vendredi 21 juillet 2017

Mores : Génèse

Auteur : G.A. O'Neill
Editions : Albin Michel (2017)
Collection : Next romance
Nbre de pages : 211


Présentation de l'éditeur :
Elle est belle, elle est jeune, elle s'appelle Charly et c'est l'un des meilleurs flics du 36 quai des Orfèvres.
Sa vie bien réglée vacille lorsque le cadavre du Président de l'Assemblée Nationale est retrouvé dans un club très spécial : Le Mores.
Cette affaire, qui touche les plus hauts sommets de l'État, met son patron sous pression. Charly et son coéquipier Anthony découvriront que Mores est bien plus qu'un club libertin et tenteront de percer le secret de son mystérieux tenancier philanthropique.


Mon avis :

Le 13 juin dernier, les Editions Albin Michel ont inauguré une nouvelle collection destinée aux romances érotiques et new adult que les fanas de ces genres, à mon avis, vont suivre de très près.

Pour le lancement de cette collection, on m'a proposé de lire un titre au choix parmi les trois à paraître et j'ai choisi Mores parce que le fait que le 36 Quai des Orfèvres soit cité m'a véritablement intriguée.

Je ne dirai pas plus de l'histoire vu que le roman est court et que le résumé de l'éditeur en dit suffisamment pour vous donner l'envie de le découvrir.

Je vais juste pour préciser ce qui m'a plu dans ce livre parce qu'il faut bien l'avouer, les romances érotiques, depuis quelque temps, j'ai du mal avec, étant donné que l'on tombe souvent dans les mêmes clichés et que cela commençait à me saouler grandement.

Le fait que Charly soit flic au 36 m'a beaucoup plu parce qu'elle va mettre sa carrière en jeu dans cette enquête et même si on peut imaginer facilement la résolution de cette affaire, l'ensemble est tellement bien écrit et construit que je n'ai pas réussi à lâcher ce roman.

C'est bien simple : je l'ai commencé à 7h du matin pour le finir aux environs de 9h. Les vacances sont très pratiques dans ces cas là. N'est-ce pas ?

J'étais tranquille, sur mon canapé, avec ce bouquin qui me titillait (dans tous les sens du terme d'ailleurs) et j'ai adoré être aux côtés de Charly.

C'est une femme qui a ses travers mais que j'ai particulièrement appréciée.

Le seul petit bémol selon moi demeure dans le fait que le roman est trop court et que les scènes de sexe sont du coup très rapides. Bon avec Charly et son histoire, vous comprendrez aussi pourquoi elle réagit de la façon dont elle... réagit 😃 (là j'avoue je n'ai pas fait science po pour vous sortir une telle phrase mais on s'en fout !)

Le principal est vraiment de vous laisser tenter à lire ce petit (par la taille) roman qui va vous émoustiller, vous faire stresser et vous demander comment Charly va se sortir de cette situation dans laquelle elle s'est mise.

J'avoue que la fin m'a plu mais j'aurais aimé un peu plus de piment et je suis bien persuadée qu'il y aura une suite. En tout cas, je l'espère...

Dans ce roman là, vous ne trouverez pas forcément des détails croustillants sur la taille du pénis de ces messieurs, des muscles qui sortent de leurs t-shirts trop étroits pour mettre en émoi la jeune femme dont il s'agit, ni de nana trop bandante pour les mecs.

Je suis trop crue ?! Pas grave, il faut dire les choses comme elles sont vu les divers romans du même genre que j'ai lu et dont j'ai eu une overdose...

Avec Mores, vous allez entrer dans un monde bien sombre que j'aurais aimé toutefois un peu plus développé même si l'essentiel y est.

En fait, je me dis que ce roman est trop court parce qu'il me plaisait tout simplement. J'aurais aimé y rester davantage que les deux petites heures que je lui ai consacrées et qui ont été bien trop rapides.

Avec du recul, Mores est le genre de romance érotique que j'apprécie davantage aujourd'hui : des scènes qui mettent en transe, une enquête qui met à mal un flic et des personnages que l'on ne décrit pas comme des Dieux et des Déesses.

Alors, si comme moi, vous êtes en phase ras-le-bol pour certaines romances de ce genre, je vous propose de tenter ce roman de cette toute nouvelle collection qui est à la base une collection numérique mais qui offre la possibilité d'avoir le format papier.

Avec la next romance, tout le monde devrait aujourd'hui y trouver son compte. En tout cas, moi je l'ai trouvé et ça fait plaisir.

Si vous souhaitez aller voir le site Next Romance, n'hésitez surtout pas et cliquez ici !

mercredi 19 juillet 2017

Filles du désert

Auteur : Chris Bohjalian
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 411

Présentation de l'éditeur :
Alep (Syrie), 1915. Kyoto, 1904
Elizabeth Endicott, une jeune Américaine, arrive en Syrie durant le génocide arménien. Elle se lie d'amitié avec Armen, un ingénieur arménien qui a perdu sa femme et sa fille. Mais très vite, Armen quitte Alep pour s'engager dans l'armée anglaise. Il entame alors une correspondance avec Elizabeth et comprend qu'il est tombé amoureux de la riche Américaine, si différente de la femme qu'il a perdue.

Bronxville, banlieue de New York, 2012.
Laura Petrosian, romancière, n'a jamais accordé beaucoup d'importance à ses origines arméniennes. Jusqu'au jour où une amie l'appelle : elle croit avoir reconnu la grand-mère de Laura sur une photo tirée d'une exposition au musée de Boston. Laura entreprend alors un voyage à travers son histoire familiale et découvre un terrible secret enfoui depuis des générations…

Une histoire d'amour et de perte envoûtante.


Mon avis :

Après avoir découvert Chris Bohjalian avec L'imprévu, que j'avais vraiment beaucoup aimé tant par l'écriture que par l'intrigue qui met le lecteur en émoi, j'ai pu continuer à lire cet auteur avec Filles du désert publié par les Editions Charleston.

J'ai dégusté ce roman durant plusieurs jours, pour mon plus grand plaisir, même si, soyons honnête, le thème abordé par l'auteur ici est loin d'être amusant.

En effet, à travers une double narration, Chris Bohjalian va nous permettre de découvrir l'une des tragédies historiques de la Première Guerre Mondiale que peu de monde, finalement, a entendu parler : le génocide arménien de 1915.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez à quel point j'aime les romans historiques et ce titre m'interpellait fortement par l'histoire dans laquelle j'allais être très vite emportée en 1915.

L'auteur va nous raconter, de façon bien sûr romancée et donc fictive pour partie, l'histoire de ces arméniens qui vont se voir arracher à leur terre, leurs maisons, leur famille.

Tout débute par la petite-fille d'une bonne famille, Laura Petrosian, qui va vouloir connaître la zone d'ombre de sa famille. En voulant recueillir des informations pour écrire son prochain roman, elle va se remémorer certaines choses que son père, son grand-père ou sa grand-mère lui auront dites. Mais Laura va aussi se rendre compte que des détails lui sont cachés et elle va fouiller la vie de ses grands-parents pour savoir de quoi il s'agit.

Chaque chapitre va donc nous permettre de suivre Laura dans ses recherches (nous seront donc en 2015) puis on basculera à la période concernée et vécue en 1915. Et là, je ne suis pas sûre d'être très claire.

En fait, dès que Laura va nous éclairer sur un pan de l'histoire de ses grand-parents, la partie en 1915 lui sera consacrée, nous permettant ainsi de suivre exactement la façon dont tout s'est fait en Turquie.

Mehmed Talat Pasha
Si les personnages de la famille Petrosian sont fictifs, l'auteur mettra en exergue des personnages historiques réels et notamment l'organisateur de ce génocide arménien, Mehmed Talat Pasha.

Le bilan de ce génocide est exhorbitant alors même que l'on n'en a peu entendu parler, contrairement au génocide juif de la 2nde Guerre Mondiale, puisque ce ne sont pas moins de plus d'un million d'arméniens qui périront sur une période allant d'avril 1915 à juillet 1916 !!

