mercredi 22 novembre 2017

Mores : Expiation (T2)

Auteur : G.A. O'Neill
Editions : Albin Michel
Collection : Ma Next Romance (novembre 2017)
Nbre de pages : 115


Présentation de l'éditeur :
C'est pour oublier sa vie de flic que Charlotte de Saint-Fulgent, alias Charly de la crim' au 36 quai des Orfèvres, rejoint Marc, son beau ténébreux aux yeux vairons, dans un paradis caribéen. Mais elle est vite rattrapée par son instinct de flic lorsqu'elle rencontre le très influent homme d'affaires brésilien David Alvès.
C'est précisément entre le Brésil et l'Italie qu'Anthony mène officieusement l'enquête sur le club très spécial qu'est le Mores. Il tentera alors de retrouver la trace de son ancienne coéquipière disparue.


Mon avis :

Un roman très court qui fait un petit peu plus de 100 pages. Autant dire que c'est vite lu mais malgré la petitesse du roman, la fin donne envie de continuer cette série.

J'ai retrouvé avec plaisir et curiosité le personnage de Charly, flic au 36 Quai des Orfèvres.

Ici, on va voyager à travers le Brésil et l'Italie et même si ce sera plutôt rapide, l'auteur a mis tout ce qu'il fallait pour que la lectrice que je suis ait envie d'en savoir toujours plus.

Cette fois-ci, Charly va être confrontée à des personnages encore plus perfides et dangereux et je me suis fait la réflexion que G.A. O'Neill n'y allait pas de main morte.

En tout cas, que ce soit à cause des scènes de sexe ou autres, ce roman n'est vraiment pas à être entre n'importe quelles mains.

Du coup, on peut dire que sur ces 100 pages de roman, on a tout ce qu'il faut pour se demander si Charly va s'en sortir. Sexe, drogue, enlèvement... tout est là.

Alors certes c'est encore rapide dans les résolutions des problèmes qu'elle rencontre et je trouve ça toujours dommage parce qu'il y a matière à faire encore plus et à rendre cette série encore plus accrocheuse mais l'essentiel, comme dans le tome précédent, y est et c'est ce qui est bluffant avec Mores.

On a aussi une intrigue parallèle avec Anthony qui continue à faire des recherches sur ce lieu de fantasmes qu'est Mores et ce n'est pas mal du tout. Petit à petit les pièces du puzzle se mettent en place mais il reste encore beaucoup à parcourir.

Quant aux personnages on les voit évoluer. Qu'il s'agisse de Charly ou de Marc, on en apprend de plus en plus sur eux et très honnêtement, arrivée à la fin, et vu comment Charly tourne, je suis déjà au taquet pour lire le tome 3.

Cette nana a un caractère de feu mais elle n'est pas flic pour rien. L'ensemble est explosif et elle ne fait pas de quartier. Je me pose beaucoup de questions sur la façon dont elle va gérer ces émotions suite à ce qu'il s'est passé ici.

Si vous ne connaissez pas encore Mores, vous pouvez toujours tenter cette lecture. C'est rapide, agréable et suffisamment accrocheur pour avoir envie de lire la suite. Par contre, ne vous attendez pas à une lecture détaillée. D'ailleurs, par moment, je me disais qu'un peu plus de précisions ne serait pas de refus.

Quoi qu'il en soit, cette découverte a été parfaite à un moment où j'ai bien du mal à avancer dans mes livres et je n'en demandai pas plus.

mardi 21 novembre 2017

Double piège

Auteur : Harlan Coben
Editions : Belfond (octobre 2017)
Nbre de pages : 367


Présentation de l'éditeur :
New Jersey, aujourd'hui. 
Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon. Un jour, un homme apparaît à l'écran, jouant avec sa petite Lily. Un homme que Maya connaît bien : Joe, son mari... qu'elle vient d'enterrer. 
Un choc. Et de troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l'arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, trois ans plus tôt. 
Mort ou vivant, qui était vraiment Joe ? Doit-on croire tout ce que l'on voit ? 
Pour Maya, l'heure est venue de plonger dans un passé trouble ; un monde à la frontière entre vérité et illusions. Un monde dangereux, dont elle pourrait être la nouvelle victime.


Mon avis :

Lu en lecture commune avec Stéphanie de la page Une souris et des livres, nous avons dévoré l'une et l'autre le dernier né d'Harlan Coben.

Nous étions prises dans l'engrenage de cette histoire, de ce meurtre que la police a bien du mal à élucider.

Maya est devenue veuve suite à une agression dont a fait l'objet son mari. Les malfrats se sont enfuis et il est bien difficile de les identifier puisqu'ils portaient des cagoules. L'agression s'est passée rapidement. Maya tente de reprendre sa vie et de faire en sorte que cette tragédie ne touche pas trop sa petite fille Lily, âgée de 2 ans. Mais Maya compte bien aider la police à résoudre cette affaire...

Autant dire que Stéph et moi nous étions plongées dans cette lecture et avions bien du mal à en sortir.

Comme à son habitude, Harlan Coben a su magnifiquement nouée cette intrigue de telle manière qu'il est impossible de trouver le(s) coupable(s) de ce meurtre avant même qu'il nous le dévoile dans les dernières pages.

Et même là, vous restez scotcher à votre livre, vous disant que c'est impossible parce que vous ne l'aviez pas vu venir et... bang... nous coup dur pour le lecteur qui ne s'imagine même pas voir la 2ème fin arriver.

Aussi fluide, prenant, intriguant et stressant, Double piège a été une lecture excellente comme j'en avais besoin.

En ce moment, j'ai bien du mal me laisser entraîner dans mes lectures que je traîne pendant plusieurs jours alors que ce titre là n'a pas fait un pli. Commencé en début d'après-midi, il a été terminé le lendemain matin à 8h !

Tout y est pour vous rendre addict et vous faire vous poser toutes les questions possibles et imaginables sans vraiment être totalement sûr de vous poser les bonnes et de résoudre cette enquête.

L'envers du décor n'est pas folichon et on découvre que chaque individu peut garder un jardin secret bien noir...

En bref, Double piège a été une lecture très prenante au point que je n'avais pas envie de le lâcher et qu'est-ce que ça fait du bien ! Je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter à votre tour. Vous ne devriez pas être déçu, surtout si vous êtes un fan de l'auteur comme moi.

jeudi 16 novembre 2017

Frigiel et Fluffy : La forêt de Varogg (T3)

Auteurs : Frigiel - Nicolas Digard
Editions : Slalom (Septembre 2017)
Nbre de pages : 364


Présentation de l'éditeur :
Erald est vivant ! Mais que s'est-il passé ? Prisonnier du pénitencier sous-marin de Suratan, Frigiel va d'abord devoir trouver un moyen de s'échapper et de libérer ses amis avant de comprendre pourquoi son grand-père est ici. D'autres prisonniers doivent également être libérés : deux habitants de Lanniel, un gobelin du nom de Stekx et quelques guerrières Sarmates : un peuple matriarcal du delta des pieuvres surnommé les " tueuses d'Endermen ". Avec ces nouveaux compagnons, Frigiel et ses amis vont devoir trouver un moyen de sortir de cette cité engloutie afin de se remettre à la recherche du second coffre se trouvant à Varogg, une forêt maléfique plongée dans une nuit éternelle.


Mon avis :

Troisième tome de cette série consacrée au monde de Minecraft avec Frigiel et son fidèle compagnon à quatre pattes, Fluffy, ainsi que de leurs deux amis, Abel (le Tarankois) et Alice (la voleuse).

Nouvelle mission pour eux qui va les emmener à la forêt de Varogg avec des scènes autant amusantes que stressantes parfois.

Comme avec les deux tomes précédents, j'ai passé un excellent moment de lecture aux côtés de Frigiel et de ses amis.

Des révélations se font et Frigiel continue son apprentissage de la magie, même s'il est devenu un mage qui commence à gérer ses pouvoirs.

Je me suis encore régalée à retrouver un langage créé exclusivement pour le monde de Minecraft.

C'est d'ailleurs ce qui m'avait fait accrocher aussi vite à cette série jeunesse parce que cela plonge littéralement le lecteur dans cet univers des blocs et des cubes.

Si Frigiel évolue encore dans ce tome, il en sera de même pour ses amis, Abel et Alice, que j'aime beaucoup. L'un et l'autre sont très différents et pourtant on les sent si proches... En même temps, de nouveaux personnages font leur apparition et je me demande ce que cela va donner dans le prochain tome quant aux rapports des trois amis. Est-ce qu'ils vont se sentir trahis ? Déçus par l'éloignement de l'un d'eux ?

Je ne vous en dirai pas plus sur ce tome parce que forcément je vais finir par en dévoiler trop et qu'il faut vraiment découvrir cette saga que j'aime beaucoup alors même que je lis aujourd'hui peu de romans jeunesse.

Mais Frigiel et Fluffy fait l'exception parce que lorsque je me plonge dans ces romans, c'est comme si je partais moi aussi à l'aventure dans le monde de Minecraft avec tout un langage qui lui est consacré.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous la conseille fortement surtout si votre enfant (comme le mien) est accro à ce jeu. Sachez aussi qu'une bande dessinée vient de paraître ce 15 novembre, Frigiel et Fluffy : Le mystère des pastèques perdues.


Même si je ne suis pas une adepte du jeu, je suis devenue accro aux livres et je suis très curieuse de voir aussi ce que peut donner cette BD. Si j'ai l'occasion de pouvoir la découvrir, j'en serai enchantée voire même comblée.

Le tome 4 de la série paraîtra quant à lui en mars 2018 et je suis déjà au taquet pour le lire.

Il y a également un calendrier qui est sorti tout début novembre et mon fils le lorgne déjà. On pourrait dire qu'ici c'est "Minecraft un jour, Minecraft toujours !" Surtout qu'il lit les romans à son rythme mais il se régale de savoir qu'il a un tome de reste dans sa petite PAL et dès qu'une nouveauté sort, il est le premier à me le dire !

Et vous ? Connaissez-vous cette saga ? Vous laisserez-vous tenter ? Je l'espère en tout cas 😃

mardi 14 novembre 2017

La face cachée de Ruth Malone

Auteur : Emma Flint
Editions : Fleuve Noir (octobre 2017)
Nbre de pages : 427


Présentation de l'éditeur :
1965. Une vague de chaleur déferle sur le Queens, banlieue ouvrière de New York, et plonge ses habitants dans un état léthargique. Un matin ordinaire, Ruth Malone, mère célibataire aux allures de star hollywoodienne, constate la disparation de ses deux enfants. 
Peu après, le corps de la petite Cindy est retrouvé abandonné sur un chantier, son doudou encore à la main. Lorsque, quelques jours plus tard, la dépouille de son fils, Frankie Jr, est découverte dans des conditions similaires, des voix accusatrices s'élèvent contre Ruth. 
De la voisine qui a toujours eu des doutes aux médias avides de scandale, tout le monde semble avoir quelque chose à lui reprocher. 
Mais qui est Ruth quand personne ne la regarde ? 
Cette " mère " dont les amants entrent et sortent de sa vie depuis des années et qui ne verse pas une larme devant les corps sans vie de ses enfants. 
Alors que presse, opinion publique et tribunaux condamnent Ruth avant l'heure, un seul homme va tenter de découvrir qui est vraiment cette femme : nouvelle Médée monstrueuse ou victime innocente ?


Mon avis :

Ce roman débute avec l'incarcération de Ruth Malone et les réminiscences qu'elle a et on bascule dans la fameuse année 1965 pendant laquelle ses enfants vont être assassinés alors qu'elle est divorcée et qu'elle les élève seule.

On sait donc, dès le départ, que Ruth Malone n'aura pas la clémence des jurés mais on ne sait pas non plus ce qui les a décidé à rendre un tel verdict.

Nous allons donc suivre cette histoire basée sur un fait réel (celui d'Alice Crimmins) et nous allons découvrir qui était cette femme que tout le monde accuse du meurtre de ses propres enfants.

J'avoue que je m'attendais à un roman plus porté sur l'enquête de ces meurtres horribles sur des enfants de 5 et 4 ans. Mais ce ne sera pas tout à fait le cas.

Bien sûr, l'enquêteur Devlin fera son boulot en interrogeant les témoins, en cherchant les indices... mais très vite on comprend que Ruth Malone est dans la ligne de mire de la police pour ne plus en sortir. Tout sera organisé pour qu'elle soit la coupable idéale.

Tout le monde se liera contre elle, à l'exception d'un journaliste, Pete Wonicke. Si au départ, cet homme mène ses investigations comme le souhaite son patron, il se rend compte aussi que Ruth Malone n'est pas la mère que la police veut bien le faire croire.

Derrière la carapace qu'elle s'est forgée, ne voulant pas montrer son chagrin et se cachant derrière le maquillage et les belles tenues, Ruth est une femme brisée.

Nous sommes dans les années 60 et une femme qui agit comme elle est très mal vue car quelle mère serait bien capable de laisser ses enfants seuls la nuit pour aller travailler ? Quelle mère amènerait chaque nuit un homme différent chez elle ? Quelle mère préfère être très bien apprêtée au lieu d'être effondrée ?

Ce roman est le procès tout tracé d'une mère qui n'aura jamais son mot à dire. Malgré tout ce qu'elle pourra expliquer, tout se retournera contre elle. A de nombreuses reprises, d'ailleurs, cette femme demandera à la police d'orienter ses recherches vers l'assassin de ses enfants plutôt que de l'accabler de torts qu'elle ne comprend pas...

Le roman est très bien écrit et très bien mené. Pourtant, j'aurais aimé plus de précisions et notamment sur cette fin que nous donne l'auteur. J'ai trouvé ça dommage car une note en fin de livre plus explicite aurait été encore plus intéressant sur une histoire aussi tragique.

Mais, comme je l'ai dit, l'ensemble est très bien construit et se lit très vite. On est vite happé par ce personnage très particulier qu'est Ruth Malone mais également des hommes qui l'entourent. Je ne regrette pas ma lecture et je ne peux que vous la conseiller.

lundi 13 novembre 2017

L'homme feu

Auteur : Joe Hill
Editions : JC Lattès (Juin 2017)
Nbre de pages : 610


Présentation de l'éditeur :
Personne ne sait exactement quand et où cela a commencé.
Sur le corps des hommes et des femmes de magnifiques tatouages apparaissent et brûlent plus ou moins violemment les individus qui les portent... Boston, Détroit, Seattle... sont frappés. Il n'existe pas d'antidote.
Harper est une infirmière merveilleusement bienveillante. Le même jour, elle découvre qu'elle est enceinte et qu'elle est touchée par le virus. Paniqué son mari fuit.
Et dans ce monde en ruines où des micros sociétés se créent et des milices d'exterminations traquent les malades, Harper va rencontrer l'Homme-feu capable de contrôler le feu intérieur qui consume les humains. Ensemble, ils vont tenter de sauver une société terrorisée où chacun est prêt au pire pour tenter de survivre.
Une fresque aussi profonde que fascinante sur l'homme face à ses peurs vertigineuses et à sa puissance de vie.


Mon avis :

J'ai enfin découvert Joe Hill avec son dernier roman et je peux déjà vous dire que ce ne sera pas mon dernier. J'ai Le costume du mort et Nosfera2 qui m'attendent sur ma liseuse depuis longtemps et je pense qu'ils ne vont pas trop traîner...

Le fils de Stephen King n'a rien à envier à son père ou en tout cas il peut lui dire merci pour son fabuleux héritage parce que Joe Hill est un écrivain à la hauteur de ce qu'est son père.

Mais attention, Joe Hill a son style à lui et l'histoire de L'homme feu ne ressemble aucunement aux romans de papa.

J'ai vécu pendant plus de 600 pages aux côtés de Harper et John dans une ambiance pesante parce que la pandémie qui fait rage sur l'ensemble du globe est à faire peur.

L'écaille du dragon s'attrape par contact à partir du moment où une écaille apparaît sur votre peau. En tout cas, c'est ce que l'on croit au départ... Vous devenez alors un infecté, un paria.

Lorsque Harper se rend compte qu'elle est malade, elle est enceinte de 10 jours et son mari, Jakob, terrorisé, la quitte pour revenir quelques jours plus tard avec la ferme intention d'abréger ses futures souffrances. Parce que cette maladie vous tue par auto-combustion au bout de quelques semaines, 4 mois au plus et les autorités ne savent pas du tout comment guérir de ces spores qui prennent place dans votre corps au fur et à mesure que le temps passe.

