jeudi 17 août 2017

Des garçons bien élevés

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (2015)
Nbre de pages : 427


Présentation de l'éditeur :


Ils sont sept.
Ils se connaissent depuis vingt ans, tous anciens élèves de la très prestigieuse école de Potter's Field.
Des hommes venus des meilleures familles, riches et privilégiés.
Mais quelqu'un a décidé de les égorger un à un.
Quel secret effroyable les lie ?
Sur quel mensonge ont-ils construit leur vie ?

L'inspecteur Max Wolfe va mener l'enquête, depuis les bas-fonds de Londres jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir. Au péril de sa vie.


Mon avis :

Tout commence par un prologue déconcertant, affligeant, impensable par son ignominie. L'entrée en matière est extrême. Je n'en dirai pas plus sinon vous seriez mis sur la piste de ce qui va se dérouler dans le roman...

Et puis, démarre le chapitre 1 et on se retrouve propulser plusieurs années plus tard aux côtés de l'inspecteur Wolfe. Il a la trentaine, élève seul sa fille de 5 ans. Où est passée sa femme ? Qu'est-il advenu d'elle ? Là encore, l'auteur ne nous dévoile rien... pour l'instant.

Wolfe est un flic avec du caractère qui m'a beaucoup plu. Ce genre de mec qui n'hésite pas à aller contre les décisions de ses supérieures parce qu'il sait au fond de lui qu'ils se plantent. Son attitude ne plaît pas mais force est de constater que bon nombre de fois, Wolfe a eu raison. Même si son comportement ne plaît pas, le fait d'éviter un énième acte de terrorisme lui vaut une promotion et il se verra transférer aux Homicides dont le service est géré par le DCI Mallory (inspecteur en chef) afin de résoudre une succession de meurtres atroces.

C'est un roman que j'ai adoré découvrir tant dans son écriture que dans ses personnages et son intrigue.

Cette dernière est très bien menée du début à la fin. Je n'ai jamais su qui avait pu agir avant les révélations, même si j'avais par contre trouvé la motivation sur ses meurtres.

Le style est addictif, très fluide et prenant à tel point qu'il est difficile voire même quasiment impossible de lâcher le roman avant la fin.

Le rythme est là grâce à des chapitres entraînant qui se lisent hyper vites malgré leur petite longueur.

J'ai de suite accroché à l'inspecteur Wolfe parce qu'il traîne une part d'ombre dans sa vie personnelle mais aussi parce qu'il prend sur lui pour essayer de garder son calme alors que son caractère est très loin d'être serein, apaisant. C'est une boule de nerfs que l'on apprend à découvrir petit à petit, tout comme ses nouveaux collègues de boulot qui n'ont pas une bonne opinion de lui.

C'est un homme qui ira jusqu'au bout de ses convictions quoi qu'il puisse lui en coûter, même s'il n'oublie jamais qu'il est papa...

Lorsque je suis entrée dans ce roman, je ne m'attendais pas à découvrir une histoire aussi sombre et cruelle qui m'a profondément touchée et marquée.

Je ne peux pas vous en dire plus, malheureusement, parce que cela risquerait de vous mettre sur la piste de ce qu'il va se passer ici mais honnêtement si vous aimez les thrillers bien menés avec un inspecteur qui n'a pas froid aux yeux quoi que cela puisse lui en coûter, foncez !

En bref, Des garçons bien élevés a été une excellente découverte qui met en exergue un personnage récurrent, Max Wolfe, que j'ai regretté de quitter à la fin de ce tome. Heureusement pour moi, j'ai la suite des enquêtes de Max dans ma PAL et j'ai hâte de la découvrir.

