vendredi 15 septembre 2017

Je suis innocent

Auteur : Thomas Fecchio
Editions : Ravet-Anceau (2017)
Nbre de pages : 300


Présentation de l'éditeur :
Six heures du matin. Des hommes armés déboulent dans la chambre de Jean Boyer. Dans un état de semi-conscience, le quinquagénaire a le temps d'apercevoir leurs brassards siglés « police ». Mauvais signe, surtout pour lui, ex-taulard relâché après trente ans passés derrière les barreaux. Ses crimes ? Meurtre et viols à répétition. Ce jour-là, c'est le capitaine Germain qui lui passe les menottes. Le cadavre de Marianne Locart, une étudiante originaire de Soissons, a été retrouvé enterré près du domicile du suspect, un bras sortant de terre. La première victime de Boyer avait subi le même sort. Pour la Justice, pour les médias et pour les politiques, le récidiviste devient le suspect idéal. Pourtant, Germain doute de la culpabilité de l'interpellé qui ne cesse de répéter « Je suis innocent ». Mais l'engrenage est enclenché. À ce stade, Boyer n'a plus qu une solution pour s'en sortir : débusquer le meurtrier de Marianne.


Mon avis :

Cela fait presque une semaine que j'ai terminé cet ouvrage et j'ai voulu attendre un peu avant de faire mon avis pour arriver à savoir si j'avais aimé ou pas. Force est de constater qu'au bout de plusieurs jours, il m'est toujours impossible de répondre à cette question.

Dooooonc, je vais quand même vous dire ce qu'il en est de cette histoire et le ressenti global que j'en ai. De toute façon, attendre encore ne m'apportera pas plus d'éclaircissements...

Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement l'auteur pour m'avoir fait parvenir son ouvrage. Qu'il ne s'inquiète pas, mon avis n'est ni très élogieux ni négatif.

Je ne referai pas de topo comme on peut en trouver sur d'autres blogs. Pas besoin d'en dire davantage que ce que la présentation de l'éditeur nous donne. Le mieux, c'est de vous plonger direct dans l'ouvrage de Thomas Fecchio pour y découvrir toute la mise en scène horrible que l'Homme arrive à concevoir...

Il y a des meurtres. Forcément, nous sommes dans un policier et j'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage de ce roman : sombre, inquiétante et en même temps terriblement pleine de tension avec le fameux personnage de Jean Boyer que l'on cherche à tout prix à rendre coupable d'un crime dont il se dit innocent.

Alors innocent ou pas ?

J'ai eu ma part d'interrogations à cet égard. Peut-on réellement faire confiance à un homme qui a été emprisonné pour divers meurtres horribles et alors même que sur la dernière victime, la façon d'opérer était la même ? Doit-on croire tout ce qui sort de cette bouche quand bien même cet homme explique lui-même que ce qui se passe est dû à sa mauvaise étoile ?

D'emblée, on prend partie pour cet homme ou on le croit coupable ou en tout cas on ne croit pas forcément tout ce qu'il nous raconte, même si on le voudrait bien. Après tout, le meurtre s'est déroulé dans un endroit qu'il connaît très bien...

Heureusement pour Jean, le flic qui va être chargé de cette enquête va petit à petit réaliser que cet homme n'est peut-être pas le coupable et aller à contre-courant de ce que son chef lui demande.

Une enquête dans l'enquête parce que Germain fait partie de ces hommes qui suivent leurs convictions et malgré le charisme qu'il affiche, il est loin d'être de ces flics qui usent de la violence ou de l'intimidation pour avancer...

Germain est un enquêteur qui sort du lot que j'ai quand même bien apprécié de découvrir, surtout que la façon dont il a été élevé par sa mère a forcément des conséquences sur ces choix, sa façon de faire les choses et d'agir.

Je suis innocent est un roman policier dont l'intrigue est extrêmement bien menée et même si j'ai trouvé certaines choses avant que l'auteur ne les révèlent, cela ne m'a pas empêché de continuer et d'apprécier ma lecture.

Thomas Fecchio offre ici une excellente réflexion à son lecteur sur divers points de notre société actuelle que je ne peux pas dévoiler bien sûr. Sinon, vous n'auriez plus l'intérêt de faire cette lecture, chose qui serait fortement dommage.

Je sais que j'ai dit dès le départ que je ne savais pas si j'avais aimé ou pas ce roman et c'est vrai. Dans sa globalité, le roman est très bon et très bien mené mais j'ai aussi trouvé quelques longueurs et certaines facilités.

Mais lorsque l'on regarde l'ensemble et que l'on arrive à la toute fin, on se dit, malgré les petits bémols qui se trouvent par-ci par-là, "Putain, je me ferai bien la suite là !", et c'est ce qui est déconcertant !

Eh voui parce que Thomas Fecchio nous met un beau cliffhanger sur le personnage de Germain qui fait que j'ai très très envie de savoir comment cela va se dérouler pour lui par la suite. Et je rage de ne pas pouvoir vous dire pourquoi...

En bref, Je suis innocent est une lecture qui me déstabilise par ce qu'il contient et de ce fait ne me permet pas de vous dire que je l'ai aimé ou pas. Mais je sais qu'il ne faut pas y passer à côté non plus. L'intrigue est très bien menée et les personnages hors pairs valent la découverte. De plus, la fin laisse tellement planer de mauvaises choses pour Germain que, forcément, on veut la suite.

mercredi 13 septembre 2017

Gabrielle ou le jardin retrouvé

Auteur : Stéphane Jougla
Editions : Denoël (septembre 2017)
Nbre de pages : 220

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs. C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.


Mon avis :

Nouveau roman de la rentrée littéraire avec, cette fois-ci, un titre des Editions Denoël que j'ai beaucoup aimé découvrir et je les remercie pour cette découverte.

Comme le résumé l'indique, nous allons suivre durant ces 200 pages, un homme, Martin, qui perd la femme qu'il aime après qu'elle ait été renversée.

Cette perte ne sera pas sans conséquence puisque c'est à partir de là que Martin va réellement découvrir les deux passions de Gabrielle : le jardinage et la lecture.

Mais au travers de ces deux passions perdues par celle qu'il chérissait plus que tout, c'est un homme brisé que l'on va apprendre à connaître, un homme qui n'arrive pas à accepter cette disparition. Un homme qui va vivre dans le déni le plus total.

Et on va le suivre, dans sa vie quotidienne, au fur et à mesure que les mois passent et que sa raison s'envole.

Mais il va aussi apprendre à mieux connaître celle qu'il ne connaissait finalement pas tant que ça.

Les secrets qu'elle a bien gardés de lui dévoiler; ces petits détails qu'elle n'osait pas lui dire.

L'ouvrage est terriblement bien écrit; c'est fluide et très poétique du début à la fin.

L'histoire de Martin m'a beaucoup touchée, même si je suis passée à côté de certains poèmes que l'auteur insère par ici, par là.

Je n'ai fait qu'une seule bouchée de ce roman contemporain que je ne pouvais plus lâcher parce que je m'étais attachée à cet homme, brisé par la vie, qui débordait d'un amour inconditionnel pour cette femme qui lui cachait certaines choses. Et il va se remettre un peu en question mais le déni est là... et le refus de voir cet être cher différent de ce qu'il pensait également.

Et puis on arrive inexorablement à la fin très poignante dont j'ai très envie de vous parler mais que je tairai pour vous laisser le soin de découvrir cette jolie pépite littéraire qui trouvera sa place dans les centaines de sorties de la rentrée littéraire.

En tout cas, si jamais vous croisez son chemin, n'hésitez pas à vous y arrêter dessus surtout si vous êtes adepte de belles histoires et des belles écritures qui vous emportent. Ca fait un bien fou de prendre un tel roman surtout que, me concernant, cela faisait un bon moment que je ne m'étais pas laissée tenter par un roman de ce genre.

mardi 12 septembre 2017

Le silence des sirènes

Auteur : Sarah Ockler
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 456


Présentation de l'éditeur :
Elyse, promise à une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite à un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s'envolent... Elle se réfugie chez sa tante, à Atargatis Cove, une petite ville portuaire. Là-bas, elle s'isole, passant ses journées à écrire des poèmes sur le flanc d'un bateau échoué. Mais le navire n'est pas aussi abandonné qu'elle le croit : elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent à son charme, mais il a tout du bad-boy à fuir...


Mon avis :

Je n'avais pas eu le temps de lire ce roman cet été et j'avais envie de me plonger dans un roman jeunesse. Du coup, avec Amandine de la chaîne Amandine love reading, nous avons fait une lecture commune.

L'histoire d'Elyse m'a beaucoup touchée. Pourtant, il m'a fallu une petite centaine de pages pour arriver à bien entrer dans ce roman que j'ai trouvé un peu lent au départ.

L'auteur prend son temps pour la mise en place et on sait très rapidement qu'Elyse est née dans des conditions peu communes et qu'elle a un grief à régler avec sa soeur jumelle sans que l'on en sache plus.

Je dois dire que c'est surtout ce gros point d'interrogation sur ce qui avait bien pu se passer avec sa soeur qui me frustrait parce que je voulais savoir pour qu'Elyse puisse ensuite s'ouvrir aux autres et avancer dans sa nouvelle vie.

Son arrivée à Atargatis Cove s'est faite dans des conditions familiales difficiles et j'avoue que devoir attendre de savoir ce qu'il en était exactement m'a un peu énervée par moment. J'aurais aimé que cela aille un peu plus vite de ce côté là.

Par contre, sa rencontre avec Christian va lui apporter beaucoup mais également et surtout celle avec Sebastian. Ce petit garçon âgé de 6 ans est une vraie bouffée d'oxygène dans ce roman. Pourtant, lui non plus n'a pas une vie familiale facile...

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est l'adoration que Sebastian a pour les sirènes et il voit Elyse comme l'une d'elle : elle est belle et elle est muette. Elle a tout pour enflammer l'imagination de ce petit gars que l'on prend vite en affection.

Elyse va être très entourée pendant ses vacances chez sa "tante" qui n'en est pas vraiment une et elle va devoir apprendre à vivre sans sa voix. Pas facile du coup lorsque l'on était tout près d'entamer une carrière de chanteuse.

L'ouvrage nous plonge dans le monde maritime avec bien sûr les sirènes qui seront omniprésentes par l'adoration que porte Sebastian à ces êtres fantastiques mais également parce qu'un pari est mis en place par le père de Christian et celui de son meilleur ami, Noah, les deux garçons devront faire une course de bateaux...

A partir de ce moment là, l'ouvrage devient de plus en plus prenant et intéressant par le rapprochement qui va s'effectuer entre Elyse qui reste à distance des uns et des autres, et Christian qui fait office de bad boy à Atargatis Cove alors qu'il est très loin d'être celui auquel on peut s'imaginer...

Bien sûr, on se doute de la fin avant qu'elle n'arrive et je n'ai pas eu de grande surprise. D'ailleurs, je suis un peu déçue mais cela n'enlève pas les très jolis passages poétiques que l'auteur distille dans son roman.

En bref, Le silence des sirènes a été une jolie lecture dont je garderai un beau souvenir, même s'il m'a fallu un peu de temps pour y entrer dedans et que la fin est quand même ouverte. Y aura-t-il une suite ou pas ? Allez savoir. En tout cas, le rapport qu'entretient Elyse avec l'eau et l'adoration de Sebastian pour les sirènes m'ont enchantés. L'écriture est plaisante et poétique. J'ai beaucoup aimé l'ensemble que je vous recommande.

vendredi 8 septembre 2017

Noir sanctuaire

Auteur : Preston & Child
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 431


Présentation de l'éditeur :
Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.
Sur place, il lui fait visiter son sanctuaire, un petit temple à colonnades aux hautes fenêtres munies de vitres anthracite, où il collectionne les souvenirs de tous ses crimes et forfaits.
Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Quels sont les noirs desseins de ce dernier ? Pourra-t-il enfin se venger de son aîné à qui il voue une haine farouche ? À moins que Constance ait elle aussi échafaudé un plan machiavélique…


Mon avis :

Le dernier roman paru sur le fameux inspecteur Pendergast m'a tenu en haleine du début à la fin.

Après une fin ignoble dans Mortel sabbat, bien entendu, il me fallait absolument découvrir la suite et retrouver mon cher inspecteur.

Or, ce qui m'a déroutée dans ce tome, c'est que Pendergast n'arrive qu'au bout de 100 pages. Il faut savoir être patient et j'avoue que j'avais du mal à me retenir de lire parce que non seulement Constance et Proctor (le majordome de Pendergast) se retrouvent dans des situations bien compliquées, mais j'étais aussi à cran de savoir ce qu'il en était d'Aloysius.

Ce roman diffère donc des autres tomes que j'ai pu lire où l'action est omniprésente et où nous suivons notre cher Aloysius du début à la fin.

Même si Preston et Child ne l'ont pas oublié ici, ils ont cependant joué avec d'autres personnages qui nous sont chers et que l'on prend plaisir à découvrir encore plus dans Noir sanctuaire. Jusqu'à ce que je sache ce qu'il en était de Pendergast, j'étais sur les nerfs !!

Je ne m'attendais pas à retrouver une Constance comme celle que j'ai eue ici et j'ai été ravie d'en apprendre davantage sur Proctor. Il faut savoir que je n'ai pas lu toute la série Pendergast. J'ai donc des lacunes sur les uns et les autres.

Le personnage qui m'a le plus rendu curieuse est Diogène, le frère d'Aloysius, et autant vous dire que j'ai très très très envie de lire les tomes précédents pour le retrouver.

Je ne dévoilerai rien de plus ici parce que Noir sanctuaire en dit déjà pas mal sur les tomes précédents mais cela ne m'enlève pas l'envie de les lire. Bien au contraire.

Nous allons partir dans pas mal de pays; nous allons même voyager avec des pirates et partir au fin fond de l'Afrique.

Les auteurs ne ménagent ni le lecteur ni les personnages pour notre plus grand plaisir.

Entre désarroi et frissons, la lecture est indéniablement accrocheuse. Il est impossible de lâcher cet ouvrage, encore une fois.

Preston et Child ont fait très fort et mettent le lecteur dans une série de questionnements sur la suite des aventures de ces Pendergast puisque nous en avons deux pour le prix d'un !

Constance se trouve entre les deux frères et Proctor n'est pas en reste.

Beaucoup de choses se déroulent dans ce tome et je n'ai pas vu le temps passé.

A mon goût, c'était encore trop court et j'aurais aimé que la suite soit déjà disponible ! Que voulez-vous ? Quand on aime.... 😃

Du coup, je vous conseille fortement de continuer ou découvrir cette majestueuse série qui comporte des personnages hors du commun que l'on suit avec une envie qui se renouvelle à chaque parution. L'écriture n'est pas en reste : addictive, fluide, prenante, stimulante et terriblement visuelle. A chaque fois qu'un tome sort, je me demande si un jour ces romans feront l'objet d'une adaptation télévisée ou cinématographique. Ce serait le summum pour moi.

En bref, je suis littéralement conquise et je ne peux que vous pousser à vous y jeter dessus si ce n'est pas déjà fait.

jeudi 7 septembre 2017

Rose givrée

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 245


Présentation de l'éditeur :
Jude, 13 ans, rêve d'une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante. 
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s'évertue à être gentil avec elle. 
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l'aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre...


Mon avis :

Encore un roman de Cathy Cassidy que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Je savais en le commençant que ce ne serait pas forcément une lecture légère. Les romans de Cathy Cassidy portent des thématiques importantes, même si l'auteur sait mettre son style au niveau des jeunes lecteurs.

Avec Rose givrée, elle a encore fait un très beau roman qui m'a profondément touchée.

J'ai fait la connaissance de Jude qui a une famille plutôt particulière et qui fait tout pour la cacher aux yeux de tout le monde mais surtout de ses copains/copines de collège et de ses professeurs.

Elle a honte de ce qu'ils sont. Elle a peur de la façon dont ses "amis" ou profs pourraient réagir.

Seul Carter, un gamin que j'ai adoré par sa légèreté et son allant vis-à-vis de Jude, semble ne pas faire cas de ce que peut dire Jude. Il est là pour elle et compte bien la soutenir même si Jude garde son petit jardin secret et ne dévoile rien de ce qui la perturbe et la rend si froide envers les autres.

Je n'ai pas vu passer les 245 pages de ce roman que j'ai mangé en à peine une journée.

Lire du Cathy Cassidy c'est toujours aussi succulent et en même temps touchant.

On ne peut pas rester insensible à ce tout ce qui se passe pour ses personnages. Qu'ils soient d'ailleurs adultes ou adolescents, l'auteur met tout en oeuvre pour que le lecteur ressente de l'empathie pour eux.

Je ne préciserai pas les soucis que rencontrent Jude parce qu'il faut les découvrir par vous-même. Il faut la comprendre et voir comment elle arrive à sortir de sa bulle grâce, notamment, à Carter qui lui donne matière à réfléchir.

En bref, Rose givrée a été une très belle découverte que je l'ai lu au bon moment et que je vous recommande, tout comme l'ensemble de la bibliographie de cette auteure qui me transporte à chaque fois.

mercredi 6 septembre 2017

Ne dis rien à papa

Auteur : François-Xavier Dillard
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 314


Présentation de l'éditeur :
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante. 
Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix... 
Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.


Mon avis :

Après avoir découvert la plume de l'auteur avec Fais le pour maman et Austerlitz 10.5, il me fallait absolument découvrir son dernier opus qui, vu le résumé, semblait prometteur. Très prometteur même.

Alors que j'avais été déçue par ma lecture précédente, je voulais une valeur sûre, celle qui allait m'emporter dans un monde bien noir, bien stressant. Je ne pouvais pas mieux choisir avec Ne dis rien à papa.

Le prologue est saisissant. Dès le début, l'auteur nous entraîne dans la noirceur de l'âme humaine.

Je ne dirai absolument rien des personnages, ni de ce que vous allez découvrir à l'intérieur de ces pages et si vous vous décidez à lire ce roman, faites comme moi : ne relisez pas la présentation et occulter tous les avis écrits ou vidéos sur lesquels vous pourriez tomber.

Ne dis rien à papa est un roman addictif, cruel et  mené avec brio.

Je ne m'attendais pas du tout à trouver un personnage féminin aussi torturé.

Je ne m'attendais pas à être prise aussi rapidement dans les rets de l'auteur au point de ne pas pouvoir lâcher ce roman malgré toutes les horreurs qui étaient décrites.

Je ne m'attendais pas à certains retournements de situation et même si j'ai perçu certaines choses vers la fin, cela ne m'a pas empêché de le déguster jusqu'au bout et surtout de ne pas vouloir qu'il se termine.

Pourtant, les meurtres sont horribles et difficilement acceptables.

Cela va être compliqué de vous parler de ce roman sans trop en dire parce que si je commence à détailler les personnages, cela risquerait de vous mettre la puce à l'oreille.

Sachez juste que les femmes ne sont pas en reste dans ce roman. Les enfants non plus d'ailleurs.

En fait, j'ai vraiment bien accroché à l'ensemble du roman qu'il s'agisse de l'intrigue, des personnages ou de la plume de l'auteur. Les chapitres sont extrêmement courts ce qui donne une dynamique au récit au point que le lecteur est tenu en haleine.

Ce roman a beau être court, il n'en demeure pas moins qu'il possède tout ce qu'il faut pour vous faire monter l'adrénaline, accélérer votre palpitant et vous scotcher à la fin.

François-Xavier Dillard a été une belle découverte l'année dernière mais avec ce titre là il confirme que c'est un auteur qui me convient parfaitement tant dans son style que dans sa façon de mener ses romans.

Ne dis rien à papa est un thriller excellent qu'il faut absolument lire. Si j'avais beaucoup aimé ses précédents romans, celui là est, pour moi en tout cas, son meilleur livre. Stressant, bien mené, des personnages torturés et une écriture incisive excellente. Un vrai page-turner qu'il ne faut pas rater. Je vous le conseille fortement.

mardi 5 septembre 2017

Wanda

Auteur : Madeleine Mansiet-Berthaud
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 457


Présentation de l'éditeur :
En Australie, au XXe siècle. La destinée bouleversante de Wanda, née d'une mère aborigène et d'un père blanc.
Wanda est née en plein bush, dans une réserve au nord de l'Australie. C'est une muda-muda : moitié aborigène, moitié blanche. A huit ans, elle est arrachée aux siens pour vivre dans une institution gouvernementale, Homeland. Avec d'autres enfants métis, elle y est " éduquée " dans le but de devenir domestique. Ces années-là sont gravées à jamais dans sa mémoire : trop de sévices et d'injustice vont exacerber son tempérament rebelle. En Wanda grandit un projet de vengeance : retrouver ce père qui les a abandonnées, elle et sa mère. Pour cela, elle doit fuir... 
Tout au long de son périple jalonné de rencontres extraordinaires et d'épreuves initiatiques, dans l'immense territoire australien, la jeune fille saura-t-elle pardonner, réconcilier ses deux cultures et trouver, enfin, l'amour et la paix ?


Mon avis :

Lorsque j'ai lu la présentation de ce livre, il avait tout pour me plaire. Mais quand je dis tout c'est vraiment tout : la situation géographique (Australie), le côté historique avec Wanda qui est une métisse et le côté social et politique pour voir comment les mentalités avaient ou non évolué sur les rapports entre les aborigènes et les Blancs...

Le début était très prometteur avec une écriture très agréable et fluide et des personnages auxquels je me suis vite attachée vu le contexte dans lesquels on les trouve.

Malheureusement, ce bonheur de lecture a été de courte durée parce qu'arrivée à 160 pages lues, j'ai commencé à sérieusement déchanter sur l'ensemble de ce roman.

On nous parle de Wanda et de sa destinée de métisse.

Je m'attendais donc à vivre une histoire avec ce personnage principalement.

Or, à partir du tiers du roman, Wanda va commencer à être beaucoup moins présente au profit d'autres personnages que j'ai d'ailleurs plus appréciés que Wanda : Ningara (qui est aussi un métis que Wanda va rencontrer dans une mission où elle va se retrouver après avoir été arrachée à sa mère) et Jean-Phi (fils d'un Blanc avec qui Wanda aura un lien très fort).

Le résumé me laissait présager que j'allais suivre la vie de cette métisse et je m'attendais en fait à vivre pleinement un côté historique sur le problème de ces personnes là, issus de deux mondes différents.

Alors, effectivement on voit au départ l'attachement de la mère de Wanda avec un Blanc qui va l'abandonner puis Wanda sera arrachée à sa mère par le gouvernement australien afin qu'elle parte dans une mission pour y être éduquée.

Ce thème là j'en avais entendu parler et j'étais très curieuse de lire sur cette problématique qui n'a été réglée que récemment d'ailleurs par le gouvernement australien.

J'aurais vraiment aimé que l'auteur ne parte pas dans tous les sens avec les uns et les autres mais suive vraiment la vie de Wanda. Or, comme je le disais plus tôt, à un moment donné et sur plusieurs chapitres, on ne la voit plus; on ne sait pas ce qu'elle fait.

Par contre, on voit cette petite fille grandir, ressentir une haine pour certains personnages que l'on peut comprendre mais ses réactions sont aussi très aléatoires et mettent le lecteur dans l'incompréhension totale.

Ce n'est pas un personnage auquel j'ai finalement réussi à m'attacher tout simplement parce que je ne l'ai pas comprise. Je ne vais pas pouvoir vous détailler ce qui m'a gênée parce que je vous spolierai le livre mais Wanda change très/trop vite d'avis et j'ai trouvé ça puéril et peu intéressant à suivre.

