mercredi 29 mars 2017

Du feu de l'enfer

Auteur : Sire Cedric
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 555
Collection : Sang d'encre


Présentation de l'éditeur :
Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal 
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera 
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 
Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau 
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.


Mon avis :

Lire Sire Cedric chaque année, c'est comme lire du Thilliez. C'est un passage obligé !

Cette année, je ne me suis pas laissée influencer par mes lectures plus anciennes de l'auteur dans lesquelles on retrouvait beaucoup de fantastique. Déjà, l'année dernière avec Avec tes yeux, j'avais trouvé que le côté fantastique était moins présent et du coup j'avais été un peu déçue de ma découverte, même si l'ouvrage était très bon et l'écriture toujours aussi plaisante et addictive. Mais cette année, je ne voulais pas faire la même erreur.

J'ai donc plongé dans ce dernier opus sans a priori. Je me suis laissée porter et surtout emporter dans une histoire magistrale et ô combien horrifique.

L'histoire se déroule du côté de Montpellier et ses environs. Manon est une jeune thanatopractrice qui vit seule. Son frère, Ariel, son cadet d'un an, est plutôt du style "cherche merde". C'est le petit trafiquant qui perd trop vite son boulot et qui a du mal à en retrouver. Il a le don de se mettre dans les ennuis mais surtout d'y entraîner sa soeur... Alors qu'une nuit, Ariel retourne chez Manon parce que sa nana l'a encore foutu à la porte, le voisin du dessus va être retrouvé mort, les veines des deux poignets tranchées jusqu'au coude. La police conclut à un suicide. Pourtant, Manon est sceptique. Pourquoi ce voisin qu'elle connaissait assez bien en est-il venu à une telle extrémité ? Pourquoi Ariel reste-t-il autant en retrait ? La machine est en marche et l'on plonge direct dans un enfer dont on ne ressortira pas indemne.

Encore une fois, Sire Cedric m'a bluffée.

D'abord parce que le roman est très rythmé et ce dès le prologue.

Dès les premières pages, vous êtes mis face à une secte totalement abjecte. Ses membres sont des tarés à un degré inimaginable.

D'emblée, l'auteur vous met dans l'ambiance de son roman et une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher.

Les personnages sont très charismatiques. En tout cas, Manon, malgré son petit gabarit, n'a rien à envié aux gros méchants. Elle en veut et malgré ses angoisses, elle fonce direct pour savoir ce qu'il en est.

Son frère, lui, est moins déterminé, plus peureux. Combien de fois m'a-t-il tellement énervée par son comportement égoïste que je l'aurais bousculé, giflé et bougé pour qu'il fasse quelque chose. J'avais envie de lui crier "mais merde ! C'est à cause de toi que ta soeur en est là ! Alors fais quelque chose !!"

La police, très présente bien entendu, offre son lot de questionnements sur ceux qui la compose et leur motivation dans l'enquête. Car les meurtres se succèdent partout où passent Manon et Ariel... Des coupables de premier choix !

Les boucs émissaires sont nommés mais qu'en est-il réellement des coupables ?

Plus j'avançais et plus j'étais bluffée parce que l'auteur nous sert un pan de la grande Histoire dans la petite et ça je ne m'y attendais pas. C'est un joli coup de maître que j'ai adoré.

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et les chapitres sont tellement courts et rythmés qu'ils s'enchaînent à une vitesse folle.

Du feu de l'enfer fait couler beaucoup de sang et le lecteur arrive même au bord de la folie avec tous ces meurtres qui s'organisent si minutieusement que l'on se demande quand et comment cela va se terminer.

Sire Cedric signe là encore un grand roman qui ne manquera pas de convaincre son public qu'il a une place de choix dans les auteurs français. Le plus dur maintenant est d'attendre cette suite qui nous promet un final grandiose. J'en reste persuadée !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire