mercredi 29 mars 2017

Du feu de l'enfer

Auteur : Sire Cedric
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 555
Collection : Sang d'encre


Présentation de l'éditeur :
Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal 
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera 
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 
Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau 
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.


Mon avis :

Lire Sire Cedric chaque année, c'est comme lire du Thilliez. C'est un passage obligé !

Cette année, je ne me suis pas laissée influencer par mes lectures plus anciennes de l'auteur dans lesquelles on retrouvait beaucoup de fantastique. Déjà, l'année dernière avec Avec tes yeux, j'avais trouvé que le côté fantastique était moins présent et du coup j'avais été un peu déçue de ma découverte, même si l'ouvrage était très bon et l'écriture toujours aussi plaisante et addictive. Mais cette année, je ne voulais pas faire la même erreur.

J'ai donc plongé dans ce dernier opus sans a priori. Je me suis laissée porter et surtout emporter dans une histoire magistrale et ô combien horrifique.

L'histoire se déroule du côté de Montpellier et ses environs. Manon est une jeune thanatopractrice qui vit seule. Son frère, Ariel, son cadet d'un an, est plutôt du style "cherche merde". C'est le petit trafiquant qui perd trop vite son boulot et qui a du mal à en retrouver. Il a le don de se mettre dans les ennuis mais surtout d'y entraîner sa soeur... Alors qu'une nuit, Ariel retourne chez Manon parce que sa nana l'a encore foutu à la porte, le voisin du dessus va être retrouvé mort, les veines des deux poignets tranchées jusqu'au coude. La police conclut à un suicide. Pourtant, Manon est sceptique. Pourquoi ce voisin qu'elle connaissait assez bien en est-il venu à une telle extrémité ? Pourquoi Ariel reste-t-il autant en retrait ? La machine est en marche et l'on plonge direct dans un enfer dont on ne ressortira pas indemne.

Encore une fois, Sire Cedric m'a bluffée.

D'abord parce que le roman est très rythmé et ce dès le prologue.

Dès les premières pages, vous êtes mis face à une secte totalement abjecte. Ses membres sont des tarés à un degré inimaginable.

D'emblée, l'auteur vous met dans l'ambiance de son roman et une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher.

Les personnages sont très charismatiques. En tout cas, Manon, malgré son petit gabarit, n'a rien à envié aux gros méchants. Elle en veut et malgré ses angoisses, elle fonce direct pour savoir ce qu'il en est.

Son frère, lui, est moins déterminé, plus peureux. Combien de fois m'a-t-il tellement énervée par son comportement égoïste que je l'aurais bousculé, giflé et bougé pour qu'il fasse quelque chose. J'avais envie de lui crier "mais merde ! C'est à cause de toi que ta soeur en est là ! Alors fais quelque chose !!"

La police, très présente bien entendu, offre son lot de questionnements sur ceux qui la compose et leur motivation dans l'enquête. Car les meurtres se succèdent partout où passent Manon et Ariel... Des coupables de premier choix !

Les boucs émissaires sont nommés mais qu'en est-il réellement des coupables ?

Plus j'avançais et plus j'étais bluffée parce que l'auteur nous sert un pan de la grande Histoire dans la petite et ça je ne m'y attendais pas. C'est un joli coup de maître que j'ai adoré.

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et les chapitres sont tellement courts et rythmés qu'ils s'enchaînent à une vitesse folle.

Du feu de l'enfer fait couler beaucoup de sang et le lecteur arrive même au bord de la folie avec tous ces meurtres qui s'organisent si minutieusement que l'on se demande quand et comment cela va se terminer.

Sire Cedric signe là encore un grand roman qui ne manquera pas de convaincre son public qu'il a une place de choix dans les auteurs français. Le plus dur maintenant est d'attendre cette suite qui nous promet un final grandiose. J'en reste persuadée !

mardi 28 mars 2017

A court of thorns and roses (T1)

Auteur : Sarah J. Maas
Editions : Bloomsbury (2015)
Nbre de pages : 419


Présentation de l'éditeur :
When nineteen-year-old huntress Feyre kills a wolf in the woods, a beast-like creature arrives to demand retribution for it. Dragged to a treacherous magical land she only knows about from legends, Feyre discovers that her captor is not an animal, but Tamlin—one of the lethal, immortal faeries who once ruled their world.

As she dwells on his estate, her feelings for Tamlin transform from icy hostility into a fiery passion that burns through every lie and warning she's been told about the beautiful, dangerous world of the Fae. But an ancient, wicked shadow grows over the faerie lands, and Feyre must find a way to stop it . . . or doom Tamlin—and his world—forever.


Mon avis :

J'ai enfin lu ce livre phénomène qui fait parler de lui depuis plusieurs mois. D'abord, par les lectrices anglophones mais également celles qui lisent en anglais et maintenant par les lectrices françaises vu qu'il est enfin sorti en VF.

J'ai ce roman dans ma PAL depuis septembre dernier et j'avais un peu de mal à l'en sortir surtout parce que j'avais peur que le niveau d'anglais soit un peu compliqué pour moi. J'avais besoin d'être sûre que je ne raterai rien de ma découverte en VO.

Et j'ai été fort surprise de constater qu'au bout de 2-3 chapitres, j'étais totalement dans l'ambiance et dans l'univers forgé par Sarah J. Maas. Un univers si foisonnant que j'ai été agréablement surprise de l'aimer autant, au point de ne plus pouvoir lâcher ma lecture.

Le monde est divisé en deux par un mur qui sépare les humains des faes. Ces derniers vivent en Prythian. Pour vous donner une idée plus précise, imaginez-vous la Grande-Bretagne et un mur érigé entre ce qui forme l'Angleterre et le reste du pays. Vous aurez un aperçu du pays des Hommes qui correspond à l'Angleterre et tout le reste appartient aux faes. Autant dire qu'il ne reste pas grand'chose à notre race...

Beaucoup de rumeurs et de légendes courent sur les faes que nous découvrirons au fur et à mesure de notre lecture.

Feyre (prononcé Feyruh) vit avec son père et ses deux soeurs. Elle est la chasseuse de la famille, celle qui gère l'ensemble de la maisonnée, son père ayant perdu ce rôle depuis très longtemps... Mais, un jour, alors qu'elle chasse, Feyre croise le chemin d'un loup et pour éviter qu'il ne lui vole la biche tant convoitée qui éviterait à Feyre et sa famille de mourir de faim, elle décide de tuer ce loup. Contre toute attente, ce loup était en fait un fae et Feyre devra choisir soit de mourir (une vie pour une vie) soit de suivre Tamlin au pays Prythian...

Et nous voilà embarquer dans une aventure pleine de magie et de personnages si foisonnants, énigmatiques et charismatiques, que je n'ai pas réussi à m'en défaire. En tout cas, je n'ai pas vu passer les 230 premières pages que j'ai dévorées en un peu plus d'une semaine.

Autant vous dire que j'étais fort surprise de me rendre compte à quel point j'avançais dans cette histoire pleine de rebondissements.

Tous les personnages sont intéressants à suivre et pas uniquement Feyre et Tamlin, même si, bien sûr, la romance va arriver avec et grâce à eux.

J'ai adoré suivre l'évolution de Feyre dans ce nouveau monde qu'elle découvre, loin des rumeurs et des légendes dont on lui a bourré la tête étant plus jeune.

Bien sûr, le parallèle avec La Belle et la Bête est fortement présente mais n'allez pas croire que vous allez lire ce roman comme vous allez voir le dessin animé de Walt Disney parce que vous allez être déçu.

Ce roman est une réécriture et non pas une pâle copie de ce conte.

Sarah J. Maas s'est réappropriéE l'ensemble pour forger un univers encore plus concis, plus détaillé.

Rien n'est simple dans ce roman et j'ai adoré me laisser emporter par tout ce que découvre Feyre. Car à travers elle, nous découvrons tout un peuple, toute une politique et surtout une malédiction. Et quelle malédiction !

Alors oui je n'ai pas eu de coup de coeur parce que, passé la moitié du livre, Feyre va avoir des tâches à accomplir et une énigme à résoudre. A partir de ce moment là, Tamlin est très en retrait et j'ai trouvé ça dommage.

Par contre, on rencontre des personnages qui m'ont fortement impressionnée et que j'ai hâte de retrouver et notamment Rhysand. Ce fae m'interpelle beaucoup tant par son charisme que par son comportement envers Feyre...

La plume de l'auteur a été un enchantement. J'ai adoré me plonger dans cette écriture fluide et poétique. Alors certes, il faut un petit temps d'adaptation mais il n'y a rien d'insurmontable si cela fait un petit moment que vous lisez en anglais. Les termes sont très répétitifs et lorsque l'on se laisse porter par l'histoire de Tamlin et Feyre, l'ensemble coule de source.

En bref, A court Of Thorns And Roses a été une excellentissime découverte que je ne regrette pas d'avoir faite en anglais. Mes angoisses du départ ont vite été happées par cette magie de l'histoire, ses personnages bons ou méchants, cette malédiction qui plane. Un univers très riche qui m'a juste conquise et que j'ai hâte de retrouver avec A Court Of Mist And Fury qui est déjà dans ma PAL.

lundi 27 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (150)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai eu, en fait, une toute petite semaine de lecture vu que Junk et ACOTAR ont été terminés dès lundi dernier. J'avais commencé et bien avancé Du feu de l'enfer de Sire Cedric mais les microbes ont décidé de se mettre au milieu. Du coup, je n'ai réussi à lire qu'en fin de semaine lorsque mon cerveau était moins brumeux.
Junk n'a pas été une lecture très prenante notamment parce que j'ai eu du mal à accrocher au personnage de Gemma alors même que j'ai adoré celui de Nico. Il faut dire aussi que le monde dans lequel on entre, celui de la drogue et de la prostitution à 14 ans, m'a plus dérangée que bouleversée. Mais je vous explique tout ça dans mon article. N'hésitez pas à aller le lire.
A court of thorns and roses, lui, a été une excellente lecture, même s'il n'est pas un coup de coeur que j'expliquerai dans mon article à venir. Sarah J. Maas est une auteure de grand talent qui m'a embarquée dans son univers fantastique que j'ai adoré avec des personnages très charismatiques auxquels on s'attache très vite, qu'ils soient bons ou mauvais d'ailleurs. J'ai la suite dans ma PAL que je compte bien lire dès que j'aurais fini le tome 3 de Firebird.
Quand à Du feu de l'enfer de Sire Cedric, comment vous expliquer que ce bouquin m'a beaucoup plu, même si je me suis un peu doutée de certaines choses. L'auteur sait toujours autant nous accrocher à son roman et, vu la fin, j'ai trop hâte d'avoir la suite entre les mains.

Ce que je suis en train de lire

Une femme et son fils enlevés dans les montagnes galloises.
Un homme torturé et exécuté sur la lande écossaise.
Un avion perdu et sa mystérieuse cargaison découverts au coeur de la jungle amazonienne.
Une conspiration terrifiante héritée des heures les plus sombres de l'Allemagne nazie.
Une même histoire les unit.
Un seul homme peut éviter le pire.
Will Jaeger.
Le chasseur.
J'ai décidé de changer un peu mon programme et de prendre un roman sans prise de tête. Avec Will Jaeger, ça marche parfaitement. C'est le surhomme issu de l'armée britannique qui est aussi un peu MacGyver. L'histoire est sympa; le style fluide et facile à lire. C'est parfait pour la période cortisone-antibios qui me fatiguent pas mal. Je l'ai presque terminé et j'en suis ravie. Ca se lit tout seul. C'est parfait.

Ce que je lirai ensuite

 

Je poursuivrai avec L'imprévu que je pensais lire la semaine dernière et j'enchaînerai avec le tome 2 de Poldark, surtout que le personnage de Demelza est juste succulent. J'ai adoré le tome 1 et j'ai hâte de retrouver l'univers et les personnages de cette série.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une excellente semaine livresque... ou pas.

dimanche 26 mars 2017

Junk

Auteur : Melvin Burgess
Editions : Gallimard Jeunesse (2017)
Collection : Pôle Fiction
Nbre de pages : 419


Présentation de l'éditeur :
Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s'en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d'une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d'héroïne signe le début d'une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n'en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.


Mon avis :

Junk fait partie de ces romans sur lesquels vous allez accrocher ou pas et ce dès les premières pages.

Ma lecture n'a pas été désagréable avec cet ouvrage au thème bien dérangeant : le passage d'adolescents dans le monde de la drogue et de la prostitution.

Avec Junk, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Ayant lu, lors de mon adolescence, L'herbe bleue mais également Moi Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée..., je me disais que Junk ne serait pas très différent. Et pourtant...

Même si je garde un souvenir assez vague de mes lectures adolescentes qui m'ont marquée malgré tout, avec Junk cela ne s'est passé de la même manière.

Avec l'âge et ayant déjà deux enfants, dont une fille de presque 19 ans, je vois le sujet un peu différemment.

Dans Junk, nous allons suivre une narration alternée avec différents intervenants dont notamment Gemma et Nico, les deux adolescents de 14 ans qui vont fuguer pour aller vivre dans des squats.

Si j'ai pu facilement m'attacher à Nico par rapport au fait qu'il veuille quitter un domicile où ses parents sont des alcooliques notoires avec un père qui le bat depuis de nombreuses années, je n'ai pas adhéré à l'explication que Gemma donne sur sa fugue.

En effet, de son côté, seule sa rébellion contre des parents qui veulent la surprotéger la pousse dans cette idée de fuguer et voir si la vie n'est pas meilleure ailleurs. Elle prend ça comme une nouvelle aventure dans sa vie de jeune femme...

Du coup, j'étais davantage intéressée par les aspects de la fugue de Nico plus que par ceux de Gemma pour laquelle je n'ai jamais ressenti de compassion voire même d'empathie. D'ailleurs, lorsque d'autres intervenants SDF apparaissent dans le roman et s'expriment par le biais d'un chapitre, on voit tout de suite qu'ils pensent comme moi, comme des adultes qui n'acceptent pas qu'une ado de 14 ans qui a une vie finalement simple et équilibrée se mette dans de telles emmerdes.

