lundi 30 avril 2012

Tu seras notre enfant

Auteur : Charity Norman
Editions : Belfond (2012)
Nbre de pages : 436

Présentation de l'éditeur :
Cette bonne nouvelle, Leïla et David l'attendaient depuis trois ans. Très bientôt, un bébé leur sera confié ; une petite fille, Grace, qui va combler leur désir le plus cher : fonder un foyer. Mais c'est compter sans la famille biologique de Grace, les Harrison. Bien décidés à faire valoir leurs droits, ils sollicitent l'aide de leur ami Jake. Fasciné par ce clan aussi intrigant que charismatique, Jake va se lancer dans une quête éperdue. Avec, à la clé, une décision, forcément déchirante...

Mon avis :

Nouvelle lecture de la collection "Les grands romans" des Editions Belfond et c'est encore une fois une très belle histoire que je découvre grâce à eux et je les remercie beaucoup.

1) L'histoire :

Comme la présentation de l'éditeur l'indique, nous allons toucher ici le douloureux problème de la stérilité, de l'adoption mais aussi et surtout de la difficulté de mettre un enfant à l'adoption.

Lors du prologue, nous ferons la connaissance de la mère de l'enfant dont il sera question ici et dès le début l'auteur ne nous épargne pas. En quelques pages, elle a su me faire entrer dans l'histoire et me mettre une boule au fond de la gorge en pensant à ce petit être si fragile dont le futur est pour le moins déchirant.

Nous suivrons donc d'un côté la famille adoptive, Leïla et David, pharmacienne et pasteur, attendant depuis plusieurs années de pouvoir adopter un enfant à la suite de la stérilité de Leïla. Leur histoire est celle de tout couple souhaitant absolument avoir un enfant et devant se battre pour y parvenir. Se battre non seulement contre les institutions mais aussi et surtout contre l'entourage proche qui n'est pas forcément favorable à une telle initiative. Leur histoire est touchante et prend aux tripes. Je les ai adorés parce que malgré leur souffrance, ils gardent foi en l'avenir. Malgré tout ce qu'il leur arrive, ils essaient de garder la tête haute.

De l'autre, nous avons une famille totalement démantelée. La mère de l'enfant n'est plus et le père est totalement irresponsable. Malgré tout, il se dénonce auprès des autorités sociales pour faire connaissance avec sa fille. Entre sa volonté de la garder, ses incompétences éducatives dont il est parfaitement lucide, il aura besoin de l'aide de sa mère pour trouver la bonne solution pour ce bébé.

En parcourant l'ouvrage, on se rend compte à quel point le choix crucial de mettre un enfant à l'adoption est un véritable dilemme. Malgré les divergences qui peuvent régner dans cette famille, les difficultés qu'ils éprouvent à se retrouver ensemble, à se comprendre, à accepter les problèmes des uns et des autres, il y a l'amour. Celui, inéluctable, que l'on voue à un jeune enfant sans défense, sans mère. L'adoption est-elle ,ou pas, la solution pour la sortir de cette famille totalement paumée ? Un jeune tel que Matt saura-t-il surmonter ses soucis pour bien élever sa fille avec le soutien de sa famille ? Quel est le mieux ? Quel est le pire ?

Ces questions, je me les suis posées tout au long de ma lecture et je n'ai jamais vraiment eu ma réponse. A la fin de l'ouvrage, je me suis dit que cela coulait de source mais qu'au final il y aurait toujours une famille qui souffrirait quelle que soit la solution.

L'auteur touche un sujet délicat mais dont elle parle avec brio. Les personnages sont très biens représentés et on finit par tous les apprécier malgré leurs imperfections.

2) Les personnages :

Leïla et David : le couple adoptant. Ils sont mariés et heureux depuis plus de 10 ans. La seule ombre à leur tableau est l'absence d'un enfant. Malgré plusieurs tentatives de fécondation et prises de traitement lourd pour pouvoir enfanter, Leïla reste stérile. Leur seule solution demeure l'adoption. Tout au long de l'ouvrage, on voit l'attachement que ces personnages se portent malgré leur douleur. Leïla n'accepte pas sa stérilité. Elle veut absolument un enfant. Pour elle, ce serait sa consécration. Avoir un enfant dans sa famille, c'est son but ultime. Elle en a besoin comme on respire. David, lui, est plus posé. Sa femme lui suffirait même si un enfant serait un pur bonheur dans leur couple. Il est le pilier auquel Leïla s'appuie pour ne pas s'effondrer. Il a toujours la bonne parole. Mais cela ne suffira pas cette fois-ci à empêcher Leïla d'aller au bout de ses idées.

La famille Harrison : ils sont totalement à l'écart de tout. Matt, le père de l'enfant, est jeune, inconscient, instable. Ce n'est pas vraiment sa faute lorsque l'on apprend l'histoire de ses parents, Perry,  son père,  Deborah, sa mère. Tout n'est qu'incompréhension, non dits et esquives. Lucy, la "soeur aînée", tente de soutenir tout ce petit monde sans vraiment y parvenir totalement. C'est une famille brisée par un passé douloureux. J'ai eu du mal à ne pas vouloir les bouger les uns, les autres pour régler les problèmes, les sortir de leur torpeur grandissante. Je n'ai pas accepté comment ils vivaient, comment ils laissaient les vides combler leur vie. On sent la douleur, on la ressent même au fond de nous. Les chapitres les concernant me mettaient mal à l'aise. Il me tardait de retrouver Leïla et David dont la vie est plus sereine même si elle est difficile. Le malheur est omniprésent. A croire qu'ils se le créent, qu'ils l'entretiennent par leur non-agissement.

Enfin, il y a Jack. Homme de 40 ans, célibataire, sans enfant, c'est par lui que l'on va découvrir l'histoire de la famille Harrison. Il se laisse entraîner dans une situation qui le dépasse mais qui finalement va lui apporter énormément côté personnel, émotionnel. Il va finir par s'attacher à cette famille et deviendra leur soutien. C'est un personnage que l'on aime beaucoup parce qu'il a une vision très précise et extérieure de tout ce qu'il se passe. C'est beaucoup plus intéressant que de tomber dans les versions des uns et des autres sur les différents problèmes rencontrés.

3) Le style :

"Tu seras notre enfants" est le premier ouvrage de Charity Norman et j'avoue avoir été agréablement surprise par le ton qu'elle a donné à son ouvrage.

Loin de tourner dans le pathétique, elle raconte tout simplement la vie de deux familles éprouvées durement par la vie. Avec des mots simples, un style fluide et une narration alternée, elle nous fait vivre chaque moment du problème que pose l'adoption, la stérilité.

Il est inimaginable de ne pas s'attacher aux personnages, de ne pas vouloir le meilleur pour les uns et les autres malgré tout ce qu'on aura pu lire.

Ce sont deux familles déchirées qui finiront par trouver la paix. Mais les épreuves ne seront pas facile et Charity Norman a parfaitement su retranscrire chaque moment important pour ces familles.

