'avis ses parents. Malgré toutes ses promesses d'arrêter ses expériences, Georgiana n'aura pas gain de cause et elle va se retrouver dans une école très bizarre avec des jeunes filles qui cachent pas mal de choses...

Le début était très prometteur et je n'ai pas regretté une seule fois de l'avoir commencé, même si j'ai eu un moment de flottement vers le milieu.

Georgiana est une personne gentille et un peu naïve quand même mais on s'y attache très rapidement.

Ses capacités sont très intéressantes à découvrir, tout comme celles des autres jeunes filles qui sont dans cette pension car chacune d'entre elles possède un don.

La directrice de l'établissement, Mme Stranje, paraît très particulière, au point que l'on ne sait pas trop dans quoi on s'embarque au départ mais lorsque Georgie rencontre notamment Sebastian et que ce dernier explique ce qu'il en est historiquement, tout devient moins flou et tellement plus prenant.

Forcément, on se doute que rapprochement il y aura entre Georgie et Sebastian mais les difficultés sont aussi là pour que tout ne soit pas aussi facile et c'est tant mieux. D'ailleurs, même la fin laisse un gros point d'interrogation et, si au départ je n'avais pas forcément l'idée de continuer la saga, j'avoue que les dernières pages m'ont rendue très curieuse au point que Exile for dreamers va vite rejoindre ma wishlist.

Pourquoi je ne souhaitais pas au départ poursuivre ?

Tout simplement parce que j'ai ressenti pendant ma lecture le même sentiment que lorsque je lis du YA en français : pas assez de profondeur dans l'intrigue qui va quand même très vite.

Même s'il est indéniable que voir évoluer Georgiana au sein de ce pensionnat est intéressant, j'attendais aussi que la résolution des problèmes ne se fasse pas aussi vite et puis, avouons le, je voyais tellement venir le rapprochement entre Georgie et Sebastian que par moment leur jeu du chat et de la souris m'exaspérait.

Mais cela peut se comprendre tenant les enjeux politiques et comme la fin ne résout pas vraiment leur rapport cela me donne très envie de lire la suite, même si je n'en fais pas une priorité non plus. D'ailleurs, le tome 2 se consacrera à Tess, une des jeunes filles de la pension ayant le don de voyance et qui est un personnage qui me plaît déjà beaucoup.

En bref, A school for unusual girls a été une lecture plaisante que je ne regrette pas d'avoir découverte et que je vous conseille si vous lisez en anglais. La compréhension est très facile et on suit des personnages qui sont suffisamment intéressants, tout comme l'intrigue, pour rendre le lecteur curieux de lire la suite. Il lui manque juste un peu de profondeur pour être parfait mais cela ne m'empêchera pas de lire Exile for dreamers pour retrouver ces personnages auxquels je me suis plutôt vite attachée.

lundi 5 février 2018

Une femme dans la nuit polaire

Auteur : Christiane Ritter
Editions : Denoël (janvier 2018)
Nbre de pages : 211


Présentation de l'éditeur :
Fuyant les tracas de sa vie quotidienne en Autriche, Hermann Ritter part s’établir au pôle Nord pour y mener une vie de trappeur. Son épouse, Christiane, parfaite ménagère des années 1930, décide alors de troquer son statut de femme au foyer pour celui d’aventurière du Grand Nord. 
Malgré la réticence de ses proches, Christiane débarque à l’été 1933 sur les côtes du Spitzberg, une île de l’Arctique, pour rejoindre son mari dans une pauvre cabane, isolée sur une terre hostile et déserte. Après l’angoisse des premiers jours, Christiane fait l’expérience indélébile d’un quotidien intense, entre extase et survie : sur cette terre aux paysages fantastiques, elle découvre la chasse au phoque, affronte le froid polaire et la violence des tempêtes, et se prépare pour l’hiver et son interminable nuit noire… Progressivement, elle développe une véritable relation de tendresse avec cette nature capricieuse qui orchestre chaque instant de la vie, et offre parfois le spectacle d’une aurore boréale ou d’une famille d’ours polaires. 
Avec ce récit ensorcelant sur la vie dans le Grand Nord, Christiane Ritter s’inscrit dans la lignée des aventurières flamboyantes telles que Karen Blixen, Alexandra David-Néel ou Isabelle Eberhardt.


Mon avis :

J'aime beaucoup les romans documentaires qui me permettent de m'évader d'un quotidien un peu trop redondant. J'attendais de ce titre qu'il me dévoile une femme qui n'aurait pas peur d'affronter un climat hostile tel qu'on le trouve dans l'Arctique. Et honnêtement, je n'ai pas été déçue.

Le roman est court et se lit très rapidement.

Ce que va nous raconter Christiane Ritter c'est l'histoire d'une citadine qui part à l'aventure retrouver son mari, parti voilà il y a plus d'un an, afin de vivre à son tour, pendant un an, une expérience hors du commun.

On va donc la suivre de son départ d'Allemagne jusqu'à son arrivée à Grohouk (Cap Gris) où se trouve leur cabane...

Je suis allée de surprise en surprise avec ce livre et j'avoue que j'ai été aux côtés de Christiane avec les mêmes doutes et les mêmes craintes qu'elle mais le froid, le vent, la glace et les risques en moins.

C'est une femme forte et courageuse qui en veut réellement au point que même dans les situations très périlleuses et difficiles, elle ne s'avoue pas vaincue.

On va faire la connaissance de son mari, bien sûr, mais également de Karl, un norvégien qui partagera leur vie pendant quelques mois.

D'abord très réservée, Christiane leur montrera de quoi elle est capable et même dans les moments où elle se retrouvera seule, elle n'aura de cesse de démontrer qu'elle peut se débrouiller même si elle fait des erreurs qui pourraient la nuire gravement.

Sa rencontre avec l'Arctique se fait brutalement mais elle tombe radicalement sous le charme; elle est envoûtée par le silence, les grands espaces et nous le sommes nous aussi.

Sans dire qu'elle domptera cette région hostile, elle parviendra à s'y adapter de telle sorte que son retour dans la civilisation se fera avec regret.

Pourtant, on ne pourra pas dire que l'Arctique l'aura épargnée.

Elle aura eu son lot de frayeur et nous avec elle, tant pour cette femme hors norme que pour ces deux hommes qui vont lui apprendre comment pêcher, chasser, nettoyer une cabane sans qu'elle devienne un cercueil vivant.

J'ai beaucoup aimé la suivre dans ses découvertes d'un territoire qu'elle ne connaît pas, qu'elle va tenter d'apprivoiser alors que tout n'est que glace et tempête.

Par contre, j'ai regretté qu'il n'y ait pas plus d'attachement que cela entre elle et son mari. Cela m'a beaucoup choquée qu'entre eux il n'y ait pas plus de gestes d'affection. Ils restent plutôt éloignés l'un de l'autre et c'est vraiment déconcertant.

Dans un monde tel que l'Arctique et alors qu'elle a tout laissé derrière elle pour rejoindre son mari, je pensais quand même qu'il aurait une once d'affection plus profonde pour elle alors que cela ne ressort absolument pas dans le roman. J'ai trouvé ça cruellement dommage.

Mis à part ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé suivre cette femme forte dans un endroit très reculé de toute civilisation où l'Homme doit s'adapter à ce qui l'entoure pour survivre et si, comme moi, vous aimez ce genre de roman documentaire, n'hésitez pas à vous y pencher dessus.

vendredi 2 février 2018

La maison bleu horizon

Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Editions : Taurnada (novembre 2017)
Nbre de pages : 257


Présentation de l'éditeur :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au coeur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?


Mon avis :

J'ai lu ce roman en fin de semaine dernière et mon ressenti n'a pas changé d'un cran. Lorsque je repense à ma lecture, l'émotion me reprend, mes poils se hérissent sur mes bras et je repars, là-bas, avec Alan Lambin dans cette maison hantée qui m'a fait passer un moment exceptionnel.

Comme Alan, lorsque je suis entrée dans cette maison à ses côtés, et il me tardait que ce soit le cas, j'ignorais que j'allais être "projetée" avec lui dans un côté historique qui m'a fait vibrer, trembler voire quasiment pleurer.

Avec La maison bleu horizon, je pensais être dans un roman qui allait me faire peur. Je me demandais d'ailleurs si j'allais réussir à m'endormir et ne pas faire de cauchemar.

C'est tout le contraire qui s'est produit même si je n'avais pas envie de m'endormir pour ne pas finir cette journée qui m'avait bluffée à son maximum grâce/à cause de ce titre là que je vous recommande déjà fortement.

Les personnages sont cruels de réalité et de profondeur avec une famille complètement démunie face à des bruits et des apparitions dans leur maison acquise six mois plus tôt. Le chasseur de fantôme qu'est Alan prend une conscience encore plus ample de l'étendue des évènements qui se produisent. Son pragmatisme va être ruiné par bien des façons.

Car Alan est chasseur de fantôme mais il a la tête sur les épaules. Parfois, certains phénomènes ne sont que le fait de l'imagination de l'Homme. Mais pas dans cette maison.

Les fantômes qui hantent ce lieu me sont devenus aussi familiers et attachants que les personnages vivants qui les combattaient.

Petit à petit, on va comprendre ce qu'il se passe et c'est là que ça fait mal, très mal.

On a le coeur qui se serre, l'estomac noué, la gorge serrée. Impossible de le lâcher parce que ce serait quitter des êtres qui deviennent vivants à travers leur mort et leurs explications.

Que pourrais-je vous dire de plus pour que vous vous décidiez à vous lancer dans cette lecture majestueuse qui me remet les larmes aux yeux en repensant à tout ce qu'Alan et les autres ont vécu ?

Comment vous obliger à ne pas passer à côté d'une réelle pépite qu'est La maison bleu horizon ?

Jean-Marc Dhainaut m'a emportée tellement loin avec son histoire et ses personnages que je n'arrive tout simplement pas à oublier et à passer réellement à autre chose. C'est peut-être aussi pour cette raison que mes lectures suivantes m'ont l'air tellement fade...

Alors que je m'attendais à partir dans un roman de pure fiction fantastique, j'ai eu la surprise de découvrir une part de l'Histoire en entrant en 1915. Alors, bien sûr, il y a de la fiction et il la mêle habilement à certains faits historiques mais n'oublions pas non plus que des millions d'hommes sont mort au front dans une guerre qui n'était qu'une boucherie...

Tout est mis en place pour que le lecteur ne lâche pas ce roman parce qu'on veut savoir ce qu'il s'est passé en 1915 mais aussi être sûr que cette maison va être apaisée par les révélations et puis il y a un twist énorme qui m'a fait halluciner et je me suis dit que l'auteur m'avait bernée depuis le début. J'étais totalement ébranlée, perdue...

Mon âme de lectrice était perdue par tout ce qu'elle avait découvert mais aussi et surtout parce que je savais que ce roman ferait partie de mes plus belles découvertes en cette nouvelle année.

Ceux qui me connaissent le savent, il est assez rare de trouver chez moi des coups de coeur. Je peux beaucoup aimer un livre sans pour autant l'affubler de "coup de coeur". Pour La maison bleu horizon, je peux dire aujourd'hui qu'il est un magnifique et puissant coup de coeur parce que jamais je ne pourrai oublier tout ce que j'ai vécu et ressenti pendant ma journée (trop courte) de lecture.

Je remercie du fond du coeur Jean-Marc Dhainaut d'avoir écrit une aussi magnifique histoire qui est allée à contre courant de ce à quoi je m'attendais mais aussi merci aux Editions Taurnada qui ont vu la pépite dans ce bouquin et de nous permettre de le découvrir.



jeudi 1 février 2018

La fin des mystères

Auteur : Scarlett Thomas
Editions : Anne Carrière (novembre 2017)
Nbre de pages : 488


Présentation de l'éditeur :
Ariel Manto n'en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un volume de La Fin des mystères dans une librairie de livres d'occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que les exemplaires de cet ouvrage sont réputés introuvables... et maudits. 
Le livre en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort... et tout ce qu'il advient quand on les mélange de façon imprudente. 