Harper n'a donc pas le choix : elle fuit pour sauver son enfant. Elle rencontrera John, le pompier qu'elle avait déjà vu dans un hôpital où elle travaillait. Avec Allie et Nick, John amène Harper dans un centre où d'autres infectés sont arrivés à gérer L'écaille de dragon mais une milice du feu s'est formée pour anéantir tous les infectés.

Et durant plus de 600 pages nous allons suivre Harper, John, Allie, Nick et compagnie dans cette atmosphère de mort, de doute, d'envie de vivre, de survivre et de mener à bien une grossesse qui pourrait mettre au monde un bébé déjà infecté...

Tout est mis en oeuvre pour que le lecteur ne lâche pas ce roman avec des personnages auxquels on s'attache, des chapitres très courts, et des explications sur cette maladie au fur et à mesure que l'on progresse et cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête avec la milice du feu qui les traque...

J'ai passé un très bon moment avec ce roman même s'il m'a fallu près de 15 jours pour en venir à bout parce que les caractères étaient écrits tellement petits que je devais faire des pauses régulières.

Mais à aucun moment je n'ai eu envie d'abandonner ces personnages dans un contexte chaotique parce que je voulais savoir si Harper allait pouvoir mettre son enfant au monde. Parce que John me plaisait beaucoup même s'il reste en retrait du camp dans lequel il amène Harper. Parce que son histoire est géniale à découvrir.

L'homme feu est un thriller fantastique qui se laisse lire extrêmement bien. L'écriture est accrocheuse et très fluide et le côté fantastique pousse encore plus le lecteur à vouloir en savoir encore plus.

La fin m'a déconcertée et déçue parce que je ne m'y attendais pas du tout mais alors pas du tout du tout du tout. Du coup, je suis restée accrochée à mon livre en me disant que "non ce n'est pas possible !" et Bingo ! Joe Hill a frappé fort...

Je verrai bien une suite d'ailleurs parce que je trouve les dernières lignes très ouvertes... et ce serait trop bon que de retrouver certains personnages que j'aime beaucoup. Après avoir passé 15 jours avec eux, ce fût difficile de fermer ce roman mais je me dis que c'est pour mieux en découvrir un autre.

En bref, L'homme feu a été un excellent moment de lecture et une très bonne découverte. J'ai mis du temps avant de me décider à lire Joe Hill parce que j'avais peur que ça ne me perturbe trop, que cela ressemble trop à du Stephen King et finalement j'ai été comblée par ce que j'ai lu. Si vous aimez les thrillers fantastiques, je ne peux que vous conseiller ce titre et partir à la rencontre de personnes exceptionnelles atteintes d'une maladie étrange, angoisssante mais ô combien passionnante...

vendredi 10 novembre 2017

What light

Auteur : Jay Asher
Editions : Michel Lafon (octobre 2017)
Nbre de pages : 285


Présentation de l'éditeur :
Un premier amour inattendu.
Le poison de la rumeur.
Le récit d'une seconde chance.


Mon avis :

Le résumé est court voire même très court et donne finalement peu de précisions quant aux personnages et ce qu'il a pu arriver avant la rencontre.

Et c'est là tout l'intérêt de ce roman : s'y plonger sans rien en savoir dessus !

Et lorsque vous allez commencer à découvrir Sierra, ses parents, ce qu'est leur vie, vous allez vous laisser emporter par ce magnifique récit sur fond de fêtes de Noël.

Si j'ai trouvé le début un peu facile, simple et très young adult finalement, j'ai quand même réussi à me laisser porter par cette jeune fille de 15 ans qui va, contre toute attente, découvrir ce qu'est un amour véritable.

Malheureusement, il y aura un "mais"... et je n'en dirai pas plus.

Parce qu'il faut vraiment découvrir cette histoire qui m'a mise les larmes aux yeux, passé la moitié du roman.

Parce que j'ai pu enfin déguster un roman young adult en VF alors que cela faisait très longtemps que cela ne m'était pas arrivé.

Parce que j'ai adoré la plume de Jay Asher qui a su m'emporter dans les émois de cette adolescente mais surtout ses interrogations, ses doutes, ses envies, ses peurs face à une situation qui n'est pas du tout facile à vivre au quotidien.

Si j'ai trouvé la première partie du roman assez commune, je n'ai pas pu lâcher ce bouquin sur la seconde moitié au point qu'il m'était impensable d'aller me coucher avant d'avoir le fin mot de l'histoire.

Chapitre après chapitre, j'étais aux côtés de Sierra et je ne voulais pas la quitter.

Je la comprenais; j'étais triste pour elle, pour eux, pour tout ce que la situation a de désagréable et de terriblement injuste aussi pour diverses raisons.

J'étais cette maman qui aurait voulu que tout soit tellement plus simple...

J'étais aussi cette maman qui s'inquiétait vu la situation...

J'étais cette adulte trop raisonnable ou peut-être trop suspicieuse et anxieuse pour la suite ce qui me donnait un élan de plus en plus fort pour continuer encore et encore...

Mais j'étais aussi la lectrice qui voulait faire confiance à cette jeune fille qui grandit, qui apprend de ses erreurs peut-être mais surtout de ses convictions.

What light est un magnifique roman qui sera un de mes rares coups de coeur de cette année 2017 parce qu'il véhicule non seulement un message d'amour filial qui n'est pas toujours facile à gérer mais également et surtout avoir la faculté de pardonner et d'aller de l'avant quelque soit le passé que l'on traîne derrière nous.

Je n'avais jamais lu Jay Asher mais ce roman m'a donné très envie de découvrir son autre titre  13 reasons why ou alors son tout dernier roman Piper qui est sorti en octobre dernier en VO qui semble juste succulent. Non seulement sa plume est fluide et délicate mais il sait magnifiquement véhiculer les émotions de ses personnages au point de permettre au lecteur de s'imprégner d'une ambiance à la fois poignante et terriblement romantique. Je pense que le contexte de Noël y est aussi pour quelque chose avec ce roman et je ne regrette absolument pas ma découverte.


jeudi 9 novembre 2017

Le bonhomme de neige

Auteur : Jo Nesbo
Editions : Gallimard (2008)
Nbre de pages : 424


Présentation de l'éditeur :
Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu'il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige... 
Dans le même temps, l'inspecteur Harry Hole reçoit une lettre signée «le bonhomme de neige» qui lui annonce d'autres victimes. Plongeant son nez dans les dossiers de la police, Harry met en lumière une vague de disparitions parmi les femmes mariées et mères de famille de Norvège. Toutes n'ont plus donné signe de vie le jour de la première neige... 
D'une sobriété étonnante, Harry Hole va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur le territoire norvégien et qui le conduira jusqu'au gouffre de sa folie...



Mon avis :

Voilà mon premier roman dans le cadre du challenge The Black November organisé par Séverine et il me tardait de le commencer parce que c'est un roman qui traînait dans ma liseuse depuis des siècles années et qu'il était plus que temps que je découvre cet auteur dont j'entends parler en bien.

C'est maintenant chose faite et ce que je peux dire c'est que cette lecture a été prenante, stressante par moments et qu'elle m'a donné envie de continuer à découvrir Jo Nesbo.

Dans ce thriller, j'ai eu la surprise de découvrir un inspecteur un peu hors norme, même si on en trouve de plus en plus dans les romans de ce genre aujourd'hui. En effet, Hary Hole est un ancien alcoolique qui se retrouve célibataire puisque sa compagne l'a quitté un peu plus d'un an auparavant.

C'est donc un homme blessé par la vie que j'ai découvert et j'avoue que bon nombre de fois j'ai bien cru qu'il allait replonger dans ses penchants alcooliques vu les situations dans lesquelles il était empêtré...

Ce que je peux vous dire c'est que dans cette enquête, on va avoir un Harry qui ne lâche rien, qui se mettra sa hiérarchie à dos mais qui va aller au bout de ses convictions.

Le lecteur doutera quand même un peu de cet homme, tout en le voyant progresser avec une efficacité bluffante.

Pourtant, rien n'est gagné parce que celui qui se fait appeler le bonhomme de neige sera bien difficile à trouver.

Les meurtres sont horribles puisqu'ils touchent des femmes mariées ayant des enfants. Pourquoi elles ? Qu'ont-elles de particulier ? Mais par la suite, d'autres meurtres auront lieu. Du coup, on se demandera quels sont les liens entre ces personnages...