On ne s'ennuie pas; on lit avec un petit coup de blues et le coeur qui fait mal  mais c'est une lecture que je recommande tant il m'a touchée. Pour un premier ouvrage, c'est une très belle réussite.

 

mercredi 25 avril 2012

La fille de sa mère

Auteur : Jennifer Weiner
Editions : Belfond (2009)
Nbre de pages : 429

Présentation de l'éditeur :
Les relations mères-filles sont rarement de longs fleuves tranquilles. Mais pour certaines c'est encore pire. Prenez Cannie Shapiro : si on lui avait dit il y a treize ans que sa ravissante petite Joy, ce magnifique bébé qu'elle a eu toute seule et qui a fait sa fierté, deviendrait un jour une ado aussi exécrable, elle y aurait réfléchi à deux fois. La crise atteint son paroxysme lors du choix crucial de la robe de bat-mitsvah de Joy. Entre la fille qui veut à tout prix le modèle vamp à petites bretelles et la mère qui préférerait l'option gentille robe à smocks, toute communication semble rompue. C'est alors que Peter, le mari de Cannie et beau-père de Joy, fait une déclaration fracassante : il veut un autre enfant. Si Cannie est stupéfaite, pour Joy, c'est une trahison qu'elle compte bien faire payer très cher...
 
Mon avis :
 
Nouveau livre de Jennifer Weiner que je découvre grâce aux Editions Belfond que je remercie car encore une fois je suis ravie de l'avoir lu. "La fille de sa mère" touche un sujet difficile sur l'adolescence mais aussi sur les rapports familiaux qui peuvent avoir des conséquences désastreuses si l'on n'y prend pas garde.

1) L'histoire :

Nous nous situons à Philadelphie dans une famille juive où Joy, adolescente de 13 ans, va bientôt fêter sa bat-mitsvah. Cannie Shapiro épouse Krushelevansky, sa mère, est écrivain. Son premier livre, "Les filles fortes ne pleurent pas" a fait un tabac lors de sa sortie mais à la suite de cette parution, Cannie a décidé de continuer d'écrire sous un pseudonyme. Joy, voyant sa mère d'un oeil d'adolescente rebelle, très critique, va décider de lire cet ouvrage en cachette mais ce qu'il va lui révéler va la bouleverser et la monter définitivement contre sa mère. Leurs relations déjà difficiles vont devenir houleuses. Il faudra qu'elles crèvent cet abcès et se comprennent l'une et l'autre pour que la sérénité revienne dans cette famille.


Pour avoir une adolescente à la maison, j'étais enthousiaste et curieuse de lire cet ouvrage parce qu'il n'est pas toujours évident de parler à un jeune qui se braque dès qu'on lui dit quelque chose qui ne va pas dans son sens ou lorsqu'on ne fait pas ce qu'il veut au moment où il le demande.

Nos jeunes grandissent vite, prennent de l'assurance (ou pas) mais surtout cherchent une liberté qu'en tant que mère il n'est pas facile de lâcher.

Si je ne me suis pas du tout reconnue dans le personnage de Cannie (ni ma fille dans celui de Joy), il n'en demeure pas moins que les difficultés qu'elles rencontrent l'une avec l'autre sont communes à n'importe quelle famille : acheter des vêtements qui ne plairont pas forcément aux parents qui les jugeraient non adaptés par rapport à l'âge de notre progéniture, vouloir les surveiller tout le temps pour être sûr qu'il ne leur arrive rien, ne pas comprendre leur mutisme...

Non seulement il est difficile pour un adolescent de grandir mais ça l'est aussi du côté de la mère qui, quelque part, cherche tout simplement à garder le bébé qu'elle a mis au monde. C'est difficile de couper le cordon. On a beau savoir que nos enfants ne nous appartiennent pas, qu'ils feront leur vie un jour ou l'autre, sans nous, et qu'ils partiront donc, il n'empêche que cela fait un pincement au coeur.
 
On découvre aussi dans l'ouvrage la vie passée de Cannie à travers ce fameux livre qu'elle a écrit et qui, indéniablement, aura des répercussions sur son comportement de mère envers sa fille.
 
L'histoire va permettre de tout mettre à plat et de régler les problèmes mais cela passera par des situations auxquelles je n'aurais jamais pensé. L'auteur jouera sur une narration alternée puisque, chacune à leur tour, Joy et Cannie nous raconteront leur histoire. C'est très intéressant à suivre mais il faut le savoir pour ne pas se perdre au départ car à aucun moment Jennifer Weiner ne l'indique en début de chapitre.
 
2) Les personnages :
 
Il y en a deux principaux, Joy et Cannie, et d'autres qui viendront les soutenir, l'une ou l'autre en fonction de leur point de vue sur les difficultés rencontrées.
 
* Joy a 13 ans. Née prématurément et sourde de naissance, elle doit porter des prothèses auditives. Si jusque là tout se passait bien, depuis son entrée en 5ème, elle se rebelle : elle ne branche plus ses appareils pour suivre correctement ses cours et ses notes sont en baisse; elle ne supporte plus sa mère qu'elle trouve trop grosse à son goût (surtout sa poitrine). Pourquoi n'a-t-elle pas une mère normale ? une famille normale ? Elle est vraiment en pleine rébellion, se pose tout un tas de questions mais n'ose pas parler avec sa mère. A quoi cela lui servirait-il de toute façon puisque cette dernière campe sur ses positions et finalement ne l'écoute pas ?

Joy, malgré toutes les bêtises qu'elle fait (et croyez moi il y a de quoi faire des bons de trois mètres de haut), n'en est pas moins très attachante. C'est l'adolescente qui se cherche, qui veut qu'on la regarde, qu'on la remarque, qu'on ne lui trouve pas que des défauts à cause de son handicap. Elle aimerait être normale et agit comme tel. Elle est têtue, bornée mais aussi très volontaire. On lui cache des choses ? Que nenni, elle va mener son enquête pour trouver la vérité à ses questions mais ce qu'elle va découvrir va surtout la bouleverser et lui faire voir la vie différemment.

* Cannie, la mère, a la quarantaine. Elle est mariée à Peter Krushelevansky, médecin nutritionniste, qu'elle a rencontré quelques mois après la naissance de Joy. C'est une femme que l'on découvre au fur et à mesure en tant que femme bien sûr mais aussi mère. Elle garde une rancoeur terrible vis-à-vis de son ex (le père de Joy), de son propre père et de la vie avant sa rencontre avec Peter. Là encore, cette femme m'a touchée. J'ai suivi avec intérêt son parcours, ses doutes, ses angoisses et ses choix. Même si ces derniers ne sont pas toujours les bons, quand on est écorché vif, on a l'impression que nos agissements sont les meilleurs. C'est avec Joy qu'elle l'apprendra à ses dépens et elle se rendra compte qu'elle doit lâcher du lest et accepter que sa fille grandisse et que leurs choix ne seront pas toujours les mêmes. Cela ne sera pas sans difficulté mais son évolution est intéressante à suivre.