J'ai fait cette lecture avec ma chère Stéphanie du blog Une souris et des livres et ce qui m'a rassurée c'est qu'elle ressentait la même chose que moi en avançant dans ce roman.

J'ai par contre beaucoup aimé Ningara et Jean-Phi qui vont être amenés à vivre ensemble un certain temps et ils vont découvrir et nous faire découvrir l'Australie profonde, celle dans laquelle vivent les aborigènes avec leur culture et leurs croyances.

En bref, Wanda a été quand même une déception à cause du personnage pour lequel ce livre est dédié qui n'a pas réussi à m'accrocher. Alors que je m'attendais à vivre la destinée d'un personnage qui aurait dû me plaire du début à la fin, je n'ai pas réussi à m'y intéresser à partir du tiers du roman. D'ailleurs, j'ai bien failli abandonner ma lecture mais dépassée la moitié, je me suis dit qu'il pouvait y avoir un changement qui allait sûrement me faire apprécier Wanda davantage. Cela n'a pas été le cas.

Du coup, si vous vous lancez dans ce roman et si je devais vous le conseiller ce serait uniquement pour les personnages de Ningara et Jean-Phi qui valent vraiment le coup d'être connus lorsqu'ils se retrouvent seuls au milieu du bush australien. Cette partie est un véritable enchantement et une belle découverte d'un pays que l'on connaît si peu.


dimanche 3 septembre 2017

Les supplices de la passion

Auteur : Marc Gouraud
Editions : Edilivre (2014)
Nbre de pages : 231



Présentation de l'éditeur :
Julie Fronsac vient de réaliser son rêve : intégrer l’équipe du Commandant Philippe Dumas au sein de la brigade criminelle de Toulouse. Philippe Dumas est plus qu’un simple flic, presque une légende. Spécialisé dans la traque des pires criminels et la résolution des affaires les plus sordides, le Commandant Dumas a pour lui un palmarès forçant le respect. Mais Julie va devoir composer avec les multiples facettes de son énigmatique chef.
Flic aux méthodes plus que douteuses, amant au pouvoir de séduction fascinant et homme brisé par son passé : Julie découvrira son idole sous un tout autre jour.
Quand un terrible prédateur s’abat sur la ville rose, les heures sont comptées pour faire cesser les abominations du fou sanguinaire. Des heures qui vont plonger Julie dans l’horreur et la mener vers une vérité qu’elle n’aurait jamais pu imaginer !




Mon avis :

Ayant pu lire beaucoup d'excellents avis sur ce roman que j'ai acheté il y a quelques mois sur Feedbooks, j'ai eu envie de m'y plonger pour voir ce que cela donnait.

Contrairement à beaucoup de personnes et même si la plume de l'auteur n'y est pour rien, j'ai passé un bon moment mais certaines choses m'ont gênée.

Concernant les personnages, j'ai plutôt bien accroché qu'il s'agisse de Julie ou de Philippe; je trouvais que le couple qu'ils formaient était sympa à suivre, surtout qu'ayant vécu quelques mois une idylle un peu compliquée, ils ont de quoi nous fournir pas mal de choses sur l'un et sur l'autre. Surtout sur Philippe, d'ailleurs.

Mais Julie n'est pas en reste non plus et c'est à travers ces réminiscences qu'on va apprendre à la connaître plus en... détails...

Si les meurtres décrits dans ce roman sont totalement abjectes et peuvent donner quelques nausées (surtout ne le lisez pas juste après ou avant de manger), j'ai trouvé aussi que l'auteur poussait un peu loin par moment.

Je me suis dit aussi que si un détraqué lisait ce livre, on serait mal barré pour la suite ! 😛

Et en même temps, malgré ces détails très sordides sur ce que fait subir le tueur à ses victimes, je me disais qu'il me manquait un petit quelque chose pour que l'horreur soit à son comble. Marc Gouraud décrit un peu ce qu'il fait subir à ces femmes mais les détails en médecine, comme on peut en trouver chez d'autres auteurs de ce genre, sont un peu légers et j'aurais aimé que cela aille un peu plus loin. Je ne sais pas comment arriver à vous expliquer ce que j'attendais parce que j'ai moi-même un peu de difficulté à le comprendre !

Mais bref ! Ici les meurtres se succèdent mais n'allez pas croire qu'ils sont sans lien parce qu'il y en a bien un et de ce côté là, j'ai eu beau me creuser les méninges, je n'ai jamais réussi à trouver le coupable. Et pourtant...

Marc Gouraud sème par-ci par-là des petits détails qui devraient nous mettre la puce à l'oreille mais pris dans l'engrenage des histoires des uns et des autres en plus de l'enquête, on n'y fait pas attention, tout simplement.

Le personnage de Julie est intéressant à suivre, tout comme d'ailleurs celui de Philippe qui est très amoureux de cette femme mais qui est aussi très jaloux. Malgré leur différence d'âge (15 ans il me semble), cette passion le dévore de l'intérieur depuis que Julie a mis un terme à leur relation.

On va donc vivre une histoire de meurtres avec un couple de flics intimement lié à un moment donné, dont la relation est compliquée et qui bossent ensemble puisque Philippe est le chef direct de Julie. Cela va être un peu compliqué par moments surtout que Philippe est très porté... sexe !

Et là, j'avoue que j'aurais aimé que toutes les connotations sexuelles que fait Philippe durant le livre soient moins importantes. Au bout d'un moment, c'est lourd et pénible à lire. On finit par se dire qu'il va nous sortir encore une mauvaise blague dans laquelle le sexe sera forcément là. J'ai trouvé ça dommage mais, en même temps, cela démontre avec brio son obsession pour cette femme...

On va aussi avoir des souvenirs de Julie dans lesquels on va en apprendre aussi sur sa vie sexuelle... et j'avoue que je n'ai pas trop compris ce que cela pouvait apporter à l'enquête... sauf à dire que l'on va connaître bien en profondeur ce personnage. Est-ce important pour la suite ? Je n'en sais rien. En tout cas, ici, je ne vois pas ce que cela apporte mis à part vis-à-vis d'un personnage et encore. Le lecteur n'est pas non plus obligé de tout savoir excepté si l'auteur envisage de faire une nouvelle intrigue qui pourrait porter sur ce personnage.

Il y a donc eu des moments de flottement pour moi, entre deux crimes. Des moments où je me sentais extérieure à ce qui se déroulait parce que cela ne m'intéressait pas.

Pourtant, j'ai hurlé de rage lorsque le livre a bugué et est passé de la page 118 (où j'avais une révélation) et la page 178 !!!! Horreur !!!! J'ai été obligée de lire autre chose en attendant que le site sur lequel je l'avais acheté veuille bien me répondre sur le problème que je rencontrais pour y revenir quelques jours plus tard en constatant que les pages étaient revenues... D'ailleurs, cela dit en passant, Feedbooks n'a jamais répondu à mon souci... 😡

Donc, malgré des petits bémols, reprise de ma lecture pour ne plus la lâcher avant la fin, et en espérant que l'ebook ne me fasse plus défaut.

Et c'est là que j'ai commencé vraiment à me dire que ce personnage pouvait être le coupable, ou bien celui là. Mais pour certains ça ne pouvait pas coller... Alors, j'ai cherché, j'ai creusé et j'en suis arrivée à la fin où là j'ai été scotchée et je me suis dit : "ben oui ! Mais c'est bien sûr !"

Et là toutes les pièces se mettent en place, se dévoilent et on se dit que malgré ses défauts, Les supplices de la passion est quand même bien mené mais surtout bien écrit. Le seul bémol du côté de l'écriture réside dans le fait qu'il y a un médecin légiste italien et que l'auteur change les "u" en "ou" mais cela ne se fait pas sur tous les mots en "u". Et là, j'ai tiqué. Quand on entend un italien parlé, effectivement, la prononciation de cette lettre diffère mais c'est sur l'ensemble des mots et non pas uniquement sur certains. C'est la seule chose qui m'ait contrariée dans l'écriture de ce roman.

