jeudi 18 janvier 2018

Dôme (T1)

Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel (2013)
Nbre de pages : 867


Présentation de l'éditeur :
À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand ' ou si ' il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...


Mon avis :

C'est grâce au Groupe LC Ilestbiencelivre que j'ai enfin "sorti" ce Stephen King de ma liseuse qui traînait dedans puis... très longtemps.

En ce mois de janvier, nous devions lire un roman de Stephen King faisant partie d'une saga. J'avais déjà lu Le Fléau, je n'avais pas grand chose chez moi et je n'avais pas envie d'acheter ni d'emprunter. Et puis je me suis souvenue de cette série qui était passée sur M6 il y a quelques années et à laquelle ni mon mari ni moi n'avions accroché.

Mais ma soeur avait bien aimé, mieux que la série en tout cas et je me suis dit que c'était l'occasion de voir ce qu'il avait dans le ventre...

Et bien je me suis régalée parce que j'ai dévoré ces plus de 800 pages en moins d'une semaine et que je compte bien mettre le tome 2 dans mes prévisions livresques avant la fin du mois de janvier pour finir ce dyptique.

Je ne vous dirai pas plus que ce que le résumé donne parce que ce que j'ai apprécié en lisant ce premier tome de Dôme c'est de ne savoir que l'essentiel : un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants vont se retrouver bloquer dans une petite ville américaine au-dessus de laquelle s'est formé un dôme sans que l'on sache pourquoi et comment il est arrivé là.

Pour vraiment entrer dans ce roman, il faut se laisser porter mais surtout prendre le temps d'apprendre à connaître les personnages qui errent dans ces pages et franchement, au début, c'était galère parce qu'il y en a tellement que j'avais du mal à les placer.

Il m'a bien fallu 150-200 pages pour commencer à apprécier les uns et les autres mais surtout à voir comment ils allaient évoluer et, honnêtement, si certains m'ont plu dès le début, pour d'autres au contraire je les ai exécrés et je crains de lire ce que le tome 2 me réserve vu ce qui se passe déjà dans le tome 1.

Mais Stephen King, comme à son habitude, sait manipuler habilement son lecteur au point que même s'il y a quelques longueurs ici ou là, il nous entraîne dans une histoire tellement hallucinante sur laquelle on se pose les mêmes questions que les habitants, que l'on tourne les pages encore et encore au point que l'on ne voit pas le temps passé.

En un quasi claquement de doigts, vous terminez ce premier tome avec le stress qui est monté crescendo, l'adrénaline également au point que cela donne terriblement envie de lire direct la suite.

Alors certes, je me suis laissée un peu de temps avant de prendre ce tome 2 mais je compte bien me faire cette suite avant la fin du mois et je me la prévois pour la semaine prochaine. Enfin, j'espère avoir le temps sinon ce sera pour celle d'après.

Quoi qu'il en soit, je suis accro de Dale Barbara qui fait office ici de gentil qui va tout faire pour sortir tout le monde de ce gros bordel que l'apparition du dôme a formé et que tout le monde surnomme Barbie. Son pseudo ne colle absolument pas à l'homme qu'il est et que j'ai adoré découvrir au fur et à mesure que l'on progresse.

Forcément, j'ai détesté Big Jim Rennie qui fait office du méchant qui veut prendre le pouvoir sous ce dôme et je ne vous parle même pas de son fils... 😕

En bref, cette lecture a été vraiment très prenante, comme beaucoup de King que j'ai lu auparavant et je suis surtout ravie d'avoir accroché à ce roman alors que la série m'avait ennuyée. Je vous le recommande même si je n'ai pas encore lu le tome 2 mais qui, apparemment, est encore meilleur que le premier. Alors vite vite que je m'y mette pour vous en dire des nouvelles !

lundi 15 janvier 2018

Les chroniques lunaires : Winter (T4)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : 12/21 (2016)
Nbre de pages : 706


Présentation de l'éditeur :
On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana... 
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps. 
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ?

Mon avis :

Dernier tome de la série des Chroniques Lunaires, j'ai lu Winter avec intérêt même si je dois bien dire que je l'ai trouvé long sur près de 300 pages.

En effet, c'est un beau pavé de 700 pages en format numérique et étant le dernier tome de la saga où tout doit se régler, je m'attendais à ce qu'il y ait de l'action très rapidement.

Or, ce n'est pas du tout le cas.

Tous les personnages sont désormais réunis pour combattre la reine Levana mais ils vont être séparés très rapidement afin que leur plan puisse se concrétiser.

Si j'ai aimé les retrouver les uns et les autres et notamment mon cher Capitaine Thorne, j'ai eu des moments où je trouvais que ça tournait un peu en rond, même si bien entendu ce n'est pas exactement le cas.

En fait, l'auteur prend vraiment son temps pour poser la conspiration que veulent mettre en place les opposants à Levana mais pour cela il faut réunir du monde et cela ne va être évident du tout.

Loin de moi l'idée de vous spoiler et ce n'est pas facile de donner un avis sur un dernier tome de saga sans trop en dévoiler.

Sachez juste que si j'ai aimé ce roman qui met un point final à une saga que j'ai appréciée, j'ai trouvé aussi que l'auteur aurait pu écourter certaines choses dedans.

On voit Winter se dévoiler et c'est un des derniers personnages qu'il me tardait de découvrir vu qu'elle fait des apparitions dans Cress qui la laissent très énigmatique. Avec Thorne, ce sera un de mes personnages préférés. Et là encore, je ne dirai rien de plus.

L'ensemble est très bien orchestré, même si comme je l'ai dit j'aurais aimé que l'auteur fasse plus court pour mettre l'action en route.

J'ai passé un très bon moment avec Winter mais j'aurais aimé aussi que la fin ne soit pas aussi rapide que celle qu'elle est.

Vous allez vous dire que mon avis est un brin négatif et je vous répondrai que non. Il y a quelques défauts, comme dans l'ensemble de la saga, pour moi en tout cas, mais cela n'entache pas l'envie de savoir ce qui se passe et comment nos héros vont se sortir d'une situation bien délicate avec un personnage détestable au possible et qui a une telle force de combat.

Levana ne va épargner personne mais nos héros vont la malmener également.

C'est vraiment vers la moitié du livre que j'ai commencé à trouver un grand intérêt à ce tome et que je m'en suis délectée.

En bref, Winter a été une bonne lecture mais là encore, et comme pour l'ensemble de la saga, ce ne sera pas un coup de coeur. Marissa Meyer a su magnifiquement réécrire les différents contes de Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Raiponce et Blanche-Neige avec Cinder, Scarlet, Cress et Winter et ce fut un plaisir de les découvrir les unes et les autres avec leur force et leurs défauts. L'écriture est certes simple mais l'univers est très bien étudié et organisé pour faire des Chroniques lunaires un ensemble très cohérent qui plaira à bon nombre de lecteurs, même les adultes les plus récalcitrants au genre mais ouverts d'esprit.

En deux mots : je recommande fortement ! (oups ça fait 3 😃 )

jeudi 4 janvier 2018

Défaillances

Auteur : B.A. Paris
Editions : Hugo Thriller (Janvier 2018)
Nbre de pages : 394


Présentation de l'éditeur :
Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt. 
Cassandra ne s'est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage. 
Lorsqu'elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu'elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu'un l'a vue, ce soir-là. Quelqu'un qui continue de l'observer. Quelqu'un qui pourrait bien être l'assassin. 
Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.


Mon avis :

Voilà une auteure que je ne connaissais pas et je n'ai pas eu envie de lire le résumé avant de commencer son nouveau roman. C'est donc sans rien savoir que je l'ai entamé et j'avoue que j'ai eu très peur... de ne pas accrocher.

Tout commence avec une jeune femme de 33 ans, Cass, qui rentre chez elle après une soirée entre collègues pour fêter la fin de l'année scolaire. Lorsqu'elle rentre, il pleut à torrent et son mari lui interdit de passer par la forêt, bien trop dangereuse avec ce temps, d'autant que le réseau téléphonique ne passe pas. Mais Cass va, bien entendu, passer par cette route pour gagner du temps et alors même qu'elle est à quelques minutes de chez elle, elle croise une voiture garée le long de la route. Se disant que la conductrice a peut-être des ennuis, elle s'arrête... et puis son imagination débordante commence à la travailler jusqu'au moment où elle décide finalement de repartir sans savoir si cette femme avait besoin d'aide ou pas. Le lendemain, son mari lui annonce qu'une femme a été trouvée morte à quelques kilomètres et qu'il s'agit de celle qu'elle a croisée la veille...

Autant dire que dès le départ, je me suis dit que j'allais lire un énième roman psychologique qui allait m'embarquer avec une nana qui n'écouterait pas ce que son mari lui dirait, qu'elle allait se faire des tas d'idées et se monter la pression pour rien.

Jusqu'à un peu plus de 100 pages, honnêtement, Cass m'a gonflée. On apprend beaucoup de choses sur sa vie et celle de sa mère, morte quelques années plus tôt et le problème de santé que la mère avait travaille beaucoup Cass.

Du coup, elle va s'en arrêt se remettre en question et rabâcher encore et encore ce même problème ce qui est franchement agaçant pour le lecteur.

A partir du moment où on sait ce qu'il en est du passé médical d'un parent, pas besoin non plus de le travailler pendant des plombs dans le roman.

Et puis... j'ai commencé à me poser des questions sur ceux qui entouraient Cass et là... j'ai commencé à avoir des doutes et je me suis vraiment demandée qui aurait pu tuer cette jeune femme.