* Peter, Elle, Bruce et mamie Ann sont des personnages secondaires qui malgré tout sont importants pour nos deux héroïnes. Ils apporteront soit du soutien soit des révélations qui feront évoluer les personnages principaux.

3) Le style :

Comme à son habitude, Jennifer Weiner a une écriture fluide et simple qui permet au lecteur d'entrer facilement dans l'ouvrage et de suivre avec envie et intérêt l'histoire qu'elle raconte.

Je suis totalement conquise par cet écrivain car même si ce n'est pas de la grande littérature pour certains, ici elle a touché une corde sensible (et je ne parle pas spécialement des difficultés de rapport mère-adolescente) qui m'a mis les larmes aux yeux. Elle a une façon de raconter, de faire monter les émotions qui est extraordinaire. C'est prenant aux tripes et ça remet les pendules à l'heure sur le fait que la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Bien au contraire.


En somme, "La fille de sa mère" est un livre que je recommande pour les émotions qu'il transporte. Si vous n'êtes pas insensible, vous devriez l'apprécier car il est difficile de ne pas arriver à aimer la famille Krushelevansky.

lundi 23 avril 2012

Yrmeline ou le chant des pierres (T1)

Auteur : Bleuette Diot
Editions : du Pierregord (2011)
Nbre de pages : 512

Présentation de l'éditeur :
Le beau et fougueux chevalier allemand, Lanz von Malberg, ne rêve que d'une chose : intégrer l'ordre militaire et religieux des chevaliers teutoniques. Au cours de l'été 1338, il quitte Mayence et prend le premier navire en partance pour l'Estonie. Là, de terribles épreuves l'attendent, mais Lanz n'en aimera pas moins ce pays farouche dont ni l'évangélisation ni la force des armes n'ont su réprimer l'âme irréductiblement païenne. Aux prises avec les sortilèges qui émanent de ces contrées mystérieuses, le jeune homme se verra rapidement confronter aux survivances d'un autre âge. Sous l'égide de la belle et sensuelle Yrmeline, commencera alors pour lui un éprouvant parcours initiatique dont il ne sortira pas indemne, tant l'amour qu'il conçoit pour elle le dévore. D'où Yrmeline tient-elle ses effrayants pouvoirs ? Quelle étrange et dangereuse société secrète a réussi à infiltrer les rangs de l'ordre teutonique ? En tentant de démystifier le redoutable chef du Temple Noir, Lanz découvrira les vestiges d'une incroyable civilisation disparue et l'étonnant message que véhiculent les tablettes d'argile de l'antique Mésopotamie. Sans le savoir, le héros de cette aventure hors du commun pourrait bien déchaîner les forces incommensurables de notre très lointain passé. Mais, heureusement, le vaillant seigneur pourra compter sur l'aide de Petras, un astucieux petit garçon et celle d'un vieil érudit breton dont les connaissances sont pour le moins surprenantes, elles aussi ! Au fil de ses tribulations, Lanz finira par découvrir le plus extraordinaire secret de tous les temps...

Mon avis :

Cela fait plusieurs mois que j'avais entendu parler de Yrmeline et tant la présentation de l'éditeur que les divers avis qui fleurissaient sur la blogosphère me certifiaient que ce livre devait contenir tout ce que j'aime dans ce genre : de l'Histoire à découvrir, une belle romance , du fantastique avec des légendes à faire rêver et un style qui allait m'emporter très loin.

C'est grâce à Ellcrys, qui m'a offert les deux tomes de la saga pour Noël, que j'ai pu me plonger dans l'univers de Bleuette Diot et je l'en remercie vivement car Yrmeline, même s'il n'est pas un coup de coeur, est une excellente lecture et m'a beaucoup plu.

1) L'histoire : ou quand l'Histoire se mêle à l'histoire

Pour un premier roman, Bleuette Diot a tapé très fort. Non seulement elle nous plonge dans la période moyenâgeuse de l'Estonie (que je ne connaissais pas du tout) mais elle y inclut aussi des tas de légendes (celtiques, des pays de l'est...) et elle reprend pour mieux les rapprocher les uns aux autres, différents textes sur la naissance de l'humanité (la Bible, la Génèse sumérienne, la Bible hébraïque, un texte akkadien...).

On entre dans l'ouvrage grâce à un prologue qui nous met de suite dans l'ambiance mystérieuse qui perdurera tout le long du livre et qui n'aura de cesse d'obliger le lecteur à tourner les pages pour suivre tout ce qui se passe. On apprend, en même temps que les personnages, l'intrigue qui va forger cet opus remarquable, bien mené et parfaitement documenté.

Même si je n'ai pas adhéré totalement à la façon dont l'auteur conçoit l'arrivée de l'Humanité sur Terre, j'avoue que l'ensemble collait parfaitement au côté fantastique que Bleuette Diot a inséré dans Yrmeline.

Après quelques recherches, j'ai été agréablement surprise de constater que si certains ordres militaires et chrétiens avaient bien existé au Moyen-Age, d'autres étaient, apparemment, de la pure fiction (n'ayant rien trouvé dessus sur la Toile) alors que la façon dont l'auteur en parle, les décrit, m'avait fait croire le contraire.

C'est tout simplement bluffant et surtout excellent parce qu'on ne voit rien venir. Tout coule de source. Tout s'imbrique parfaitement.

De plus, on vit à travers l'ensemble des personnages les difficultés d'existence, à l'époque, des estoniens tenus sous le joug de l'église chrétienne.

L'auteur explique toute l'Histoire de cette région et on ressent très bien les recherches qui ont été effectuées pour atteindre un tel degré de précision. Là encore, je reste béate devant tant de travail accompli mais au final ça paie très bien car Yrmeline est vraiment complet et satisfait à 100% les lecteurs exigeants comme je peux l'être.

A cela s'ajoute des personnages attachants et charismatiques que l'on n'est pas prêt d'oublier.

2) Les personnages :

J'en ai compté principalement 5 : Yrmeline de Grünewald, Lanz Van Malberg, pour nos deux héros, mais également Piotr Sergueïevitch, Konwoïon de Trémazan et Bellator Rex.

Ils sont vraiment les cinq éléments principaux de l'ouvrage et offrent des caractères très affirmés, tous autant qu'ils sont.

* Lanz est le preux chevalier que toute jeune fille aimerait connaître. Il est généreux, serviable, loyal, prêt à donner sa vie pour sa belle. Mais il lui faudra du temps et surtout une largesse d'esprit pour accepter ce qu'on lui explique tout au long du livre. Je l'ai bien aimé mais ce n'est pas pour lui que mon coeur a vraiment vibré.

* Yrmeline, elle, est l'héroïne par excellence. Non seulement elle est belle et douce mais elle a un caractère très affirmé qui casse un peu le code de l'époque. Elle est rebelle et en même temps innocente et naïve. C'est par elle que tout arrive et elle devra accepter ce qu'elle est réellement pour mieux se servir de ses capacités. Elle est à la fois effrayée et maîtresse d'elle-même. Malgré son jeune âge (17 ans), elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle doit faire pour combattre le Mal. Elle m'a beaucoup plu et j'ai hâte de la retrouver.

* Piotr Sergueïevitch est un ami de Lanz et d'Yrmeline. Amoureux lui aussi de cette dernière, il se verra rejeté et son personnage va prendre une dimension particulièrement sombre. Contrairement à Lanz, je l'ai trouvé beaucoup plus intéressant à suivre et à découvrir parce que dernière sa volonté de vengeance et d'obtenir ce qu'il souhaite quoi que cela en coûte, j'ai quand même trouvé qu'il cachait une âme sensible, un être qui refuse certaines idéologies, un homme qui s'interroge beaucoup. En tout cas, sa conscience le titille et il n'est pas forcément prêt à tout accepter même si ses actes prouvent, malheureusement, le contraire. Il est assailli par le doute mais n'ose pas renoncer. J'ai été vraiment subjuguée par Piotr et tout comme pour Yrmeline, j'ai hâte de le retrouver.

* Konwoïon de Trémazel, lui, est le précepteur d'Yrmeline. C'est au final un être énigmatique. C'est lui qui apprend à Yrmeline ce qu'elle est et qui l'a fait évoluer. C'est aussi grâce à lui que le lecteur comprend la trame de l'histoire. C'est un homme sur qui les estoniens comptent beaucoup puisqu'il est aussi médecin. Personnage très cultivé et sûr de lui, il est aussi très prudent. C'est celui qui m'a le plus surprise à la fin du tome 1. Je n'ai vraiment rien vu venir le concernant. Et la question que je me pose est "mais qui est-il réellement ?". Vivement la suite que je puisse avoir une réponse.

* Enfin, le dernier mais pas le moindre, le Bellator Rex. C'est le Mal personnifié pour les hommes. Il est sans coeur. N'hésite pas à récupérer les meilleurs hommes pour les avoir sous la main et sous sa domination. Il est réellement impressionnant et lorsque j'ai su ce qu'il était pour Yrmeline, je me suis dit : "Non, ce n'est pas possible !" Lui aussi, me donne très envie de le retrouver pour voir comment il va évoluer dans la suite de la série.

Des personnages, donc, hauts en couleur que j'ai aimé suivre et voir évoluer. D'autres, secondaires, ne manquent pas non plus d'intérêt, comme par exemple Petras, jeune estonien bossu pour lequel Lanz se prend d'affection.

Bleuette Diot a donc intégré dans son récit toute une panoplie de personnages aussi attachants que détestables. Impossible de ne rien ressentir pour eux. On les suit avec plaisir, doute, angoisse et on ferme le livre avec regret, d'autant que le style de l'auteur est un pur délice.

3) Le style :

Il est tout simplement sublime car Bleuette Diot écrit avec érudition et finesse.

Elle emporte son lecteur dans un monde bien à elle où le barbarisme, la rébellion, la volonté de vivre et de garder ses valeurs ancestrales sont infiniment bien transcrits et ressentis.

Le style, loin d'être lourd, glisse tout seul. Le lecteur lambda n'a aucune difficulté à suivre la narration, bien au contraire. Une fois lancé, il est difficile de lâcher l'ouvrage et lorsque la fin survient c'est avec regret qu'on le ferme.

J'ai totalement adhéré à l'écriture et je remercie vivement l'auteur pour le moment intense qu'elle m'a fait vivre avec Yrmeline.


En conclusion, vous avez compris que Yrmeline ou le chant des pierres est à découvrir de toute urgence. Comme diraient les jeunes aujourd'hui : "j'ai kiffé à mort !"

Tout m'a plu ou quasiment. Il y a seulement deux éléments qui m'ont perturbée :
- l'approche de l'auteur sur l'arrivée de l'Humanité sur Terre même si je n'ai pas focalisé dessus par la suite,
- et les notes qui ont été placées en fin d'ouvrage au lieu d'être en bas de chaque page du mot expliqué. Cela m'a gênée parce que aller en fin d'ouvrage pour avoir une explication ce n'est pas pratique du tout. Ce n'est donc là qu'un problème de conception.

Mis à part cela, il n'y a vraiment rien qui doit empêcher les lecteurs de découvrir cette série que j'ai maintenant hâte de poursuivre. Un grand merci à Bleuette pour l'histoire qu'elle m'a racontée et un grand merci à Ellcrys pour m'avoir permis de la lire. Vous faites de moi une lectrice comblée.

samedi 21 avril 2012

La nuit éternelle (T3)

Auteurs : Guillermo del Toro & Chuck Hogan
Editions : Presses de la Cité (2011)
Nbre de pages : 386

Présentation de l'éditeur :
Une nuit sans fin s'est abattue sur la Terre depuis l'apocalypse nucléaire déclenchée par le Maître. Les vampires, qui ont proliféréà un rythme vertigineux, ont réduit les humains à l'état de bétail, car, à leurs yeux, seul leur sang a encore de la valeur.
Un groupe de survivants résiste encore. Mais Ephraïm Goodweather, leur leader, n'est plus que l'ombre de lui-même : il ne s'est jamais remis de l'enlèvement de son fils et de la liaison entre sa petite amie, Nora, et son allié, Fet. Profitant de son désespoir, le Maître lui propose d'épargner son fils en échange del'Occido Lumen. Dans ce très ancien manuscrit, préservé au prix du sacrifice du professeur Setrakian, se trouve la clé pour détruire le Maître. Ephraïm fera-t-il passer la vie de son fils avant le salut de l'humanité ?

Menéà un rythme infernal, ce dernier volet offre à la trilogie « La Lignée » un final magistral.
 
Mon avis :
 
J'ai terminé en tout début d'après-midi ce dernier volet de la trilogie "La lignée" et malgré ma lecture très rapide, il n'en demeure pas moins que je suis déçue par ce dernier tome.
 
Tout avait pourtant relativement bien commencé. J'ai retrouvé avec intérêt et bonheur mes personnages adorés que sont Fet, Nora, Eph et Gus.

Nous nous situons deux ans après le début de l'invasion vampirique par le Maître et la Terre a subi une terrible modification puisque le crépuscule est éternel. C'est un "environnement idéal pour les vampires" De plus, "les conditions post cataclysmiques n'épargnaient aucune région du monde. Aux quatre coins du globe, les témoiganges évoquaient un ciel obscur, une pluie noire, des nuages menaçants qui s'entrelaçaient pour ne jamais se séparer."

Le soleil n'arrive à percer que très difficilement cette masse compacte, comme la lumière d'une lampe torche à travers une couverture épaisse, que 2-3 heures par jour.

Autant dire que les moments que vont passer nos rebelles vont être extrêmement difficiles d'autant que les humains sont devenus purement et simplement les esclaves des strigoïs. Des camps ont été construits et certains humains sont à la solde des vampires.

En gros, tout part très très mal pour arriver à sauver l'humanité toute entière. D'autant qu'ils ne sont qu'une petite poignée d'hommes et de femme pour arriver à supprimer toute cette mauvaise vermine.

J'étais enthousiaste et excitée de savoir comment tout allait se préparer pour qu'enfin les Hommes redeviennent libres.

Si l'action est relativement présente, ce n'est que par moment et j'ai trouvé que cela s'essoufflait au fur et à mesure que je progressais dans l'ouvrage. Les auteurs ont décidé dans ce dernier volume de dresser la mythologie vampirique et certains passages sont très longs même s'ils demeurent intéressants pour comprendre comment le Maître s'est transformé, comment l'humanité a été bernée par les Aînés et comment il va falloir procéder pour vaincre ce vampire indestructible de prime abord.

Même si je lisais très vite, il n'en demeurait pas moins que j'étais en attente de plus d'action, de plus de stress, de scènes qui vous mettent les nerfs à fleur de peau et de montée d'adrénaline. Bien sûr, certains passages le sont, un peu, mais pas suffisamment à mon goût ou du moins je m'attendais à trop à ce qui allait se passer. Du coup, la sauce n'a pas vraiment prise et je garde un goût amer de cette lecture.

De plus, la fin m'a paru très longue et j'avoue que sur les dernières cinquante pages, j'ai sauté une bonne vingtaine de pages pour arriver plus vite au dénouement et à l'épilogue. J'ai trouvé qu'il y avait trop de remplissage. Del Toro & Hogan mettaient trop de temps avant la scène finale. Ca tournait un peu en rond comme dans ces films américains où l'on sait déjà comment cela va se terminer mais que le héros met du temps avant de faire sa dernière action. Cela m'a achevée et je n'ai pas hésité à pousser un grand soupir et à tourner les pages plus vites pour arriver là où cela m'intéressait.

Le style demeure toujours aussi accrocheur et très visuel. Comme dans les autres volumes, les auteurs nous font voyager dans tout New-York et Manhattan pour que le lecteur ne perde rien de ce qui s'y passe que ce soit du côté des rebelles ou de celui du Maître. C'est une routine maintenant mais ça marche toujours aussi bien.

En bref, une trilogie que je suis contente d'avoir découverte surtout que la fin du tome 2 donne très envie de poursuivre mais le dernier tome perd un peu en action et j'ai trouvé cela dommage. On découvre une mythologie vampirique qui peu laisser perplexe et une Société où peu d'humains aimeraient vivre. De ce  dernier point de vu cela fait froid dans le dos et heureusement ce n'est que de la fiction.

mardi 17 avril 2012

L'écho du doute

Auteur : Rebecca Frayn
Editions : Belfond (2012)
Nbre de pages : 275

Présentation de l'éditeur :
Lorsqu'elle rencontre Julian, Annie, jeune veuve et mère de deux enfants, pense en avoir fini avec le malheur. C'est alors qu'un nouveau drame surgit : Dan, son fils de douze ans, disparaît un soir après l'école. Amis, professeurs, voisins, personne n'a rien vu, rien entendu. Comme si Dan s'était évanoui dans la nature... Malgré une enquête minutieuse, les jours se changent en semaines, puis en mois : Dan reste introuvable. S'opposant farouchement à Julian qui la pousse à reprendre le cours de sa vie, Annie s'accroche à l'espoir que, quelque part, son fils est vivant. Trois ans plus tard, le téléphone sonne, porteur d'incroyables révélations. Et loin de se résoudre, le mystère s'épaissit encore...

Mon avis :

Lorsque j'ai commencé cet ouvrage, j'étais persuadée que le personnage central, celui qui allait raconter les évènements qui se sont produits, serait une femme. C'est ce qui arrive dans ce genre de livre la plupart du temps. Je me suis dit que cela allait tomber dans le sentimentalisme voire même le pathétique et actuellement je n'en avais pas du tout envie.

Or, passé quelques pages, je me suis aperçue de mon erreur : c'était un narrateur qui nous parlait. Cela aurait d'ailleurs dû me faire tilt bien avant notamment parce que le style qu'utilisait l'auteur ne correspondait pas à celui d'une femme qui parle de son malheur, et encore moins d'une mère qui a perdu son fils.

Dans L'écho du doute, c'est donc Julian, petit-ami d'Annie, mère de Dan, l'enfant disparu, qui va nous révéler ce qu'il s'est passé ce fameux jour où Dan n'est jamais rentré chez lui.

Ce n'est donc pas à travers la mère que nous allons vivre cette histoire mais à travers celle d'un homme qui a essayé de reconstituer une famille avec Annie et ses deux enfants issus d'un premier mariage.

Ce que j'ai particulièrement apprécié ici c'est que, malgré le thème abordé par l'auteur,  on ne rentre pas dans la grande tragédie dans l'écriture. Bien sûr, on sent la souffrance, la détresse de cette mère qui a perdu son fils, qui fait une dépression et met un an avant de retrouver l'envie de reprendre sa vie en main.

On vit la destruction de cette femme puis sa reconstruction pour qui, malgré tout, un vide immense la suivra  durant toute sa vie. On suit les recherches, les doutes, les angoisses, puis les espoirs un peu plus loin dans le livre apportés par un fait nouveau.

Mais il y a quand même ce doute qui perdure, inlassablement. Il y a Julian qui se pose les bonnes questions, qui tente d'ouvrir les yeux à cette mère éplorée par la douleur, l'absence de cet être aimé qui est, comme pour toute mère, sa raison de vivre.

La réelle question, au-delà de savoir où est passé ce fils perdu, est "comment survivre à une telle épreuve ?" et Julian se met en danger vis-à-vis de cette femme dont la volonté inépuisable refuse l'inévitable voire l'évidence face au pragmatisme inconcevable pour elle de l'homme sensé l'aider, l'épauler dans cette tragédie personnelle. C'est un rapport de force qui s'installe petit à petit.

Mais si ce livre est par-dessus tout incroyable, inimaginable, c'est surtout parce qu'il révèle une histoire réellement vécue par cette mère, en 1994 aux Etats-Unis.

Cela donne alors une dimension d'autant plus cauchemardesque à cet ouvrage lorsque l'on se met à penser que cela pourrait nous arriver. Je n'ose pas imaginer ce que peuvent vivre des parents d'enfants disparus sans qu'aucune nouvelle ne soit donnée. C'est l'enfer au quotidien et jamais, ô grand jamais, je n'espère avoir à vivre un tel calvaire comme a pu le vivre la mère de Dan.

Je tiens à remercier les Editions Belfond pour m'avoir permis de découvrir cet ouvrage dont on sort touché mais pas traumatisé.

dimanche 15 avril 2012

Le protectorat de l'ombre : sans âme (T1)

Auteur : Gail Carriger
Editions : Orbit (2011)
Nbre de pages : 324


Présentation de l'éditeur :
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis :

Ce livre me tentait depuis pas mal de temps déjà notamment à cause de la particularité de son héroïne, Alexia. Les avis étant toujours très positifs, je voulais le découvrir à mon tour et pourtant j'avais une petite appréhension : celle de ne pas aimer et d'être encore le vilain petit canard. Du coup, c'est avec Avalon que nous avons décidé de faire cette lecture en commun. Cela nous a boostées et heureusement pour nous car autant l'une que l'autre nous avons adoré cet ouvrage.