J'ai eu un début de lecture très angoissant, me demandant si j'arriverai à le lire le soir avec des meurtres que l'on nous décrit et des neurones qui tournaient sans arrêt, me laissant imaginer le pire.

Et puis, petit à petit, je me suis placée dans l'enquête; j'ai eu moins "peur" que prévu. Je rentrais dans un thriller finalement assez classique et c'était très bien.

Le livre est scindé en plusieurs parties et certains chapitres feront découvrir au lecteur ce qui a pu se dérouler dans le passé pour mieux appréhender ce qu'il se passe dans le présent.

Arrivée à la moitié du roman, j'ai commencé à avoir des doutes sur un des personnages et j'étais quasi persuadée d'avoir trouvé le coupable et je ne m'étais pas trompée. Mais l'auteur m'a mis des doutes parce qu'il ose nous mener en bateau et cela aurait pu marcher... J'ai vraiment douté... mais je me méfiais aussi de ce que Jo Nesbo me racontait... J'y allais sur la pointe des pieds, me demandant s'il ne voulait pas me berner...

Du coup, lorsque la révélation finale est arrivée, je n'ai pas été plus surprise mais franchement le thème que l'on aborde ici est vraiment très intéressant au point que j'ai fait quelques recherches par la suite et c'est juste hallucinant, impensable aussi.

En bref, Le bonhomme de neige a été une très bonne lecture avec laquelle j'ai passé un bon moment. L'écriture m'a beaucoup plu, avec une fluidité et une addiction qui a fait que j'ai lu rapidement ce titre. Le personnage de Harry m'a donné très envie de le retrouver dans les autres titres qui auront suivi Le bonhomme de neige et plutôt que les précédents. Si vous n'avez jamais lu cet auteur, je vous le conseille surtout qu'en le lisant dans la période hivernale vous êtes encore plus en accord avec le roman. Et oserai-je dire : méfiez des bonhommes de neige ?

lundi 6 novembre 2017

La brume en août : l'histoire vraie d'Ernst Lossa

Auteur : Robert Domes
Editions : La Belle Colère (octobre 2017)
Nbre de pages : 346


Présentation de l'éditeur :
Allemagne, 1933. Ernst Lossa vient d'une famille de Tziganes. Les services sociaux l'arrachent à sa famille et le placent dans un orphelinat. Là, le jeune enfant se débat entre les promesses de revoir ses parents et la difficile adaptation à son nouvel environnement. Quoi qu'il fasse, il est jugé comme un enfant à problèmes car ce qui plane sur lui, c'est le regard des adultes qui le jugent " issu d'une race inférieure ". Il sera transféré plusieurs fois d'institution en institution, jusqu'à être interné dans un hôpital psychiatrique. Commence alors son court voyage vers la mort. Cet enfant, parfaitement sain de corps et d'esprit, gentil, résilient, ne pourra jamais comprendre cette grande faute qu'on lui reproche. 
Après des années de recherches, Robert Domes tisse sur son destin et en son hommage un récit aussi beau que poignant, qui illustre parfaitement une face peu connue de la nazification des esprits dans l'Allemagne des années 1930. Un scandale historique qui aura été largement ignoré à Nuremberg, comme un dossier perdu dans les ténèbres de la Seconde Guerre mondiale.


Mon avis :

Ce roman est arrivé spontanément dans ma boîte aux lettres mais vu le thème dont il était question j'étais à la fois ravie et un peu angoissée de lire cette biographie d'un enfant de 14 ans, assassiné par les nazis pendant la guerre.

J'ai lu ce livre en un peu plus d'une journée. Une journée durant laquelle j'ai été aux côtés de Ernst pendant dix années.

Dix ans où il va être ballotté d'orphelinat, en maison de correction puis en hôpital psychiatrique.

Dix ans où il aura l'espoir que son père vient le récupérer un jour ou l'autre.

Dix ans durant lesquels, nous lecteur, savons qu'il ne sortira pas vivant des murs de l'hôpital.

Pourtant, loin d'être Tzigane, Ernst Lossa était d'une famille Yéniche mais le statut de commerçant ambulant de son père, les classera dans une catégorie à éliminer. Ernst n'aura aucune chance.

Cette chance tourne d'ailleurs le jour de ses quatre ans alors que son père est absent du domicile et sa mère très malade. Les conditions de vie sont telles que les services de l'enfance sont appelés pour récupérer les enfants Lossa.

Ernst est l'aîné et sera le seul à être assassiné. Ses deux soeurs auront permis à l'auteur, grâce à leurs témoignages, d'apporter une certaine lumière sur ce qu'il s'est passé dans leurs vies.

Je n'ai pas vraiment envie de vous dire comment était Ernst. Il faut vraiment le découvrir par vous-même. Mais d'un petit garçon très vif et affectueux, il est aussi doté d'un caractère indépendant, ne se laissant aucunement dicté sa conduite. Le larcin fait aussi partie de lui...

C'est tout ce que vous saurez de ce garçon que j'ai beaucoup aimé découvrir à travers une écriture qui était loin de me laisser larmoyante ou le coeur serré.

Robert Domes a parfaitement dosé son écriture dans un ouvrage extrêmement sensible et même si certains passages sont durs, l'ensemble, d'une certaine manière, permet au lecteur d'endurer ce calvaire avec plus de facilité que prévu.

Je ne m'attendais pas du tout à le lire aussi facilement, sans avoir la gorge nouée et les larmes aux yeux.

La façon dont les nazis "l'euthanasie" est tout simplement indigeste. Ernst était un gamin de liberté, qui ne rêvait que de liberté avec son père, ses soeurs. Les petits vols qu'il faisait n'étaient pour lui que minimes et représentaient des trésors qu'il ne pouvait pas obtenir autrement.

Mais aux yeux des nazis, il était un "inéducable", un "asocial". Son avenir était tout tracé... 

Si vous êtes comme moi et que vous avez envie de découvrir un nouvel ouvrage sur cette période bien sombre de l'Histoire, vous pouvez largement vous pencher sur le cas d'Ernst Lossa. Sa biographie menée comme un roman par l'auteur est terriblement bien écrite et organisée. Vous suivrez Ernst pendant 10 ans. Vous apprendrez à le connaître et vous vous y attacherez sans le vouloir.

Le plus dur sera juste lorsque vous fermerez ce livre. Alors même que je n'avais pas versé une larme pendant ma lecture, lorsque je l'ai eu terminée et que j'ai repensé à tout ce qu'il avait vécu pendant une décennie, je n'ai pas pu me retenir. Mon coeur de maman a pleuré.

En bref, La brume en août est une biographie sublime pour que le cas Ernst Lossa soit connu du plus de grand nombre parce que son seul défaut était d'être Tzigane.

Les Editions La Belle Colère éditent des romans percutants et La brume en août ne fera pas exception.

dimanche 5 novembre 2017

La fille qui avait bu la lune

Auteur : Kelly Barnhill
Editions : Anne Carrière (octobre 2017)
Nbre de pages : 361


Présentation de l'éditeur :
Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu'elle ait jamais compris pourquoi. Elle s'emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d'élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l'intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler...


Mon avis :

Que cette lecture a été belle à découvrir et enchanteresse dans son ensemble. Déjà, je peux vous conseiller de vous y jeter dessus. Et voici pourquoi.

Déjà, l'écriture est une poésie à elle seule. L'auteur a su me faire retrouver mon âme d'enfant avec une narration tellement fluide et magique que j'étais véritablement enchantée par son récit. Et lorsque je parle d'être "enchantée" ce n'est pas seulement d'être ravie de le lire mais vraiment être prise dans une sorte de magie que je n'aurais pas cru au départ.

Ensuite, j'ai fait la connaissance des personnages auxquels je me suis beaucoup attachée et notamment Xan, la bienveillante sorcière qui va tout faire pour trouver des familles aux enfants abandonnés, à Luna qu'elle va recueillir et garder mais également Glerk, le monstre du marais, ainsi que Fyrian, un dragon enormus qui a du mal à grandir... A eux s'ajouteront bien sûr les habitants du Protectorat avec notamment Gherland le Grand Ancien, qui est à la tête du Protectorat et qui est l'initiateur du sacrifice annuel, Antain, son neveu, qui devrait prendre sa relève...Et puis, il y a cette femme à qui on enlève son enfant... Et puis tant d'autres que je vous laisserai le soin de découvrir.