Pour Nico, son entrée dans le squat ne veut pas dire plonger dans la drogue. Ce garçon veut seulement se protéger des mauvais coups et sortir de cette famille trop rongée par l'alcool pour se rendre compte qu'ils ont un fils qui ne demande qu'à être aimé, soutenu et aidé dans sa vie quotidienne comme n'importe quel gamin de cet âge. D'autant que l'entrée dans l'adolescence est une période compliquée où l'ado se cherche en tant qu'individu.

Alors oui on va vivre avec Gemma et Nico leur plongée progressive dans la drogue, puis dans la prostitution pour Gemma puisqu'il faut bien arriver à obtenir sa dose chaque jour et survivre mais on va surtout réaliser, si ce n'est pas déjà fait pour nous adulte, que commencer dans une telle dérive c'est aussi plonger dans un enfer dans lequel il sera bien compliqué de sortir.

Là encore, nous voyons deux personnalités très contrastées entre Gemma et Nico. Lui, l'enfant battu qui ne cherchait qu'à être aimé et suivait Gemma dans tout ce qu'elle voulait, même si c'était aux dépens de ce jeune homme pour qui elle était tout et qui, finalement, est plus faible de caractère qu'elle.

Car Gemma a du répondant mais surtout elle s'accroche dans des moments difficiles où Nico, lui, se laisse aller...

Ils ne vivront pas de la même manière cette entrée dans ce monde de junkies ni n'en sortiront pareillement.

Junk est un ouvrage que l'on pourrait dire de "nécessaire" pour les adolescents vu qu'il ouvre véritablement les yeux sur ce monde de dérive. Encore faut-il que l'enfant soit près à ouvrir réellement les yeux sur ce monde là et ne pas se dire que c'est juste un roman, même si l'auteur, dans un dossier en fin d'ouvrage, explique comment il a réussi à faire ce roman et pourquoi. Lui-même ayant vécu cet enfer par un frère drogué, il a voulu tout simplement faire partager son expérience de ces personnes qui tombent dans l'enfer de la drogue et qui, malheureusement, n'arrivent pas toujours à s'en sortir malgré les efforts qu'ils donnent.

En bref, Junk est un roman que j'ai apprécié de découvrir même si, pour moi, ce n'était pas une réelle découverte de ce monde de junkies. Je ne dirai pas qu'il m'a bouleversée, peut-être aussi parce que je m'étais blindée avant de l'ouvrir. Il m'a davantage dérangée parce que, soyons honnête avec nous-même, il est tellement plus facile de fermer les yeux sur ce qui nous entoure.

mercredi 22 mars 2017

La loge noire

Auteur : Jean-Pierre Croquet
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 306


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire… 
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.


Mon avis :

Ce roman à suspense faisait partie de ceux pour lesquels je pensais vraiment accrocher parce qu'il aborde des thèmes comme la magie noire, la franc-maçonnerie et la Première Guerre Mondiale qui me plaisaient beaucoup.

J'avoue que mon avis va être assez court parce que, finalement, La loge noire est un roman plutôt classique dans le genre et même si je me suis un peu perdue au départ avec tous les protagonistes qui entrent dans cette histoire, la lecture, sans être désagréable, n'a pas été non plus exceptionnelle.

A de nombreuses reprises, j'ai vu  où allait l'auteur.

Même si j'ai pu m'attacher notamment à l'inspecteur général Adey et sa petite fille, voire même le responsable des meurtres (et il faudra lire le roman pour comprendre pourquoi ce personnage m'a tant plu), je suis toujours restée un peu extérieure à ce qu'il se passait.

Bien sûr, j'ai quand même suivi avec intérêt ce qui se déroule mais j'ai eu aussi du mal à me faire à cette narration beaucoup trop conventionnelle (?!).

L'auteur met certaines difficultés sur la route de l'inspecteur principal mais très vite on ressent que certains personnages ne sont pas clairs et cela se confirme assez vite par la suite.

Je suis sortie un peu déçue de cette lecture parce que, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'attendais quelque chose de... différent.

Alors oui, on aura droit à des explications sur le côté sombre de la franc-maçonnerie et on découvrira aussi un mage noir peu sympathique.

Beaucoup de complots et de trahisons se magouillent dans les rues sombres de Londres et on a même droit à un petit tête à tête entre l'inspecteur Adley et Conan Doyle mais cela ne m'a pas suffi pour être totalement emportée dans cette lecture que j'ai mis, d'ailleurs, près de 4 jours à lire alors qu'en règle générale je ne fais qu'une bouchée de ce genre de livre.

Globalement, le roman n'est pas mauvais en soi mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment l'apprécier et me dire que tout n'était pas cousu de fil blanc.

Malheureusement pour moi, j'ai vu trop à l'avance ce qui allait se produire, excepté à la toute fin qui m'a laissée bien bête devant ces quelques lignes que j'ai dû relire 2-3 fois pour être sûre que l'auteur ne s'était pas trompé. Il m'a bluffée et j'aurais tellement aimé que cela soit le cas pour le reste du roman...

En bref, La loge noire, malgré ces thèmes attractifs, n'est pas un roman dont je garderai longtemps un souvenir. Il a une ligne directrice qui est trop classique pour moi. Je ne dirai pas qu'il est mauvais parce que ce n'est pas du tout le cas mais il ne sort pas non plus de sentiers battus et c'est dommage.

lundi 20 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (149)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



Quatre lectures lues la semaine dernière. Un assez bon rythme mais j'avoue que cette semaine là n'a pas été idéale parce que je n'ai été accrochée que par un seul titre.
Le pays du soleil rouge ne m'a pas apporté ce que j'en attendais et je suis sortie très déçue de cette romance historique qui se déroule en 1941 en Australie. Je vous raconte tout ça dans mon avis qui est en ligne sur le blog.
J'ai ensuite enchaîné avec Stabat murder que j'ai dévoré en une soirée. Cela faisait longtemps que cela ne m'étais pas arrivé et j'avoue que cela fait un bien fou. Mon avis est disponible là encore sur mon blog.
Quant au premier tome du Projet starpoint, nouvelle déception. Je ne m'attendais pas à entrer dans un monde plus SF que fantastique avec de la physique quantique à la clé. Je vous explique pourquoi je n'ai pas accroché dans ma chronique.
Quant à La loge noire, je n'en garderai pas un grand souvenir. C'est un policier sympa mais pas exceptionnel. J'ai été un peu perdue au départ avec le nombre de personnages qu'il y a dedans mais par la suite tout allait mieux. Par contre, la fin est un peu expéditive. C'est un policier qui se lit sans qu'on en attende trop. Mon avis arrive aujourd'hui ou demain...

Ce que je suis en train de lire

Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s'en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d'une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d'héroïne signe le début d'une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n'en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.
J'ai lu à peu près un tiers du livre. La narration se fait en alternance et j'avoue que je suis plus attirée par celle de Nico que celle de Gemma. Mais attendons de voir ce que donnera mon ressenti final.