Nous rencontrons ici Alexia Tarabotti, jeune femme d'une vingtaine d'années qui a une particularité peu commune : elle n'a pas d'âme. Ces êtres peu communs sont appelés par les surnaturels, des paranaturels. De plus, son physique n'échappe pas aux critiques de l'époque puisque notre chère Alexia est typée méditerranéenne (son père était italien), elle a un nez plutôt bien visible et elle a ce qu'il faut là où il faut. Autant dire que cela ne facilite pas son entrée dans le monde et surtout de trouver un éventuel mari. A son âge avancé, Alexia est vieille fille mais attention elle est loin d'avoir le caractère qui va avec.

Tout en Alexia m'a plu : ses réparties, ses particularités, son entrain, ses envies de régler les problèmes... C'est une jeune fille à laquelle on s'attache. C'est un fait indéniable une fois qu'on a fait sa connaissance.

Ce qui marque aussi c'est le mélange d'histoire située au 19ème siècle à Londres avec tout ce que cela comporte en bienséance et l'apparition d'étranges machines pour l'époque. D'un certain côté, cela m'a fait penser à la série La confrérie de l'horloge aux Editions MSK où là encore l'auteur mêle avec brio deux époques dans une histoire. Mais l'analogie s'arrête là. Car avec Sans âme nous abordons le côté surnaturel avec les loups-garous, les vampires et même un automate.

J'ai été subjuguée du début à la fin et les échanges entre Alexia et le comte de Woosley sont tout simplement subliminaux. Ces deux là s'entendent comme chat et chien et se cherchent sans arrêt. C'est vraiment exaltant. On sent l'attirance qui naît entre eux et leurs envies réciproques. Mais l'étiquette, les convenances sont là. Alexia fait tout pour rester une femme bien comme il faut et cela prend du temps pour que tout s'installe entre nos deux héros, pour le plus grand bonheur du lecteur.

Le style de Gail Carriger est à la hauteur de mes attentes. Je ne me suis pas ennuyée une seule fois. J'ai lu avec plaisir cette écriture fluide, simple et pourtant très précise qui permet de tout imaginer et d'être englobé nous-même dans cette histoire. Grâce à l'auteur, j'ai pu me mettre à la place d'Alexia et qu'est-ce que c'était bon et chaud...

Tout se fait avec volupté, douceur. Mais il y a ce petit brin de folie et de force en même temps. C'est très excitant de suivre tout ce qui se passe dans ce livre. On suit avec un énorme intérêt l'évolution de la relation entre Alexia et le comte mais aussi l'enquête menée par le BUR (le bureau du registre des non-naturels) suite à la mort d'un vampire au début de l'ouvrage.

La mythologie mise en place par l'auteur est excellente. Les différentes maisons et les rapports entre elles sont très bien expliqués. Il n'y a donc aucune difficulté pour tout comprendre et cela donne encore plus envie de se plonger dans la suite de cette série dont la fin est... miam-miam...

En bref, j'ai vraiment accroché à cette lecture. Je l'ai même adorée. Je suis plus que conquise par tout ce qui est créé ici par Gail Carriger et je n'ai plus qu'une seule hâte : me trouver rapidement le tome 2, Sans forme, et le dévorer d'un trait.

N'hésitez pas à aller lire l'avis d'Avalon, ma partenaire pour cette lecture, en allant ICI.


jeudi 12 avril 2012

Le cas Jack Spark : hiver nucléaire (T3)

Auteur : Victor Dixen
Editions : Jean-Claude Gawsewitch (2011)
Nbre de pages : 656

Présentation de l'éditeur :
La fin du monde est arrivée. Le ciel n'est plus qu'un immense nuage de cendres. La Terre n'est plus qu'un désert gelé. Les envahisseurs ont résolu d'exterminer jusqu'au dernier survivant. À moins que la résistance ne s'organise. À moins que Jack Spark ne parvienne à unir les derniers peuples libres. Dût-il sacrifier son amour pour Sinead, et tout ce qui reste d'humain en lui. Sous les glaces de l'hiver nucléaire brûlent les dernières lueurs d'espoir, et le plus terrible des secrets.

Mon avis :

Ca y est ! J'ai enfin lu le dernier tome de cette série alors que cela faisait près d'un an qu'il était dans ma PAL. Parfois, je me demande pourquoi je mets autant de temps pour sortir un livre alors qu'une fois lancée dedans j'ai du mal à le lâcher... Enfin, le principal est qu'il est lu et que, tout comme pour les tomes précédents, j'ai adoré cette lecture.

Dès le départ, je me suis rendue compte que ce tome là serait beaucoup sombre que les autres et cela n'a pas raté. Déjà par l'ambiance qui règne : nous nous situons après le grand Cataclysme qui plonge la Terre dans une obscurité sans fin. La différence entre le jour et la nuit ne se fait quasiment plus. Les températures sont descendues à de telles extrêmités qu'il est impensable de vivre à l'extérieur.

A cela s'ajoute l'invasion des Xénotrons et ce que cela entraine pour tous.

Si j'ai été bluffée par l'histoire qui nous racontait Victor Dixen dans les deux premiers tomes, je ne pensais vraiment pas que cela prendrait une telle ampleur sur le dernier volume de la saga.

Plus j'avançais dans le livre et plus je me disais que pour un livre jeunesse il était quand même un peu limite. On fait la rencontre de Nécrosés et de Boursoufflés. Si les seconds peuvent être acceptables par les descriptions que nous fournit l'auteur, les premiers, eux, font vraiment froids dans le dos car il s'agit tout simplement de morts-vivants. Pires même que des zombies.

Du coup, certains passages ont été difficiles à lire ou du moins à digérer alors que ma lecture se faisait trèèès facilement, les pages se tournant sans s'arrêter, les chapitres avançant au pas de course.

Car ne vous méprenez pas. Si ce tome là est plus sinistre, il n'en demeure pas moins autant sinon plus accrocheur que les deux premiers car pour le lecteur il est hors de question que tout s'arrête dans un chaos total où l'être humain n'a plus sa place.

Hiver nucléaire c'est le combat entre le Bien et le Mal. C'est l'union de toutes les races pour combattre un même ennemi. Car comme on le dit : l'union fait la force ! Mais pour en arriver là, nos héros devront passer un certain nombre d'épreuves.

En ouvrant ce dernier tome, j'ai adoré me replonger dans l'univers créé par Victor Dixen. J'ai adoré continuer à lire les onomatopées qui nous plongent encore plus dans l'atmosphère morbide de ce livre. J'ai imaginé parfaitement les Nécrosés, leurs cris stressants, angoissants, me donnant la chair de poule. J'ai "vu" les bombes explosées, j'ai parfaitement imaginé les mitraillettes neutraliser les camps humains se battant pour leur survie.

Je suis restée au côté de chacun des personnages pour les soutenir. Tous prennent une leçon de vie et le lecteur n'est pas en reste.

