mardi 17 janvier 2017

La bonne fortune d'Elisabeth Wellington

Auteur : Robin Lee Hatcher
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 346


Présentation de l'éditeur :
À bord du paquebot qui l’emmène en Amérique, Elisabeth Wellington peine à croire en sa vie nouvelle.
Après le décès inattendu de son père, qui la destinait à épouser le duc d’Altberry dans l’espoir d’éponger ses dettes, elle a décidé de quitter l’Angleterre. Libre désormais de tout engagement, elle se rend, pleine de rêves et d’espoirs, dans le Montana, où elle se destine à devenir institutrice.
Pourtant, à la fin du xixe siècle, c’est une région encore peu peuplée, où les conditions de vie sont rudes. Qu’importe ! Elisabeth est prête à tout.
Il n’y a cependant un obstacle qu’elle n’aurait jamais imaginé. Et celui-ci porte le nom d’un homme : Garrett Steele. Pourquoi se montre-t-il si froid, si farouche, face à la jeune et audacieuse Elisabeth ? Elle qui est pourtant l’institutrice de sa fille Janie.
On connaît l’adage : « Fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Alors quand des sentiments naissent d’un terreau si aride, la passion peut prendre les formes les plus inattendues…


Mon avis :

Lorsque je me suis plongée dans cette romance historique, c'était une période où j'avais envie de changer un peu de genre et de prendre un ouvrage qui se lirait vite et qui me ferait m'évader sans prise de tête.

Je dois bien dire que La bonne fortune d'Elisabeth Wellington a rempli son contrat puisque, effectivement, l'histoire n'est pas du tout compliquée à comprendre. Je dirais même plus : elle est trop prévisible pour que j'ai pu l'apprécier réellement, surtout sur la première moitié du roman.

En effet, je n'avais pas relu la quatrième pour entrer dans l'ouvrage sans me rappeler de ce dont il était question. Mais mais mais... arrivée au chapitre 4, j'ai vu le plus gros du roman se dérouler sous mes yeux et souffrir d'un manque d'imagination par l'auteur.

Un bel homme, une femme qui fuit sa condition de fille ruinée et qui refuse un mariage arrangé, deux pimbêches à qui j'aurais bien donné quelques paires de claques et un autre bonhomme qui se croit propriétaire de tout et surtout d'Elisabeth...

Avec ces trois lignes, vous savez déjà comment tout va se passer...

Et j'ai trouvé ça très dommage parce que la première moitié est trop longue alors que tout est cousu de fil blanc ! On savait ce qui allait se passer et il aurait mieux valu abréger certaines choses pour avancer plus vite et passer à autre chose...

Heureusement pour moi, j'ai quand même poursuivi et j'ai bien fait puisque, même si je me doutais de la fin de ce roman, il prend une tournure à laquelle je ne m'attendais pas vraiment passé les 180 pages et je dois bien vous avouer que cela a relancé mon intérêt pour cette petite romance.

J'ai poussé un gros soupir de soulagement de voir enfin les choses avancer et j'ai dévoré les 150 pages restantes vendredi soir, bien au chaud sous ma couette !

Dans ce roman de Robin Lee Hatcher, ce n'est pas l'écriture qui m'a gênée et encore que, parfois, c'était un peu gnan-gnan avec des dialogues que j'aurais pu moi-même écrire tant c'était évident. C'est vraiment l'intrigue que j'ai vu naître à des kilomètres qui ne m'a pas convenu ni convaincue.

Je trouve ça dommage parce que les personnages d'Elisabeth et de Garrett sont intéressants à découvrir et à suivre et encore qu'ils sont un peu longs à la détente mais bon...

Globalement, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce roman mais je ne peux pas dire non plus qu'il n'est pas dénué de défauts parce que, malheureusement, il en a. Mais si vous aimez les romances historiques sans prise de tête, avec des personnages que vous allez aimer au premier "regard" et d'autres à qui vous feriez bouffer leur chapeau, "La bonne fortune d'Elisabeth Wellington" est fait pour vous. La deuxième moitié est quand même plus intéressante que la première mais il faut bien en passer par là...