Mis à part ce petit détail (oui je sais je suis tatillonne), j'ai beaucoup aimé l'écriture de Marc Gouraud qui est autant agréable que fluide, prenante et stressante quand il le faut. Je me suis aussi pas mal attachée à Julie et vu comment cela se finit, je sais que je lirai le nouveau titre de l'auteur La justice des fous. Je ne sais pas si je l'achèterai sur le même site que Les supplices de la passion parce qu'avouez que ce n'est pas folichon d'être coupé en pleine lecture, surtout à un moment fort de l'histoire mais je l'achèterai avec plaisir.

En bref, Les supplices de la passion est bon thriller qui sait donner de l'adrénaline avec des personnages que l'on suit avec plaisir et angoisse. J'ai passé un bon moment avec, même si j'ai eu un peu de mal au départ, le temps que cela se mette en place. Après, passé la moitié du roman, je n'ai plus pu le lâcher. Marc Gouraud est un auteur qui mérite que l'on découvre ses romans et je vous invite à faire de même, surtout qu'à 2€ le livre numérique, on ne se ruine pas.

mercredi 30 août 2017

Gary Cook : Le pont des oubliés (T1)

Auteurs : Romain Quirot & Antoine Jaunin
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 392


RENTREE LITTERAIRE 2017
A PARAITRE LE 31 AOUT 2017


Présentation de l'éditeur :
Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer à bord de gigantesques navettes spatiales.
Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l'un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. À quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d'aventure. Autour d'eux, pourtant, le monde touche à sa fin. 
Chaque année, d'immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l'espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n'ont pas accès – jusqu'au jour où Gary apprend que, pour la première fois, l'équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord de la navette Deucalion III. 
S'ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques...


Mon avis :

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais avec ce titre mais j'avoue que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et je ne me suis jamais attachée aux personnages.

On va suivre bien sûr Gary Cook, un adolescent de quinze ans, qui vit seul avec son père. Sa mère les a quitté pour partir pour vivre on ne sait pas vraiment où, une vie plus plaisante que celle qu'ils ont aujourd'hui sur la Terre. Cette dernière a été envahie par l'eau et de nombreuses tempêtes ont lieu. La brume est omniprésente. Il n'y a plus d'animaux terrestres ni de flore. La planète Terre n'est plus du tout comme celle d'aujourd'hui.

Gary va nous faire vivre une aventure très particulière avec d'autres personnages qui sont  assez spéciaux, tout comme lui.

Honnêtement, je n'ai jamais réussi à visualiser l'ensemble de cette Terre dévastée ni les habitats. Je n'ai jamais non plus réussi à ressentir de l'empathie ou de la compassion pour les uns ou les autres. Je suis toujours restée très extérieure à l'histoire.

Ce que je retiendrai de cette lecture c'est une leçon de morale qui se veut prise de conscience sur tout ce que l'humanité est en train de faire subir à notre planète.

Les auteurs n'hésitent pas, à travers leurs personnages, à démontrer tout le négatif de nos technologies et de nos agissement qui auront des conséquences irrémédiables sur la Terre.

J'avoue que si dans d'autres romans le message était très bien véhiculé et je l'avais très apprécié, ici j'ai trouvé qu'ils en faisaient un peu trop au point que parfois je n'arrivais plus à suivre le cheminement qu'ils voulaient donner à ce roman.

J'ai par contre adoré les citations de nos plus grands auteurs que Gary ne connaît pas : Saint-Exupéry avec "Le petit prince" notamment (ce qui m'a donné d'ailleurs envie de le relire) sera le plus cité parce qu'il y a une explication bien précise pour ce titre là.

Dans l'ensemble, le roman est bien écrit et il devrait pouvoir plaire aux ados qui voudront s'y lancer dedans.

Pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à visionner l'ensemble et j'ai dû accepter d'être totalement à côté de la plaque dans certaines situations au point de devoir relire certains passages. Je crois que ces auteurs sont un peu trop science-fiction pour moi...

Je n'ai pas adhéré totalement à cette lecture et je ne suis pas sûre de lire la suite. Il s'agit d'un premier tome d'une trilogie qui pose donc les bases de cette série et honnêtement si vous vous attendez à beaucoup d'action, vous allez être déçu. Il ne se passe pas grand'chose et c'est assez long pour que tout se mette en place.

En bref, ce premier tome de Gary Cook est pour moi une déception parce que j'en attendais quelque chose de plus accrocheur, de moins moralisateur aussi. J'attendais aussi plus d'action que ce que j'ai pu en avoir. Du coup, je ne pense pas me pencher sur la suite surtout que la fin est très spéciale et qu'il m'a fallu un petit moment pour réfléchir à la façon dont Gary se retrouvait à l'endroit où il se trouve à la fin (oui je sais tout ça est bien lourd mais le roman l'a été aussi pour moi. Donc, je ne vous facilite pas la tâche et il faudra lire le roman pour me comprendre).

dimanche 27 août 2017

Les lumières de Cape Cod

Auteur : Beatriz Williams
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 396


Présentation de l'éditeur :
Tiny Schuyler était prédestinée : une éducation dans les meilleures écoles de New York, des fiançailles de rêve avec un beau parti et, aujourd'hui, un chemin tout tracé vers la Maison-Blanche. Car rien ne semble pouvoir arrêter l'ascension fulgurante de son mari, Frank Hardcastle. Bientôt, c'est sûr, la douce et raffinée Tiny sera la nouvelle First Lady.
Mais une série d'événements va venir assombrir le ciel bleu de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur QG. C'est d'abord l'arrivée de Pepper, la cadette des soeurs Schuyler, écervelée et insolente. Puis une lettre anonyme, accompagnée de photos qui pourraient menacer la réputation de Tiny et de son époux. Enfin, les retrouvailles inattendues avec le séduisant Caspian Harrison, le cousin de Frank. Un homme que Tiny a aimé autrefois...
Combien de temps avant que l'image de l'épouse modèle se fissure ? Dans la course au pouvoir suprême, les sentiments ont-ils une place ?


Mon avis :

Pour être honnête, je n'ai pas accroché dès le début à ce roman dont il m'a fallu lire la moitié du livre pour mieux apprécier le personnage de Tiny, notamment.

On se trouve en plein dans les années 1960 aux USA, dans une famille cossue, influente et dans laquelle le fils Frank Hardcastle est destiné à une brillante carrière politique lui permettant d'atteindre la tête du pays. Marié à Tiny Schuyler, une femme parfaite pour jouer le rôle de Première Dame, et aussi belle que réservée, cet homme a tout pour réussir. Mais Tiny porte un secret bien enfoui et petit à petit, la vie aux côtés de son époux devient difficile...

Lorsque j'ai démarré ce roman, je n'avais pas relu le résumé. Je m'attendais à avoir une ambiance telle que l'auteur me l'a amenée avec des personnages hauts placés qui vous feront autant grincer des dents que rire ou ressentir de la souffrance pour ces non-dits et cette incapacité à se décider à prendre les bonnes décisions.

L'histoire est racontée en deux temps par chapitres alternés : d'abord celle se situant en 1966 et concernant Tiny essentiellement puisque l'on va vivre à travers elle ce qu'est sa vie aux côtés de son mari, ses doutes, ses envies, ses craintes, cette femme si parfaite aux yeux de tous et pourtant... Et celle de 1964 dans laquelle on découvre une Tiny très différente de celle de 1966.

J'ai plutôt bien accroché à la narration se déroulant en 1964 dans laquelle on découvre aussi le personnage de Caspian que j'ai adoré. Cet homme, militaire de carrière, cousin de Frank Hardcastle a beaucoup de choses à nous raconter, lui aussi.

J'ai eu du mal avec la Tiny de 1966 parce qu'elle se laisse trop faire. Elle est trop plongée dans l'alcool et les cigarettes au départ. Sa condition, je ne l'enviais absolument pas. Mais les conditions de l'époque ne permettait pas forcément à cette femme de dire "non !", de passer outre les décisions de la famille de son époux.