Et je continue ma lecture de ACOTAR que j'ai laissée un peu de côté la semaine dernière pour avancer mes VF. J'avoue aussi que la deuxième partie me tente un peu moins. Je ne dirai pas pourquoi au risque de vous spoiler. J'espère que j'arriverai à le finir cette semaine. En tout cas, je vais tout faire pour...

Ce que je lirai ensuite


Je suis dans une semaine de marathon policier/thriller. Donc, je me fixe ces deux titres. J'espère pouvoir lire les deux. On verra bien.

Je vous souhaite une excellente semaine qu'elle soit livresque... ou pas.

dimanche 19 mars 2017

Le projet Starpoint : La fille aux cheveux rouges (T1)

Auteur : Marie-Lorna Vaconsin
Editions : La belle colère (2017)
Nbre de pages : 384


Présentation de l'éditeur :
Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s'apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler – un peu –, écouter de la musique – souvent –, draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l'occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu'il devra endurer au sujet de sa mère – prof de maths au lycée –, ni sur la peine que lui causeront ses passages à l'hôpital pour rendre visite à son père – brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d'une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée. 
Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s'est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d'autant plus intrigante que les deux filles n'ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d'ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d'un autre genre : elle a les cheveux rouges, s'habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n'apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s'isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l'irrite autant qu'elle l'attire, jusqu'à ce qu'elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu'elle appelle "l'angle mort " des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu'il est sur le point de basculer dans un monde parallèle – le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre.


Mon avis :

Voilà un fantastique jeunesse qui me tentait beaucoup lorsque j'ai lu le résumé. Je m'attendais à une lecture prenante et facile à suivre dans un univers parallèle au nôtre. Si ce dernier point est effectivement mis en avant dans cet ouvrage, la facilité de lecture quant à elle n'a pas été au rendez-vous.

Ce premier tome du Projet Starpoint met en place tout l'univers de la trilogie, comme n'importe quel premier tome. Cependant, ici, j'avoue qu'assez rapidement, j'étais un peu paumée, d'abord, par les attitudes des personnages les uns envers les autres, puis par les explications fournies par l'auteur au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.

Pour que les personnages puissent voyager d'un univers à un autre, il faut trouver l'angle mort entre deux miroirs ou un miroir et une fenêtre... De plus, ce voyage interfère dans la fréquence de notre cerveau ce qui crée quelques désagréments comme les vertiges, par exemple.

J'avoue que raconté comme ça, ça paraît simple mais il m'a fallu un sacré bout de temps pour tenter de comprendre les choses. Surtout que j'ai abrégé pour donner une explication toute simple, donc sûrement pas aussi précise que l'auteur car dès que j'avais des explications durant ma lecture, je perdais littéralement pied.

Avec les fréquences hautes ou basses, les tempêtes d'ions à un moment donné qui entraînent des trucs de fou... j'avoue qu'arrivée à la moitié du livre j'ai bien failli l'abandonner.

Et puis je me suis dit que si j'en étais arrivé là ça ne pouvait pas être pire et j'ai continué...

Mal m'en a pris et j'aurais dû suivre mon premier instinct d'abandonner cette lecture parce que je n'ai pas réussi du tout à entrer dans ce bouquin, dans l'univers que l'on me proposait et je n'ai pas du tout accroché aux personnages que j'ai trouvés assez nombrilistes la plupart du temps.

De plus, très rapidement, j'ai compris qui était derrière un complot organisé dans l'univers parallèle et j'ai poussé un soupir de frustration.

Après, je ne dis pas que l'ouvrage ne recèle pas de bonnes idées parce qu'il y en a et c'est un peu ça qui m'a poussée quand même à lui donner sa chance jusqu'au bout.

Mais, pour moi, cela n'a pas suffi à me donner envie de lire la suite, ni à m'attacher aux personnages qu'il s'agisse de Pythagore, Louise ou Foresta...

En bref, peu de choses m'ont plu dans ce premier tome du Projet starpoint et j'avoue que j'en ressors dépitée et très peinée parce que j'en attendais vraiment autre chose. La physique quantique ce n'est vraiment pas pour moi et je le savais déjà depuis mes études, il y a des années de cela... et franchement, je ne m'attendais pas à me retrouver avec un tel thème dans ce genre de livre.

Du coup, tentez-le si vous le souhaitez car, après tout, il vaut toujours mieux faire son propre avis dessus car c'est le genre de livre que l'on aime ou on déteste. Il n'y a pas de demi-mesure.

Par contre, là où je ne suis pas du tout d'accord avec l'éditeur c'est de comparer ce livre avec A la croisée des mondes de Philip Pullman que j'avais adoré et qui n'a rien à voir avec la trilogie à venir de Marie-Lorna Vaconsin. N'allez pas croire que vous allez trouver un monde fantastique peuplé de gamins avec leur compagnon fae parce que vous allez vous planter. D'ailleurs, la plume de Marie-Lorna Vaconsin n'a rien à voir non plus avec celle de Pullman beaucoup plus souple, facile et accrocheuse que celle de Marie-Lorna Vaconsin que j'ai trouvé très mature pour un roman jeunesse.

jeudi 16 mars 2017

Stabat murder

Auteur : Sylvie Allouche
Editions : Syros (2017)
Nbre de pages : 300



Présentation de l'éditeur :
Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d'un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d'après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S'agit-il d'un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l'intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte...


Mon avis :

Voilà un policier jeunesse bien sympa à découvrir que j'ai dévoré en une petite soirée avant-hier. Lorsque je me suis plongée dedans, j'étais loin de m'imaginer que je ne pourrai plus le lâcher...

On est d'entrée de jeu dans la problèmatique du roman : quatre jeunes pianistes du Conservatoire de Paris ont été enlevés et séquestrés dans une pièce où aucune fenêtre n'existe. Ils sont dans le noir complet et vont vivre un véritable calvaire. Pendant ce temps là, la police va tout faire pour savoir qui est derrière cet horrible enlèvement et pourquoi afin d'y mettre la main dessus et retrouver ces jeunes.

Comment vous dire que dès les premières pages, j'ai été tellement happée par l'ambiance et l'histoire de ces jeunes pianistes que je n'arrivais pas à faire autre chose ?!

Sylvie Allouche a un style simple mais hyper accrocheur et les chapitres très courts mettent beaucoup de rythme dans cette histoire.

A cela s'ajoute des chapitres en alternance afin que l'on puisse voir ce qu'il arrive à ces jeunes séquestrés, tout en suivant l'enquête menée par une commissaire, Clara Di Lazio, qui n'a pas froid aux yeux.

C'est d'ailleurs le personnage que j'ai le plus apprécié, avec la jeune Elise, amie des quatre enlevés qui met, elle aussi, une sacrée ambiance.

Celle-ci est d'ailleurs très lourde qu'il s'agisse de l'enlèvement ou de la période dans laquelle on découvre Mia, Matthis, Sacha et Valentin revoir leurs partitions pour un grand concours international qu'il doive passer dans un mois.