Le livre va être organisé en deux parties bien distinctes : celle d'abord où Xan récupère le bébé et où on va la voir grandir, mais surtout la raison de son enchantement et de ce potentiel magique qu'elle va avoir avec la lune.

On va alors suivre Xan dans sa façon d'élever ce bébé et de la garder cacher pour que cette magie ne se voit pas aux yeux des différents habitants. 

Et puis, il y a la seconde moitié où Luna atteint ses 13 ans et où sa magie se révèle à elle...

Il va y avoir tout un puzzle qui va se mettre en place après que chaque pièce ait été dévoilée au lecteur, petit à petit, durant la première moitié du roman.

Et c'est juste un récit magnifique que nous offre Kelly Barnhill qui nous plonge dans un univers fascinant et accrocheur.

J'avoue quand même qu'un petit passage vers le milieu va sembler un peu long avant que l'action se remette vraiment en place mais ce roman n'est pas non plus un roman qui bouge beaucoup.

Bien sûr qu'il va y avoir des moments où Xan, Glerk, Luna, Fyrian et d'autres auront des missions à accomplir par rapport à la compréhension de ces sacrifices annuels mais à d'autres le récit est plus calme et pourtant il se passe tellement de choses... magiques.

Et c'est exactement ça qui rend la lecture addictive même pour les adultes et les Editions Anne Carrière ont vraiment trouvé là une pépite qui vaut le détour et qui fera un excellent cadeau pour Noël à venir, par exemple.

En bref, La fille qui avait bu la lune a été une magnifique découverte que je ne regrette pas d'avoir faite. Ce serait vraiment dommage pour vous de passer à côté.

jeudi 2 novembre 2017

La galerie des jalousies (T1)

Auteur : Marie-Bernadette Dupuy
Editions : Calmann-Levy (Septembre 2017)
Nbre de pages : 600


Présentation de l'éditeur :
1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l’effondrement d’une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s’est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l’homme qu’elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s’activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d’Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l’une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d’une balle dans le dos… L’enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu’elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu’elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?


Mon avis :

Dans ce roman mi-historique mi-policier, nous allons faire la connaissance de bons nombres de personnages auxquels on s'attache... ou pas. 

Il en sera ainsi, notamment, pour Thomas, jeune homme de 24 ans, minier et fiancé à Jolenta, une jeune polonaise de 20 ans et enceinte de surcroît. 

A eux, s'ajouteront leur famille respective mais également la famille Millet et notamment Isaure, 18 ans et destinée à devenir la nouvelle maîtresse d'école de Faymoreau. 

Isaure et Thomas ont une histoire particulière. Lui la considère comme une véritable sœur depuis qu'il l'a connue à l'âge de 10 ans. Elle ne voit en lui que l'homme de sa vie. Un amour fraternel n'est pas compatible avec ce qu'elle ressent. C'est beaucoup plus fort que ça. 

Le roman débute avec un accident qui surgit dans la mine à la suite d'un coup de grisou. Thomas, Piotr (le frère de Jolenta âgé de 14 ans) et d'autres mineurs sont coincés dans la mine, choqués, gravement blessés voire même morts. 

Lorsque les secours arrivent à les sortir de leur enfer, il s'avère que le porion (maître mineur) qui est mort dans cet accident ne l'est pas vraiment pour cette raison. Il a été assassiné par une balle dans le dos. 

L'inspecteur Justin Devers sera amené à découvrir qui est le coupable de ce meurtre et pourquoi il a été perpétré. Pendant les interrogatoires qu'il va mener, il fera la rencontre de la fameuse Isaure dont le regard, l'intelligence et la franchise le mettent dans tous ses états... 

Avec ce premier tome, on place complètement les personnages et les relations qu'ils ont entre eux depuis pas mal d'années. 

Petit à petit le lecteur apprend à les connaître et se fait une opinion pour aiguisée des uns et des autres. 

L'enquête est aussi intéressante à suivre dans ce site où les mineurs se serrent les coudes et où il est impensable que l'un d'entre eux ait voulu la mort de leur porion. Du coup, voir comment Justin Devers mène ses interrogatoires pousse le lecteur à toujours en vouloir plus. 

Il en est de même avec la relation particulière entre Thomas et Isaure. Si pour ce dernier, qui va se marier et être papa, tout est clair, ce n'est pas du tout le cas d'Isaure qui aura un caractère impossible à supporter pour le lecteur pendant une bonne partie du roman. 

Honnêtement, je n'ai pas du tout aimé ce personnage au début et il m'a fallu un peu de temps pour comprendre ses changements d'humeur et de position en découvrant ce qu'avait été sa courte vie dans sa famille. Je ne dévoilerai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte pendant votre lecture. 

Jolenta ne sera pas en reste puisque d'une femme soit-disant calme et posée en toute circonstance, on la découvrira bien différente lorsque les situations vont se tendre... 

Avec la famille Marot, on va découvrir l'amour parental dans toutes ses formes et notamment celui de la mère qui s'attache à tout son petit monde qu'il s'agisse de ses fils, ses filles ou Jolenta et Isaure. C'est une femme que j'ai beaucoup aimé par son altruisme. Mais dans cette famille, il y a aussi une enfant malade, Anne, dont l'histoire est magnifiquement racontée ici et fort touchante. 

Du coup, vous comprendrez qu'entre les histoires de Thomas/Isaure/Jolenta, l'enquête de l'inspecteur Devers et la petite Anne que l'on découvre petit à petit, je n'ai pas pu lâcher ce roman de plus de 600 pages que j'ai fini en 3 jours. 

Ce fut une lecture prenante, passionnante par moment même si à d'autres j'étais exaspérée par Isaure. C'est un personnage qui est très changeant et on ne sait pas vraiment sur quel pied dansé avec elle. 

La fin m'a touchée et en même temps fort étonnée au point que je suis ravie d'avoir le tome 2 dans ma PAL que je compte bien lire ce mois-ci et rapidement tant qu'à faire. 

Je suis très curieuse de voir ce que va donner la suite des histoires entre les personnages et si Isaure, notamment, va évoluer voire même changer dans le bon sens. 

En bref, si vous aimez les romans historiques et policiers avec des personnages hauts en couleurs qui vous donnent envie de les découvrir par tout ce qu'ils cachent ou espèrent dans leur vie, n'hésitez pas à vous lancer dans La galerie des jalousies qui est très prenant, même si j'ai eu un peu de mal avec l'écriture au départ. Il m'a fallu un peu de temps avant de m'adapter à un style un peu alambiqué mais qui, au final, colle parfaitement à l'époque, aux mœurs et surtout aux personnages dépeints par Marie-Bernadette Dupuy.

mercredi 1 novembre 2017

La montagne entre nous

Auteur : Charles Martin
Editions : Presses de la Cité (Octobre 2017)
Nbre de pages : 380



Présentation de l'éditeur :

Elle s’apprête à se marier, il est attendu le lendemain à l’hôpital pour pratiquer une opération délicate. Leur avion s’écrase. Ils doivent parcourir 75 kilomètres par -35 degrés pour rejoindre la civilisation. Tout les sépare. Et pourtant.


Mon avis :

J'aurais dû vous faire cet avis bien plus tôt mais internet avait décidé de m'arracher les cheveux depuis deux jours. C'est donc avec plaisir que je vous dis aujourd'hui que si vous n'avez pas encore lu ce roman, c'est le moment d'y remédier.

Je l'ai commencé sans avoir forcément d'a priori mais espérant que cette histoire, amenant cet homme et cette femme à se retrouver seuls dans un environ très hostile, n'allait pas se transformer en romance indigeste.

Je pense que l'auteur a dû entendre mes prières parce que si vous pensez avoir une romance vous allez être déçu.

Ce livre porte vraiment sur les efforts que vont faire deux accidentés d'un crash pour revenir à la civilisation sans trop de séquelles.

Et lorsque l'on se rend compte de ça, on dévore le bouquin; on ne peut plus le lâcher parce que Ben est un homme tellement sensible et prêt à tout pour leur sauver la vie à tous les deux (mais également au chien Tank qui sera leur compagnon d'infortune) que forcément vous allez vous y attacher.

Ashley, elle, fait office de femme forte à l'humour cinglant. Mais c'est ce qui plaît à Ben. Cela lui permet de ne pas baisser les bras et d'aller toujours de l'avant.