Il y a pas mal de personnages qui gravitent autour de Cass pour que l'on suspecte tout le monde : le mari, la meilleure amie, le nouveau voisin, le collègue de boulot...

Si sur les 100 premières pages je n'ai pas été autant emportée que je l'aurais cru, par la suite je me suis laissée prendre au piège parce que je me doutais que quelqu'un jouait avec elle et son problème de santé ou en tout cas celui que Cass croit avoir...

C'est très bien mené du début à la fin même si j'ai compris qui était dans le coup sans totalement en être sûre.

Du côté de l'écriture, j'ai été pris dans les rets du filet dès le départ. C'est addictif et très bien écrit. Les chapitres sont courts et donnent une dynamique que j'adore dans ce style de roman.

Les éditions Hugo Thriller proposent donc en cette rentrée d'hiver, un roman prenant et quand même stressant, même si le personnage de Cass est pénible dans ces répétitions d'angoisse et du pourquoi elle ressent tout ça et se met autant de pression...

Il m'a fallu un peu de temps pour apprécier ce personnage mais j'ai finalement réussi à me dire que la réalité n'était sûrement pas aussi terrible que ce qu'elle l'imaginait. J'ai tenté de rester plus rationnelle qu'elle et j'ai adoré le final.

En bref, Défaillances est un très bon thriller psychologique que j'ai lu en très peu de temps et qui m'a emportée du début à la fin. Il était difficile de le lâcher parce que malgré mon agacement pour Cass, je m'y suis aussi très vite attachée.

Ravages

Auteur : Louisa Young
Editions : Le livre de poche (juin 2017)
Nbre de pages : 380


Présentation de l'éditeur :
1919. Riley Purefoy et Peter Locke se sont battus côte à côte dans les tranchées des Flandres quatre années durant. Ils sont revenus en Angleterre, l'un totalement défiguré, l'autre sombrant dans l'alcool et se réfugiant dans un univers peuplé de fantômes. Les femmes qui les attendaient, éprouvées elles aussi, vont essayer de les comprendre. Mais les dégâts sont lourds et les séquelles, tenaces.
Dans cette puissante suite à son roman best-seller Je voulais te dire, Louisa Young relate le difficile retour « à la normale » après les terribles années de guerre, véhiculant encore une fois un message profondément humaniste. Elle souligne le gâchis de tant d'existences, décrivant le gouffre séparant ceux qui se sont battus et ont vécu l’horreur, et leurs proches, qui ne parviennent pas à imaginer une si effroyable réalité.
Un cinglant réquisitoire contre la guerre qui loue le courage et la résilience de toute une génération.


Mon avis :

Après avoir lu Je voulais te dire en 2014 qui m'avait bouleversée, j'ai attendu avec impatience cette suite qui traînait à paraître en format poche. Trois ans c'est très long lorsque vous avez une fin qui vous donne tellement envie de retrouver les personnages pour savoir comment ils vont pouvoir survivre après avoir vécu d'autant de drames et d'horreurs.

C'est grâce aux Livre de poche que j'ai pu enfin connaître le fin mot de l'histoire et je les en remercie.

J'avoue quand même avoir eu du mal à me resituer les personnages et leur situation personnelle. Après un temps aussi long entre les deux tomes, ce n'est pas évident de s'y remettre.

Si j'ai très vite repris pied concernant Riley et Nadine, il n'en a pas été de même s'agissant de Peter et Julia. J'ai donc eu beaucoup de mal avec ce couple alors même que les difficultés qu'ils rencontrent sont insupportables à lire.

Que ce soit l'un ou l'autre de ces couples, la reprise d'une vie commune après la Première Guerre Mondiale est loin d'être une sinécure mais il va être difficile de parler de ces hommes sans spolier le premier volet qu'il faut absolument découvrir.

Ici, nous lisons la tentative de reconstruction après une guerre et comme on le sait aujourd'hui avec tous le problèmes que cela entraîne tant avec les blessures physiques auxquelles il faut faire face que les blessures mentales qui sont peut-être les pires à accepter.

J'avoue que je m'attendais à un roman difficile mais pas à un style auquel je n'ai pas réussi à accrocher, malheureusement.

La façon dont l'auteur fait parler ses personnages ou les fait penser en coupant certaines idées m'a vraiment dérangée. Par moment, je me perdais dans les dialogues, les réflexions...

Peut-être est-ce justement voulu pour bien noter la confusion mentale des uns et des autres mais pour le lecteur ça fait surtout brouillon.

Je pensais ressentir beaucoup plus d'empathie et d'émotions avec ce second volet alors que cela n'a pas été le cas et je m'en suis voulu.