Je vous précise aussi que ce titre là est paru en format poche aux Editions Points si cela peut davantage vous inciter à le découvrir à votre tour.

vendredi 11 août 2017

Tout plutôt qu'être moi

Auteur : Ned Vizzini
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 429

RENTREE LITTERAIRE 2017
A paraître le 17 août 2017



Présentation de l'éditeur :

Comme beaucoup d’adolescents, Craig est bien décidé à réussir sa vie. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York, de celles qui font de vous un homme et assurent votre avenir. Seulement, au bout d’un an, il ne mange plus, ne dort plus, n’arrive plus à se lever, pense sans arrêt à ses devoirs, ses exams et à la jolie copine de son meilleur ami. Pour faire front à tout ça, il ne trouve d’autre solution que de fumer de l’herbe en glandant pendant des heures. Craig est pris dans une spirale d’anxiété, d’inquiétudes, de peurs qui l’acculent et le paralysent. Comment en est-il arrivé là ?



Mon avis :

Ce roman a été d'abord publié aux Editions La Belle Colère que j'ai connues il y a peu en lisant Nous, les déviants que j'ai adoré.

Dans Tout plutôt qu'être moi, on va faire la connaissance d'un adolescent de 15 ans, Craig, extrêmement intelligent et ayant réussi le concours de la meilleure prépa de New York qui lui ouvrira les portes de Wall Street.

Malheureusement, après avoir réussi le concours d'entrée dans cette école prestigieuse, Craig tombe petit à petit dans la dépression et nous allons suivre son parcours que j'ai beaucoup aimé lire.

Autant dire que je pensais avoir affaire à un roman qui me plomberait le moral avec un adolescent qui tomberait bien bas et qui aurait du mal à remonter la pente.

Je pense que si cela avait été le cas, mon cœur de maman ne l'aurait pas supporté.

Or, j'ai été très surprise de constater que ce livre se lit avec une facilité déconcertante, d'autant qu'il est bourré de petits moments drôles et touchants.

Craig est un gamin qui se pose tellement de questions sur sa vie après l'école qu'il s'en rend littéralement malade. Le fait d'être entré dans cette école prestigieuse va le bouffer de l'intérieur.

Et là, en tant que parent, je me suis surtout rendue compte à quel point ces écoles de prépa pouvaient être un enfer pour nos gamins. Toujours être au top, le meilleur parmi les meilleurs est un sentiment tellement difficile à porter que j'avoue que pour un gamin de 15 ans, ça ne doit pas être évident du tout.

J'ai vécu cette lecture avec d'autant plus d'angoisse que ma fille souhaitait faire une classe de prépa ingénieur et qu'une de ses copines est entrée dans l'une d'elle depuis cette année...

Les difficultés sont là et bien là. C'est un sujet sensible parce qu'on parle d'élite et qu'on ne touche pas à ces écoles si bien notées.

Pourtant, la vie que mène les élèves est loin d'être idéale et il faut un moral d'acier et une santé de fer pour tenir la barre.

Craig nous explique très bien ce qui l'angoisse et il devra prendre sa décision pour arriver à se sortir de ce cercle infernal. Pas facile lorsque l'on a 15 ans, que l'on a bossé tellement dure pour accéder à ce genre d'école.

Faut-il continuer au risque que la santé se détériore d'autant ? Peut-on envisager une autre carrière que celle que l'on s'était fixé tout simplement parce que le cerveau ne fonctionne pas comme on le voudrait ? Comment vont réagir les parents ?

Autant de questions, autant de pression.

Tout plutôt qu'être moi est un excellent roman qui parle d'un sujet que l'on aborde peu : la dépression chez l'adolescent. Mais c'est tellement bien mis en avant, tellement bien mené par une écriture simple, drôle, très fluide et accrocheuse qu'à aucun moment je ne me suis sentie abattue.

Ned Vizzini a fait un roman très beau, très drôle et très touchant avec un personnage que j'ai adoré suivre durant ces 400 pages.