J'étais prise entre deux feux : cette femme en moi, révoltée et voulant voir cette Tiny sortir de cette famille qui ne l'écoute pas, qui se moque de ce qu'elle pense, de ce qu'elle ressent, l'essentiel étant qu'elle permette à son mari d'accéder à la présidence. Et puis, ce moi qui comprenais qu'à l'époque, les femmes, dans ces familles, n'avaient pas tellement de choix...

J'ai donc continué ma lecture, sans être forcément enthousiaste parce que beaucoup de choses me gênaient, que je n'arrivais pas à accrocher à Tiny et puis... et puis... il y a eu la rencontre avec le journaliste Lytle et là tout a démarré pour moi.

J'ai trouvé beaucoup plus d'intérêt et de rythme. J'ai trouvé des secrets que je n'aurais jamais imaginés, surtout venant de certains personnages.

L'auteur m'a bluffée en me gardant scotchée à son roman jusqu'à près de minuit, vendredi soir.

Si le début a été peu engageant pour moi, dès la deuxième moitié du roman j'ai été prise dans ses filets et je ne pouvais plus m'arrêter.

Bien sûr, on voit certaines choses naître avant même qu'on nous le dévoile mais peu importe parce que petit à petit j'ai réussi à m'attacher à Tiny mais surtout à Caspian.

L'écriture de l'auteure est très agréable et fluide à lire. C'est une très bonne découverte parce que je ne la connaissais pas. Elle sait magnifiquement faire revivre les années 60 par la façon dont ces familles huppées et en vogue voient leur avenir, comment ils traitent les épouses, sans oublier cette guerre du Vietnam qui a marqué les esprits américains.

En bref, si Les lumières de Cape Cod avait plutôt mal démarré pour moi parce que je le trouvais long à se mettre en place avec des personnages auxquels je n'arrivais pas à m'attacher, dès la seconde moitié du roman j'ai été tellement emballée que je n'ai pas pu le lâcher. Je n'oublierai pas Tiny pour ce qu'elle apporte et le combat qu'elle va finalement mener pour obtenir la vie qu'elle souhaite; je n'oublierai pas Caspian non plus pour tout ce qu'il fait; et je n'oublierai pas non plus Pepper, la soeur de Tiny, qu'il faut absolument découvrir. Deux soeurs très différentes mais qui, au final, ont beaucoup de choses en commun.

Du coup, si jamais vous croisez ce roman au détour d'une promenade, n'hésitez pas à vous y pencher dessus. Ce fût une très belle découverte même si le départ a été chaotique pour moi.

samedi 26 août 2017

Tous les deux

Auteur : Nicholas Sparks
Editions : Michel Lafon (2017)
Nbre de pages : 540


Présentation de l'éditeur :
À trente-deux ans, Russel Green a une vie de rêve : une carrière brillante dans la publicité, une maison sublime à Charlotte en Caroline du Nord, une adorable petite fille de six ans et surtout une femme exceptionnelle, Vivianne, qui est le centre de son monde. Mais cette merveilleuse façade se craquèle le jour où Vivianne part soudainement et qu'il perd son travail. Désarmé, Russel doit apprendre à composer avec sa nouvelle existence et à élever seul sa fille, devenant pour elle tour à tour chauffeur, cuisinier, infirmier, compagnon de jeu... Submergé de chagrin, il se jette dans ce combat quotidien. L'amour inconditionnel qui le lie à sa fille lui redonnera-t-il goût à la vie ?


Mon avis :

J'avais beaucoup entendu parler de cet auteur sans avoir eu, jusque là, l'envie de lire ses romans. Et puis, Tous les deux est paru et le thème abordé m'a beaucoup interpellée et m'a donné envie de le lire. Du coup, lorsque les éditions Michel Lafon l'ont proposé en partenariat, j'ai postulé et j'ai eu le plaisir d'être sélectionnée pour le lire et je les en remercie vivement.

J'étais enchantée de cette lecture à venir et j'en attendais tellement... Ce roman était le premier et malheureusement pour moi cela se termine en abandon après avoir lu 360 pages !

Autant vous dire que je suis hyper déçue par cette lecture parce qu'elle n'a pas été telle que je l'attendais.

Etant moi-même divorcée depuis maintenant de nombreuses années mais j'avais à l'époque un bébé à gérer, j'attendais de cet homme qu'il montre son combat pour sa fille.

Si cela commence à être le cas au moment où j'ai abandonné cette lecture, je me suis dit que malheureusement pour l'auteur c'était beaucoup trop long et trop lent pour la lectrice que je suis.

Je n'ai pas supporté de voir ce père et surtout ce mari se laisser bouffer par cette femme avec qui il est uni depuis de nombreuses années.

Je n'ai pas compris pourquoi il se laisse autant marcher sur les pieds, parler comme elle le fait, voire même se faire traiter de looser, de moins que rien. Celui qui n'a jamais son mot à dire et que Madame a toujours raison.

Le roman décolle un peu vers la moitié du bouquin. Jusque là, l'auteur explique en large et en travers la rencontre entre Russell et Vivianne, leur relation pendant le mariage qui se dégrade dès le début puisque Russell fait la rétrospective de sa vie avec son ex-épouse.

Je n'ai pas adhéré à cette femme qui va, du jour au lendemain, mettre un terme à son congé parental pour retourner bosser, tout en ne supportant pas que leur fille se rapproche finalement de ce papa qu'elle ne connaissait pas et qu'elle apprend à aimer et à s'attacher au fur et à mesure que l'on progresse.

Je n'ai pas supporté non plus les regards mauvais et les remarques acerbes qu'elle pouvait faire à Russell parce que, forcément, cette gamine demande son père au lieu de sa mère lorsqu'elle se fait mal.

On sent que la relation est déjà morte avant même la moitié du livre et je n'ai pas compris pourquoi l'auteur traînait autant à mettre en route la séparation et enfin le divorce et ce combat que je voulais tellement lire.

Au bout de 360 pages, ma patience a été à bout. Certes, on commence à voir que Russell prend sur lui et répond davantage à sa femme mais il lui trouve toujours et encore des excuses. Pour moi, ce n'était plus possible.

Alors voilà. Abandon d'un ouvrage qui me tentait vraiment beaucoup mais les histoires qui traînent en longueur ne sont pas pour moi. Au lieu de faire un roman de plus de 500 pages, l'auteur aurait pu faire plus court avec davantage d'émotions que ce que j'ai pu lire sur les 360 pages lues.

Même si on voit que ce papa s'attache progressivement à sa fille et se rend compte de la gestion qu'une femme au foyer doit quotidiennement tenir, j'avoue aussi que je ne ressentais pas forcément de papillons dans le ventre ou je n'avais pas le ventre noué.

J'aurais aimé que ma première approche avec cet auteur se termine autrement, surtout que j'abandonne rarement des livres, même s'ils ne sont pas exceptionnels. Mais là, autant Russell que Vivianne m'ont exaspérée et je n'arrivais plus du tout à trouver la motivation pour avancer et me dire que cela allait se décanter mais surtout que cela en valait la peine. Il me restait moins de 200 pages pour le finir et j'avoue que c'était une torture. Ces personnages ne m'ont pas accroché du tout alors que le style de l'auteur est agréable à lire. Tout ça est cruellement dommage !

jeudi 24 août 2017

La petite dernière

Auteur : Susie Morgenstern
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 221

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
La petite Susie grandit dans les années 50, à Newark aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie et elle, Susie, la " petite dernière ". Et c'est son grand drame d'être la troisième. Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par leur mère : préparer les légumes, mettre la table... Elle, elle n'est même pas digne d'éplucher les patates, elle doit se contenter de faire ses devoirs ! Et ses sœurs prennent toute la place : Sandra est " la plus jolie ", Effie " la plus drôle ".Que lui reste-t-il de spécial ?


Mon avis :

Je ne sais pas à quoi je m'attendais en lisant ce livre mais j'avoue que je pensais vraiment avoir droit aux lamentations d'une gamine de dix ans sur sa condition de petite dernière de la famille.