Ashley est gravement blessée suite au crash et soyons honnête si Ben n'avait pas été un brillant chirurgien orthopédique ayant pour passion la course et les balades en haute-montagne, elle n'aurait pas résister très longtemps au froid, à la neige...

Oui Ashley, dans son malheur, a du bol. Elle qui pensait pouvoir assister à son mariage prévu deux jours plus tard en prenant ce petit coucou parce que leur avion a été annulé suite à une tempête de neige qui faisait rage, se retrouve dans de beaux draps...

Heureusement, Ben est un véritable gentleman, un peu MacGyver (les vieux de ma génération comprendront...), et la lectrice que je suis en a été ravie.

J'ai vécu aux côtés de Ben et Ashley une aventure extraordinaire, prenante mais aussi angoissante.

Je me suis régalée et je n'en dirai pas davantage pour ne pas trop en dire.

Si vous aimez les romans d'aventure, foncez !

Si vous aimez les romans où un homme et une femme se côtoient sans forcément que cela entraîne du sexe, foncez !

Si vous aimez les romans qui vont vous mettre les nerfs à rude épreuve vu tout ce que Ben et Ashley vont devoir surmonter, foncez !

J'ai d'ailleurs été tellement prise par la lecture que je l'ai mangé en une journée et que j'ai eu l'envie subite de vouloir voir le film. En règle général, je ne le fais pas parce que je sors toujours déçue des salles noires. Avant de claquer mon argent dans les salles obscures, je suis quand même allée voir la bande annonce et là j'ai hurlé au désespoir par les différences que je relevais déjà... Du coup, non non et re-non je n'irai pas voir ce film et je garderai en tête ce magnifique roman écrit par Charles Martin dont c'est le premier roman traduit en France, en espérant que ce ne sera pas le dernier, vu que La montagne entre nous a été quand même édité en 2010 en VO !!! Heureusement pour nous, pauvres français, que les Editions Presses de la Cité se sont penchés sur cette pépite que je vous conseille fortement.

lundi 30 octobre 2017

Itinéraire d'une mort annoncée

Auteur : Fabrice Barbeau
Editions : Hugo Thriller (Octobre 2017)
Nbre de pages : 284


Présentation de l'éditeur :
Alors qu'il avait tout pour réussir, anthony a été rattrapé par les fantômes de son passé : divorcé, ruiné et ne supportant plus le poids de ses erreurs, il cherche son salut dans l'alcool et les psychotropes. 
Lorsque Mélanie, son ange gardien, lui organise un anniversaire avec ses amis d'enfance en pleine campagne lilloise, il est loin de se douter qu'un piège millimétré se referme peu à peu sur lui.Les heures défilent et les cadavres s'accumulent. Anthony devra trouver la force d'affronter son passé s'il veut survivre. 
Mais alors que les minutes s'égrènent, tout devient flou : Anthony est-il coupable ou victime ? 
Jamais Le tic-tac d'Une horloge n'aura été si angoissant.

Mon avis :

Après Cyanure et Mentor, voilà le 3ème roman aux Editions Hugo Thriller que j'ai découvert et disons le de suite, il est pour moi le meilleur des trois.

Le prologue nous met face à un homme totalement démuni de tout. Il a perdu son boulot, sa femme, sa fille, son appart'. C'est un homme qui plonge dans l'alcool pour tenter d'oublier...

Oublier sa descente aux enfers due à ce qu'il s'est passé des années en arrière...

Et le roman va nous faire vivre par chapitres alternés, l'instant présent et ce qu'il s'est passé de 1995 jusqu'à la révélation. Mais ces chapitres là ne seront pas dans l'ordre. En tout cas, au début.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman parce que je me perdais un peu par rapport aux dates. Je ne comprenais pas vraiment où l'auteur voulait en venir et puis j'ai su...

Et là, impossible de lâcher ce texte, cette intrigue si bien menée, avec une angoisse qui monte et des interrogations qui ne cessent de s'enchaîner.

On découvre tout un tas de personnages que l'on a envie de baffer et même si j'ai su avant la fin qui était derrière toute cette manigance sordide, je n'ai pas regretté ma découverte car l'épilogue souffle le lecteur. Celle là, je ne l'avais pas vu venir...

Fabrice Barbeau a une plume très accrocheuse, fluide et simple mais terriblement efficace et concise. Elle m'a beaucoup plu.

Le personnage d'Anthony est assez énigmatique au départ et si on se dit que d'une certaine façon il a cherché les emmerdes avec tout ce qu'il a pu cacher et faire derrière le dos de sa femme, on finit par le prendre en pitié parce que, mine de rien, personne ne devrait subir ce qu'il va vivre...

Si je n'ai pas accroché à Cyanure et si Mentor était un très bon roman, Itinéraire d'une mort annoncée a été une excellente révélation pour moi. Un auteur que je ne connaissais pas et qui m'a soufflée par son intrigue, ses personnages fourbes qui ne pensent qu'à leur peau et ce style bien à lui qui m'a emportée durant près de 300 pages. Une lecture qui a été faite trop vite parce que dévorée en un peu plus d'une journée mais que je n'oublierai pas. En bref, un roman à découvrir sans faute.

jeudi 26 octobre 2017

Today we live

Auteur : Emmanuelle Pirotte
Editions : Le livre de poche (Octobre 2017)
Nbre de pages : 219


Présentation de l'éditeur :
Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de sept ans, à deux soldats américains. Ce sont en réalité des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Ils décident d'exécuter la fillette. Mais au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l’enfant, tue l’autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie.
Un roman captivant et troublant, porté par une écriture limpide, et dans lequel aucun personnage n'est blanc ou noir.


Mon avis :

Ce roman m'interpellait parce qu'il se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, thématique que j'aime beaucoup dans les romans et que je me fais un devoir de lire régulièrement.

Ici, je m'attendais à vivre une histoire pleine d'émotion entre Mathias, un nazi infiltré et déguisé en GI, et Renée, une petite juive qu'il doit fusiller.

Le résumé vous présente le premier chapitre du roman et c'est tout ce que je vous en saurai.

Globalement, j'ai trouvé le roman très bien mais je n'ai jamais vraiment ressenti ce coup au coeur qui me prend lorsque je lis des romans de ce genre.

La faute, sans doute, à une écriture qui n'est pas comme je l'aurais pensé. Plus légère et teintée de cynisme que ce que j'aurais cru au départ.

L'auteur va bien sûr faire le portrait de Mathias parce que c'est le personnage le plus important compte tenu de son comportement vis-à-vis de Renée.

Pourquoi un homme comme lui n'a-t-il pas eu le cran de fusiller de sang froid une gamine issue d'une race inférieure ?

Si les réflexions que ce roman entraîne pour le lecteur sont intéressantes, j'aurais vraiment apprécié d'entrer davantage dans ce lien qui unit Mathias et Renée. Mis à part quelques regards de l'un vers l'autre, il n'y a pas vraiment d'explications sur cet attachement.

Cela m'a manqué. Certes, on peut le comprendre parce que Mathias est un homme qui est très à l'écart de la Société en général mais cela ne m'a pas suffit.

Je n'oserai pas dire que le roman ne vaut pas le coup d'être lu parce que ce n'est pas le cas. Grâce à lui, j'ai découvert aussi un pan de l'armée nazie que je ne connaissais absolument pas et que je vous propose de découvrir à votre tour par l'histoire de Mathias.

Mais je ne peux pas dire non plus j'ai été transcendée par cette lecture. J'en suis sortie plus déçue que lorsque j'y suis entrée. Je n'avais pas eu les émotions que j'avais voulues.

Je n'ai pas non plus vraiment adhéré au style que l'auteur a mis dans ce texte parce qu'il ne collait pas, selon moi, à l'exigence qu'une telle relation suscitait.

En bref, Today we live a été une lecture intéressante mais pas aussi accrocheuse et bouleversante que ce à quoi je m'attendais.

mercredi 25 octobre 2017

Mentor

Auteur : Lee Matthew Goldberg
Editions : Hugo Thriller (octobre 2017)
Nbre de pages : 429


Présentation de l'éditeur :
Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l'université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa petite amie, Jamie. À cette occasion, William propose à Kyle le manuscrit d'un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années. 
D'abord enchanté à l'idée de le publier, Kyle est rapidement choqué par la perversité du récit, qu'il abandonne après en avoir lu quelques pages. Mais lorsqu'il en refuse la publication, William entreprend de ruiner la vie de son éditeur, s'en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette.
Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil's Hopyard, et découvre que le livre fait sinistrement écho à l'histoire de la disparition non élucidée de sa petite amie à l'université. Et qu'il ressemble cruellement à la confession d'un criminel.