Du coup, vous vous doutez bien que c'était cette période là qui m'intéressait le plus dans le roman pour voir comment la grand-mère de Laura, américaine blanche, allait réagir face à ces horreurs de déportation, massacres et famine.

Déportation de la population arménienne
de la ville de Kharpout par les soldats
ottomans, avril 1915
Elle, une jeune fille de grande famille, qui n'a connu que le luxe, comment allait-elle faire face aux conséquences de ce que Talat Pasha avait organisé dans son pays ?

Bien sûr, les recherches de Laura ne sont pas en reste et j'ai été aussi très touchée par ce personnage qui cherche à tout prix à connaître la vérité sur un personnage bien précis que je ne citerai pas ici et qui m'a ébranlée à la fin de ma lecture.

Ce type de roman ne se dévore pas, même si la plume de l'auteur est accrocheuse, fluide et tellement prenante par tous les aspects historiques qu'il nous dévoile.

Il m'a fallu une petite semaine pour le terminer et sur les dernières pages, je ralentissais encore mon rythme pour rester encore un peu plus avec Laura et sa famille mais aussi tous ceux qui ont croisé le chemin de ses grands-parents.

Vous remarquerez que je n'indique aucun nom, aucun prénom dans mon article. C'est bien entendu sciemment que je le fais pour vous laisser toute latitude de plonger dans ce roman bouleversant sur un couple très uni malgré tout ce qui les sépare, une petite-fille en quête de vérité et découvrir par vous-même tous ceux qui gravitent autour d'eux avec leurs espoirs et leurs doutes.

En bref, Filles du désert a été une lecture qui m'a beaucoup touchée, qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période noire pour ce peuple arménien, avec une très belle histoire d'amour et que je ne peux que vous conseiller.




Book Haul - Juillet 2017



Revoilà un rendez-vous que j'avais arrêté sur mon blog parce que je ne pense pas toujours à le faire et pendant quelque temps je faisais des vidéos ce qui était plus rapide pour moi.

Sauf qu'au fil du temps, je me suis rendue compte que je prenais de plus en plus de temps pour faire des vidéos et ma chaîne, en plus de ma page Facebook et de mon blog, m'empêchait finalement d'avoir le temps nécessaire pour lire durant la journée.

Du coup, les vidéos vont très certainement s'arrêter au profit du blog pour lequel j'ai toujours fait une priorité ainsi que ma page Facebook qui lui est consacrée.

Aujourd'hui, certains articles reviendront donc petit à petit et je commence avec le fameux Book Haul du mois. Alors certes, nous ne sommes pas à la fin du mois de juillet mais vu les achats et les réceptions, il vaut mieux que je vous montre déjà ce qui a rejoint ma PAL durant la première moitié du mois de juillet.


Les services de presse reçus


 

Mores a été lu ce matin. C'était un petit roman érotique sympa et mon avis par paraître d'ici la fin de la semaine.
Reste plus qu'à... pour les autres qui me tentent tous autant les uns que les autres... avec 2 titres de la rentrée littéraire aux Editions Gallmeister, Le diable en personne et Une histoire des loups qui seront lus en août vu qu'ils paraissent le 17 août prochain.


Les achats non prévus au départ 😜


C'est en faisant un petit tour dans un Dépôt cash que je ne connaissais absolument pas que j'ai trouvé ces 4 titres en excellent état. Je n'ai déboursé que 6€ pour ces livres. Pour 2 achetés, le 3ème était offert. Vous comprendrez que je n'ai pas pu résister surtout que je veux découvrir les romans de Michel Bussi, un auteur que j'aime tout particulièrement.


 Un gain concours


J'ai gagné Les lettres de roses de Clarisse Sabard grâce à Amandine de la chaîne Amandine Lovereading (ICI). Elle avait aimé ce roman et vu que je suis Clarisse Sabard sur Instagram et que ses romans me tentent de plus en plus, j'ai tenté le concours. Bien en a pris puisque je l'ai gagné et je suis ravie. J'ai hâte de voir ce que ça donne, d'autant que je découvre aussi les Editions Charleston depuis peu (mon avis sur Filles du désert de Chris Bohjalian va arriver sous peu).


En bref, la première moitié du mois de juillet a été bien fournie en réception/achats/gain et j'espère que la seconde ne sera pas aussi remplie. Moi qui pensais que juillet serait un peu plus tranquille que les mois précédents (il faudrait que vous alliez voir mes vidéos sur ma chaîne pour vous en rendre compte), je me suis bien plantée. Mais on ne se refait pas et j'aime quand de nouveaux titres s'installent chez moi. Ca me laisse présager d'excellents moments de lecture.

N'hésitez pas à me dire si vous connaissez certains titres et ce que vous en avez pensé surtout.

Rendez-vous dans 15 jours pour voir la fin de mes réceptions. Les achats eux devraient se calmer même si je lorgne dangereusement sur Le gang des rêves de Luca di Fulvio qui est paru aux Editions Pocket qui me tente tellement...

mardi 18 juillet 2017

La femme à l'insigne (T2)

Auteur : Amy Stewart
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 402


Présentation de l'éditeur :
Eté 1915, New Jersey. Constance Kopp est devenue l'une des premières femmes shérif adjoint du pays. La terreur des voyous et des scélérats, avec arme et menottes... mais toujours sans insigne. L'époque, la loi et l'opinion publique résistent encore à sa nomination. Au point que le shérif se voit contraint de la déchoir provisoirement de ses fonctions. La voilà reléguée gardienne de prison, trépignant dans l'ennui routinier de la cage à poules en attendant que les critiques se tassent. Jusqu'à ce qu'un étrange Allemand, confié à sa garde, ne prenne la poudre d'escampette. Et que Constance ne se lance dans une chasse à l'homme, bien décidée à retrouver son prisonnier enfui et son honneur perdu.


Mon avis :

Voila un deuxième tome que j'avais hâte de découvrir parce que j'ai eu un excellent atome crochu avec Constance Kopp. Cette jeune femme dans l'ouvrage précédent m'a fait forte impression quant à sa capacité de gérer les problèmes qu'elle a rencontrés mais surtout sa façon de les régler, faisant d'elle la nouvelle adjointe du shérif Heath.

Ici, Constance va être mise à la mal suite à l'évasion d'un détenu dont elle avait la garde. En l'occurrence, cet homme, le Baron von Matthesius, a plusieurs facettes que l'on découvrira au fur et à mesure que l'on progressera dans le roman.

Shérif Heath
Autant vous dire que Constance va tout mettre en oeuvre pour le retrouver, même si dans cet ouvrage, le shérif Heath commence à avoir des doutes sur sa capacité de pouvoir occuper un poste aussi important que celui d'adjointe, d'autant que la hiérarchie met n'accepte pas une femme comme adjointe et que l'insigne qu'elle attendait tant ne lui sera finalement pas remis comme elle l'espérait.

Il va s'en dire que Constance ne va pas rester les bras croisées, même lorsqu'elle sera mise sur la touche par le shérif parce que son métier, elle l'a dans la peau.

On va la suivre un peu partout non seulement pour retrouver ledit fugitif mais également et surtout pour prouver sa valeur aux côtés du shérif. Ils forment un duo qui fonctionne parfaitement et elle compte bien mise sur sa stature particulière pour que son statut soit validé définitivement.

Il y a beaucoup de choses que j'aime dans la série d'Amy Stewart et le côté historique n'est pas le moindre. L'auteur nous détaille les conditions féminines en 1915 et c'est vraiment très intéressant de voir comment ces femmes (quelque soit leur métier) ont pu se battre pour obtenir ce qu'elles désiraient mais surtout prouver la valeur de leur travail et ce qu'elles pouvaient apporter à leur homologues masculins.