En bref, nous sommes scotchés du début à la fin sans que l'on puisse y faire quoi que ce soit pour y remédier.

Pour le plus grand plaisir de son public, Victor Dixen a écrit un autre ouvrage sur Jack Spark qui sort le 20 avril prochain : Printemps humain.

Une chose est certaine, je serai au rendez-vous lors de cette sortie. Jack Spark est une série qu'il faut avoir lu absolument. Et dès maintenant, je me demande vraiment ce que l'auteur va nous réserver dans cet ultime tome.

mercredi 11 avril 2012

Le dernier jardin : éphémère (T1)

Auteur : Lauren DeStefano
Editions : Castelmore (2011)
Nbre de pages : 349

Présentation de l'éditeur :
L'humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames. Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête : fuir. Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n'a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix.

Mon avis :

Ce livre traînait dans ma PAL depuis plusieurs mois et grâce à une lecture commune organisée par Anna002, j'ai pu me motiver pour le lire même s'il me tentait beaucoup depuis que j'en avais lu plusieurs avis dessus.

Tout d'abord, c'est le genre dystopique de l'ouvrage qui m'avait intéressée. Depuis que j'ai découvert ce style de lecture, j'avoue être totalement accro et trouver mon comptant.

Dans Ephémère, c'est le côté manipulation génétique et les conséquences y afférent qui me plaisaient et qui me donnaient envie de lire ce livre. Que les jeunes fille ne vivent que jusqu'à 20 ans et les garçons jusqu'à 25, cela m'a tellement choquée que je voulais absolument savoir ce qui se passait dans cette histoire.

Le début de ma lecture a donc été très prenante puisque c'est grâce à Rhine, la narratrice qui nous raconte ce qu'est sa vie dans cette  Société, que nous nous rendons compte de la difficulté que rencontre les jeunes pour vivre sereinement depuis que "la science a  perfectionné l'art de faire des enfants" et finalement les a condamnés à une mort trop rapide.

Mon intérêt était très aiguisé et j'avais hâte de tout savoir, de tout connaître de ce monde, de ces personnes qui ont fait ses manipulations, de l'échec cuisant qui en découle pour les générations suivant la toute première quasiment éternelle...

Le livre m'avait littéralement engloutie dans ce phénomène impensable mais je me suis rendue compte que plus j'avançais et moins j'accrochais parce que finalement c'est toujours la même chose.

A partir du moment où Rhine est enlevée pour retrouver son futur mari, elle n'a qu'une obsession : sortir de cette vie et recouvrer sa liberté. Elle n'a que 4 ans à vivre mais elle souhaite pouvoir faire ce qu'elle veut, quand elle veut.

Bien sûr on apprend à connaître les personnages qui vont l'entourer et cela n'est pas inintéressant mais ce questionnement, cette hésitation incessante qui la prend trop souvent, on finit par rendre cette lecture difficile et vraiment trop trop lente pour moi.

J'attendais vraiment plus d'action dans ce genre de livre et malheureusement Ephémère n'en a que très peu. Au moment où cela bouge un peu et où on peut se dire "enfin ça démarre", tout tombe à l'eau et on repart dans les hésitations.

En somme, j'ai eu beaucoup de mal à terminer ma lecture. J'ai vraiment hésité à aller jusqu'au bout mais malgré tout, et même si je m'en doutais, je voulais savoir comment ce tome allait se terminer.

J'espère très sincèrement que le tome 2 sera beaucoup en action pour qu'il soit plus intéressant et prenant. Pour l'instant, je ne sais pas si je le tenterai. A voir !

Avis de mes acolytes de lecture : Luna, Dex, Mia, Lilu, Joanskingdom, Didikari, _ananas_, Isallysun, Arcaaela, QuaidesamoureuxFlof13, Meldc, Anna002.

vendredi 6 avril 2012

Indiana Teller : Lune d'été (T2)

Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Editions : Michel Lafon (2012)
Nbre de pages : 365

Présentation de l'éditeur :
Dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Alors qu'Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu'il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu'il aime ?
Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...

Mon avis :

C'est grâce à un partenariat entre le forum Livraddict et les éditions Michel Lafon que j'ai pu retrouver avec plaisir Indiana Teller et tout le beau monde qui l'entoure. Je les en remercie vivement.

Je ne vous le cacherai pas longtemps : j'ai encore une fois beaucoup aimé entrer dans l'univers de Sophie Audouin-Mamikonian et retrouver avec joie la famille Teller et leurs amis.

Grâce à un pré-prologue, l'auteur nous permet de nous remettre en mémoire ce qu'il s'est passé dans l'opus précédent. Vu qu'une année s'est déroulée entre les deux parutions, autant dire que j'étais très contente de ce résumé. J'ai pu facilement me remettre dans le bain pour mon plus grand plaisir.

J'ai donc suivi avec intérêt et toujours le sourire aux lèvres, notre cher Indiana Teller dans les suites de son aventure.

On va découvrir ici les vampires qui m'ont totalement subjuguée. Sophie Audouin-Mamikonian a forgé des personnages très charismatiques, aux pouvoirs époustouflants et à la force incommensurable. Je les ai vraiment adorés.

En intégrant cette nouvelle race surnaturelles, l'auteur va rendre l'histoire encore plus sombre et si déjà avec les deux Meutes en concurrence nous avions de quoi faire pour ne pas nous ennuyer pendant notre lecture, j'avoue qu'avec les vampires en plus, ça déménage !

Car Indiana n'aura pas affaire qu'à de bons vampires prêts à l'aider, le soutenir. Même dans cette catégorie de personnages, il y aura des bons et des méchants. On va en apprendre des choses...

Du coup, les intrigues deviennent de plus en plus difficile à résoudre; Indiana doit sans arrêt se méfier des uns et des autres, tenter des résoudre les tensions que crée la différence entre ces races si proche par la force mais si éloignée par leur but ultime. Car personne ne veut être lésé dans l'histoire.

Ma lecture a donc été rapide, prenante grâce à une écriture simple et facile mais si maîtrisée qu'elle donne l'envie de poursuivre sans s'arrêter. On en veut toujours plus. On veut continuer à vivre avec Indiana, à travers Indiana tout ce qui se passe à Missoula.

L'humour, toujours aussi caustique de notre jeune héros, n'y est pas pour rien, non plus. Je l'adore ce gamin  car malgré la poisse qui continue sans relâche à le poursuivre, il ne lâche rien. Il va au bout de ses convictions pour sa famille, pour la fille qu'il aime, pour ses amis. Il prend beaucoup plus de charisme lui aussi. Il devient de plus en plus un alpha malgré sa condition d'humain.

En bref, c'est une lecture à ne pas rater pour tous ceux qui ont lu et aimé le premier tome de cette série. Quant à ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, il faut absolument que vous découvriez Indiana. Je suis presque persuadée que vous ne le regretterez pas.