Entre Matrix, Stephen King et Le Monde de Sophie, La Fin des mystères offre aux lecteurs une quête aussi haletante que romantique.


Mon avis :

Ce livre me tentait pas mal et en même temps j'étais un peu réticente par rapport à ce que dit le résumé sur "une aventure mêlant foi, physique quantique...". J'avoue que j'ai tiqué mais quand même un livre rare et maudit. Il y avait de quoi me rendre curieuse. Vous serez d'accord avec moi, hein ?!

Alors voilà, je me suis lancée dans cette lecture avec ma petite Laetitia du blog, Sous le feuillage, et son avis est ICI. Nous l'avons lu ensemble et nous en avons finalement pensé la même chose...

Le début est très prometteur avec une première partie qui installe doucement mais sûrement l'ambiance oppressante liée à ce livre "La fin des mystères" écrit par Thomas Lumas sur lequel Ariel fait une thèse.

Sa découverte totalement imprévue dans une librairie d'occasion, bien sûr, va nous plonger dans une histoire plutôt excitante parce que nous allons découvrir, en même temps qu'Ariel, ce que ce fameux livre maudit contient.

Autant vous dire que les chapitres étaient rapidement lus sur cette partie et que j'ai adoré lire ce qu'il en était, même s'il y avait des digressions un peu philosophiques sans que cela soit trop pesant.

Un côté un peu fantastique fait son apparition aussi et là je me suis dit que j'allais passer un super moment avec la 2ème partie qui est également bien menée et prenante, même si j'ai trouvé que certaines longueurs commençaient à apparaître.

On se pose pas mal de questions sur la formule que trouve Ariel dans le fameux livre et qu'elle arrive à reproduire et notamment sur les effets qu'elle a sur les Hommes.

Mais on va aussi être orientée sur un certain côté policier, si je puis dire, ce qui met encore du pep's dans cette aventure hors norme et l'envie de vouloir toujours avancer.

Le personnage d'Ariel, malgré une enfance très bizarre avec des parents qui croient aux extra-terrestres... et un comportement qui ramène un peu trop de choses au sexe, ne m'a pas trop déplu mais je ne m'y suis pas attachée non plus.

Là où le mystère s'épaissit encore et donne au lecteur l'envie de continuer, c'est que le directeur de thèse d'Ariel a disparu quelques semaines auparavant et que personne ne sait où il est passé...

L'ensemble est assez sombre et plein d'interrogations pour pousser le lecteur à vouloir en savoir toujours plus mais (parce que malheureusement il y en a un) les digressions philosophiques sur le soi, la conscience du soi, Dieu et nos rapports avec Lui... on finit par m'exaspérer. Sans compter ce qui a trait à la physique quantique qui a finit par me perdre vers la fin de la deuxième partie.

S'agissant de la troisième partie où l'on a normalement les résolutions de cette histoire, elle m'a totalement exaspérée au point que j'ai littéralement sauté des chapitres qui, à mon sens, ne servaient strictement à rien. Digressions encore et toujours. J'allais à l'essentiel pour savoir quand même comment cela allait se terminer.

Et bien la fin ne m'a pas vraiment enthousiasmée et Laetitia étant d'accord avec moi, cela m'a rassurée parce que je me disais que j'étais encore passée à côté d'un roman qui était certainement bon mais que j'étais incapable d'apprécier à sa juste valeur...

Même s'il y a une véritable fin s'agissant du livre maudit, cette fin reste assez ouverte et m'a ébranlée parce que je ne m'attendais pas du tout à ça.

En bref, si cette lecture était plutôt bien partie, elle a pris une orientation à laquelle je n'ai finalement pas accroché. Parler de physique quantique, de religion... ça va bien un moment mais quand c'est trop, ça finit par me perdre et ne plus m'intéresser. Du coup, je ne dirai pas qu'il ne vaut pas le coup d'être lu parce que j'ai adoré la première partie et la première moitié de la seconde. C'est par la suite que ça se complique pour moi. Le mieux est donc que vous vous fassiez votre propre avis dessus. Quant à moi, désormais, je passerai littérairement sur les romans de ce genre et qui ne me conviennent absolument pas !

lundi 29 janvier 2018

Vices

Auteur : Gipsy Paladini
Editions : Fleuve Noir (novembre 2017)
Nbre de pages : 397


Présentation de l'éditeur :
Tala, ancien des stups, a imposé la création de la BJV - Brigade des Jeunes Victimes. C'est son bébé, sa fierté. Comme son nom ne l'indique pas, ce sont surtout les affaires dont personne ne veut que cette unité spéciale gère en priorité. Au menu : suicides, harcèlements, disparitions, viols...
Ténèbres urbaines auxquelles font face Bia, Amir, Marcus et les autres, et qui se mesurent au combat ordinaire que chacun livre pour sa propre existence. Parmi cette clique de cramés et némoins bons flics, Marie et Zolan. Echappée de sa campagne natale, la plus jeune recrue trouvera-t-elle les ressources nécessaires pour satisfaire sa soif de justice ? Et lui, le taiseux au coeur slave, quand cessera-t-il, chaque nuit, de hurler toujours le même nom ? Voilà deux chats de gouttière à apprivoiser, deux personnages gangrenés par les secrets en quête d'une vie plus douce. Et que rien n'apaise.

Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l'obscurité.


Mon avis :

J'ai un peu traîné à faire cette lecture peut-être parce que je n'avais pas envie de lire les horreurs auxquelles la BJV devait faire face. Et puis, les premiers avis sont tombés et m'ont soulagée mais il m'a fallu encore un peu de temps avant de me lancer dedans.

Mon avis définitif s'est fait sur deux temps puisque j'ai lu les deux épisodes que contient ce tome en deux fois.

J'ai donc d'abord fait la connaissance avec l'ensemble de la brigade dans Trois petits singes qui est donc le premier épisode de Vices. Ici, il va être question d'une adolescente retrouvée pendue chez elle et la police partira sur un suicide. Mais est-ce vraiment le cas ?