Docteur Révérend Baron von Matthesius
Les enquêtes sont elles aussi intéressantes d'autant qu'elles découlent de véritables faits qui se sont déroulés et quand je vois le personnage de von Matthesisus, je me dis que sa recherche n'a effectivement pas dû être évidente pour Constance...

On s'en rend parfaitement compte tout au long de l'ouvrage puisqu'il se cache comme il le faut et possède pas mal de connaissances pour l'aider à ne pas être retrouvé par la police.

Le plus intéressant et de se rendre compte que Constance a un caractère très bien forgé, voire même un peu trop têtu aux yeux du shérif, pour se laisser abattre même si, soyons honnête, peu de personnes croit en sa capacité de retrouver cet homme.

Heureusement pour elle, Constance est épaulée par sa soeur, Norma, qui est loin d'être aussi idiote que les hommes de l'époque peuvent le laisser penser.

C'est une femme de réflexion que j'apprends de plus en plus à aimer et je m'y attache de plus en plus.

Tout comme d'ailleurs, Fleurette, la dernière "soeur" de la famille que l'on voit évoluer encore ici et j'adore ce personnage que je vous laisse découvrir à votre tour.

Nous sommes en 1915, tout est compliqué pour une femme qui veut mener un métier d'homme et Amy Stewart retrace avec perfection ces problèmes mais dépeint aussi des femmes avec des caractères comme je les aime.

En bref, La femme à l'insigne signe un deuxième tome très bon dans lequel je me suis laissée emporter et que j'ai dégusté du début à la fin. Chaque soeur Kopp me plaît beaucoup et je suis déjà prête à lire le roman suivant, surtout que la fin est très ouverte mais je n'en dirai pas plus...

samedi 15 juillet 2017

Les fleurs du repentir

Auteur : Tamara McKinley
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 403


Présentation de l'éditeur :
Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.
Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…
Bien qu’à contrecœur, Claire rejoint l’arrière-pays australien. Mais comment va réagir sa mère, Ellie, qu’elle n’a pas revue depuis cinq ans ? Et Leanne, sa sœur, lui battra-t-elle toujours froid ?
En renouant avec ce passé, ce sont autant de rancœurs qui remontent à la surface, mais aussi des secrets qui surgissent. Et expliquent beaucoup de choses…


Mon avis :

J'attendais le dernier Tamara McKinley avec impatience parce que j'aime beaucoup ce qu'écrit cette auteure depuis que j'ai lu sa trilogie Oceana il y a maintenant quelque temps.

J'ai eu de belles découvertes avec elle mais aussi des petites déceptions. Du coup, j'attendais que Les fleurs du repentir m'emporte à nouveau en Australie et me fasse battre le coeur comme l'avait fait La terre du bout du monde (mon avis ICI).

Malheureusement, encore une fois, la magie "McKinleysque", si je puis dire, n'a pas fonctionné avec ce nouveau titre.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que si l'histoire et les personnages sont intéressants à découvrir, le secret que dissimule Ellie, la mère de Claire, depuis de nombreuses années est beaucoup trop long à être dévoilé.

Ca tire en longueurs; l'auteur nous met un peu l'eau à la bouche et puis recule.

Rien qu'avec le prologue j'avais deviné d'emblée ce qu'allait être se fameux secret.

Alors forcément lorsque les révélations sont venues, à la toute fin bien sûr, me rendant de plus en plus irritable et souhaitant venir à bout de ce roman, je n'ai pas eu de surprise et j'ai été déçue.

L'écriture n'est pas différente de ces autres écrits et j'ai beaucoup aimé lire ce livre par ce style si personnel de Tamara McKinley qui fait que, même si on n'accroche pas aux longueurs qui font que le lecteur décroche par moment et s'ennuie, on garde quand même ce roman dans les mains.

Alors oui ce titre là n'est pas le meilleur de l'auteur et j'en sors déçue parce que j'avais vu la trame venir depuis le début. Mais il est à noter également que ce roman n'est pas le dernier roman écrit par l'auteur puisque la première publication en VO date de 2002.

Cela fait donc 15 ans qu'il a été écrit. Cela fait donc 15 ans que l'on peut dégoter d'autres ouvrages portant sur le même thème et du coup le lecteur est moins enthousiaste parce que c'est du déjà vu et c'est bien dommage.

Du coup, Les fleurs du repentir ne sera pas pour moi une excellente lecture qui m'aura fait grincer des dents et souffler d'exaspération mais il m'a permis, par contre, de retrouver une plume que j'aime particulièrement et j'ose espérer que le prochain titre sera meilleur pour moi.

Si vous souhaitez découvrir cette auteur, je vous conseille plutôt de démarrer avec sa trilogie du bout du monde dont le première volume est La terre du bout du monde paru chez Archipoche. Pour l'instant, c'est une des meilleures sagas que j'ai pu lire en roman historique (avec bien sûr Sarah Lark que j'aime d'amour également) et vous ne devriez pas être déçu.

jeudi 13 juillet 2017

Animale : La prophétie de la Reine des Neiges (T2)

Auteur : Victor Dixen
Editions : Gallimard (2017)
Collection : Pôle Fiction
Nbre de pages : 544



Présentation de l'éditeur :

1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s'appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d'elle. Le destin s'apprête à les séparer : ils sont victimes d'une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de la maléfique Reine des neiges ?


Mon avis :

J'ai lu le tome 1 d'Animale, La malédiction de Boucle d'Or, il y a... 3 ans !! On ne se rend pas compte à quel point le temps passe vite... 😲 

J'avais beaucoup aimé ce précédent tome et, à l'époque, je ne savais s'il y aurait une suite même si les copines m'ont confirmé mes doutes parce que la fin du tome 1 était un peu rapide et déconcertant.

Maintenant que j'ai lu cette suite, je dois bien vous avouer que je me suis laissée balader encore une fois par cet auteur de talent qu'est Victor Dixen et même si j'ai mis près d'une semaine pour en venir à bout c'était surtout à cause de soucis personnels et parce que je voulais le déguster.

Je ne vous dirai absolument rien sur ce qui se passe dans ce tome parce que je ne veux pas vous gâcher la surprise mais j'ai été ravie de retrouver Blonde et Gaspard. Il vous faudra lire le tome 1 pour savoir les liens qui les unissent...

Il sera question ici de malédiction concoctée par la Reine des neiges puisque le titre indique ce personnage mais ce que l'on ne sait pas et qui m'a agréablement surprise c'est que Hans Christian Andersen, lui-même, est dans ces pages.

Quand j'ai lu ce nom - et quel nom ! - je n'en revenais pas. Le plus grand conteur de tous les temps ressuscité par Victor Dixen pour notre plus grand plaisir.

Avec Animale 2, l'auteur va nous plonger dans une aventure ô combien passionnante et prenante parce que non seulement nous aller retrouver Blonde dans de bien fâcheuses postures mais Victor Dixen a également intégré des personnalités historiques (et je ne parle pas que de Hans Andersen) dont la vie a été remaniée ici pour notre plus grand bonheur...

Le livre est composé de plusieurs parties faisant office de lettres transmises par Blonde à Hans Andersen lui narrant tout ce qui se passe dans sa vie et comment elle fait pour remédier aux problèmes qu'elle rencontre. Hans Andersen n'est pas en reste vu qu'il est en partie responsable de certaines choses...

Si vous avez aimé la série précédente de Victor Dixen que j'ai moi-même dévorée (je parle du Cas Jack Spark qui est aujourd'hui disponible en format poche chez Pôle Fiction pour le plus grand plaisir des lecteurs), je ne peux que vous recommandez fortement de lire ce dyptique que je me suis régalée de découvrir.

La plume de l'auteur est toujours aussi exquise, simple et fluide et avec tout ce que Victor Dixen intègre dans cette duologie nous ne sommes pas en reste de questionnements, de stress et de doute.

En bref, Animale 2 a été une excellente lecture qui m'a permis de me changer les idées dans une période un peu délicate. Je l'ai réellement dégusté de bout en bout et je vous conseille de le découvrir à votre tour.

mardi 11 juillet 2017

Hôtel des muses

Auteur : Ann Kidd Taylor
Editions : Calmann Levy (2017)
Nbre de pages : 394


Présentation de l'éditeur :
Maeve, une biologiste marine, arpente les océans du monde. À l’approche de son anniversaire, elle retourne dans le golfe du Mexique, à l’Hôtel des Muses, fondé par son exubérante grand-mère sur un îlot paradisiaque. Dans ce lieu splendide où elle a grandi, elle veut faire le point sur sa vie.
Ce séjour va prendre une tournure inattendue. Dès son arrivée, Maeve ap­prend qu’un nouveau chef a été embauché : Daniel, son amour de jeunesse, avec qui elle a failli se marier sept ans plus tôt. Puis son frère lui annonce qu’il va publier un premier roman inspiré de sa vie amoureuse. Maeve se sent tra­hie, et bientôt, quelqu’un s’en prend aux requins citrons, son espèce favorite…
Avec un cadre somptueux, une fine analyse des sentiments et des personnages profonds, Hôtel des Muses est une évocation tendre et touchante du pouvoir du pardon et de la promesse du véritable amour.


Mon avis :

Pfiou, j'ai fini ce roman mercredi dernier, allongé sur un lit d'hôpital, pendant que mon fils récupérait de son opération. Comment dire que si j'ai adoré dès le début ma lecture, le lire pendant les heures d'attente où un chirurgien s'occupait de mon petit prince fut un véritable bienfait. Et voilà pourquoi...

Nous allons faire la connaissance de Maeve, jeune biologiste marine qui a vécu pendant six mois sur l'île de Bimini, au large de la Floride, un véritable repère pour les requins qu'elle étudie depuis quelques années maintenant. Maeve a 30 ans et une vie de célibataire bien remplie. Pourtant, son coeur continue de ressentir quelque chose pour Daniel, celui qui a failli devenir son époux quelques années auparavant. Alors que son étude se termine à Bimini et qu'elle doit rentrer à l'Hôtel des Muses que tient sa grand-mère à Palermo, Maeve finit par succomber au charme et à la gentillesse de Nicholas, un britannique qui étudie les raies. Maeve ne sait pas trop comment va tourner cette relation surtout qu'en rentrant chez elle, sa grand-mère, Perri, amatrice de grande littérature, va lui expliquer que Daniel est de retour...

Requin citron qui a la particularité
d'être plus jaune que les autres. D'où son nom.
Autant dire que lorsque j'ai lu le résumé, ce n'est pas tant le côté romance qui m'avait donné envie de le lire mais plutôt la curiosité sur la découverte du monde marin à travers les yeux d'un personnage passionné comme Maeve.

Avec elle, j'ai appris beaucoup de choses sur les requins et notamment les requins citron pour qui elle ressent une adoration.

Tout au long de l'ouvrage, Maeve va nous faire découvrir le monde marin avec une fascination qui déborde tellement que le lecteur est pris dans l'engrenage et ne peut que devenir curieux lui aussi sur ces animaux que l'on déteste un peu trop facilement, finalement.

Mais cette passion n'est pas arrivée du jour au lendemain. Enfin si mais elle est née d'une circonstance bien particulière que je vous laisserai découvrir en tout début de roman.

Autant Maeve est une passionnée qui entraîne son lecteur avec elle dans ses recherches et son envie de sauver ces animaux, autant son frère jumeau lui les exècre. Il ne comprend absolument pas pourquoi sa soeur aime autant ce qui reste à ses yeux un danger pour les baigneurs.

Le roman de Ann Kidd Taylor n'est pas seulement une romance qui va nous faire découvrir l'histoire de Maeve et Daniel, pourquoi ils ne se sont pas mariés et comment vont-ils arriver à se supporter lors de leurs retrouvailles sept ans plus tard.

Pour moi, il a été beaucoup plus que cela et c'est pour cette raison que j'ai pris mon temps pour le découvrir et que j'arrivais à y rester ancrer alors même que d'autres soucis me tenailler le cerveau.

Entre l'histoire de Danielle et Maeve, celle qui va toucher également les requins et qui va pousser Maeve à faire une petite enquête et enfin un personnage que va rencontrer Maeve et pour qui elle va ressentir des émotions nouvelles, je me suis régalée.

Lorsque l'on me parle de "roman de l'été", j'avoue que je passe mon chemin et j'évite de lire ce genre de roman qui ne me convainc qu'à moitié mais avec Hôtel des muses j'ai eu du flair en me laissant tenter.

Comme je vous l'ai dit précédemment ce qui a fait la différence c'est vraiment cette passion débordante de Maeve pour le monde marin qui fait que le roman prend vraiment une tournure autre qu'une simple romance à l'eau de rose qui devient gnan-gnan au fil des pages, des chapitres.

Ici, vous n'aurez jamais l'impression de lire un tel livre parce que Maeve est vraiment un personnage auquel on s'attache très vite et que l'on n'a pas envie de quitter tellement elle est intéressante par tout son savoir sur les requins notamment.

Requin bouledogue qui mesure en moyenne 2,50m
mais peut aller jusqu'à 3,50m
D'ailleurs, je n'avais pas entendu parler d'un certain requin bouledogue que j'ai été ravie de découvrir...

En plus, l'écriture de l'auteur est vraiment fluide, simple et parfait pour cette période estivale tout en gardant en plus un côté poétique et magique par la découverte des îles Bimini puis de Palermo.

Cela donne vraiment l'impression d'être nous-même en vacances tout en ne quittant pas notre canapé ou notre transat et c'est effectivement le livre à lire cet été.

Si je devais vous conseiller un roman à découvrir pour vos vacances, ce serait celui-là parce qu'il nous balade dans un monde fabuleux aux côtés de personnages qui sont très intéressants à découvrir.

En bref, Hôtel des muses a été une excellente lecture que j'ai pris le temps de lire, de m'en imprégner pour le conserver en mémoire le plus longtemps possible. En tout cas, une chose est sûre, je ne l'oublierai pas de si tôt et je vous le conseille fortement.

vendredi 7 juillet 2017

Les orphelins du bout du monde

Auteur : Harmony Verna
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 567


Présentation de l'éditeur :
Abandonnée par sa famille dans le désert australien, Leonora est une miraculée. Confiée à un orphelinat, la fillette tisse une amitié aussi forte qu'éphémère avec un petit irlandais rebelle, James O'Reilly. Mais leurs chemins se séparent lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, un couple d'industriels américains. 
Des années plus tard, c'est une belle héritière qui débarque sur les terres australes, au bras de son époux, le séduisant et ambitieux Alex Harrington, chargé de gérer la mine des Fairfield. Mais alors que le couple s'installe dans sa nouvelle demeure de Wanjarri Downs, Leonora croise le chemin de James, embauché pour diriger le ranch. Les retrouvailles sont délicates : leur amitié, toujours aussi forte, doit rester secrète car Alex ignore tout du passé de Leonora. Mais comment résister à cette force qui semble pousser Leonora irrémédiablement dans les pas de James ? 
Leonora veut divorcer, cesser cette mascarade ; ses sentiments pour Alex sont morts. Mais ce dernier mis au défi par sa femme, harcelé par les mineurs qui se mutinent contre lui, va bientôt laisser éclater une violence folle, terrible, dont personne, pas même James, ne sortira indemne...


Mon avis :

Nous débutons ce roman à la toute fin du XIX siècle et au fur et à mesure que nous progresserons, nous ferons la connaissance de deux personnages que j'ai beaucoup aimé : Leonora et James. L'un et l'autre sont orphelins et se sont retrouvés dans un orphelinat géré par le Père McIntyre.