Si, par contre, vous aimez les romances qui ont quand même un certain degré d'intrigue que vous n'allez pas deviner dès la deuxième page tournée, passez votre chemin. Ce roman n'est pas fait pour vous. Il y a certes un évènement qui m'a bluffée mais dans l'ensemble cela reste très/trop prévisible et c'est bien là le point faible de ce roman.

lundi 16 janvier 2017

Multiversum : Memoria (T2)

Auteur : Leonardo Patrignani
Editions : Pôle fiction (2015)
Nbre de pages : 246


Présentation de l'éditeur :
Après la catastrophe qui s'est abattue sur la Terre, Jenny et Alex se trouvent plongés dans Memoria, une dimension mentale qui n'existe qu'à travers leurs propres souvenirs. Est-ce pour eux l'espoir d'être réunis dans une vie nouvelle ? Ou un cauchemar dont ils ne peuvent s'échapper ?




Mon avis :

Voilà un deuxième tome que j'ai encore dévoré, tout comme le premier tome d'ailleurs. J'ai retrouvé avec plaisir et émotion Jenny et Alex à Memoria.

J'avoue qu'au début, je ne savais pas trop quoi penser de ce monde qui n'est formé que par les souvenirs que nos deux amoureux ont gardé de leur passé. J'étais un peu dans le flou par rapport à ce qui s'était passé en fin de tome 1. Et puis, tout s'éclaire et on veut en savoir plus...

Et là, le livre prend une tournure très différente au point que je me suis demandée si ma version en ebook n'était pas erronée. Pourtant, et petit à petit, cela m'a rassuré de retrouver Jenny mais pas dans les conditions dans lesquelles je l'avais vue quelques chapitres avant.

C'est assez bluffant et en même temps stressant parce qu'on se demande ce que va nous faire l'auteur.

Alors on se laisse prendre davantage par son intrigue; on suit tout ce qui se déroule en gardant en mémoire tout ce qui nous avait accroché à cette saga dès le premier tome et je me suis régalée.

Donner un avis sur une suite c'est assez compliqué. Il ne faut pas trop en dire pour ne pas spolier mais j'ai tellement à coeur de vous donner envie de le lire que j'en viendrai presque à vous dire tout ce qui se passe là-dedans.

Pourtant, je vais me retenir, difficilement, parce qu'il faut vraiment découvrir Multiversum par vous-même et plonger dans l'univers fascinant qu'a fait Leonardo Patrignani.

Une chose est sûre : la fin m'a encore une fois bluffée et il se passe tellement de choses que le tome 3 ne va pas traîner. J'ai déjà hâte d'y être pour avoir le fin mot de l'histoire.

C'est lundi... que lisez-vous ? (140)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière



Une excellente semaine avec quatre titres que j'ai dévorés, même si je n'ai pas du tout suivi le programme que je m'étais fixée. Honte à moi !

Retour à Whitechapel de Michel Moatti a été celui qui m'a demandé le plus de concentration. L'ouvrage est dense en renseignements et recherches de l'époque et l'auteur signe là un excellent ouvrage que je ne peux que vous recommander.
Le tome 2 de Multiversum : Memoria de Leonardo Patrignani est une excellente suite que j'ai mangé en à peine deux jours. J'ai ressenti tout un panel d'émotions allant du doute, à l'étonnement, l'incompréhension puis la jubilation pour finir avec de l'ébahissement. Un roman qui donne très envie de poursuivre, ce qui sera chose faite sous peu. Mon avis arrive dans la journée.
J'ai pousuivi ensuite avec une romance historique : La bonne fortune d'Elisabeth Wellington de Robin Lee Hatcher. Cela faisait un petit moment que je n'en avais pas lue et j'avais envie de me plonger dans une belle histoire, sans prise de tête. J'avoue que la première moitié du livre m'a exaspérée me faisant pousser des soupirs de frustration parce que c'était assez redondant et que dès le chapitre 4 j'ai vu ce qui allait se passer. J'étais quand même déçue que ce ne soit pas plus beau, prenant. Mais la seconde moitié rattrape bien les choses surtout parce qu'il se passe un évènement auquel je ne m'attendais pas du tout ou en tout cas pas de la façon dont cela s'est produit. A partir de là, je n'ai pas pu lâcher ce bouquin.
Et j'ai terminé avec le dernier James Patterson, Tue moi si tu peux, qu'une fois encore j'ai dévoré en à peine 2 jours. Des chapitres courts et très rythmés, un personnage attachant que j'ai adoré suivre et une histoire qui tient la route. Encore une fois, James Patterson, associé cette fois-ci avec Marshall Karp, m'a scotchée. Dois-je dire déjà vivement le prochain ?
Mes avis arrivent dans la semaine. Promis ! 