S'agissant de l'enquête, j'avoue que je l'ai trouvée plutôt classique. Rien de particulier à en dire si ce n'est que les apparences sont bien souvent trompeuses, comme on peut se l'imaginer aisément.

Par contre, j'étais très curieuse de connaître chaque personnage de cette brigade parce qu'ils cachent les uns et les autres des passés bien particuliers que je ne développerai pas ici. Le but est bien sûr de vous donner envie de lire ce premier tome.

Sachez juste que Marie et Zolan sont en couple mais que dans la brigade il y a aussi l'ex de Zolan, Sophie. Autant vous dire que lorsque vous finissez le premier épisode et que vous sentez la tension monter petit à petit, vous n'avez qu'une envie : lire la suite, non pas forcément pour l'enquête mais pour les retrouver tous et creuser encore plus ce qu'ils cachent et comment ils vont réagir les uns auprès des autres.

 J'ai donc poursuivi, quelques jours après la fin de l'épisode 1, avec le deuxième épisode qui s'intitulait "Zabulu" et dans lequel il sera question de disparition d'un adolescent de 16 ans.

J'avoue que sur cette partie, j'ai eu du mal à me remettre dans le bain et l'enquête ne m'intéressait pas plus que ça. Il m'a fallu près de la moitié de l'épisode pour commencer à être prise par ce qu'il se passait au niveau de l'enquête.

Par contre, dès que nous partions sur les questions plus personnelles des enquêteurs ou même du commandant qui a mis sur pied cette brigade 7 ans plus tôt, j'étais totalement absorbée par ce que je lisais.

Le pire c'est que plus on progresse dans cette partie et plus on se rend compte de la noirceur de ce que les uns et les autres cachent, n'osent pas dire et que lorsque arrive la fin nous sommes à cran au point de ne vouloir qu'une seule chose : la suite !

C'est bien une des rares fois où je ressens un tel revirement de situation face à un bouquin parce que finalement si les enquêtes ne sont pas vraiment exceptionnelles, les personnages sont tellement énigmatiques et charismatiques que l'on veut forcément les retrouver très vite et savoir davantage dans quoi on va se retrouver avec les prochains épisodes.

Du coup, si effectivement chaque enquête est bien distincte et ne demande pas d'être lue dans l'ordre, il n'en est pas de même concernant les personnages qui forment cette Brigade. L'auteur d'ailleurs conseille à son lectorat de lire les épisodes dans l'ordre pour ne rien rater.

Vices a donc été une lecture fort surprenante mais tellement accrocheuse avec des personnages atypiques que je n'ai jamais rencontrés jusque là, que j'en suis devenue totalement accro et qu'il me tarde beaucoup d'avoir la suite entre les mains. Ne vous fiez pas aux apparences que Marie, Zolan, Sophie... laissent percevoir pendant leurs enquêtes. Vous allez être très surpris et ne pourrez plus vous passez de ces êtres hors normes.

samedi 27 janvier 2018

Les cinq éléments : La tablette d'émeraude (T1)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (janvier 2017)
Nbre de pages : 397

A PARTIR DE 11 ANS

Présentation de l'éditeur :
Cinq éléments. Quatre amis. Une ville - et son ombre énigmatique... Nous voilà immédiatement embarqués dans cette histoire haletante, menée par Gabe et ses fidèles amis, Kaz et les jumeaux Hernandez, Brett et Lily. Quand les quatre amis trouvent par hasard une étrange carte dans le bureau de Dan, l'oncle de Gabe, tout bascule... Ils se retrouvent entraînés dans un tourbillon de secrets obscurs et de magie noire dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence et dont ils vont devenir les héros bien malgré eux...


Mon avis :

C'est bien volontairement que je n'ai pas mis le résumé officiel de l'éditeur parce qu'il vaut mieux ne savoir que le minimum pour apprécier au plus haut point cette lecture.

Voilà un roman jeunesse qu'il me tardait vraiment de découvrir tant le résumé était prometteur et me donnait très envie de me plonger dans une histoire pleine de rebondissements et d'aventure.

Et je peux vous dire d'entrée que de l'aventure vous allez en avoir et que vous n'allez pas être au bout de vos surprises. Heureusement d'ailleurs que le tome 2 est déjà dans ma PAL parce j'ai adoré partager l'aventure des quatre adolescents que nous suivons ici.

Tout d'abord, nous démarrons avec un prologue très prometteur : un gamin de 10 ans est sacrifié par son père à une sorte de Dieu. En tout cas, c'est ce que le lecteur suppose...

Et puis nous entrons dans le vif de l'histoire avec Gabbe (Gabriel) qui va encore une fois déménager avec son oncle. Il en a un peu marre que son oncle Dan l'oblige à quitter les amis qu'il arrive à se faire surtout que, pour une fois, ceux avec qui il traîne l'apprécient vraiment et il se sent bien avec eux. Ce ne sont pas de simples copains. Une forte amitié s'est liée entre eux au point que pour que ce lien soit définitif, ils vont faire le pacte d'amitié dans un endroit très particulier.

Nous allons suivre Gabbe avec Kaz, et les jumeaux Lily et Brett dans une histoire que j'ai adorée suivre du début à la fin parce que cela m'a fait penser à Percy Jackson par un certain côté, même si cette série prend son propre chemin.

Tout en faisant leur pacte d'amitié éternelle par le sang, ces enfants vont aussi se lier, chacun personnellement, à un élément : l'air, la terre, le feu, l'eau. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'un cinquième élément va s'attacher à eux et c'est avec la tablette d'émeraude, volée à l'oncle Dan qui est un professeur de mythologie et de traditions folkloriques, que ce cinquième élément va se révéler petit à petit...

Le lecteur est donc amené à vivre une histoire géniale et très prenante du début à la fin.

Je ne me suis jamais ennuyée parce qu'il se passe toujours quelque chose et ce brin de suspense et de tension est excellent pour nous faire nous poser des tas de questions à chaque fois qu'un élément nouveau arrive.