La rentrée littéraire, cette année, nous propose vraiment des livres de qualité, et chez 10/18, avec ce titre là, j'en fais même un joli coup de cœur et je vous le conseille fortement.


jeudi 10 août 2017

Une histoire des loups

Auteur : Emily Fridlund
Editions : Gallmeister (2017)
Nbre de pages : 296


RENTREE LITTERAIRE 2017
A paraître le 17 août 2017


Présentation de l'éditeur :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu'il soit trop tard.


Mon avis :

Premier roman de la rentrée littéraire 2017 que je lis et je dois dire que j'ai encore reçu une claque avec ce roman des éditions Gallmeister. 

Ici, nous allons suivre Madeline, une adolescente de 15 ans, vivant au fin fond d'une forêt avec ses parents. 

L'atmosphère est plutôt bizarre dès le début : on comprend que Madeline épie ses nouveaux voisins, un couple avec un jeune enfant de 4 ans et va petit à petit s'insérer dans leur existence. Elle deviendra même la nounou de Paul, le fameux gamin. 

On ne nous dit pas grand'chose des parents de Madeline ; on ne nous les décrit que rarement. On sait juste qu'ils vivent assez éloignés de la ville. On comprend qu'il s'agit sûrement d'une réserve (indienne?) mais rien n'est dit franchement. 

En général, je n'aime pas vraiment ces romans où l'on me laisse deviner les choses. Je suis quelqu'un qui aime que tout soit clair et précis dans ce que je lis. Pourtant, ici, je me suis laissée emporter par la narration de Madeline. 

On comprend aussi que quelque chose est arrivé à Paul puisque, lors de sa narration, Madeline (qui se fait appeler Linda lorsqu'elle rencontre ses voisins) va parler d'un procès. 

Tout au long du roman, on va être sur cette interrogation de savoir ce qui est arrivé à Paul, pourquoi et comment cela s'est produit. 

Cette tension pour connaître la vérité, assortie d'une ambiance ambivalente avec des personnages très bizarres dans leurs comportements, font que le lecteur poursuit sa lecture et garde toujours autant de questions qu'au début. 

Je ne vous parlerai pas des thèmes abordés dans ce roman sous peine de vous mettre sur la voie de ce qui est arrivé à Paul. Mais je peux vous dire que plus j'avançais et plus je commençais à comprendre ce que Madeline essayait de nous expliquer. 

Les mots sont difficiles à sortir et elle se confie petit à petit. 

Ce roman est un peu comme un journal intime qu'elle nous confierait. Sa façon de se vider l'esprit, de se chercher une porte de sortie, une sorte de rédemption face à ce qu'elle a fait ou n'a pas fait. 

En tout cas, j'ai passé un excellent moment avec cette lecture très étrange qui ne plaira pas à tout le monde. Je m'attendais à quelque chose de sanglant, à un genre thriller oppressant qui me ferait me retourner le cerveau. 

Si vous cherchez le côté bien stressant du thriller, passez votre chemin. Ce roman n'est pas du tout de ce style là. Par contre, il est effectivement oppressant dans le sens où on se pose beaucoup de questions sur les uns et les autres, sur le fait que cette tension monte au fur et à mesure que Madeline dévoile les choses. 

En bref, Une histoire des loups est un roman qui m'a beaucoup plu, qui garde un rythme assez lent et dont il faut prendre son temps pour le déguster. Si vous faites partie de ces lecteurs, aucun doute qu'il vous accaparera et vous emportera du début à la fin.

mercredi 9 août 2017

Le tricycle rouge

Auteur : Vincent Hauuy
Editions : Hugo Thriller (2017)
Nbre de pages : 490


Présentation de l'éditeur :
Noah Wallace est un homme usé, l'ombre du brillant profileur qu'il était jusqu'à ce qu'un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d'un crime atroce au Canada l'implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?


Mon avis :

Après un roman tel que La marche du mort, j'avais envie de me plonger dans un thriller qui me ferait passer un moment suffisamment stressant, angoissant, perturbant que j'en oublierai les personnages de Gus et Call et toutes les émotions par lesquelles j'étais passée avec le roman de Larry McMurtry.