Ce que je suis en train de lire

"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai."

Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment.

J'ai lu 150 pages depuis hier et j'avoue que je suis déjà prise dans l'engrenage de cette nouvelle saga de Sabaa Tahir. Je pensais la lire en VO mais vu qu'elle était disponible à ma médiathèque, je me suis laissée tenter et, pour l'instant, je ne le regrette pas. Elias, Laia et Hélène sont des personnages que j'aime beaucoup.



Je poursuis également ma lecture VO de A thousand pieces of you que j'aime vraiment beaucoup. Marguerite est une personne que j'ai tellement, qui ne se laisse pas faire mais qui tombe dans des situations tellement compliquées que je suis totalement addicte. D'ailleurs, je ne le lis pas mais je le déguste. J'en arrive presque à la moitié et si je ne m'écoutais pas, il serait sûrement déjà fini. C'est fluide, c'est facile et l'histoire est hyper prenante. J'adore et je compte bien en profiter pendant encore quelque temps.

Ce que je lirai ensuite


Je me fixe ces deux romans pour les 15 prochains jours vu que le Stephen King est un gros pavas de plus de 900 pages. Avec Une braise sous la cendre qui en fait plus de 500, à mon avis, le planning est complet pour les deux prochaines semaines. Ce sont des emprunts donc prioritaires pour moi.

Et vous ? Que lisez-vous ?

Je vous souhaite une excellente semaine livresque ou pas... 

jeudi 12 janvier 2017

Retour à Whitechapel

Auteur : Michel Moatti
Editions : HC Editions (2013)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :
Automne 1941, Amelia Pritlowe est infirmière au London Hospital et tente de survivre aux bombardements de l’armée allemande. Lorsqu’elle reçoit la lettre posthume de son père, elle n’imagine pas qu’elle va devoir affronter un cataclysme personnel tout aussi dévastateur. Sa mère n’est pas morte d’une maladie pulmonaire comme elle l’a toujours cru. Sa mère, Mary Jane Kelly, a été la dernière victime de Jack l’Éventreur. Elle avait deux ans. Mue par une incommensurable soif de vengeance, l’infirmière va se lancer dans une traque acharnée. Elle intègre anonymement la société savante d’experts « ripperologues », la Filebox Society, et va reprendre l’enquête depuis le début, reconstituer les dernières semaines de la vie de sa mère, suivre toutes les pistes et accepter tous les sacrifices pour retrouver celui qui reste encore aujourd’hui une énigme.


Mon avis :

Avant de me plonger dans le prochain ouvrage de Michel Moatti, prévu en février prochain, j'avais envie de me lancer dans une de ces grandes enquêtes de l'Histoire jamais élucidée. Celle de Jack l'Eventreur.

Il y a eu beaucoup de supputations sur cet homme qui n'a jamais été retrouvé et condamné pour les crimes atroces qu'il a commis à Londres d'août à novembre 1888.

C'est avec beaucoup de précisions et de finesse d'analyse que Michel Moatti nous propose ici son point vue à travers un personnage féminin attachant et cruellement entêtée pour trouver le chemin de la vérité : Amelia Pritlowe, fille de la dernière victime de Jack l'Eventreur.

Le livre est parfaitement organisé pour permettre au lecteur de ne pas se perdre entre les moments présents (1941) avec Amelia et ceux du passé dans lesquels on rencontre chacune des victimes et le dernier moment de leur vie.

En effet, les chapitres destinés aux recherches d'Amelia seront en italiques et intitulés "Carnets de Mrs Pritlowe" alors que les autres donneront la date à laquelle, en 1888, nous nous situeront.

L'ouvrage est ainsi bien orchestré et les recherches faites par l'auteur sont indéniables.

Dans le carnet d'enquête qui est joint au roman broché, l'auteur explique qu'il a mis plus de trois ans de recherches, de prises de note, de consultations de documents et de photographies... et cela se ressent indéniablement à la lecture de ce roman.

Si jusque là j'avais déjà lu des livres sur Jack l'Eventreur, j'avoue que celui de Michel Moatti va me hanter pendant quelque temps parce qu'il est d'une précision déconcertante voire même intenable sur les scènes de meurtre.

L'auteur ne nous épargne pas.

Non seulement il veut mettre le doigt sur ce que les enquêteurs de l'époque ont laissé passer mais il a voulu nous faire vivre totalement à cette époque, dans les bas-fonds de Londres et alors même qu'un monstre se baladait tranquillement pour vaquer à ses terribles occupations.

Retour à Whitechapel m'a demandé une semaine de lecture parce qu'il est exigeant sur tout ce qu'il contient et je ne voulais pas passer à côté de ce tueur. Pourtant, et à aucun moment, et alors même que c'est parfaitement plausible, je ne me suis attendue à cette révélation.

Je m'en suis d'ailleurs voulu parce que cela paraît tellement logique. Et pourtant...

Michel Moatti fait certes une simple proposition de coupable mais l'ensemble est si magnifiquement bien étudié qu'il est tout à fait possible que ce soit ce personnage qui ait commis de tels forfaits.

L'écriture est très fluide et prenante. Les personnages féminins et notamment celui d'Amelia sont attachants. On découvre à travers ce récit toutes ces vies détruites tant par leur vie quotidienne que par ce Jack l'Eventreur.

Ce ne fut pas une lecture facile parce que, comme je le disais plus haut, les descriptions des crimes sont présentes et que celles sur le dernier meurtre sont juste horribles. D'ailleurs, après avoir lu le roman, j'ai consulté le carnet joint et certaines photos montrent bien l'horreur du drame qu'a vécu Mary Jane Kelly.

Je vous mets quelques photos de ce carnet pour que vous puissiez mieux vous rendre compte :








Mais ce que vous avez de mieux à faire, si vous êtes curieux de connaître l'analyse de Michel Moatti sur ces meurtres historiques jamais élucidés, c'est de vous plonger dans ce roman et de vous faire votre propre avis dessus. Je suis sûre que vous vous le rappellerez longtemps après l'avoir fermé.

Je vous précise que ce roman est sorti en format poche aux Editions 10/18 mais je ne sais pas si le carnet de Michel Moatti est joint ou annexé en fin d'ouvrage. N'hésitez pas à aller vous renseigner si ce titre vous intéresse.


mardi 10 janvier 2017

Ne sautez pas !

Auteur : Frédéric Ernotte
Editions : Lajouanie (2016)
Nbre de pages : 291


Présentation de l'éditeur :
Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? Assis sur le toit d'un des plus hauts gratte-ciel de Bruxelles, Mathias est songeur. Les jambes du laveur de vitres balancent dans le vide à plus de cent mètres du sol. Alors qu'il réfléchit au travail d'intérêt général que la justice lui a imposé (vendre en porte à porte des gadgets pour une association humanitaire), un homme paniqué surgit derrière lui. Mathias ne le sait pas encore, mais la minute qui va suivre va radicalement changer sa vie. Un engrenage impitoyable vient de s'enclencher…


Mon avis :

Parfois, je me donnerai des gifles pour avoir laissé pendant des mois un livre dans ma bibliothèque. Bon ok, on ne peut pas tout lire en même temps et quand on reçoit un ouvrage que l'on n'a pas demandé, on a tendance à le laisser traîner trop longtemps.

C'est ce qui est arrivé à "Ne sautez pas !" et je m'en suis voulue à mort (enfin presque sinon je ne serais pas là pour vous en parler) parce que j'ai bouffé ce petit roman en moins de deux jours !!!

Pourtant, on reste dans une thématique un peu classique d'un trentenaire qui a une vie largement basique, qui n'a pas fait de grosses études, qui trime pour aller bosser et qui va se poser LA question : "est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ?".

Et là, vous allez suivre Mathias, ledit trentenaire, dans des journées bien chargées surtout en creusage de méninges et d'actions plus incroyables les unes que les autres.

Non parce que franchement, pour faire ce que fait Mathias, il en faut !

Personnellement, jamais je n'oserais faire ce qu'il tente. Ca me semble tellement malhonnête (?), inconvenant (?) et pourtant ça marche !

Et là, les amis vous n'allez plus pouvoir lâcher ce bouquin pour deux raisons :

D'abord, parce que Mathias est un personnage génial auquel on s'attache et que l'on suit avec plaisir dans ces délires qui vont le mener dans un gros merdier final.