Entre la pression qu'ils ont pour être au top du top, les doutes qui les assaillent, les parents qui ne les comprennent pas toujours, tout est là pour que le lecteur se pose suffisamment de questions sur les uns et les autres.

J'avoue que jusqu'à la moitié du roman je n'arrivais pas à me décider sur ce qui avait pu arriver à ces jeunes et qui était derrière ces enlèvements mais mes suspicions étaient quand même bien précises sur ladite personne et la fin m'a juste confirmée que mon flair n'était pas si mauvais.

C'est peut-être là où j'ai ressenti un peu de déception parce que, finalement, on retombe dans une trame trop classique qui se sent de loin. Mais cela ne m'a pas enlevé cet effet d'excitation que j'avais eu pendant plus de 200 pages où je voyais défiler les pages et les chapitres tellement vite qu'en une soirée ce livre était mangé.

Ca fait un bien fou quand on ne passe pas trop de temps sur un livre mais surtout quand on est pris dans l'engrenage de l'enquête et que le feeling passe bien avec les personnages. Forcément, on n'a pas envie que cela s'arrête.

Les personnages sont agréables à suivre et on s'y attache très vite qu'il s'agisse d'ailleurs de ces ados enlevés ou de la commissaire et d'Elise avec leurs caractères bien particuliers mais qui m'ont fait sourire et même rire par moment.

Un peu de détente dans des moments de stress ça fait un bien fou !

Si la fin de Stabat murder m'a donc un peu déçue, cela n'entache en rien la qualité de l'enquête et donc du roman que Sylvie Allouche vous propose ici. Pour ma part, je ne garde que le positif et ce super moment que j'ai eu en le lisant mardi soir.

mercredi 15 mars 2017

Le pays du soleil rouge

Auteur : Elizabeth Haran
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 451


Présentation de l'éditeur :
Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue… 
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.


Mon avis :

Ce roman avait tout pour me plaire parce qu'il est dans la même veine que la trilogie de Sarah Lark, Le pays du nuage blanc, ou d'Oceana de Tamara McKinley.

L'histoire nous présente une jeune femme, Lara, qui va être obligée de partir en Australie, suite à l'agression qu'elle a portée à Lord Hornsby, père d'un de ses élèves. Lara va donc arriver dans un pays qu'elle ne connaît pas et auquel elle va devoir s'adapter.

C'est ce thème qui m'a poussée à lire ce roman et s'il peut y avoir une comparaison avec les Tamara McKinley ou bien les Sarah Lark parce qu'il s'agit de s'adapter à un environnement plutôt hostile pour une jeune femme de la bonne Société, la comparaison s'arrête là, en ce qui me concerne.

En effet, j'ai eu un souci avec ce roman et ce très rapidement.

J'ai eu beaucoup de mal à réaliser que l'histoire se situait en 1941 ! Pour moi, et je ne sais pas pourquoi, j'étais plongée dans un roman qui se situait au XIXème siècle...

Je ne sais pas si c'est parce que j'avais lu d'autres trilogies dans le même genre et que mon cerveau s'est focalisé sur cette période ou si c'est parce que l'auteur, finalement, met très peu de détails permettant au lecteur de se situer durant la Seconde Guerre Mondiale (mis à part dans la deuxième moitié du roman où l'on assiste au bombardement du port de Darwin...) mais durant toute ma lecture ma vision de l'ensemble était faussée.

A cela s'ajoute, une héroïne certes intéressante à découvrir et à voir évoluer mais sans que je ressente non plus les palpitations que j'avais pu avoir avec les précédentes sagas du même genre.

Il va y avoir aussi un triangle amoureux... et je déteste les triangles amoureux surtout si l'un des personnages est... lourd... trop lourd... tellement lourd que je lui aurais bien mis une claque dans la tronche !!!!

Pourtant, il y a de très jolies scènes et je ne parle pas des paysages exotiques auxquels on nous fait croire. Certes, il y a bien quelques descriptions des lieux mais j'ai trouvé que c'était trop peu pour permettre vraiment au lecteur de s'immerger dans ce beau pays qu'est l'Australie et encore plus la région du Nord, infestée de crocodiles...

L'histoire entre Lara et un chasseur de crocodile a failli faire fondre mon coeur mais là encore il y avait trop de déjà vu et de prévisibilité pour que je me laisse vraiment aller dans mes émotions.

Même si Le pays du soleil rouge n'est pas mauvais en soi, je ne peux pas dire qu'il m'ait apporté beaucoup si ce n'est de l'exaspération au fur et à mesure que j'avançais.

Entre ces australiens que l'ont fait passer pour des alcooliques invétérés, ces crocodiles qui rendent la vie impossible mais qui pourtant n'arrivent pas à manger les petits bonshommes qui eux s'en sortent miraculeusement, je dois bien dire qu'il me tardait de terminer ce livre.

Alors même que j'espérais vraiment que l'auteur ne fasse pas un twist que je redoutais pour me dire que finalement ce roman n'était pas cousu de fil blanc... bingo... elle me l'a fait !!

Alors certes cela se finit bien et on peut s'en douter avant même de démarrer cette lecture mais j'aurais vraiment voulu autre chose.

Les aborigènes, quant à eux, apparaissent finalement très peu et même si Elizabeth Haran explique les difficultés de ce peuple par rapport au gouvernement australien, cela ne m'a pas suffi.

En bref, Le pays du soleil rouge est un roman qui vous fera un peu voyager en Australie et vous mettra peut-être les papillons dans le ventre si vous n'êtes pas trop exigeant. Par contre, n'allez pas penser qu'il égale Oceana de Tamara McKinley ou Le pays du nuage blanc de Sarah Lark parce que vous serez largement déçu. D'ailleurs, ce titre est un one-shot et non un début de trilogie. Ceci explique peut-être cela. Si vous voulez vraiment vous plonger dans un roman qui vous apporte un joli récit sur la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, je vous conseille davantage ces deux autres titres que ce roman là. Pour moi, c'est une déception amère parce que j'en attendais beaucoup et je n'ai rien eu de conséquent en retour. Tant pis pour moi !

mardi 14 mars 2017

Tu n'auras pas peur

Auteur : Michel Moatti
Editions : HC Editions (2017)
Nbre de pages : 462


Présentation de l'éditeur :
Tout commence par la remontée d'un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d'avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d'une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté. 
Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s'organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres " natures mortes " ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille " à l'ancienne ", se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.


Mon avis :

Et voilà le petit dernier de Michel Moatti que je me suis régalée de découvrir la semaine dernière. Cette fois-ci point de thriller historique. Nous plongeons au coeur même des médias, de la problématique de l'information qu'ils véhiculent à tout de champs et des répercussions que cela occasionne.

La première chose qui m'a marquée en démarrant ce roman c'est la forme bien singulière de l'écriture de Michel Moatti. Ayant lu, deux policiers historiques avant "Tu n'auras pas peur", je n'avais pas du tout pensé que l'auteur allait mettre son style au diapason. Alors que nous avons un style plus posé dans Retour à Whitechapel et Blackout baby, se mêlant parfaitement à l'époque dans laquelle on évolue, ici l'auteur use d'un langage plus commun. Avec cette facilité de passer d'un style à l'autre, l'auteur nous prouve à quel point son talent est grand.