J'ai jeté mon dévolu sur Le tricycle rouge de Vincent Hauuy et très honnêtement :  qu'est-ce que j'ai bien fait !

Comme d'hab', je ne referai pas de résumé vu que celui des éditions Hugo est suffisamment complet pour vous mettre l'eau à la bouche.

Ce que vous avez besoin de savoir pour vous laisser tenter par cette lecture, c'est que le personnage de Noah m'a tellement plu et m'a fait me poser tellement de questions, que je n'arrivais pas à lâcher ce bouquin.

C'est un homme meurtri dans sa chair et sa tête à cause d'un grave accident de voiture subi cinq ans en arrière, lors d'une course poursuite contre un serial killer qui lui avait enlevé sa fiancée.

Noah était profiler à cette époque et même s'il travaille dans une toute autre activité depuis son accident, il reste quand même disponible pour la police, surtout que de nouveaux meurtres sont perpétrés et qu'ils ressemblent étrangement à ceux commis par le tueur qui lui a gâché sa vie.

Mais pourquoi le titre ? Tout simplement parce que le prologue commence par un accident dont est victime un petit garçon dévalant une route à toute vitesse sur un tricycle rouge... mais pourquoi ce garçon est-il nu ? Que fuit-il ?

Ca, il faudra lire le roman pour le savoir et je peux vous promettre qu'à aucun moment vous ne saurez qui est ce gamin et ce jusqu'à la fin.

Ce livre est magnifiquement écrit et organisé dans son intrigue.

Les personnages sont bluffants à tel point que l'on ne s'imagine pas du tout ce qu'ils nous réservent.

Entre Noah et ses difficultés physiques mais aussi et surtout ses capacités mentales qui m'ont fait délirer d'angoisse et tout ceux qui gravitent autour de lui durant l'enquête, je me suis laissée emporter, abuser par l'auteur.

Il y a aussi le personnage de Sophie, jeune journaliste-blogueuse, qui n'est pas en reste et on se demande bien ce qui pourra lier Sophie à Noah.

Et là encore, vous allez être scotché par les révélations.

Ce roman se lit très rapidement, même si, comme je l'ai déjà dit, en ce moment j'ai plutôt un rythme d'escargot-tortue faisant une grosse sieste. Autrement dit, j'ai mis un peu plus de 4 jours pour en venir à bout mais cela n'est pas dû à un manque d'envie ou d'intérêt. Bien au contraire.

Les chapitres sont courts et très bien rythmés au point qu'on les enchaîne pour en savoir toujours plus.

En bref, Le tricycle rouge est un excellent page-turner que je ne peux que vous conseiller afin d'entrer dans la vie de Noah, de Sophie et tout ce qui se passe autour d'eux. Vous noterez d'ailleurs que si ce titre a reçu le Prix Michel Bussi ce n'est pas pour rien non plus... 😃

mardi 8 août 2017

La marche du mort / Lonesome Dove : Les origines

Auteur : Larry McMurtry
Editions : Gallmeister
Collection : Totem
Nbre de pages : 522


Présentation de l'éditeur :
Aux confins d’un Texas encore sauvage, les jeunes Augustus McCrae et Woodrow Call viennent de s’engager pour faire régner un semblant d’ordre dans ce pays en devenir. Sous-équipés, piètrement entraînés et mal dirigés, ils s’apprêtent à traverser une série d’expéditions et d’aventures plus dangereuses les unes que les autres. Tour à tour poursuivis par des Indiens, l’armée mexicaine ou des ours, ils devront se battre au milieu d’une nature hostile. Heureusement que les femmes sont là pour les laisser rêver à des jours meilleurs. Ce premier roman de la série Lonesome Dove nous présente la génèse du plus grand des westerns littéraires.