Il y a des scènes très surprenantes qui risqueraient de faire un peu peur aux plus jeunes mais c'est vraiment troooop bon !

J'ai vraiment adoré être surprise par tout ce qui arrive à ces quatre gamins mais aussi les voir évoluer au fur et à mesure qu'ils vont comprendre qu'ils sont chacun liés à un des quatre éléments terrestres. Et que le cinquième n'est autre que la magie qui se révèle à eux au fur et à mesure qu'ils progressent dans leur quête.

Autant vous dire que j'aurais pu dévorer ce roman jeunesse en une journée mais que j'ai largement préféré en profiter un maximum et le traîner une journée de plus. Je suis ravie d'avoir déjà la suite dans ma PAL que je compte bien lire sous peu parce que je veux savoir ce qu'il advient ensuite et aussi parce que je me suis beaucoup attachée à ces gamins ainsi qu'à leur caractère.

Kaz est celui qui est le plus pragmatique et il fait un peu office d'hypocondriaque ce qui amène des sourires aux lèvres bon nombre de fois vu les situations dans lesquelles il va se trouver... Brett m'a fait de la peine et en même temps je lui en voulais un peu puisque c'est par lui que toute cette aventure arrive. Sa soeur, Lily, est plus réservée et dans la défensive mais elle fait preuve de beaucoup de courage et de réflexion d'analyse qui va beaucoup les aider. Quant à Gabbe, il joue le rôle de meneur mais il sait que, sans ses amis, il n'est rien.

Ce groupe est très solide et j'ai hâte de les retrouver dans le tome 2, La ville de l'ombre, qui est paru en octobre dernier.

En bref, La tablette d'émeraude a été une excellente découverte et j'ai eu tout ce à quoi je m'attendais. : aventure, humour, stress, créatures fantastiques horribles et magie. Le tout est explosif et on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai adoré et je vous conseille fortement de découvrir ce premier tome d'une trilogie qui possède tout ce qu'il faut pour être accroché du début à la fin.

jeudi 25 janvier 2018

The Ones (T1)

Auteur : Daniel Sweren-Becker
Editions : PKJ (janvier 2018)
Nbre de pages : 363



Présentation de l'éditeur :
Cody et James sont des Ones. Beaux, doués, intelligents, ce sont des êtres parfaits. 
Mais le Mouvement Égalité marginalise un peu plus chaque jour cette infime partie de la 
population. Jusqu'à ce que l'existence des Ones devienne illégale. Face à la menace et au danger, 
les Ones doivent choisir : se battre pour défendre leur identité... ou disparaître.


Mon avis :

Cela faisait un petit temps que je n'avais pas lu de dystopie young adult et le résumé de cette nouvelle saga, parue initialement aux Editions Hugo dans leur collection New Way, m'avait donné envie de la tenter.

A peine reçu, à peine lu.

Globalement, j'ai bien aimé ce premier tome qui met en place tout un univers bien sombre pour les Ones. Ces personnes sont particulières puisqu'il s'agit d'être parfaits qui ont été modifiés génétiquement dès leur conception mais ils ne représentent que 1% des jeunes de 0 à 20 ans. Autant dire que le "recrutement" est drastique...

Ce sujet fait froid dans le dos mais le pire c'est lorsque l'on apprend que le gouvernement veut faire marche arrière sur ce projet parce qu'il se rend compte que les capacités de ces Ones par rapport à des êtres "normaux" (entendons bien là qui n'ont pas été modifiés) sont très poussées et créent des différences qui entraînent de plus en plus de tension dans la population.

Le Mouvement Egalité est né de ce fait qui va entraîner progressivement un certain racisme à l'encontre des Ones. Vouloir que tout le monde soit sur le même pied d'égalité ne suffira pas et cela va engendrer des évènements extrêmes à l'encontre de ces Ones.

Le sujet avait vraiment de quoi m'interpeller et j'ai littéralement dévoré ce roman en peu de temps.

C'est à travers deux ados de 17 ans, Cody et James, que nous allons suivre les problèmes qui vont se succéder pour les ones.

Là où le prologue me laissait suggérer un roman à couper le souffle par ce qu'il véhicule de haine et d'atrocité, je me suis rendue compte aussi que l'on restait un peu trop en surface.

L'auteur ne fait pas vraiment de descriptions trop morbides et reste trop dans le jeunesse. Bon d'un autre côté vous me direz que c'est un YA et non un roman pour adulte mais sans dire d'en faire trop, j'aurais aimé un peu plus de détails, de profondeur et j'ai ressenti comme un manque en me disant que l'auteur n'allait pas assez loin lors de la détention d'un one, par exemple.

La fin est pleine d'action et donne très envie d'avoir la suite qui sort d'ailleurs en format poche en octobre. Mais je ne suis pas sûre de m'y pencher dessus parce que j'ai peur que cela reste encore trop en surface ou que l'auteur parte davantage sur les problèmes de coeur de Cody avec un triangle amoureux que l'on voit arriver très/trop vite ici... Et je n'aime pas les triangles amoureux :-(

L'écriture est addictive et très rythmée ce qui donne une dynamique parfaite pour une lecture à la fois distrayante mais quand même pleine de réflexion sur ce que l'Homme fait, les conséquences que cela entraîne et les décisions extrêmes qu'il décide de prendre pour résoudre catégoriquement ce qui le gêne !