Je ne développerai pas le début du roman. La présentation de l'éditeur est suffisamment explicite pour donner envie de se plonger dans ce titre.

Ce que je peux vous dire, par contre, c'est que le rôle des médias va être étudié ici avec minutie et nous démontrer, si cela est encore besoin de le faire, à quel point les journalistes d'investigation peuvent ouvrir la porte à des personnes en recherche de célébrité...

Faire le scoop, être le premier à donner des infos de premières importances même si cela doit engendrer un frein dans l'enquête... peu importe pourvu que cela fasse La Une des journaux papier ou internet d'ailleurs.

Michel Moatti, grâce au personnage de Lynn Dunsday, va nous faire entrer dans ce monde journalistique du web. Et c'est ce que j'ai beaucoup aimé, même si mon avis très tranché sur le rôle que jouent les médias dans notre Société actuelle m'a d'emblée rendu Lynn un peu désagréable, pour ne pas dire méprisable parce que, comme n'importe quel journaliste, elle veut être la première sur les lieux, savoir ce qu'il en est des corps retrouvés, quand quelles conditions...

Mais (parce qu'il y en a un et heureusement), au fur et à mesure qu'on avance dans le roman mais aussi grâce au personnage de Trévor Sugden, un autre journaliste plus posé même s'il a quand même ses sources pour obtenir ce qu'il veut, Lynn va évoluer dans sa façon de voir les choses et de les communiquer dans son réseau et au public. Et ça, j'ai adoré !

Comme à son habitude, Michel Moatti va nous créer des scènes de meurtre absolument impensables et chaque découverte va engendrer des révélations à vous couper le souffle.

Je me suis demandée comment il pouvait arriver à un tel degré de recherches et de précisions.

Car Tu n'auras pas peur n'est pas qu'une simple fiction. L'auteur nous bluffe encore en développant une fiction qui se nourrit de faits authentiques. Mais je n'en dirai pas plus pour vous laisser la surprise de ces découvertes qui m'ont littéralement clouée à mon canapé.

Et c'est encore là, la force de Michel Moatti : me surprendre à chaque lecture.

Non seulement son style me convient toujours autant mais ce qui marque avec Tu n'auras pas peur c'est à quel point les médias sont prêts à tout faire le buzz.

L'auteur n'hésitera pas non plus à mettre en avant des sites comme Bestgore ou Documentingreality qui sont des sites totalement légaux qui font passer des informations censurées ailleurs.

Encore une fois, Michel Moatti m'a fait passer un moment de stupeur et d'effarement lorsque l'on découvre l'envers du décor journalistique. Je savais déjà que de l'autre côté se trouvait le Dark net mais j'étais loin de me douter à quel point...

Grâce aux personnages de Lynn et de Trevor, on avance dans les enquêtes mais on se rend compte aussi de leur complicité malgré leur rivalité.

Tu n'auras pas peur a été une lecture un peu pesante mais ô combien nécessaire et prenante. Je ne peux que vous le conseiller car malgré le côté néfaste qui s'en dégage sur la façon dont l'information est donnée mais surtout utilisée, cela reste un excellent thriller que je ne regrette absolument pas d'avoir enfin lu.

lundi 13 mars 2017

C'est lundi... que lisez-vous ? (148)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Eh oui, seulement deux romans terminés la semaine dernière... mais peu importe la quantité vu que la qualité était là. Ecorchures de Tess Gerritsen a été une très bonne découverte qui m'a donné très envie de retrouver la plume de l'auteur et les personnages de Jane et Maura. Donc, j'ai une tonne de lectures à prévoir vu le nombre de bouquins que l'auteur a écrit.
Quant à Tu n'auras pas peur, j'ai mis près de la semaine pour le lire mais je me suis régalée encore une fois. L'écriture de l'auteur s'est adaptée à l'univers qu'il propose pour mon plus grand plaisir. Mon avis arrive dans la journée.

Ce que je suis en train de lire

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.
Vu que ma lecture VO m'accapare et m'obsède depuis que je l'ai commencée il y a une bonne semaine maintenant, je me suis dit que partir sur un roman contemporain me ferait du bien. J'avoue que si l'histoire est plaisante, j'ai quand même du mal à l'apprécier vraiment. Les personnages sont sympas mais il me manque un je-ne-sais-quoi. Ca me paraît un peu trop simple et j'ai vraiment du mal à ressentir les années 1940. Bizarrement, à chaque fois que je le prends, j'ai l'impression d'être au XIXème siècle et ça me bloque, ça me saoule. J'espère le finir aujourd'hui...


Et voilà le responsable de mon petit désintérêt pour les livres VF en ce moment. ACOTAR est juste un bouquin exceptionnel que j'engloutis dès que j'ai un peu de temps à lui consacrer. En un peu plus d'une semaine, j'ai lu plus de la moitié et autant dire qu'à ce rythme, je pense même le finir cette semaine. Je suis ravie de voir à quel point ce roman me plaît voire même m'obsède au point que j'ai du mal à le lâcher et je sais déjà que cela va être trèèèès dur de revenir à des lectures VF après lui. Tout me paraît tellement fade à côté. C'est déjà un coup de coeur et il me reste 170 pages à lire. Mon coeur va-t-il résister à la fin de ce tome ? En tout cas, je suis ravie d'avoir déjà dans ma PAL le tome 2 qui ne va pas traîner une fois ACOTAR terminé.

Ce que je lirai ensuite


Je ne m'en fixe que deux là encore vu que mon obsession pour ACOTAR risque de me pousser à lire ACOMAF plus vite que prévu. Il va falloir que je me freine sur la VO pour lire au moins ces deux là la semaine prochaine et vider ma PAL de SP. Ce sont deux romans qui me tentent beaucoup et que j'ai très envie de vous faire connaître.

Et vous ? Que lisez-vous ?
Profitez bien de votre semaine qu'elle soit livresque ou pas.

vendredi 10 mars 2017

Ecorchures

Auteur : Tess Gerritsen
Editions : Presse de la Cité (2017)
Nbre de pages : 348


Présentation de l'éditeur :
Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d'animaux sauvages ornant sa maison de Boston. Quelques jours plus tard, les restes d'une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L'inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés. Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Bostwana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott... Et si la traque avait repris à Boston ?


Mon avis :

Je n'avais jamais lu de Tess Gerritsen avant ce titre et j'étais très enthousiaste de faire enfin connaissance avec cette auteure dont j'avais entendu beaucoup de bien sur ses titres. C'est donc avec Ecorchures que je me suis lancée et j'avoue que je ne le regrette absolument pas.

Dans cet ouvrage, on va suivre deux périodes bien distinctes. La première va se situer au Bostwana lors d'un safari qui va tourner véritablement à une boucherie. La seconde va se dérouler à Boston où des meurtres vont être commis de manière, là aussi, ignobles.