Mon avis :

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Pauline d'Entre les pages et même si nous avons lu ce roman en décalage, lorsque nous en avons papoté par la suite, nous avons ressenti autant de frénésie et d'envie folle de retrouver les personnages et le regret d'avoir quitté trop tôt l'ambiance et les aventures qu'ils nous avaient fait vivre durant plus de 500 pages.

Ce roman fait partie d'une série et il est celui qui va nous faire connaître deux personnages que j'ai beaucoup aimé découvrir : Augustus McCrae (surnommé Gus) et Woodrow Call (appelé Call).

Le roman est scindé en quatre parties dont les deux premières font état de deux expéditions qui ne seront pas menées comme Gus et Call l'espéraient. C'est dans la première partie que les deux hommes vont se rencontrer et qui scellera leur amitié.

Bigfoot Wallace
Ils s'engagent comme Texas Rangers, espérant ouvrir une nouvelle voie vers le Nouveau Mexique dans la première partie puis faire fortune dans la seconde.

Deux expéditions que j'ai adorées suivre mais qui tournent vraiment au carnage avec ces indiens qui les suivent et les poursuivent.

Nous allons rencontrer les grands noms de l'histoire du western comme Bigfoot, Buffalo Hump (chef comanche), le major Chevallie (que l'on verra dans la première partie) et bien d'autres encore que je ne veux pas vous dévoiler pour ne pas vous enlever le plaisir de la découverte.
Buffalo Hump

Dans ce tome, et à travers ces expéditions qui finiront davantage par être de véritables aventures, nous allons nous « balader » aux côtés de Gus et Call qui sont très différents l'un de l'autre.

Le premier ne rêve que de fortune, mariage ou partager son lit avec des putains, sans oublier l'alcool, alors que le second est plus réservé et réfléchi dans son rôle de rangers.

Les échanges qu'ils nous donnent dans ce roman sont exceptionnels et offrent au lecteur ce côté dépaysant, d'autant que leur route sera semée d'embûches entre les comanches, les apaches, les ours, la chaleur ou le froid et le manque d'eau.

Nous sommes dans un roman typiquement western que j'ai adoré découvrir du début à la fin, avec une écriture très agréable, fluide et prenante.

Je ressentais toutes les angoisses de ces hommes tentant de rallier le Texas au Nouveau Texas ; j'ai senti la chaleur ou le froid me prendre en même temps qu'eux durant leurs périples ; j'ai angoissé aussi lorsque les indiens étaient à proximité parce que l'auteur ne nous cache pas la façon qu'ils ont de « jouer » avec les Blancs qui essaient d'élargir leur territoire au détriment des aborigènes.

D'un côté, j'étais cette femme blanche qui craint les indiens pour ce qu'ils faisaient subir à l'envahisseur et d'un autre je n'arrivais à accepter les horreurs qu'ils commettaient. Mais je pensais la même chose vis-à-vis de ces texans qui ne comprenaient pas ces indiens.

C'est en cela que j'ai beaucoup aimé Call qui petit à petit se rend compte de l'avantage que les autochtones avaient sur eux et il comprenait d'autant plus pourquoi ils avaient toujours une longueur d'avance sur l'expédition, pourquoi les indiens ne crevaient pas de faim, ni de soif. Comment, ils arrivaient à leur voler leurs chevaux sans que le groupe de rangers s'en aperçoive...

Call est un homme réfléchi qui réalise que pour s'en sortir, il va falloir qu'il évolue comme les indiens et peut-être faire comme eux, apprendre leur façon de progresser dans les déserts, se cacher sans être vu, combattre sans être victime...

Gus est totalement à l'opposé et j'avoue que par moment il m'énervait de foncer tête baissée uniquement pour être à la hauteur de Call. Un brin de jalousie s'installe...