Daniel Sweren-Becker ouvre la porte à une thématique que je n'ai pas encore vu en littérature jeunesse et qui m'a bien plu mais il m'a manqué un peu de profondeur pour être totalement satisfaite. Après, je suis très pointilleuse comme lectrice mais nul doute que ce premier tome plaira aux fans de YA et aux jeunes qui veulent se pencher sur la question de la modification génétique et de ses conséquences.

mercredi 24 janvier 2018

Le vol du gerfaut

Auteur : Jean Contrucci
Editions : HC Editions (janvier 2018)
Nbre de pages : 235


Présentation de l'éditeur :
Jean-Gabriel Lesparres est l'un des plus grands auteurs de son temps. Prix Goncourt, directeur littéraire, membre des plus grands jurys parisiens, il n'a plus rien à prouver à personne... Si ce n'est peut-être à lui-même. Depuis dix ans, il peine à achever son dernier roman, que lui réclame à cor et à cris son éditeur et vieil ami. L'écrivain sait que son texte n'est pas à la hauteur des précédents et refuse de céder à la machine éditoriale. Une idée lui vient alors, qui va modifier le cours de son existence : se faire voler son manuscrit et enterrer définitivement ce projet. Tout se passe à peu près comme prévu, jusqu'au jour où il découvre que son texte va être publié sous le nom d'une jeune auteure inconnue... et par son propre éditeur.


Mon avis :

Je ne connaissais pas Jean Contrucci et c'est avec son dernier titre que j'ai fait sa connaissance. Autant vous dire d'emblée que ce roman m'a donné très envie de continuer ma rencontre avec cet auteur.

Je ne referai pas de résumé vu que celui de l'éditeur est suffisant explicite pour vous donner l'envie (en tout cas, je l'espère) de découvrir "Le vol du gerfaut".

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman, et ce dès le début, c'est ce septuagénaire qui, après plus de 40 ans de carrière, refuse que son dernier roman soit publié parce qu'il ne lui convient pas et qu'il va planifier le vol de ce manuscrit pour que son éditeur lâche l'affaire.

Parce que Jean-Gabriel Lesparres a signé un contrat avec cet éditeur et qu'il lui est impossible de passer outre cet engagement.

On va suivre tout le cheminement que Jean-Gabriel Lesparres a mis en place pour ce fameux vol mais on va aussi se rendre compte que cet homme va se retrouver dans les rets de son propre piège. Et là, autant le lecteur que l'auteur fictif vont chercher à savoir qui est derrière cette machination infernale.

J'avoue que j'ai suspecté chaque personnage qu'il s'agisse de l'éditeur qu'il a un réel intérêt à faire publier un roman qui va se vendre, puis la femme de Jean-Gabriel ou son meilleur ami mais également le propre voleur...

La construction du roman est magnifiquement organisée et il est délicat de prendre une réelle décision sur le vrai coupable.

A un moment donné, je me suis dit que tout le monde se liguait contre Jean-Gabriel et qu'ils s'étaient tous donnés le mot pour récupérer le manuscrit qu'il ne voulait pas publier et qu'ils étaient donc tous coupables.

Que nenni ! L'auteur est allé plus loin que cela...

La fin m'a ébranlée et beaucoup touchée mais ce qui est juste remarquable avec ce titre là c'est la façon dont Jean Contrucci montre l'envers du décor de l'édition et de ces auteurs qui ne souhaitent plus écrire, qui ne sont plus satisfaits de leurs écrits mais qui sont contraints de publier pour l'éditeur auprès duquel ils sont engagés.

J'ai adoré la façon dont l'auteur fait parler Jean-Gabriel avec cet humour cynique qui va tellement bien à la thématique abordée ici.

Les amoureux de la littérature ne s'y tromperont pas. Jean Contrucci a écrit un magnifique roman sur les doutes, les envies d'un auteur qui arrive à la fin de sa carrière. Lui-même est un auteur très prolifique que j'ai hâte de découvrir avec d'autres titres et si, comme moi, vous aimez les romans contemporains avec une plume tant poétique qu'incisive dans les réflexions d'un personnage auquel on s'attache très rapidement, je ne peux que vous conseiller de lire "Le vol du gerfaut". C'est un très bel ouvrage sur lequel il ne faut pas passer à côté.

dimanche 21 janvier 2018

La trilogie de la Poussière : La belle sauvage (T1)

Auteur : Philip Pullman
Editions : Gallimard (novembre 2017)
Nbre de pages : 529


Présentation de l'éditeur :
À l'auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d'équipée, doivent s'enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s'affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.


Mon avis :

Que j'ai été ravie de retrouver la plume et l'univers de Philip Pullman dans ce premier tome de sa nouvelle trilogie qui se passe avant A la croisée des mondes !

On retrouve Lyra, bien sûr, avec son Daemon, Pantalaimon, mais elle est âgée de 6 mois et Pan est lui aussi un bébé. Pourtant, leur lien est déjà tellement fort...

On découvre de nouveaux personnages, forcément, et notamment Malcolm, 11 ans, fils d'aubergistes, qui va vivre une aventure hors normes avec Alice, 16 ans. Tous deux ont des caractères très différents mais qui se combineront très bien au fur et à mesure que l'aventure progressera.

Ils vont devoir s'occuper de Lyra mais avant cela, la mise en place va prendre un peu de temps et on va découvrir les uns et les autres, bons ou méchants, dans un univers que l'on connaît déjà mais qui fait tellement de bien à retrouver.

Je me suis laissée emporter dès les premières pages et j'ai dégusté ce premier roman comme j'avais pu le faire avec A la croisée des mondes.

La première partie met en place beaucoup de choses qui auront plus ou moins leur réponse dans la seconde partie.

Mais en tout cas, c'est une très belle mise en bouche que Pullman a fait là et qui donne tellement envie d'avoir la suite à disposition que l'attente va être très longue pour avoir le tome 2. En attendant, je vais pouvoir me replonger dans la première trilogie que mon mari m'a offert en intégrale pour Noël.

Par contre, si j'ai adoré la première partie, très fluide et très prenante tant dans l'écriture et l'intrigue, j'ai été un peu plus mitigée sur la seconde parce que le côté jeunesse ressort davantage.

Malcom et Alice doivent régler bon nombre de problèmes et cela se fait un peu trop facilement à mon goût. Mais cela n'entache quand même pas la qualité de l'ouvrage et l'envie, toujours présente, ainsi que de vouloir poursuivre dans cet univers de personnages liés à leurs daemons, tout comme les douleurs ou les joies qu'ils ressentent les uns, les autres, et qui se communiquent parfaitement à travers les mots de Pullman.