Si au début du roman c'est un peu effectivement le cas, il s'avère que lorsque l'on progresse, on vit davantage ce roman comme une entrée dans une famille juive dans laquelle on n'explique comment cette enfant vit et perçoit les fêtes religieuses ou les rencontres familiales.

Il y aura bien sûr sa façon de réagir face à ses soeurs aînées et son envie de vouloir faire pareil mais, par moment, je trouvais que c'était un peu moindre que le reste.

Elle nous explique comment sont ses soeurs par rapport à elle : l'aînée (Sandra) préférant les garçons et cherchant le candidat idéal pour l'épouser, alors que la seconde (Effie) est un vrai clown. Susie, elle, adore l'école et d'une certaine manière, on sent qu'elle aimerait être un mélange des trois à la fois.

Ce sont des anecdotes qui nous sont contées mais de façon chronologiques qui se sont déroulées durant la dixième année de l'auteure.

C'est intéressant à suivre mais, allez savoir pourquoi, je m'en étais fait un autre aperçu et je n'ai pas forcément réussi à bien y entrer dedans.

Cela dit, cela reste plaisant et facile à lire avec une écriture simple et accrocheuse. Un rythme qui est bien présent et une Susie tellement sympathique que cela donne envie de rester avec elle pour savoir ce qu'il va arriver.

Entre humour, dérision et sérieux, Susie Morgenstern partage des moments de son enfance qui l'ont marquée, touchée et qu'il est plaisant de lire même si ce n'était pas forcément ce que j'attendais au départ.

Comme de longs échos

Auteur : Elena Piacentini
Editions : Fleuve Noir (2017)
Nbre de pages : 285

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
Vincent Dussart est sûr de son coup. Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd'hui. Il n'a rien laissé au hasard. Comme toujours. Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l'accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l'espace. Ce hurlement, c'est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent. Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d'elles, Sénéchal n'est jamais aussi brillante que sous la pression de l'urgence. Son équipe s'attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L'écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l'affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos...


Mon avis :

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Stéphanie de la page Une souris et des livres. Cela faisait un moment que l'on voulait se faire ce genre de lecture et la nouvelle parution des éditions Fleuve Noir était l'occasion idéale, surtout que je ne connaissais pas cette auteure.

Stéphanie a beaucoup aimé ce roman qui est à la fois roman noir et roman policier. Vous trouverez son avis complet sur son blog, ici.

Pour ma part, et même si je n'ai pas détesté, j'ai un avis plus réservé et un peu plus tranché tant par rapport à l'histoire que vis-à-vis des personnages.

On va avoir affaire au meurtre d'une jeune femme et à la disparition d'un bébé de trois mois. Lorsque le mari entre chez son épouse, dont il est séparé depuis quelque temps, il n'a aucune idée de ce qu'il va découvrir. Les flics sont appelés et les recherches pour retrouver le bébé sont mise aussitôt en place. Mais que cache cet homme ? Pourquoi y-a-t-il des gouttes de sang appartenant au bébé ? Qui a pu faire une chose aussi horrible ?

L'enquête va être menée par Mathilde, jeune capitaine plutôt étrange. On apprend d'elle qu'elle est allergique à la menthe. Ses réactions lorsqu'elle hume cette odeur sont surprenantes. Est-ce dû à des rémininescences d'un passé trouble ? Que cache-telle au fond d'elle-même ?

L'ensemble de l'équipe n'est pas en reste non plus. Ses collègues sont plus ou moins marqués par leur boulot ou leur vie de famille chaotique : Squalli qui court pour se changer les idées et se fixe des objectifs de plus en plus importants; Delage qui est séparé de sa femme et qui a du mal à prendre le dessus, et leur chef à tous très proche de Mathilde malgré la soixantaine...

Entre un meurtre à élucider et des personnages très particuliers, j'ai quand même eu du mal à bien rester ancrée dans ce roman.

Avec seulement 280 pages, j'ai trouvé qu'il était un peu court et ne faisait pas suffisamment le tour des uns et des autres pour me permettre de bien les appréhender, de mieux les comprendre.

La résolution du meurtre arrive trop vite vers la fin et j'ai trouvé ça dommage. D'autant que certains chapitres, intitulés LUI et ELLE, m'ont totalement déroutée. Je n'y comprenais rien, en tout cas dans les premiers parce que lorsque l'on comprend dans quoi on s'engage, ils s'éclaircissent un peu plus. Ces passages sont trop imagés pour les comprendre à première vue.

Mais là où je suis un peu déçue, c'est que l'auteur garde trop de zones d'ombre sur le personnage central de Mathilde et l'on comprend bien sûr qu'elle fera un autre tome la concernant. Là où j'aurais aimé et j'aurais pensé qu'Elena Piacentini m'aurait donné des réponses, je reste frustrée par les non-dits.

On voit cette jeune femme mene son enquête avec une force intérieure qui la booste et en même temps qui lui fait peur. On sent qu'elle a vécu quelque chose de terrible dans son enfance sans savoir quoi. On la voit un peu s'effondrer et reprendre le dessus aussitôt. On se pose tout un tas de questions sur elle mais aucune révélation n'ait faite. C'est bien dommage !

Cela donne envie, bien entendu, d'avoir le prochain livre la concernant mais j'avoue aussi que je reste hésitante sur la lecture ou non parce que je n'ai pas forcément accroché au style de l'auteur qui m'a un peu perdue par moment. J'ai pas mal froncé les sourcils à certains passages.

Alors quoi ? Suis-je passée à côté de cette lecture ? Peut-être...

L'enquête est quand même bien menée et l'on ne sait pas dans quelle galère on se lance. L'auteure ne laisse rien transparaître jusqu'à ce moment où elle accepte de lâcher le morceau.

C'est elle qui décide de qu'elle veut bien nous donner ou pas. C'est stressant voire même énervant parce que l'on veut savoir et qu'on se fait mener par le bout du nez.

Même si j'ai été gênée par certains détails et par une plume qui ne m'a pas tout à fait convaincue (mais je suis très chiante comme lectrice), je dois reconnaître quand même que Comme de longs échos est un roman qui plaira parce qu'il a l'intrigue quasi-parfaite avec des personnages dont on cherche à trouver les secrets et les faiblesses. N'hésitez pas à le tenter pour vous faire votre propre idée, surtout que ma compagne de lecture, elle, l'a adoré.

mercredi 23 août 2017

La maîtresse des Quatre-Vents

Auteur : Robin Lee Hatcher
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 348

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
Jouer sa propre fille, n'est-ce pas scandaleux ? Un carré de rois et le sort de Jane est fixé : son père a perdu ! Elle appartient désormais à cet inconnu aux yeux couleur de saphir qui, depuis le début de la partie, n'a cessé de la dévisager...
Chase Dupré n'a toutefois rien de la brute qu'elle redoutait. Ému par la détresse de la jeune fille, il la prend sous sa protection et l'emmène chez son oncle et sa tante. Au ranch des Quatre-Vents, Jane trouve un foyer et une affection qu'elle n'avait jamais connue.
Peu à peu, elle tombe amoureuse de son sauveur. Appelé au Texas pour affaires, Chase ne regagne le Montana que cinq ans plus tard. La petite sauvageonne qu'il avait recueillie s'est alors transformée en une ravissante jeune femme. Mais bien des choses ont changé. Chase n'est plus seul. Consuela, son épouse, l'accompagne...


Mon avis :

Comme chaque année, j'ai droit à ma lecture du dernier Robin Lee Hatcher pour mon plus grand plaisir et pendant une bonne journée et demi, je me suis baladée entre le Montana et le Wyoming dans des contrées aussi chaudes en été qu'hostiles en hiver.

J'ai fait la connaissance de deux personnages auxquels je me suis très vite attachée : Jane et Chase.

Lorsque Jane est "jouée" par son père lors d'une partie de poker, elle n'a que quinze ans, alors que Chase en a une vingtaine. Nous allons donc les suivre dans une très belle histoire que j'ai beaucoup aimé découvrir et devoir sortir de cette romance m'a encore fait un peu mal au coeur, je dois l'avouer.