Mon avis :

En voilà un bon thriller qui m'a permis de passer un bon moment aux côtés de Kyle et son mentor, William qui n'aura de cesse de persécuter son ancien élève.

Pourtant, toute cette histoire aurait pu se dérouler différemment si Kyle avait accepté de publier le roman de William...

La vie de Kyle va basculer du jour au lendemain dans une horreur sans nom et, nous, lecteur, participons à cette descente aux enfers avec un sourire aux lèvres parce que William est vraiment... machiavélique.

L'ouvrage se lit terriblement bien et il est efficace dans le suspense qui prend de plus en plus de poids au fur et à mesure que l'on progresse.

Qui peut croire que William est fou et cherche à nuire à Kyle ? Pourquoi ce jeune éditeur cherche-t-il à mettre les bâtons dans les roues de son mentor ? Que cache ce manuscrit que Kyle refuse de faire publier ?

On en apprend petit à petit, des vertes et des pas mûres, sur cet homme de cinquante ans qui a mis toute sa vie au service de son livre. 10 ans à l'écrire. 10 ans à trouver l'inspiration et à enchaîner des scènes aussi morbides qu'angoissantes.

Pourtant, à un moment donné, je dois vous avouer que j'ai un peu décroché. 100 pages avant la fin, j'ai trouvé que l'auteur en faisait peut-être un peu trop mais la toute fin m'a beaucoup plu.

Kyle qui essaie, durant tout le roman, de garder son sang-froid, la tête haute et de mener sa propre enquête pour se disculper de tout ce que son "mentor" veut lui faire mettre sur le dos. Ce même Kyle qui finit par péter un câble...

J'ai adoré la finalité de cette histoire qui hantera Kyle pendant longtemps...

La plume est efficace, simple et addictive. Tout ce qu'il faut pour faire un très bon thriller psychologique avec des personnages que l'on suit dans n'importe quelle circonstance parce que l'on veut savoir. On veut connaître l'histoire et cela nous hante.

Lee Matthew Goldberg a mené une très bonne intrigue avec en prime des citations sur des ouvrages littéraires qui ont marqué l'existence de William et de Kyle. Pour les amoureux de la lecture, c'est un excellent bonus.

Les personnages sont plutôt bien construits, même si du côté de la famille de William je les trouvais très étranges et c'est cette particularité qui met la pression au lecteur parce qu'au final on ne sait pas si William est seul à agir ou pas.

Kyle est une proie facile mais de victime il va tout faire pour devenir chasseur...

En bref, Mentor a été une très bonne découverte après ma déconvenue avec Cyanure et j'en ai été soulagée. Même s'il y a un passage un peu trop poussé à mon goût, l'ensemble est excellent et offre un très bon page-turner pour ceux qui veulent vivre une intrigue au sein de l'édition.

lundi 23 octobre 2017

Le couple d'à côté

Auteur : Shari Lapena
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 330


Présentation de l'éditeur :
Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide. 
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?



Mon avis :

Ah que ce roman me faisait envie avec cette thématique du bébé que l'on enlève pendant que les parents passent du bon temps avec les voisins d'à côté...

Que j'attendais d'avoir une lecture prenante et bien stressante pendant les 300 pages qui le constituait...

Que j'ai adoré la première moitié de ce bouquin parce qu'il y avait tout pour que je ne le lâche pas : un bébé disparu sans que l'on sache comment; des parents qui se culpabilisent pour l'avoir laissé seul pendant qu'ils dînaient à côté; des voisins que l'on voit assez peu sur cette première partie mais qui semblent cacher certaines choses...

Je vous le dis, avec Stéphanie avec qui j'ai lu ce roman en lecture commune, nous étions bien prises dans les filets de ce roman à suspense.

Les chapitres sont courts et laissent une certaine tension monter au fur et à mesure que l'on progresse, avec un enquêteur qui ne croit pas forcément à l'innocence des parents...

Et puis... patatras, arrivé à la moitié du bouquin !

L'auteur nous indique clairement ce qu'il en est !

Non mais... What the fuck ! j'ai envie de dire...

Comment peut-on faire une telle révélation alors que l'on arrive à juste la moitié d'un roman à suspense ?!

Du coup, forcément, on sait une partie de l'histoire même si elle n'est pas complète parce qu'il nous manque quand même pas mal d'éléments mais à partir de là, ma lecture s'est étiolée pour finalement être difficile à terminer.

On voit clairement avant la fin toutes les manigances orchestrées parce que, mine de rien, il ne faut pas être Sherlock pour récupérer les infos distillées ici ou là dans le roman.

Et là toute fin, vous voulez que je vous en parle ?

Je ne sais pas si ce serait judicieux parce que franchement elle m'a mise hors de moi, me disant que l'auteur n'en avait pas assez fait donc il fallait qu'il en rajoute une couche pour bien enfoncer son lecteur dans un roman qui, globalement, aurait pu être largement mieux organisé pour que  nous ne nous sentions pas floué par lui.

Même si c'est écrit avec un style très simple et des chapitres courts et accrocheurs au départ, cela se termine avec un côté très brouillon parce que l'auteur veut nous faire prendre diverses directions pour tenter de nous embrouiller.

Mais on a l'impression que c'est elle qui s'embrouille et qui hésite à faire prendre telle direction à son roman ou pas !

Eh bien non ! Je n'adhère pas avec ce genre de suspense qui finalement m'a plus énervée, passé la moitié du roman.

Je ferai donc partie de ces lecteurs qui ne fera pas d'avis dithyrambique sur Le couple d'à côté, couple que l'on voit assez peu et lorsque c'est le cas l'auteur essaie de nous faire douter d'eux. Cela aurait pu marcher si elle n'avait pas clairement dévoilé son intrigue à la moitié du bouquin !!!

En bref, je sors très déçue de cette lecture qui avait plutôt très bien démarrée et c'était le deuxième flop de la semaine. Du coup, ce sera à vous de vous faire votre propre opinion dessus. Ceci n'est que mon avis personnel et pas mal de monde l'a apprécié. Je crois que pour ma part, lisant beaucoup de romans policier/thriller, celui ci n'était pas à la hauteur. L'attente était trop grande. Dommage !

vendredi 20 octobre 2017

Cyanure

Auteur : Laurent Loison
Editions : Hugo thriller (Septembre 2017)
Nbre de pages : 437


Présentation de l'éditeur :
Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité. 
Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors. 
Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d'arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ? 
Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'État, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.


Mon avis :

Je viens aujourd'hui faire une chronique qui ne va pas être facile à écrire. Pas facile parce que, malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce livre et j'en suis énormément déçue. Déçue parce que je pensais vraiment accrocher à ce thriller dont le résumé m'avait particulièrement accrochée. Déçue aussi et surtout parce que c'est la première fois que je lisais du Laurent Loison et que j'avais tellement hâte d'aimer ce qu'il écrivait.

Me voilà fort dépourvue dépitée de devoir vous dire que ce roman a été un flop total alors que j'en attendais tellement...

Je n'ai pas lu le premier roman de l'auteur, Charade, dont j'avais entendu énormément de bien. Cyanure était vraiment l'occasion pour moi de rencontrer cet auteur mais également une intrigue basée sur un tireur d'élite exceptionnel, capable de toucher sa cible à plus de 1200 m de distance.

Je m'étais imaginée beaucoup de choses et notamment un thriller prenant, plein de rebondissements, de courses poursuites, de stress à gogo et tout le tralala.

Mais c'était sans compter sur un style que je n'avais jamais lu et qui, dès le départ, ne m'a pas convaincue.

Je ne sais pas ce qui a cloché avec moi mais je n'ai jamais, ô grand jamais, réussi à accrocher à cette écriture que j'ai trouvée trop brouillonne parce que l'auteur va à la fois diriger son intrigue là où il le veut et en même temps donner les pensées des uns et des autres à des moments clés. Ces passages là seront d'ailleurs en italiques pour que le lecteur ne se perde pas...