Leonora, elle, s'est retrouvée abandonnée au coeur du bush australien par son père qui ne peut plus subvenir à ses besoins. Munie d'une gourde, il espère qu'elle sera rapidement trouvée pour qu'elle puisse vivre une vie plus décente que celle qu'elle mène avec lui. Depuis cet abandon, Leonora (dont le prénom lui a été donné par les habitants de la ville dans laquelle elle est amenée) ne parle plus...

James, lui, a été recueilli bébé par le Père McIntyre suite à un incendie qui a tué ses parents. Le père McIntyre le considère comme son fils...

Lorsque ces deux personnages se rencontrent, on sent que quelque chose se passe. Ils se reconnaissent dans leur malheur.

Dès le début, j'ai été happée par ce roman, l'écriture de l'auteur et les personnages auxquels je me suis très vite attachée.

On va voir ces deux êtres prendre des chemins différents ce qui blessera autant James et Leonora que le lecteur.

Et puis on les suit, l'un et l'autre, chacun de leur côté, avec leurs espoirs, leurs doutes, les buts qu'ils se fixent et leur soumission au sort qui leur est joué.

J'ai adoré découvrir chaque partie de ce livre qui m'emportait au coeur de l'Australie, puis de l'Amérique pour suivre surtout Leonora.

James n'est pas en reste, bien sûr, mais que de difficultés pour cette jeune fille que j'ai vraiment beaucoup aimée.

Le style d'Harmony Verna m'a beaucoup fait penser à celui de Sarah Lark ou Tamara McKinley ce qui expliquait pourquoi j'ai lu ce beau pavé en 2 jours.

Impossible de le lâcher. Impossible de faire autre chose que le lire pour rester avec Leonora et James. Aimer d'autres personnages et en exécrer certains autres...

Lorsque j'ai vu que la fin arrivait inéluctablement, j'ai commencé à freiner ces moments où je me posais pour déguster chaque chapitre, chaque page. J'étais déjà triste de quitter ce qui pour moi a été une très belle découverte estivale que je vous recommande.

Alors certes, il m'a manqué un petit chouia sur les aborigènes que l'on voit assez peu dans le roman alors que j'aurais aimé que Leonora tisse de vrais liens avec eux... J'aurais aussi aimé que l'auteur soit un peu plus précise sur la fin parce que certaines questions restent en suspens pour moi et malheureusement je ne peux pas vous en parler ici.

Mais globalement, Les orphelins du bout du monde est un excellent roman pour l'été mais aussi pour le reste de l'année si jamais vous voulez vous le garder pour plus tard. Une chose est certaine, une fois que vous aurez décidé de le lire, vous ne pourrez plus le lâcher. Alors un conseil : essayer de le lire lorsque vous avez du temps. Leonora et James sont deux personnages que je n'oublierai pas et que je vous conseille de découvrir à votre tour.


mardi 4 juillet 2017

Book Haul - Juin 2017

Une nouvelle vidéo sur laquelle je présente les dernières réceptions.

J'ai été très raisonnable jusqu'à mi-juin et puis les propositions se sont cumulées...

Je vous laisse regarder ça tranquillement.

Bonne semaine à tous 😃



The girl of ink and stars

Auteur : Kiran Millwood Hargrave
Editions : Chickenhousebooks (2016)
Nbre de pages : 228


Présentation de l'éditeur :

Forbidden to leave her island, Isabella dreams of the faraway lands her cartographer father once mapped. When her friend disappears, she volunteers to guide the search. The world beyond the walls is a monster-filled wasteland - and beneath the dry rivers and smoking mountains, a fire demon is stirring from its sleep. Soon, following her map, her heart and an ancient myth, Isabella discovers the true end of her journey: to save the island itself.


Mon avis :

Isabella est la fille d'un cartographe qui rêve de nouvelles contrées éloignées à cartographier. Quand sa meilleure amie disparaît, elle est déterminée à prendre part aux recherches pour la retrouver. Et la voilà embarquée (et le lecteur avec) dans une aventure exceptionnelle au cœur des territoires oubliés...

Ce roman, malheureusement, n'a pas encore été traduit en français. Pourtant, et malgré le fait qu'il soit destiné à la jeunesse, il est vraiment bien écrit et l'histoire est très prenante et intéressante.

Isabella est une jeune fille à laquelle je me suis très vite attachée. Son père lui a appris à «lire» dans les étoiles et la cartographie n'a pas vraiment de secret pour elle. C'est un monde qu'elle aime et elle fait tout pour pouvoir améliorer l'ancienne carte qui va la guider au cœur des territoires oubliés pour retrouver son amie, Lupe.

C'est un roman dans lequel j'étais bien tant avec l'ambiance assez sombre et mystérieuse, qu'avec les personnages et l'histoire que cette jeune auteure nous racontait.

Elle a su éveiller en moi cette envie de voyager dans un monde inconnu, peuplé de créatures qui le sont tout autant et qui font monter l'adrénaline. J'étais aux côtés d'Isabella mais aussi de son ami de toujours, Pablo, pour avancer dans leur quête.

Celle-ci ne se fera pas sans difficultés, loin de là, et j'ai adoré la façon dont Kiran Millwood Hargrave a façonné son roman pour en faire un merveilleux conte.

Et là, mon âme d'enfant s'est réveillé, souhaitant me voir à la place d'Isabella et les moments magiques qu'elle vit au milieu de cet univers fascinant et angoissant.

Les chapitres sont courts ce qui donnent une dynamique au récit mais il y a tout ce qu'il faut pour passer un superbe moment de lecture.

On découvre l'île de Joya sur laquelle vit Isabella et tous ceux qui l'entourent, ce qui plane autour du Gouverneur de l'île et père de Lupe, des êtres fantastiques effrayants et une histoire d'amitié que j'ai adoré et qui m'a faite pleurer.

La fin m'a beaucoup surprise parce que je ne m'y attendais pas et j'avais du mal à lâcher ce livre même en ayant lu les dernières pages.

Je n'avais qu'une envie : le relire encore et encore. M'imprégner de ces pages, des personnages qui m'ont enchantée ou énervée ; des mots de cette auteure que j'ai adorés et que j'ai trouvé si faciles et si fluides pour une lecture middle-grade.

J'aurais pu le lire en une petite semaine mais j'ai préféré le déguster et rester le plus longtemps possible dans l'univers avec les personnages.

En bref, The girl of ink and stars a été une excellente découverte VO que je recommande pour tous ceux qui aimeraient découvrir un conte merveilleux. J'en suis ressortie enchantée, bouleversée et prête à le relire un jour ou l'autre.


lundi 3 juillet 2017

Entre chiens et loups

Auteur : Malorie Blackman
Editions : Milan (2005)
Nbre de pages : 245


Présentation de l'éditeur :
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin... Et s'ils changeaient ce monde ?




Mon avis :

Ce roman est sorti il y a 12 ans !!! Je n'y croyais pas quand j'ai préparé sa fiche pour mon article. J'ai attendu 12 ans pour le lire !!!! Bon, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais » mais quand même...

On va donc suivre deux adolescents Callum et Perséphone (Sephy) qui ont grandi ensemble. Callum est blanc. Sephy est noire. Callum est un Nihil. Sephy est une Primat. Il est comme un esclave. Elle fait partie des privilégiés.

Dans un monde inversé où les Blancs sont soumis aux Noirs, Malorie Blackman a fait de ce roman une très belle histoire d'amour qui m'a bien plu mais pour laquelle je n'ai pas eu de coup de cœur ou de grosses surprises en le lisant.

Ayant déjà lu des romans sur la ségrégation, cela ne me choquait que moyennement de voir comment on traitait les Blancs. Après tout, dans la vraie vie, les Noirs avaient vécu la même chose... et ça continue d'une certaine façon aujourd'hui.

Je pense que Malorie Blackman a voulu un peu choquer le monde et surtout les jeunes en inversant les rôles et c'est ce qui fait que ces derniers vivent sûrement ce roman de manière différente. Parce qu'ils peuvent davantage se mettre à la place de Callum. Dans la peau d'un Blanc persécuté.