Alors même que je lisais les conséquences de la Grande Guerre qui a été une véritable boucherie, il me tardait tout simplement de le finir pour passer à autre chose.

Et là, je me suis demandée comment est-ce que cela pouvait arriver alors même que j'avais été tellement prise par Je voulais te dire; comment n'ai-je pas réussi à ressentir les mêmes choses, à avoir peur pour les personnages, pleurer avec eux sur leurs malheurs, avoir de la joie parce qu'ils reprennent pied...

Je ne trouve pas que Louisa Young ait réussi à faire une très bonne suite ou est-ce dû à la traduction ?

Quoi qu'il en soit, si Je voulais te dire a été une magnifique lecture, poignante et marquante, Ravages n'a pas été celle escomptée et j'en suis déçue. Peut-être aurais-je dû relire le premier volet pour mieux appréhender le second ?

Je ne peux pas vous déconseiller ce roman parce qu'il touche un thème important que je me fais toujours un devoir de lire chaque année. Par contre, si vous vous lancez, n'attendez pas entre chaque tome pour ne rien perdre de ce que Riley, Nadine, Peter et Julia vont vivre pendant et après la guerre.

mardi 2 janvier 2018

Les loyautés

Auteur : Delphine de Vigan
Editions : JC Lattès (janvier 2017)
Nbre de pages : 205

A PARAITRE LE 3 JANVIER 2017


Présentation de l'éditeur :
« J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.


Mon avis :

De Delphine de Vigan je n'ai lu que No et moi que j'avais beaucoup aimé et cette année, allez savoir pourquoi, j'ai voulu la découvrir avec son dernier né parce que le résumé, même s'il en dit peu, m'interpellait et j'étais curieuse de voir ce que ce court roman allait donner.

On dit toujours que "la curiosité est un vilain défaut". Je ne sais pas s'il faut attacher ce dicton à ce titre ou pas parce que je ne regrette pas du tout d'avoir découvert Les loyautés et même temps, vu ce qu'il regorge, je peux vous assurer qu'il m'a fallu du temps pour venir à bout de ces 200 pages.

Le roman va être raconté par plusieurs intervenants : Hélène, la prof de SVT de Théo et Mathis, Cécile, la mère de Mathis, puis Théo et Mathis via un personnage ominiscient.

Les quatres personnages vont être liés par les agissements de Théo qui interpellent sa prof. Théo va entraîner son copain Mathis mais la mère de celui-ci ne le laissera pas faire...

Je n'en dirai pas plus parce que 200 pages c'est court... et long à la fois.

Court parce que tout va finalement très vite.

Long parce que vu ce qu'il se passe, j'ai eu de très gros maux d'estomac tant les nerfs prenaient le dessus sur le reste vu comment les uns et les autres agissent; comment Théo se met en danger; comment Mathis veut faire quelque chose mais n'ose pas; comment Cécile veut protéger son fils mais pas Théo; comment une institution fait peu cas des alertes données par une prof...

Dès le début du chapitre 2 vous saurez de quoi va traiter ce roman et je peux vous assurer que lorsque j'ai lu ces quelques lignes, je me suis dit que ce n'était pas possible et j'ai relu et encore relu ce passage.

Et là, je me suis dit "Dans quoi est-ce que tu t'es embarquée ma grande ??". J'étais stressée de ne pas savoir comment j'allais réagir face aux agissement de Théo puis en découvrant ce qu'il se passe dans sa famille; comment sa mère le regarde; comment son père se laisse aller...

J'ai été sidérée bon nombre de fois, hurlant en moi-même que quelqu'un devait faire quelque chose pour ce gamin de 12 ans !

Hurlant après ce principal de collège qui ne bouge pas d'un pouce.

Etant navrée de ne pas être aux côtés d'Hélène pour l'aider à savoir ce que pense Théo, pourquoi est-ce qu'il agit ainsi...

J'ai vécu ce roman comme s'il s'agissait de mon fils, âgé de 11 ans, à la place de Théo. Comment est-ce qu'une mère peut passer à côté de ce qui se déroule sous ses yeux ? Et ce père qui abandonne... On se dit souvent "pourquoi ?" et on lit impuissant ce qui se passe dans la vie et la tête de Théo.

Si Delphine de Vigan m'avait touchée avec No et moi, avec Les loyautés elle a touché une corde encore plus sensible et il m'a fallu 3 jours pour venir à bout de ce petit roman par son nombre de pages mais pas par ce qu'il véhicule.

Delphine de Vigan a fait très fort, avec une maîtrise d'écriture incomparable pour vous faire ressentir autant d'émotions qui m'ont mises à mal tout au long de ma lecture. Ce ne fut pas une lecture facile mais je ne regrette absolument pas de l'avoir faite. C'est un très bon roman que je n'oublierai pas et que je ne peux que vous obliger à lire. Surtout, ne passez pas à côté !