Autre détail, à mon sens important, je pense qu'il vaut mieux avoir lu la première trilogie de l'auteur avant de se lancer dans celle-ci parce qu'on l'apprécie davantage.

De savoir qui est Lyra, ce qu'elle est capable de faire et connaître déjà ses origines est un gros avantage quand on commence cette nouvelle saga parce qu'elle nous donne des explications sur l'ensemble et le pourquoi tout à commencer...

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Amandine qui n'avait pas lu A la croisée des mondes et, même si elle a apprécié sa lecture, elle n'a pas pu l'aimer autant que moi qui connaissait déjà les tenants et les aboutissants.

Aux amateurs d'A la croisée des mondes, cette nouvelle trilogie est faite pour vous quant aux nouveaux lecteurs de Pullman, préférez d'abord sa première trilogie pour mieux vous imprégner ensuite de cette nouvelle saga dans de bonnes conditions. Si, comme moi, vous avez été féru de A la croisée des mondes, il n'y a pas de doute que vous dégusterez La belle sauvage.

jeudi 18 janvier 2018

Dôme (T1)

Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel (2013)
Nbre de pages : 867


Présentation de l'éditeur :
À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand ' ou si ' il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...


Mon avis :

C'est grâce au Groupe LC Ilestbiencelivre que j'ai enfin "sorti" ce Stephen King de ma liseuse qui traînait dedans puis... très longtemps.

En ce mois de janvier, nous devions lire un roman de Stephen King faisant partie d'une saga. J'avais déjà lu Le Fléau, je n'avais pas grand chose chez moi et je n'avais pas envie d'acheter ni d'emprunter. Et puis je me suis souvenue de cette série qui était passée sur M6 il y a quelques années et à laquelle ni mon mari ni moi n'avions accroché.

Mais ma soeur avait bien aimé, mieux que la série en tout cas et je me suis dit que c'était l'occasion de voir ce qu'il avait dans le ventre...

Et bien je me suis régalée parce que j'ai dévoré ces plus de 800 pages en moins d'une semaine et que je compte bien mettre le tome 2 dans mes prévisions livresques avant la fin du mois de janvier pour finir ce dyptique.

Je ne vous dirai pas plus que ce que le résumé donne parce que ce que j'ai apprécié en lisant ce premier tome de Dôme c'est de ne savoir que l'essentiel : un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants vont se retrouver bloquer dans une petite ville américaine au-dessus de laquelle s'est formé un dôme sans que l'on sache pourquoi et comment il est arrivé là.

Pour vraiment entrer dans ce roman, il faut se laisser porter mais surtout prendre le temps d'apprendre à connaître les personnages qui errent dans ces pages et franchement, au début, c'était galère parce qu'il y en a tellement que j'avais du mal à les placer.

Il m'a bien fallu 150-200 pages pour commencer à apprécier les uns et les autres mais surtout à voir comment ils allaient évoluer et, honnêtement, si certains m'ont plu dès le début, pour d'autres au contraire je les ai exécrés et je crains de lire ce que le tome 2 me réserve vu ce qui se passe déjà dans le tome 1.

Mais Stephen King, comme à son habitude, sait manipuler habilement son lecteur au point que même s'il y a quelques longueurs ici ou là, il nous entraîne dans une histoire tellement hallucinante sur laquelle on se pose les mêmes questions que les habitants, que l'on tourne les pages encore et encore au point que l'on ne voit pas le temps passé.

En un quasi claquement de doigts, vous terminez ce premier tome avec le stress qui est monté crescendo, l'adrénaline également au point que cela donne terriblement envie de lire direct la suite.

Alors certes, je me suis laissée un peu de temps avant de prendre ce tome 2 mais je compte bien me faire cette suite avant la fin du mois et je me la prévois pour la semaine prochaine. Enfin, j'espère avoir le temps sinon ce sera pour celle d'après.

Quoi qu'il en soit, je suis accro de Dale Barbara qui fait office ici de gentil qui va tout faire pour sortir tout le monde de ce gros bordel que l'apparition du dôme a formé et que tout le monde surnomme Barbie. Son pseudo ne colle absolument pas à l'homme qu'il est et que j'ai adoré découvrir au fur et à mesure que l'on progresse.

Forcément, j'ai détesté Big Jim Rennie qui fait office du méchant qui veut prendre le pouvoir sous ce dôme et je ne vous parle même pas de son fils... 😕

En bref, cette lecture a été vraiment très prenante, comme beaucoup de King que j'ai lu auparavant et je suis surtout ravie d'avoir accroché à ce roman alors que la série m'avait ennuyée. Je vous le recommande même si je n'ai pas encore lu le tome 2 mais qui, apparemment, est encore meilleur que le premier. Alors vite vite que je m'y mette pour vous en dire des nouvelles !

lundi 15 janvier 2018

Les chroniques lunaires : Winter (T4)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : 12/21 (2016)
Nbre de pages : 706


Présentation de l'éditeur :
On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana... 
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps. 
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ?

Mon avis :

Dernier tome de la série des Chroniques Lunaires, j'ai lu Winter avec intérêt même si je dois bien dire que je l'ai trouvé long sur près de 300 pages.

En effet, c'est un beau pavé de 700 pages en format numérique et étant le dernier tome de la saga où tout doit se régler, je m'attendais à ce qu'il y ait de l'action très rapidement.

Or, ce n'est pas du tout le cas.

Tous les personnages sont désormais réunis pour combattre la reine Levana mais ils vont être séparés très rapidement afin que leur plan puisse se concrétiser.

Si j'ai aimé les retrouver les uns et les autres et notamment mon cher Capitaine Thorne, j'ai eu des moments où je trouvais que ça tournait un peu en rond, même si bien entendu ce n'est pas exactement le cas.

En fait, l'auteur prend vraiment son temps pour poser la conspiration que veulent mettre en place les opposants à Levana mais pour cela il faut réunir du monde et cela ne va être évident du tout.

Loin de moi l'idée de vous spoiler et ce n'est pas facile de donner un avis sur un dernier tome de saga sans trop en dévoiler.