J'ai mieux compris pourquoi ma fille pleurait à chaque fois qu'elle le lisait...

Callum est un gamin qui veut sortir de ce système qui l'empêche de vivre comme un Primat : aller à l'école normalement, avoir un boulot qui lui rapporte de l'argent, pouvoir aimer qui il veut quelque soit sa couleur de peau sans avoir peur des représailles...

Sephy, elle, comprend petit à petit que son amour pour Callum est déjà condamné avant même d'avoir commencé. Ils ne sont pas du même bord. Son père est ministre et n'acceptera jamais ce garçon.

Leur relation est très tendue et on se demande très souvent comment ils vont pouvoir s'en sortir, s'aimer comme ils le voudraient.

La lecture est très fluide et j'aime toujours autant la plume de l'auteur. Les émotions sont bien présentes et on espère, on souffre pour ces deux adolescents qui aimeraient changer et voir changer les choses.

La fin ne m'a pas étonnée non plus mais elle m'a quand même donné envie de lire le tome 2, La couleur de la haine, qui est déjà dans ma liseuse. J'espère juste ne pas mettre 12 ans avant de le lire... 😆

dimanche 2 juillet 2017

Quelques jours de nos vies

Auteur : Clare Swatman
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 349


Présentation de l'éditeur :
Zoe et Ed étaient prédestinés à s'aimer. Aujourd'hui, en couple depuis vingt ans, ils traversent côte à côte les plaines et les sommets de la vie conjugale. Comme un couple de vingt ans, ils s'embrassent tous les matins. Sauf que ce matin-là, Zoe est excédée et envoie balader Ed... qui meurt, fauché par un bus. Comment Zoe pouvait-elle savoir que c'était la dernière fois qu'elle le voyait ? Mais était-ce vraiment la dernière... ? 
Quelque temps plus tard, Zoe se réveille dans sa chambre de jeune fille. La vie semble lui avoir offert une seconde chance : revivre les moments les plus importants de son histoire avec Ed. Et les revivre en mieux, afin d'en changer le destin...

Mon avis : 

Quel magnifique roman que j'ai lu en moins de deux jours tellement j'étais prise par l'histoire de Zoé.

Cette femme de 38 ans, mariée à Edward (Ed), va se retrouver confronter à la mort de son mari alors même que le matin elle n'était pas d'humeur pour lui dire à quel point elle l'aimait, à quel point il était important pour elle et que toutes les querelles qu'ils vivaient depuis un certain temps n'étaient rien en comparaison de l'amour qu'elle lui portait.

De gros regrets, un amour perdu et une jeune femme qui n'arrive pas à faire son deuil...

Et puis un matin, elle se retrouve dans la peau de la jeune fille qu'elle était 20 ans auparavant et nous la suivons, au fil des chapitres, avancer dans sa vie, dans leur vie avec Ed, en tentant de réparer les erreurs commises...

Comment dire que j'ai dévoré ce bouquin ; que j'ai vécu de très beaux moments et que j'ai fini en larmes ?

Comment expliquer que je comprenais cette femme qui s'en voulait de ne pas avoir su dire à son mari combien elle l'aimait avant qu'il ne soit trop tard ?

Comment vous faire comprendre que si cette histoire peut paraître mièvre pour certains, elle m'est apparue comme une évidence et une réalité : celle de ne jamais attendre qu'il soit trop tard pour dire à ceux que l'on aime l'importance qu'ils ont dans nos vies ?

L'histoire de Zoé n'est pas unique. Il y a eu d'autres ouvrages sur ce thème et pourtant ce roman là m'a beaucoup marquée et je ne suis pas prête de l'oublier.

J'ai vécu toutes les réflexions de Zoé comme si elles étaient les miennes si jamais... Je me suis mise littéralement à sa place et plus elle tentait les choses, plus elles les expliquais et plus je la comprenais et j'espérais que l'issue serait celle tant attendue...

Je ne dirai rien de la fin si ce n'est qu'elle m'a tellement émue et touchée que j'en ai pleuré... mais je ne dirai pas pourquoi.

L'écriture est accrocheuse et fluide et les chapitres sont assez courts ce qui donne une dynamique au récit. Mais c'est vraiment le personnage de Zoé qui est surtout touchant et qui donne au lecteur l'envie de poursuivre sa lecture. Elle réalise tellement de choses depuis cette perte qu'elle fait tout, vraiment tout, pour réparer les dégâts.

Ed est un personnage aussi que j'ai adoré découvrir et voir évoluer, l'entendre dire tout haut les non-dits qu'à l'époque ils n'osaient pas s'avouer. Grâce à Zoé, l'un et l'autre avancent et c'est tellement poignant.

Au moment où j'ai commencé cette lecture, j'avais besoin d'un roman feel-good parce que mon moral n'était pas exceptionnel. J'avais besoin d'une lecture qui me remonterait le moral et je me suis dit que j'allais tenter Quelques jours de nos vies.

A la réflexion, ce n'était pas vraiment le roman à prendre mais je me suis tellement laissée emporter par la narration de l'auteur, les personnages et tout ce qu'ils vivent que ce petit mal-être que je ressentais s'était comme évaporé. J'ai mis mes soucis de côté et j'ai vécu à part entière l'histoire de ce couple auquel je me suis très vite attachée.

Alors certes, il y a beaucoup de larmes versées par Zoé, de conviction pour mener une vie meilleure et plus adéquate par l'intervention de Zoé et cela peut ne pas plaire à certains qui traiteront ce roman de trop « mièvre » mais en ce qui me concerne, je l'ai trouvé parfait et je l'ai fermé avec un gros regret : qu'il soit déjà terminé.

En repensant à cette lecture, j'en ai les larmes aux yeux, la gorge qui se noue et je repense à tout ce que Zoé a fait, à tout ce que ce couple a vécu...

En bref, Quelques jours de nos vies est une très belle histoire d'amour qui m'aura marquée et que je ne suis pas prête d'oublier.

vendredi 30 juin 2017

La fille au revolver

Auteur : Amy Stewart
Editions : 10/18
Nbre de pages : 478


Présentation de l'éditeur :
Constance Kopp ne correspond à aucun moule. Elle surpasse en taille la plupart des hommes, ne trouve aucun intérêt dans le mariage ou les affaires domestiques, et a été isolée du monde depuis qu'un secret de famille l'a reléguée, elle et ses deux sœurs, dans la clandestinité. Un jour, le propriétaire d'une fabrique de soie, belliqueux et puissant, renverse leur carrosse au volant de son automobile... Et ce qui n'aurait dû être qu'un banal litige se transforme en une bataille rangée avec une bande de voyous habitués au chantage et à l'intimidation. Mais elle pourra compter sur l'aide d'un shérif progressiste qui, dans l'Amérique puritaine de ce début de siècle, n'hésitera pas à lui confier un revolver et une étoile.


Mon avis :

Voilà un ouvrage que je ne connaissais pas et que j'ai été agréablement surprise de découvrir grâce aux Editions 10/18 que je remercie grandement pour cet envoi.

Dans La fille au revolver, nous faisons la connaissance de Constance Kopp, âgée d'une trentaine d'années. Elle vit avec ses sœurs, Norma et Fleurette, dans la ferme que leur mère avait achetée il y a une dizaine d'années.

Leur mère étant décédée, elles vivent toutes les trois dans cette ferme isolée où chacune vaque à ses occupations. Mais voilà qu'un jour en rentrant chez elles, leur carriole est violemment percutée par la voiture d'Henri Kaufman, un riche industriel. Ce dernier refuse d'admettre que l'accident est de sa faute et la vie des sœurs Kopp va basculer dans un véritable enfer auquel Constance, notamment, ne s'attendait pas.

J'ai beaucoup aimé découvrir cette jeune trentenaire qui a un caractère assez fort sans être non plus exagéré. En fait, Constance Kopp souhaite simplement que la justice soit rendue suite à l'accident dont elles ont eu affaire.