Dès le début, j'ai été happée par cette écriture si fluide et si prenante de Tess Gerritsen. J'ai tout de suite su que cette auteure était faite pour moi tant, par sa façon de raconter et de décrire les choses, le lecteur est pris dans ses filets.

Mais Tess Gerritsen sait aussi mettre beaucoup d'interrogations au lecteur et avec Ecorchures on n'en manque pas : quel est le lien entre les morts au Bostwana et ceux de Boston ? Y a-t-il eu des survivants à ce safari ? Le guide était-il aussi pervers que ce qu'on veut nous le laisser croire ?

J'avoue qu'au départ j'étais davantage prise par la narration se situant en Afrique du Sud mais lorsque la jonction entre Boston et le Bostawana s'est faite, il m'a été impossible d'arrêter ma lecture parce que plus j'avançais et plus je me posais de questions. Les "et si..." se succédaient au point que mon cerveau partait en vrille voire même surchauffait au point de quasi combustion.

Parce que c'est là la force de ce roman : on ne sait jamais où l'on va et qui dit vrai. Nous sommes autant perdus que les flics qui mènent l'enquête.

Les personnages sont très bien construits et il y a toujours ce doute qui plane autour de tous ceux qui véhiculent de près ou de loin de ces meurtres.

J'avoue que je me suis posée beaucoup de questions sur les uns et les autres; j'ai fais des suppositions sur certains; j'ai hésité quand à me dire qui était le vrai coupable et même si à un moment donné je me suis dit "C'est lui !", parce que pour moi cela ne pouvait être qu'un homme, je n'étais réellement sûre de rien non plus. Toujours ce doute qui persiste...

Ecorchures est un thriller qui sait prendre ses lecteurs au dépourvu et même si par moment cela reste du genre classique, j'avoue que j'ai été bluffée par l'histoire. En tout cas, une chose est sûre, je ne suis pas persuadée de faire un safari un de ces jours...

Ecorchures est un très bon thriller qui garde le lecteur en haleine, avec des chapitres plutôt courts et bien rythmés au point que l'on ne voit pas les pages défilées. Certaine descriptions des meurtres demandent à avoir l'estomac bien accroché mais, de mon côté en tout cas, je me suis régalée et je vous le conseille fortement. D'ailleurs, les personnages de Jane (l'enquêtrice) et de Maura (la médecin légiste) m'ont tellement plus que je vais me pencher sur les ouvrages précédents pour mieux connaître leur passé.

mercredi 8 mars 2017

De feu et de neige

Auteur : Anne-Marie Pol
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 328 (ENC)


Présentation de l'éditeur :
1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est passionnément amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon 1er a décidé d'envahir la Russie ! Félicité et sa mère sont livrées à elles-mêmes dans la ville en guerre, alors que le Français est devenu l'ennemi du Russe. 
Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre, dans les flammes de l'incendie de Moscou, puis dans les steppes enneigées de la Russie...


Mon avis :

Voilà un ouvrage que j'étais curieuse de découvrir. D'abord parce que c'est un roman historique et j'adore les romans historiques. Ensuite, parce qu'il se déroule en Russie et c'est assez rare dans les romans jeunesse.

J'ai donc fait la connaissance de Félicité et de sa mère Julie d'Autin qui vivent dans la demeure de la Comtesse Golovina. Félicité a 16 ans et est très éprise du fils héritier de cette famille russe. Mais l'arrivée de Napoléon et de son armée pour envahir Moscou et la Russie vont entraîner ces personnages dans une guerre qu'elles n'auraient pas pu imaginer... Leur vie va basculer du jour au lendemain et leurs espoirs également...

C'est un roman que je me suis délectée de découvrir durant un week-end pluvieux. Engoncée dans mon canapé avec un thé bien chaud, j'étais partie à l'aventure avec Félicité et sa mère.

J'ai beaucoup aimé découvrir les personnages, l'Histoire de cette ville mise à sac par les soldats napoléoniens que je connais si peu.

J'ai suivi Félicité dans ses envies, ses espoirs, ses doutes et son désespoir.

Entre son envie de garder intact son amour pour Fédor, le fils de la Comtesse, et celui de rejeter ses racines françaises parce qu'elle se sent plus russe du fait qu'elle vit à Moscou depuis de nombreuses années, la vie de Félicité va vraiment être chamboulée lorsqu'elle va se rendre compte que pour les russes elle est une ennemie, une française.

Tout ce à quoi elle a cru va littéralement sombrer dans cette guerre qu'elle ne veut pas, qu'elle n'accepte pas. Et quand bien même, pourquoi cela entraînerait-il des changements pour entre elle et Fédor ?

On suis les illusions de cette adolescente dans un moment historique trouble.

Globalement, c'est très bien mené et l'écriture est plutôt agréable. L'ensemble vaut vraiment la découverte.

Le seul regret que j'éprouve vis-à-vis de ce roman est la façon dont l'auteur a doublé sa narration puisque l'on va avoir une narration en "je" lorsque Félicité va écrire dans son journal et une narration omnisciente racontée par l'auteur. J'ai trouvé cela dommage parce que cela ne m'a pas permis non plus de mettre totalement dans la peau de Félicité et de ressentir vraiment les émotions qu'elle avait à certains moments forts du roman.

Cette double narration est à double tranchant, si je puis me permettre et, pour moi en tout cas, cela m'a gâchée un peu ma lecture.

Mis à part cela, rien n'entache cette découverte et, comme je l'ai dit, l'ensemble est vraiment bien construit. J'ai passé un très bon moment avec Félicité et sa mère et je ne peux que vous poussez à tenter de le découvrir à votre tour.

lundi 6 mars 2017

Merlin : L'ultime maléfice (cycle 2 - tome 3)

Auteur : T.A. Barron
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 225


Présentation de l'éditeur :

L'heure de vérité a sonné pour Avalon ! Basile, le majestueux dragon, s'apprête à affronter Rhita Gawr, la créature qui a juré la perte des royaumes magiques. Mais au moment de livrer bataille, il se sent bien seul : son fidèle ami, l'enchanteur Merlin, manque à l'appel. S'il veut sauver Avalon, Basile devra repousser les limites de ses pouvoirs et puiser en lui une magie insoupçonnée...


Mon avis :

Dernier tome de ce cycle 2, j'ai été ravie de retrouver le dragon Basilgarrad mais aussi Merlin et son fils Krystallus, personnage que j'avais beaucoup aimé dans le tome précédent et qu'il me tardait de retrouver.

Ce tome clôture très bien ce deuxième cycle, même si les dangers ne sont pas totalement écartés.

Si le début a été un peu mollasson pour moi, c'était surtout parce que j'attendais de retrouver surtout Krystallus.

Je ne m'attendais pas à revoir Merlin ce qui fût une très belle surprise et le trio est génial sur la dernière partie.

Il y a bien sûr des pertes que l'on regrette et d'autres qui nous soulagent.

L'écriture est toujours aussi entraînante et agréable. Se trouver au coeur d'Avalon est toujours un vrai plaisir pour les férus de légendes arthuriennes, même si Arthur n'apparaît pas dans ce cycle puisqu'il est consacré à Merlin.