Ce qui fonctionne avec cette auteure c'est que les personnages, même s'ils sont assez stéréotypés, ne sont pas  inintéressants malgré tout parce qu'ils gardent leurs qualités et leurs défauts.

On peut facilement s'imaginer cet homme et cette jeune femme en devenir être attirés l'un par l'autre sans que ce soit le bon moment ou que des situations les séparent pour une raison ou pour une autre.

Alors bien sûr, on ne va pas chercher à trouver les petits défauts de ces romances parce qu'il y en a et notamment certaines redondances dans les sentiments ou les réactions de l'un ou de l'autre alors que cela pourrait être tellement plus facile pour eux, avec de très beaux paysages en prime.

Et c'est là que je me rends compte qu'avec Robin Lee Hatcher, elle peut leur faire vivre n'importe quelle situation, cela m'importe peu parce que je connais d'avance la fin (on reste dans de la romance) et que cela me permet de rester encore un peu plus longtemps avec eux.

C'est ce genre de lecture dans laquelle vous êtes tellement bien que vous ne voulez pas en sortir.

L'écriture est hyper fluide et facile. Pas de casse-tête de ce côté là non plus. C'est vraiment le style de roman idéal pour l'été ou pour vous détendre entre deux romans plus stressants ou poignants, par exemple. C'est aussi le genre de roman qu'il me fallait après mon abandon du dernier Sparks qui m'a cruellement déçue...

En bref, lire du Robin Lee Hatcher, c'es à coup sûr s'attacher à des personnages, des paysages et une histoire qui bien que simple et somme toute cousue de fil blanc vous apportera tellement de plaisir que vous ne vous en lasserez pas.

Moi en tout cas, c'est ce qui se passe à chaque lecture et j'attends déjà le prochain avec impatience.

mardi 22 août 2017

Le diable en personne

Auteur : Peter Farris
Editions : Gallmeister (2017)
Nbre de pages : 265

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du Maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection,. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.


Mon avis :

J'ai lu ce titre la semaine dernière et j'ai beaucoup aimé le découvrir.

Non seulement j'ai évolué dans une atmosphère pesante mais les personnages que nous rencontrons et notamment Léonard et Maya  m'ont beaucoup plu.

Le résumé de l'éditeur en dit suffisamment pour le lecteur. Je ne rajouterai donc rien.

Ce que je peux dire, par contre, c'est que Peter Farris signe avec ce deuxième roman, une oeuvre exceptionnelle sur des personnages peu recommandables et d'autres très atypiques.

Léonard un homme qui va très vite s'attacher à Maya et qui, par son côté étrange parce qu'il vit avec un mannequin en caoutchouc, ne fait pas l'unanimité dans la ville la plus proche. De plus, le fait qu'il n'ait plus sa femme avec lui sans que l'on en connaisse les raisons alimente les ragots. Tout le monde veut savoir mais personne n'ose poser la question à cet homme bourru, peu enclin à la discussion.

Maya sera la seule à trouver les mots pour le faire parler... et encore... C'est surtout sa condition de prostituée échappée d'une tentative de meurtre qui va faire que Léonard va la prendre sous son aile et accepter d'elle ce qu'il refuse aux autres.

Il utilisera tous les moyens pour la sauver et cela commence dès le début...

L'écriture est directe. Pas de fioritures avec Peter Farris et cela colle parfaitement au style de ce roman noir.

C'est sombre. Il n'y a pas de quartier ni d'un côté, ni de l'autre.

Le diable en personne a été une lecture prenante, époustouflante lors de laquelle j'ai retenu ma respiration bon nombre de fois. Je me suis régalée et je me suis vite attachée à Léonard et Maya et j'ai a-do-ré voir leur attachement se faire petit à petit que l'on avance.

Une chose est sûre, ce titre là me donne cruellement envie de découvrir son tout premier roman, Dernier appel pour les vivants, parce qu'il a été écrit après que l'auteur fut victime d'un braquage dans une banque dans laquelle il travaillait.

Cela doit être du brut de décoffrage (en tout cas c'est ce que j'imagine) vu ce que j'ai pu lire dans Le diable en personne et ça me donne trop trop trop envie.

En bref, si vous aimez les romans qui ne ménagent pas le lecteur, qui envoient du lourd et qui vous emportent dans un univers de drogue, prostitution et corruption, n'hésitez pas à vous pencher sur Le diable en personne de Peter Farris. Il est excellent !!

vendredi 18 août 2017

Enterrées vivantes

Auteur : Arno Strobel
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 299


Présentation de l'éditeur :
Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés contre une paroi. Elle se sait prise au piège. Enfermée dans un cercueil, d’où personne ne peut l’entendre crier.
Quand Eva se réveille, elle comprend qu’il s’agissait d’un cauchemar. Mais le soulagement n’est que de courte durée : elle remarque sur son corps des traces de coups, comme si elle avait réellement été molestée ou qu’elle s’était débattue.
Au même moment, à Cologne, la police découvre le corps d’une femme enterrée vivante dans un cercueil…



Mon avis :

Lu en lecture commune avec Amandine, de la chaîne Amandine love reading, je n'ai pas lu ce roman, je l'ai dévoré.

Pourtant, je l'ai laissé traîner trop longtemps dans ma PAL alors même que le pitch m'avait accrochée dès sa lecture : une jeune femme, en se réveillant, se retrouve dans un cercueil et tente d'en sortir. Elle se cogne partout ; elle crie ; elle fait tout ce qu'elle peut pour sortir de là sans y parvenir et elle s'évanouit. A son réveil, elle se retrouve dans son lit et pourtant les échymoses qu'elle a sur le corps laissent supposer que sa nuit n'a pas été de tout repos.

Là encore, c'est une excellente lecture que je ne peux que vous conseiller tant j'ai été prise dans l'engrenage qui se déroulait dans la vie d'Eva.

Alors qu'elle n'arrive pas à reprendre pied par rapport à ce qui lui est arrivé, elle apprend qu'une jeune femme est morte, retrouvée nue dans un cercueil.

Coïncidences ou pas ?

Et on va suivre Eva tout au long de sa recherche de la vérité. On apprendra qui elle est, d'où elle vient; on fera la connaissance de tous ceux qui l'entourent (amis, famille...) mais aussi d'autres personnages et notamment Britta et puis celui dont on ne connaît pas le nom. Celui qui tue.

Je ne souhaite pas vous parler de tous ceux qui composent cet excellent thriller pour vous permettre de les découvrir par vous-même tant ils font régner une ambiance sombre, pesante. Je me suis posée énormément de questions sur les uns et les autres, tentant de savoir avant l'heure qui faisait tout ça à Eva, qui tuait ces femmes.

Enterrées vivantes est tellement prenant qu'il entraîne une addiction déconcertante.

Les chapitres sont très courts ce qui donne une dynamique indéniable à cette lecture et le fait d'avoir des chapitres où s'alternent les personnages donnent encore plus l'envie de poursuivre, d'en savoir toujours plus.

Je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'il en était et la révélation m'a mise à plat. J'étais bluffée par ce que l'auteur m'avait fait vivre. Je n'en revenais pas et encore aujourd'hui, j'ai du mal à réaliser ce qu'il m'a fait découvrir.

Quel uppercut !

Je lis beaucoup de thrillers/policiers, en ce moment, et je me régale avec chacun d'entre eux mais Enterrées vivantes a des personnages qui cachent tellement de choses que le lecteur ne peut pas s'empêcher de vouloir avancer pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'entre eux.

L'addiction est là. Les questions aussi. On tourne les pages encore et encore sans pouvoir/vouloir s'arrêter.

Je me suis régalée et je vous le conseille fortement. Il faut que vous découvriez Eva et sa vie, ses amis, ses doutes, ses angoisses... N'hésitez pas une seconde.

Amandine a été autant bluffée que moi. Vous pouvez voir son avis dans son dernier Point lecture ici.