Mais il y a aussi tous les autres personnages pour lesquels j'ai ressenti tellement d'empathie que je regrette tellllllement de les avoir quittés depuis maintenant près d'une semaine. Il n'empêche que malgré ça, le livre me reste en mémoire. Je revois parfaitement certaines scènes; je ressens encore cette chair de poule face aux descriptions des scalps, ou de la traversée d'un désert...

Si vous vous lancez dans cette lecture, nous ne le regretterez pas.

La marche du mort est un roman extraordinaire qui va vous emporter au Texas du 19ème siècle avec des Texas Rangers qui valent vraiment le détour, avec des paysages à couper le souffle et une fin qui ne donne qu'une seule envie continuer l'aventure avec ceux qui restent...

Parce que l'auteur ne ménage pas ces personnages, loin de là. Il y a de belles rencontres mais aussi beaucoup de pertes...

Alors si vous êtes férus d'aventure, de grands espaces, d'indiens et tutti quanti, n'hésitez pas une seconde à commencer cette saga phénoménale avec Les origines de Lonesome Dove. Quant à moi, j'ai noté les autres tomes de cette série que j'espère découvrir très prochainement, avec notamment Lune comanche qui est le deuxième volet.

lundi 7 août 2017

The Blackstone Affair : Ne t'enfuis pas (T3)

Auteur : Raine Miller
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 442


Présentation de l'éditeur :
Ils se déchirent. Ils se retrouvent.
Alors qu'Ethan et Brynne aspiraient désormais au bonheur parfait, leurs passés respectifs resurgissent. Un homme dont Brynne aurait aimé ne plus jamais entendre parler refait surface. De son côté, Ethan est de nouveau happé par ses cauchemars, qui le pressent vers les sombres souvenirs de sa jeunesse dans les Forces spéciales, des souvenirs qu'il se refuse à affronter. 
Un terrible accident dont Ethan réchappe de justesse leur fait finalement prendre conscience de leur devoir d'embrasser leur passé pour enfin se consacrer à l'avenir.


Mon avis :

Ce tome clôt la série consacré à Ethan et Brynne et j'étais curieuse de voir ce que l'auteur allait y mettre dedans parce que pour moi le tome 2 permettait de finir en beauté l'idylle entre ces deux personnages.

Alors, effectivement, il y a un besoin de faire ce tome là pour régler définitivement certaines choses mais cela traîne quand même un peu en longueur pour que cela arrive.

Jusqu'à, approximativement la moitié du bouquin, je me disais que c'était utile mais sans plus et puis il y a cette personne que doit rencontrer Brynne et puis les soucis effectivement d'Ethan avec ses cauchemars.

Je pensais d'ailleurs que ce tome allait se consacrer davantage sur ce syndrome de stress post-traumatique alors que finalement ce n'est pas vraiment le cas. On en parle bien sûr mais l'auteur ne se concentre pas uniquement sur ça et j'ai trouvé que c'était dommage.

Il sera difficile de parler de ce qu'il se passe même au début du roman parce que cela va vous spolier complètement le tome 2.

Mon avis va donc être très court.

Globalement, le tome est bon et à de l'attrait. Je ne me suis pas ennuyée et j'ai une affection toute particulière pour Ethan même si son côté trop protecteur m'énerve un peu.

Cela se lit très bien et très vite, même si j'ai mis 4 jours pour en venir à bout par manque de temps.

En tout cas, j'ai été ravie de retrouver ce couple auquel j'ai très bien accroché dès le début et même si les scènes de sexe sont encore très présentes en début de tome, cela se calme par la suite parce qu'Ethan et Brynne ont bien d'autres soucis à régler...

La trilogie est agréable, même si elle a ses petits défauts. Je n'ai pas regretté de l'avoir lue et comme l'auteur ne sait pas si les aventures de Brynne et Ethan vont s'arrêter là, il est très probable que je les retrouve un jour ou l'autre, sans que cela me dérange.

Et vous ? Vous sentez-vous prêtes à les découvrir à votre tour ?

En tout cas, je l'espère...