Il n'empêche que l'auteur commence à en parler un chouia, tout comme Merlin énonce le nom de La dame du lac.

Je suis très curieuse de voir ce que va donner le prochain cycle déjà paru en anglais avec des couvertures à tomber par terre. Jusque là les éditions Nathan les ont conservées et je croise les doigts pour que ça dure. Ce serait franchement dommage de passer à côté de cette superbe couverture 😍



Ce tome 9 des aventures de Merlin doit paraître en 2017 sans que j'ai plus de précisions, malheureusement. Il va falloir être patient avant de retrouver nos héros légendaires que l'on adore tant.



C'est lundi... que lisez-vous ? (147)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



 Ce fut une semaine un peu difficile. J'ai eu du mal à apprécier ma lecture des Noces meurtries surtout parce que j'avais du mal à accrocher avec le personnage d'Hélène qui est le personnage principal de l'histoire. Du coup, quand j'ai vu qu'avec le contemporain mon rythme s'était considérablement réduit, je suis repassée au thriller avec La maison de l'assassin. Mais là encore, je suis sortie un peu déçue de cette lecture alors même que j'aime beaucoup le personnage de Blum.
Je me suis alors décidée à prendre des valeurs sûres en jeunesse et je me suis lancée dans le dernier tome du cycle 2 de Merlin qui m'a fait passer un bon moment de lecture avec Basilgarrad et Merlin et ensuite De feu et de neige qui a été un jeunesse historique agréable à découvrir. Mes avis arrivent vite sur ces deux titres.

Ce que je suis en train de lire

Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d'animaux sauvages ornant sa maison de Boston. Quelques jours plus tard, les restes d'une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L'inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés. Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Bostwana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott... Et si la traque avait repris à Boston ?

Pour l'instant, tout se passe bien et j'espère le finir aujourd'hui ou demain au plus tard. C'est ma première lecture de l'auteur mais j'adhère totalement.


Feyre's survival rests upon her ability to hunt and kill Â? the forest where she lives is a cold, bleak place in the long winter months. So when she spots a deer in the forest being pursued by a wolf, she cannot resist fighting it for the flesh. But to do so, she must kill the predator and killing something so precious comes at a price ...
Dragged to a magical kingdom for the murder of a faerie, Feyre discovers that her captor, his face obscured by a jewelled mask, is hiding far more than his piercing green eyes would suggest. Feyre's presence at the court is closely guarded, and as she begins to learn why, her feelings for him turn from hostility to passion and the faerie lands become an even more dangerous place. Feyre must fight to break an ancient curse, or she will lose him forever.

Je n'ai lu qu'une soixantaine de pages mais j'accroche très bien tant à l'histoire qui est prenante qu'à l'écriture que j'adore. Si vous ne le savez pas encore (mais est-ce possible ?), ce roman est sorti en VF début février sous le titre de "Un palais d'épines et de roses" et il fait un carton !

Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux mais j'espère bien pouvoir en caser un troisième. Je croise les doigts pour que mon rythme soit effréné cette semaine.

Je vous souhaite une excellente semaine livresque... ou pas.

dimanche 5 mars 2017

La maison de l'assassin

Auteur : Bernhard Aichner
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 274


Présentation de l'éditeur :
Il y a deux ans, Blum a retrouvé les cinq responsables de la mort de son mari, Mark, et les a froidement éliminés un à un pour assouvir sa vengeance... Aujourd’hui, alors qu’elle a tout juste appris le décès d’une soeur jumelle, Björk, dont elle ignorait l’existence, les restes de l’une de ses cinq victimes viennent d’être exhumés. Bien vite, la police va faire le lien. La personne ayant procédé à la mise en bière du corps sera la première suspectée – à savoir Blum, qui dirige une entreprise de pompes funèbres. Elle décide alors de prendre la fuite et trouve refuge en pleine Forêt Noire, dans la famille de Björk. Mais, alors qu’elle s’y croit en sécurité, le piège se referme sur elle. Hier chasseuse, Blum est aujourd’hui la proie…

Mon avis :

J'avais lu, l'année dernière, le premier tome, Vengeance, que j'avais beaucoup aimé et dévoré en peu de temps. J'avais adoré le personnage de Blum qui était prête à tout pour venger la mort de son mari. D'ailleurs, si vous voulez vous lancer dans cette lecture, l'ouvrage vient de paraître en poche aux éditions Pocket.

Il ne m'en a pas fallu plus pour vouloir lire cette suite et retrouver Blum et sa famille. Je voulais voir comment aller se poursuivre son histoire et si j'allais être aussi prise dans les mailles de ce roman que le précédent.

Le départ m'a beaucoup accrochée. Je n'ai pas pu lâcher le bouquin jusqu'à une centaine de pages lues. On découvre que Blum avait une soeur jumelle alors qu'elle n'en savait rien et elle décide d'aller voir l'exposition où son corps a été mis au vu et au su des visiteurs... Et là, l'aventure commence.

C'est accrocheur, c'est prenant mais j'ai trouvé aussi qu'au bout d'un certain temps cela stagnait un peu et il y avait beaucoup de répétitions sur le passé de Blum, ce qu'elle aurait pu faire, ce qu'elle était devenue depuis la mort de son mari...

On ressent que cette jeune femme est toujours aussi perdue sans l'amour de sa vie, celui qu'elle a perdu deux ans plus tôt.

Cela démontre aussi la fragilité psychologique du personnage et cette volonté qui est toujours la sienne de vouloir une famille qui l'aime et qui prenne soin d'elle. C'est ce qu'elle a toujours voulu depuis sa plus tendre enfance et qu'elle n'a jamais eu, excepté lorsqu'elle a rencontré Mark qu'on lui a arraché du jour au lendemain...

Elle va rencontrer la famille de sa soeur, Björk, et des liens vont commencer à se tisser mais est-ce vraiment pour son bonheur ?

Je me suis doutée, dès le début, qu'il y avait anguille sous roche et j'ai su dès le départ qui était le coupable...

Cela m'a un peu déçue parce que j'aurais aimé, finalement, que l'auteur me surprenne davantage, comme cela avait été le cas avec Vengeance.

De plus, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment beaucoup d'action dans ce titre là, mis à part un peu au début et vers la fin.

Le rythme est tellement inégal que par moment j'avais du mal à me fixer sur le roman, me demandant quand cela allait décoller vraiment et si Blum allait enfin agir au lieu de se morfondre et de se poser trop de questions qui la font tourner en rond.

L'écriture est quant à elle agréable et fluide. Ca se lit donc très bien et rapidement.

Le problème vient seulement des personnages que j'ai trouvé un peu plus creux que dans l'ouvrage précédent et une histoire qui traîne un peu en longueur par moment.

C'est un brin dommage parce que la fin est encore ouverte ce qui indique qu'il y aura une suite. Quant à savoir si je la lirai, je ne le sais pas encore. Je suis quand même très attachée à Blum et à son rêve de vouloir absolument une vraie famille qu'elle n'a jamais eu mais j'espère jusque que le prochain sera plus dans l'action. Je verrai donc en temps et en heure.