D'autres avis sur la fiche BBM de l'ouvrage :

Logo Livraddict

jeudi 5 avril 2012

Vertige

Auteur : Franck Thilliez
Editions : Fleuve Noir (2011)
Nbre de pages : 330

Présentation de l'éditeur :
Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ?

Mon avis :

Nouvel ouvrage de Franck Thilliez que mon mari m'a offert pour Noël. Comme Lisalor le possédait aussi, on a décidé d'en faire une lecture commune pour notre plus grand plaisir.

Tout comme dans n'importe quel ouvrage de cet auteur, on est très vite emporté par une narration fluide, prenante mais ici pas spécialement stressante pour ma part.

Je n'ai fait qu'une seule bouchée de ce livre de plus de 300 pages et pourtant après l'avoir terminé, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose : la certitude que Franck Thilliez ne m'avait pas bernée (même  si la dernière phrase de l'épilogue est très claire sur ce point).

On est dans Vertige comme dans un huis clos : 3 hommes, un chien, enfermés dans un gouffre. Les trois hommes sont liés par un système pervers et pendant tout le temps qu'ils vont passer ensemble, les langues vont se délier.

Si j'ai été dès le départ très emballée par cette lecture, au fur et à mesure, quand même, j'ai trouvé que c'était un peu long pour que tout soit dévoilé.

Franck Thilliez prend son temps, il ne minimise pas ses efforts pour rendre le lecteur assidu à son ouvrage et même si on a une impression de stagnation patente, il n'en demeure pas moins que les pages filent rapidement et qu'au bout du compte tout se met en place petit à petit.

C'est machiavélique à souhait !

Mais très rapidement aussi, le lecteur peut aisément trouver qui se cache derrière cette machination infernale et j'ai trouvé que c'était un peu trop facile.

Malgré tout, on continue à se dire que l'on devient totalement fou nous aussi parce que Franck Thilliez n'hésite pas, par-ci, par-là, à placer certains détails qui nous mettent un petit doute. Nerveusement, c'est très fatiguant mais qu'est-ce que c'est bon.

Vertige se lit vite parce qu'on vit en même temps que les intéressés leur calvaire au fond de ce gouffre et qu'on se demande qui est coupable, pourquoi ils sont là-dedans et qu'est-ce qui les relie les uns aux autres. Néanmoins, et pour moi, ce n'est pas le meilleur ouvrage de l'auteur et j'avoue que lire ce genre de huis clos après avoir découvert son dyptique sur la violence m'a un peu ébranlée. Je me suis dit "c'est tout. Tout ça pour ça !"

Mais ne vous méprenez pas, Vertige vaut quand même le coup qu'on s'y attarde surtout pour ceux qui ne connaissent pas encore l'auteur. Mais est-ce possible que quelqu'un ne l'ait pas encore lu ?

En bref, malgré mon petit bémol, je conseille de le découvrir ne serait-ce que pour se rendre compte comment Franck Thilliez a tissé son intrigue. J'ai adoré ce côté là du livre.

Allons voir maintenant que ce Lisalor en a pensé ici.


mardi 3 avril 2012

Silence

Auteur : Becca Fitzpatrick
Editions : MSK (2012)
Nbre de pages : 407

Quatrième de couverture :
Quand elle se réveille dans le cimetière où repose son père depuis des années, Nora est perdue. Que fait-elle ici en pleine nuit ? Et qui est cet étrange personnage vêtu de noir dont l'image la poursuit ? Sous le choc, la jeune fille va comprendre qu'elle a disparu depuis plusieurs mois et qu'elle ne garde aucun souvenir de cette période.

Alors qu'elle tente de reprendre une vie normale, Nora est hantée par des visions surréalistes des habitants de son passé dont elle avait oublié l'existence. Parmi eux, l'énigmatique Jev, qui semble en savoir beaucoup plus sur son compte qu'il ne veut bien l'admettre. En allant à la recherche de son histoire, Nora ignore qu'elle s'engage dans un conflit séculaire dont il lui sera difficile de sortir indemme.

Mon avis :

J'attendais avec impatience la sortie de ce tome 3 et grâce aux Editions MSK, que je remercie pour l'envoi, j'ai pu assouvir ce besoin de connaître la suite de l'histoire de Nora et Patch.

Ce nouveau tome reprend quasiment au même moment là où le tome 2 s'était arrêté. On ne perd pas de temps sur l'intrigue qui démarre donc dès les premières lignes.

Comme l'indique aussi le quatrième de couverture, nous apprenons que Nora a perdu la mémoire et de ce fait elle ne se rappelle plus du tout tout ce qui a pu arriver durant les cinq mois écoulés. Pourtant, au fond d'elle, demeure une certitude profonde : sa vie n'était pas un long fleuve tranquille. Du coup, elle va tout mettre en oeuvre pour savoir ce qu'il s'est passé et pourquoi sa mémoire lui fait défaut.

Autant vous le dire dès le début, j'ai trouvé que ce tome 3 était un peu long et trop prévisible sur pas mal de choses. Le fait que Nora ait perdu la mémoire entraîne irrémédiablement le lecteur à se souvenir du tome 2 lorsqu'on rappelle à Nora ce qu'il s'est produit antérieurement à son kidnapping.

Si j'ai trouvé que c'était une bonne chose puisque cela m'a permis de me remettre en mémoire tout ce qui s'était passé dans le tome 2, il n'en demeure pas moins que l'indiquer une fois c'est bien mais que si c'est trop répétitif c'est un peu lassant.

C'est malheureusement ce qu'il se passe ici sur certains passages et je hochais la tête avec lassitude. Je voulais que cela avance un peu plus vite.

De plus, une fois qu'elle arrive à se remémorer son passé effacé, j'ai trouvé malgré tout que son côté naïf était trop présent. Malgré tout ce qu'elle a pu vivre comme difficultés, elle continue quand même à se jeter dans la gueule du loup. J'aurais vraiment cru que ces mésaventures l'auraient rendue plus attentive et plus méfiante.

Par contre, Patch est toujours aussi sombre et même s'il ressent un sentiment très fort pour son "ange", il n'en demeure pas moins qu'il a quelque chose qui me fait tiquer. Je n'ai pas vraiment l'impression qu'il est réglo avec Nora. Je me trompe peut-être et j'espère que le tome 4 fera tomber mes doutes sur ce jeune homme.

Globalement, l'histoire est prenante mais j'ai trouvé dommage que Vee ne soit pas plus présente. Elle m'a manquée et les brefs passages où elle fait quelques apparitions n'ont pas comblé ce manque.

L'écriture est toujours aussi fluide, simple et l'on tourne les pages facilement ne serait-ce que pour savoir comment tout ça va se poursuivre. Est-ce que les déchus et les néphils vont finir par se battre ou une paix entre eux est possible ?

Si certains petits détails m'ont chagriné, je le dis haut et fort : il me tarde d'avoir l'ultime tome de cette série entre les mains notamment parce que la fin donne à penser que le tome final devrait être extraordinaire. Nora évolue contre toute attente et j'avoue être trèèès curieuse de savoir ce qu'elle va devenir maintenant...