Sauf qu'à défaut de se perdre, j'ai trouvé que c'était aussi très lourd à digérer et j'aurais largement préféré une intrigue qui coule d'elle-même et me passer de ces idées qui germaient chez les uns et les autres plutôt que me couper dans mon élan de lectrice.

A cela s'ajoute des personnages auxquels je n'ai pas du tout accroché et notamment au Commissaire Florent Bargamont que l'on oblige à mener l'enquête sur le meurtre de ce ministre dégommé par un tireur d'élite.

Ce type est franchement inbuvable. Sa colère, son irascibilité m'ont rapidement énervée au point que cela me saoulait de "l'entendre" gueuler à tout bout de champ pour un rien.

Lorsque déjà le style ne convient pas et le personnage principal vous irrite, c'est plutôt mal parti pour avoir un coup de coeur ou même une excellente lecture.

Pourtant, je n'ai pas voulu me focaliser sur ce qui ne me convenait pas. Je voulais vraiment lire ce roman jusqu'au bout pour ne rien rater et je me disais que cela allait sûrement s'arranger, le temps que tout se mette en place et que l'action arrive pour m'emporter dans un truc de fou.

Or, cela n'a pas été le cas et si j'ai trouvé le début très long puisque j'ai à peu près réussi à entrer dans le roman au bout de 150 pages, il n'en demeure pas moins que les scènes sur lesquelles j'aurais pu/dû être bouleversée, choquée ne m'ont rien fait du tout !

A cela s'ajoute, d'autres scènes auxquelles je n'ai pas adhéré et notamment celle d'un interrogatoire chez une personne d'un certain âge... Voir Florent lui parler comme il le faisait alors que dans tellement de romans du même genre, les gradés expliquent bien aux débutants qu'il faut prendre des gants et ne pas agresser celui qui n'est même pas considéré comme suspect, cela n'a fait que m'énerver davantage.

Et à partir de là, je me suis désintéressée petit à petit de tout ce qui pouvait être écrit.

Je n'ai pas non plus trouvé la fin exceptionnelle alors même qu'elle aurait dû m'émouvoir par l'horreur dont elle découle. J'avais envie de me gifler et je me suis dit "Merde Laure ! Mais pourquoi tu restes là sans surprise, sans aucune réaction ?"

Par ailleurs, les dernières explications de l'auteur sur le pourquoi de sa fin ne m'ont pas rendue curieuse et j'aurais largement aimé qu'il termine son roman de façon définitive. Le fait de faire une fin ouverte peut convenir à certains mais pas à moi. Je fais partie de ces lecteurs qui aiment savoir le pourquoi, le comment sans avoir à devoir aller le chercher ailleurs que dans les pages du livre que je lis.

Alors voilà.

Cyanure n'a pas été la lecture à laquelle je m'attendais. Cyanure a été un fiasco sur lequel je n'arrive pas à me remettre depuis que je l'ai fermé. Cyanure aura été une totale déconvenue et j'en suis bouleversée, énervée et tout ce que vous voulez parce qu'il a eu tellement mais tellement d'avis excellents que je m'attendais voire même je voulais faire partie de ces lecteurs qui l'auraient hautement aimé. Mais ce ne fut pas le cas du tout.

Comme à chaque fois que cela m'arrive, je ne peux pas vous dire "Ne le lisez pas !" parce que chaque lecteur est différent. Chaque lecteur a sa façon de vivre un roman. Chaque lecteur apprécie les personnages en fonction du moment où il les découvre. Je n'ai peut-être pas choisi la bonne période pour le découvrir mais il me faisait quand même envie.

Alors voilà. Pour moi ce n'est pas une découverte qui m'a rendue euphorique mais pourquoi ne pas le lire à votre tour et me dire ce que vous en aurez pensé après ?

jeudi 19 octobre 2017

Le secret des orphelins

Auteur : Elly Griffiths
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 317


Présentation de l'éditeur :
Un squelette d'enfant décapité est retrouvé sous la porte d'une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S'agit-il d'un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d'un petit pensionnaire échappé de l'orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l'archéologue Ruth Galloway rejoint l'équipe de l'inspecteur Harry Nelson, partenaire d'investigation – et parfois plus dans l'intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l'immobilier et druides chevelus, quelqu'un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur... 
Retour de l'universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique 
à déguster impérativement avec une cup of tea !


Mon avis :

Ce roman m'a tenu tout le week-end dernier et fut une lecture commune avec Stéphanie du blog Une souris et des livres.

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais avec ce suspense mais sans dire qu'il soit exceptionnel, j'ai quand même passé un bon moment avec même si, malheureusement, je n'ai pas spécialement accroché aux personnages.

Il s'agit en fait d'une deuxième enquête dans laquelle Harry Neslon et Ruth Galloway vont encore se retrouver. Pour comprendre un peu les relations entre ces deux personnages, il vous faudra lire "Les disparues du marais" même si ce n'est pas une obligation. Personnellement, je n'ai pas lu le premier ouvrage de l'auteur et je n'en ai pas été gênée outre mesure. Par contre, je me dis que si j'avais lu ce premier roman, peut-être aurais-je mieux appréhendé les personnages que sont Ruth et Harry ?

On démarre assez fort avec un corps d'enfant retrouvé lorsque des fondations pour un immeuble d'appartements de luxe le met au grand jour.

Ni une ni deux, Ruth est appelée à la rescousse pour savoir de quelle époque date ce squelette. Ruth est une archéologue et plus précisément "une spécialiste reconnue dans le domaine des os, de la décomposition et de la mort.  Elle dirige le service d'archéologie médico-légale à l'université du North Norfolk" (p.12)

A ses côtés, on retrouvera l'enquêteur Harry Nelson dont elle a fait connaissance dans l'ouvrage précédent. C'est un homme qui mène ses enquêtes avec poigne et efficacité mais qui dans sa vie personnelle ne m'a pas vraiment intéressée...

Lors de la découverte de ce corps, on fait aussi la connaissance de pas mal de personnages qui vont nous révéler beaucoup de choses sur la mythologie celtique.

Cette thématique est vraiment très intéressante et honnêtement c'est surtout pour cela que j'ai poursuivi ma lecture parce que je voulais savoir ce qui pouvait associer le corps d'une petite fille de 5 ans décapité avec cette mythologie.

Et autant vous dire que c'est macabre, barbare et stressant.

Si du point de vue de l'enquête, le lecteur n'a rien à regretter parce que le suspense est bien présent et que forcément on se pose pas mal de questions, du point de vue des histoires personnelles des personnages auxquelles on aura droit, par contre, je n'ai pas adhéré.

Bien sûr cela permet de mieux cerner les uns et les autres en dehors des enquêtes mais ici, allez savoir pourquoi, le lien qui unit Harry à Ruth ne m'a fait ni chaud ni froid. Que dalle ! Nada ! Niet ! Rien du tout !

Je me suis juste dit que ces deux là se foutaient pas mal de tout le reste et je les ai trouvés très égoïstes chacun à leur manière. Cela ne m'a pas permis de ressentir pour eux une quelconque empathie.

Pour le coup, j'avoue que j'attendais davantage de la partie "enquête" que "vie personnelle".

Pourtant, vu la fin et même si je n'en ferai pas une priorité, je reste quand même curieuse de lire la suite de l'histoire de ces deux protagonistes parce qu'il y a une chose qui se déroule à toute fin et que je trouve totalement dérangeante parce que macabre.

La finalité de l'enquête ne m'a pas plus convaincue que ça et j'avoue que certains évènements sont un peu faciles et arrivent comme un cheveu dans la soupe au point que cela n'est pas totalement crédible. Mais bon, j'ai préféré passer sur ces menues déconvenues.

L'essentiel pour moi a été d'avoir passé un bon moment avec une intrigue qui tient quand même la route parce que je n'ai jamais réussi à trouver le véritable coupable avant qu'on me le dévoile mais surtout avec une mythologie celtique très sombre que je ne connaissais pas.

Si vous êtes assez curieux pour voir ce dont il s'agit, je vous conseille ce roman, même si du point de vue des personnages il n'y a rien d'extraordinaire à découvrir. La fin est très ouverte et il y aura donc une suite qui donne envie de la lire même si je n'en ferai pas une première priorité. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour vraiment accrocher aux personnages de Ruth et Harry alors que j'ai adoré le personnage de Michelle qui est la femme de l'enquêteur et amie de Ruth...