La mauvaise foi d'Henri Kaufman ne fait pas de doute et le fait qu'il soit riche et soutenu par l'ensemble des industriels de la ville le conforte dans son idée de ne pas vouloir dédommager ces jeunes filles des frais qu'elles ont dû supporter pour réparer leur carriole.

Mais, petit à petit, on va aussi apprendre que le personnage d'Henri Kaufman n'en est pas à son premier coup d'essai ce qui va le rendre particulièrement désagréable, pour ne pas dire détestable, pour le lecteur.

Constance, de son côté, reste elle-même. Elle cherche à régler ses problèmes et ceux vécus par d'autres personnes de l'entourage d'Henri Kaufman qu'elle va rencontrer sans le vouloir. Cela va lui créer pas mal de soucis tout au long de l'ouvrage et plus on avance dans la lecture, plus on se dit que cela va vraiment mal se terminer.

Constance sera épaulée par le shérif Heath que j'ai particulièrement aimé. Non seulement il va transmettre des petits indices à Constance pour qu'elle puisse mener à bien son enquête personnelle, tout en la mettant en garde sur la dangerosité du personnage de Kaufman, mais il va surtout se rencontre compte à quelle point cette femme est douée dans ce qu'elle fait et la façon dont elle y arrive.

Ce n'est pas que Constance ne craigne rien parce qu'elle se pose quand même beaucoup de questions et hésite parfois à aller de l'avant, craignant pour sa vie et celle de ses sœurs, mais cette volonté de voir la justice rendue est plus forte que ses peurs. Elle a un caractère que j'aime voir chez une femme.

Alors que nous nous baladons en 1914 et que Constance deviendra la première shérif adjointe de Heaths, nous avons affaire à une femme qui à une attitude très contemporaine, très actuelle.

Ce roman est tiré de l'histoire vraie de Constance Kopp ce qui a fait que j'ai pris mon temps pour le lire et le déguster à sa juste valeur.

L'écriture est très plaisante, agréable et fluide et j'ai beaucoup aimé suivre les enquêtes de Constance aux côtés du shérif Heaths.

D'ailleurs, je me pose une petite question sur la relation qui est en train de s'installer entre eux... même si ce cher shérif est marié...

Vais-je voir une évolution entre eux par la suite ou pas ? Comment va tourner le tome 2, « La femme à l'insigne » que j'ai déjà dans ma PAL et qu'il me tarde de découvrir ? 

Cet ouvrage place les personnages et leur activité et maintenant que tout est en ordre, j'ai hâte de voir ce que va donner cette suite. Je vous donne rendez-vous sous peu pour vous en parler.

mercredi 28 juin 2017

Nous, les déviants

Auteur : C.J. Skuse
Editions : La belle colère (2017)
Nbre de pages : 380


Présentation de l'éditeur :
Quand Ella Newhall avait seize ans, elle appartenait à une bande qui s'était donné le nom des " Cinq sans peur ". Max, Corey, Fallon, Zane et elle passaient leurs vacances à faire du vélo, explorer l'île de la baie et frissonner en écoutant les histoires terrifiantes que leur racontait Jessica, la sœur aînée de Max. Ils ne le savaient pas, mais c'était la plus belle époque de leur vie. 
Et puis Jessica est morte, renversée par un bus qui roulait trop vite. 
Quatre ans plus tard, Max est devenu un fils à papa fainéant et camé. Corey déprime dans son coin, prisonnier de ses pensées morbides. Fallon est enceinte de huit mois, à la suite d'une aventure d'un soir. Et Zane est devenu le voyou du coin. Ella, à présent plus connue sous le surnom " le Volcan ", poursuit sous les encouragements de la presse locale le rêve d'une médaille olympique sur les pistes de course. Il est bien loin, le temps où ils étaient " sans peur ". La seule chose qu'ils partagent encore est une envie dévorante de revanche. 
Inspirée par les histoires d'horreur que leur racontait Jessica, la bande se reforme, et ses membres décident de se venger de tous ceux qu'ils estiment coupables d'avoir gâché leur adolescence. Ils vont découvrir que le vieux proverbe dit vrai : " Quand tu décides de te venger, creuse deux tombes, une pour ton ennemi et une pour toi. "


Mon avis :

Voilà un roman avec lequel je ne m'attendais pas du tout à recevoir une claque aussi magistrale en fin de roman. Sans compter sur toute la narration qui plonge le lecteur dans des situations peu enviables.

En fait, lorsque l'on démarre ce livre, on ne pense pas que les personnages sont tombés aussi bas dans leurs convictions sur la vie en générale.

Ils ont 16 ans et à cet âge là on voit l'avenir avec des idées très différentes que celles auxquelles Ella, Max, Corey, Fallon et Zane les voient.

Mais il est vrai aussi que si cette bande est aussi démembrée que perturbée, c'est parce qu'une personne leur manque : Jessica, l'amie des uns, la sœur d'un des membres du clan.

Jessica était l'aînée. Celle vers qui ils se tournaient pour avoir des histoires qui font peur le soir. Avoir cette montée d'adrénaline qui fait que l'on ne dort pas, que l'on cogite...

Depuis que Jess n'est plus là, la bande s'est disséminée. Les relations ne sont plus les mêmes, même si certains sont encore en contact.

Ce roman nous montre comment les uns et les autres vivent ce décès, comment ils ont évolué et pourquoi ils agissent de la sorte.

Sans vous dévoiler quoi que ce soit, je dirai que ce livre est loin d'être un roman qui vous fera rire, qui vous mettra du baume au cœur ou que vous le fermerez avec ce sentiment de légèreté que l'on ressent parce qu'il se termine bien.

Oubliez ça ! Vous êtes dans Nous, les déviants et vous allez vivre divers thèmes à travers ce roman que j'étais loin d'imaginer.

Et chaque twist, chaque révélation sera un uppercut que vous recevrez.

On se doute de certaines choses ; on espère se tromper et ça tombe comme un couperet.

On sort essoufflé, perdu dans ces histoires percutantes que les uns et les autres endossent, assument... ou pas.

Je me suis sentie un peu comme quelqu'un qui écoutait l'histoire racontée par Ella durant plus de 300 pages à la manière d'une petite mouche allant fureter ce qui se dit dans les coins les plus reculés d'une maison, d'une chambre, d'un placard pour savoir toute l'histoire.

L'histoire commence tout doucement ; on se laisse porter par cette narration fluide mais de plus en plus choquante et improbable et on finit avec un sentiment de gêne, d'incompréhension et de colère.

Mais c'est surtout sur les 10 dernières pages lorsque l'on sait à qui parle Ella que l'on se prend un grand coup qui vous fait tourner la tête à 90° parce que cette révélation là vous ne l'aviez pas vue venir.

J'avais fait des suppositions ; je m'étais dit que cela se terminerait comme ça ou comme ça. Sûrement aussi comme ça... mais certainement pas de la façon dont C.J. Skuse l'a amenée.

Franchement, je suis restée sciée sur mon fauteuil en me rendant compte de ce qu'il se passait parce que je n'y croyais pas.

C'est un roman qui heurte, qui touche, qui met en émoi, en colère voire même en rage. C'est un roman avec lequel vous ne sortirez pas indemne parce qu'il est impossible de ne rien ressentir. Mais c'est aussi un roman qui montre et démontre à quel point l'amitié peut apporter beaucoup au sein d'un groupe pour peu que les membres sachent s'accepter eux-mêmes tels qu'ils sont et accepter les leurs avec leurs défauts, leurs envies et leurs capacités.