Sachez juste que si j'ai aimé ce roman qui met un point final à une saga que j'ai appréciée, j'ai trouvé aussi que l'auteur aurait pu écourter certaines choses dedans.

On voit Winter se dévoiler et c'est un des derniers personnages qu'il me tardait de découvrir vu qu'elle fait des apparitions dans Cress qui la laissent très énigmatique. Avec Thorne, ce sera un de mes personnages préférés. Et là encore, je ne dirai rien de plus.

L'ensemble est très bien orchestré, même si comme je l'ai dit j'aurais aimé que l'auteur fasse plus court pour mettre l'action en route.

J'ai passé un très bon moment avec Winter mais j'aurais aimé aussi que la fin ne soit pas aussi rapide que celle qu'elle est.

Vous allez vous dire que mon avis est un brin négatif et je vous répondrai que non. Il y a quelques défauts, comme dans l'ensemble de la saga, pour moi en tout cas, mais cela n'entache pas l'envie de savoir ce qui se passe et comment nos héros vont se sortir d'une situation bien délicate avec un personnage détestable au possible et qui a une telle force de combat.

Levana ne va épargner personne mais nos héros vont la malmener également.

C'est vraiment vers la moitié du livre que j'ai commencé à trouver un grand intérêt à ce tome et que je m'en suis délectée.

En bref, Winter a été une bonne lecture mais là encore, et comme pour l'ensemble de la saga, ce ne sera pas un coup de coeur. Marissa Meyer a su magnifiquement réécrire les différents contes de Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Raiponce et Blanche-Neige avec Cinder, Scarlet, Cress et Winter et ce fut un plaisir de les découvrir les unes et les autres avec leur force et leurs défauts. L'écriture est certes simple mais l'univers est très bien étudié et organisé pour faire des Chroniques lunaires un ensemble très cohérent qui plaira à bon nombre de lecteurs, même les adultes les plus récalcitrants au genre mais ouverts d'esprit.

En deux mots : je recommande fortement ! (oups ça fait 3 😃 )

jeudi 4 janvier 2018

Défaillances

Auteur : B.A. Paris
Editions : Hugo Thriller (Janvier 2018)
Nbre de pages : 394


Présentation de l'éditeur :
Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt. 
Cassandra ne s'est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage. 
Lorsqu'elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu'elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu'un l'a vue, ce soir-là. Quelqu'un qui continue de l'observer. Quelqu'un qui pourrait bien être l'assassin. 
Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.


Mon avis :

Voilà une auteure que je ne connaissais pas et je n'ai pas eu envie de lire le résumé avant de commencer son nouveau roman. C'est donc sans rien savoir que je l'ai entamé et j'avoue que j'ai eu très peur... de ne pas accrocher.

Tout commence avec une jeune femme de 33 ans, Cass, qui rentre chez elle après une soirée entre collègues pour fêter la fin de l'année scolaire. Lorsqu'elle rentre, il pleut à torrent et son mari lui interdit de passer par la forêt, bien trop dangereuse avec ce temps, d'autant que le réseau téléphonique ne passe pas. Mais Cass va, bien entendu, passer par cette route pour gagner du temps et alors même qu'elle est à quelques minutes de chez elle, elle croise une voiture garée le long de la route. Se disant que la conductrice a peut-être des ennuis, elle s'arrête... et puis son imagination débordante commence à la travailler jusqu'au moment où elle décide finalement de repartir sans savoir si cette femme avait besoin d'aide ou pas. Le lendemain, son mari lui annonce qu'une femme a été trouvée morte à quelques kilomètres et qu'il s'agit de celle qu'elle a croisée la veille...

Autant dire que dès le départ, je me suis dit que j'allais lire un énième roman psychologique qui allait m'embarquer avec une nana qui n'écouterait pas ce que son mari lui dirait, qu'elle allait se faire des tas d'idées et se monter la pression pour rien.

Jusqu'à un peu plus de 100 pages, honnêtement, Cass m'a gonflée. On apprend beaucoup de choses sur sa vie et celle de sa mère, morte quelques années plus tôt et le problème de santé que la mère avait travaille beaucoup Cass.

Du coup, elle va s'en arrêt se remettre en question et rabâcher encore et encore ce même problème ce qui est franchement agaçant pour le lecteur.

A partir du moment où on sait ce qu'il en est du passé médical d'un parent, pas besoin non plus de le travailler pendant des plombs dans le roman.

Et puis... j'ai commencé à me poser des questions sur ceux qui entouraient Cass et là... j'ai commencé à avoir des doutes et je me suis vraiment demandée qui aurait pu tuer cette jeune femme.

Il y a pas mal de personnages qui gravitent autour de Cass pour que l'on suspecte tout le monde : le mari, la meilleure amie, le nouveau voisin, le collègue de boulot...

Si sur les 100 premières pages je n'ai pas été autant emportée que je l'aurais cru, par la suite je me suis laissée prendre au piège parce que je me doutais que quelqu'un jouait avec elle et son problème de santé ou en tout cas celui que Cass croit avoir...

C'est très bien mené du début à la fin même si j'ai compris qui était dans le coup sans totalement en être sûre.

Du côté de l'écriture, j'ai été pris dans les rets du filet dès le départ. C'est addictif et très bien écrit. Les chapitres sont courts et donnent une dynamique que j'adore dans ce style de roman.

Les éditions Hugo Thriller proposent donc en cette rentrée d'hiver, un roman prenant et quand même stressant, même si le personnage de Cass est pénible dans ces répétitions d'angoisse et du pourquoi elle ressent tout ça et se met autant de pression...

Il m'a fallu un peu de temps pour apprécier ce personnage mais j'ai finalement réussi à me dire que la réalité n'était sûrement pas aussi terrible que ce qu'elle l'imaginait. J'ai tenté de rester plus rationnelle qu'elle et j'ai adoré le final.

En bref, Défaillances est un très bon thriller psychologique que j'ai lu en très peu de temps et qui m'a emportée du début à la fin. Il était difficile de le lâcher parce que malgré mon agacement pour Cass, je m'y suis aussi très vite attachée.