Nous, les déviants est un magnifique roman qui m'a touchée et que je ne suis pas prête d'oublier. Je ne peux que vous pousser à le lire pour vivre aux côtés de ces jeunes une histoire que l'on peut pas oublier après avoir lu la dernière page.

mardi 27 juin 2017

Les serpents et la dague (T1)

Auteur : Robyn Young
Editions : Fleuve (juin 2017)
Nbre de pages : 589


Présentation de l'éditeur :
Lorsque le roi Edward IV meurt subitement, les anciennes rivalités se ravivent et une lutte impitoyable s'engage pour arracher le pouvoir suprême. 
Conscient du danger que court la couronne, Thomas Vaughan, l'ancien chambellan du roi, rappelle Jack Winter, son fils illégitime – exilé en Espagne –, afin qu'il le soutienne dans son combat pour maintenir l'autorité royale. 
Or, le retour de Jack n'est pas vu d'un bon œil par les rivaux de la cour, ni par son demi-frère Harry qui rumine amèrement la préférence de leur père pour ce fils bâtard. 
Car Jack n'est pas seulement appelé pour sauver le royaume, il conserve aussi un trésor qui pourrait changer l'avenir du pays et que son père lui a demandé de garder même au prix de sa vie...



Mon avis :

C'est la première fois que je lis du Robyn Young et j'avoue que ce roman m'a emportée dans une intrigue bien ficelée même si le côté historique est un peu lourd à digérer.

En effet, nous entrons dans ce livre dès la mort d'Edouard IV, époux d'Elisabeth Woodville, qui est enfermée dans un premier temps dans La Tour puis à Westminster.

La reine est donc mise hors course pour l'héritage du trône auquel son fils aîné, Edward, est le prétendant direct.

On vit dans ce roman les intrigues de la Cour d'Angleterre pour l'accession à ce trône tant convoité par les York et les Lancastre. C'est la fameuse guerre des Deux Roses qui se poursuit.

Je connaissais ce pan de l'Histoire d'Angleterre pour avoir lu les romans de Philippa Gregory qui portaient sur cette période. Et j'avoue que cela m'a beaucoup aidée pour lire et suivre le roman de Robyn Young surtout parce qu'il y a beaucoup d'Edward, d'Henri et de Richard dans les deux familles qui se battent pour le trône ce qui entraîne un risque de confusion quand on ne sait pas démêler qui est qui et à quelle famille il appartient... etc...

De ce point de vue là, j'ai trouvé le roman de Robyn Young un peu compliqué à suivre. Ce n'était pas toujours très clair pour moi parce que j'essayais tout le temps de bien placer chaque personnage en fonction de la famille qu'il sert ou qu'il trompe. Cela me coupait la fluidité de ma lecture.

Par contre, le personnage que j'ai le plus apprécié dans le côté fictionnel de ce roman a été James Wynter, fils illégitime de Thomas Vaughan (qui lui est une figure historique réelle), qui va être entraîné dans une aventure très risquée suite à un héritage que lui lègue son père sans que ce dernier ne lui dise réellement de quoi il en retourne.

On apprendra petit à petit ce qu'il en est et c'est vraiment passionnant à suivre.

On vit des moments de doute, d'angoisse et les batailles décrites, tout au long du roman, sont très bien amenées même si j'en ai trouvé certaines un peu longuettes.

En fait, en connaissant déjà l'intrigue sur la bataille pour le trône entre l'héritier direct d'Edward IV et Richard III, qui s'estimait descendant légitime au trône puisque étant un Plantagenêt, je n'étais pas plus passionnée que ça car c'était du déjà vu pour moi.

Cela dit le fait que Robyn Young insère de la fiction, que je ne peux pas développer ici au risque de vous spoiler ce qui serait dommage, m'a convaincue de lire la suite pour retrouver des personnages qui valent le détour et savoir comment elle compte poursuivre après la fin qu'elle nous propose (oui ben là je biaise pour ne pas vous dire le nom de ceux qui apparaîtront dans le prochain tome parce que je me suis rendue compte que j'allais cracher le morceau... Oups !).

En bref, Les serpents et la dague est un roman historique comme je les aime avec des personnages que j'ai aimés découvrir et suivre et une intrigue prenante et qui tient la route, même si l'auteur a pris des libertés comme elle l'indique dans ses notes en fin d'ouvrage.

Pour autant, il ne faut pas se hérisser pour ces détournements historiques voulus étant donné qu'ils servent très bien l'intrigue fictionnelle avec le personnage de James Wynter que j'ai hâte de retrouver (bon là, il va falloir que j'attende un peu beaucoup longtemps, j'en suis consciente).

Dans tous les cas, si vous aimez les romans où l'Histoire se mêle à l'histoire avec des personnages attachants et de l'action qui ne cesse jamais, ce livre est fait pour vous. Par contre, attention. Vous risquez peut-être d'être un peu perdu avec tous les Edward, Richard et autres personnages portant les mêmes prénoms. Il faut bien se concentrer pour ne pas se tromper sur qui est qui, ce qui est le plus ardu, mais ô combien passionnant pour les férus d'Histoire.

Alors ? Qui est partant pour cette lecture ?

dimanche 25 juin 2017

A million worlds with you (T3)

Auteur : Claudia Gray
Editions : Harper Teen (2016)
Nbre de pages : 419


Présentation de l'éditeur :
Ever since she used the Firebird, her parent’s invention, to cross through alternate dimensions, Marguerite has been at the center of a cross-dimensional feud. Now she has learned that the evil Triad Corporation plans to destroy hundreds of universes, using their ultimate weapon: another dimension’s Marguerite who is wicked, psychologically twisted, and always one step ahead.

Even though her boyfriend Paul has always been at Marguerite’s side, the Triad’s last attack has left him a changed man, and he may never be the same again. Marguerite alone must stop Triad and prevent the destruction of the multiverse. It’s a battle of the Marguerites . . . and only one can win.

In the epic conclusion to the sweeping series that kicked off with A Thousand Pieces of You, fate and family will be questioned, loves will be won and lost, and the multiverse will be forever changed.


Mon avis :

Dernier tome de la trilogie et j'avoue que si l'écriture de Claudia Gray m'a toujours accrochée, j'ai trouvé ce dernier livre de la saga plus long à cause de répétitions revenant un peu trop souvent.

Après un tome 2 que j'ai dévoré et que j'avais adoré, j'ai voulu terminer cette saga en me mettant directement dans le tome 3 dès réception. C'est peut-être une erreur que j'ai faite mais vu comment les deux premiers livres m'avaient plu, je m'étais dit que ce tome là n'allait pas faire long feu.

Je me suis bigrement trompée parce que si la première moitié m'a bien tenue en haleine malgré les redondances, à un moment donné je n'ai plus plu continuer parce que je trouvais que cela tournait en rond... sans vraiment tourner en rond parce que Marguerite continue à voyager dans divers univers.

Mais le fond était identique depuis les premières pages et je n'arrivais plus à trouver le courage, l'envie mais surtout la motivation pour poursuivre.

J'ai mis en pause pendant une bonne quinzaine de jours et puis je me suis décidée à le finir coûte que coûte et globalement je reste sur mes réserves quant à ce dernier livre d'une saga qui m'aura fait frémir sur les deux premiers.

J'ai eu, vers la fin, un retournement de situation auquel je ne m'attendais pas du tout et je me suis demandée si l'auteur allait avoir le culot de rester dans cette optique et malheureusement cela se finit comme je le pensais avant même de commencer cet ultime tome.

Donc, pas de grosse surprise sur la fin mais dans l'ensemble, quand même, j'ai beaucoup aimé découvrir et suivre Marguerite, Paul et Theo dans le multiverse.

L'auteur a su mettre ses personnages dans des situations tant difficiles que cocasses ; j'ai souri, stressé et pleuré avec cette saga mais surtout avec les deux premiers tomes.

L'écriture de Claudia Gray est très agréable et facile à comprendre. Du coup, si vous voulez vous lancer dans la VO anglais avec cette saga, et pour peu que vous ayez des bases dans cette langue, je vous la conseille malgré ma déception sur le dernier tome.

En bref, la série Firebird de Claudia Gray a été une excellente découverte d'une auteure que je compte bien continuer à lire.