Ensuite, la plume de l'auteur est tellement exquise qu'il est impossible d'arrêter sa lecture. C'est fluide, c'est simple, c'est addictif, c'est bouleversant par moment, c'est marrant.

Bref, Frédéric Ernotte a su parfaitement faire agir un personnage dénué de complexe sur les convenances pour obtenir ce qu'il veut. Sans compter que sa douce amie va s'y mettre aussi. Après tout, s'il a eu gain de cause une fois, pourquoi ne l'aurait-il pas plus la seconde ?

Oui mais le jeu va durer un temps... et la catastrophe va arriver sans que l'on s'en rende compte et au moment où j'ai lu ce qui se passait, je n'ai pas pu faire autrement que lâcher un : "Oh putain de merde !"

Bon, je n'avais pas fait attention que mon mari se trouvait à proximité... Il m'a prise une tarée mais ce n'est pas grave.

Frédéric Ernotte nous fait vivre une "aventure" de bout en bout sans que l'on sache où l'on va et c'est juste excitant.

Alors, si, comme moi, vous ne connaissez pas cet auteur, je ne peux que vous pousser à découvrir son deuxième ouvrage, autrement dit Ne sautez pas !, qui vous emportera dans une histoire contemporaine mais pas que... ou un "roman pas policier mais presque...", comme le dit si bien la première de couv'.

lundi 9 janvier 2017

La ménagerie du bout du monde

Auteur : Carole Birch
Editions : Terra Nova (2016)
Nbre de pages : 363


Présentation de l'éditeur :
Dans la crasse des Docklands du Londres victorien, un enfant fait une incroyable rencontre avec un tigre évadé d'un zoo. Le jeune Jaffy Brown est irrésistiblement attiré par le magnifique animal qui va le prendre dans sa gueule sans lui faire le moindre mal. Cette rencontre fait entrevoir à Jaffy un monde merveilleux, exotique, et éveille l'envie de voyager, loin de la vie tracée pour lui. Des années plus tard, avec son meilleur ami, il s'engage donc sur un baleinier. Le voyage est aventureux et les conduit aux confins de l'océan Indien. Mais, sans le savoir, c'est à la découverte de lui-même que voyage Jaffy Brown. D'aventures en tragédies, le jeune homme découvre sa part d'humanité. Et peut-être même le sens de toute une vie...


Mon avis :

Honte à moi, j'avais ce livre depuis le mois de mars dans ma PAL SP mais impossible de l'en sortir. Pourtant, le pitch m'intéressait et je voulais voir ce qu'il en était. Je pensais le lire avant les vacances de Noël mais ce ne fut pas tout à fait le cas...

En effet, j'ai commencé ma lecture mi-décembre et, disons le tout haut, j'ai eu du mal avec la première partie du roman dans laquelle on découvre un jeune garçon fort attachant, Jaffy Brown (dit Jaf), et son quotidien. Nous plongeons dans le Londres victorien peu envieux puisque Jaf et sa mère vivent dans un quartier très pauvre où les immondices et les effluves nauséabondes sont leur quotidien. Mais Jaf veut sortir de là. C'est un gamin attachant, de prime abord, un peu rêveur sur les bords qui va voir sa vie basculer le jour où  il rencontre un tigre du Bengale échappé de la ménagerie de M. Jamrach...

Présenté comme cela, vous me direz que le roman n'a pas l'air mal et effectivement, vu sous cet angle, il peut l'être.

Mais c'est sans compter sur la lenteur de la narration, des descriptions un peu trop détaillées sur certaines choses et puis l'envie, surtout, de voir l'action enfin arriver.

L'impatience était bien présente et même si la rencontre de Jaf avec Tim, qui deviendra son meilleur ami, met un peu de piment parce que Tim n'est pas du genre bien sympa avec Jaf, cela ne me suffisait pas.

Du coup, après avoir fini la première partie et commencé un peu la seconde en me disant que si cela continuait comme cela, j'allais devoir l'abandonner (ce qui, soyez en sûr, me déprimait), j'ai préféré le mettre en pause pendant les vacances de Noël et me focaliser sur des romans plus courts que je pouvais emporter avec moi...

La reprise, début janvier, n'a pas été trop dure parce qu'en prenant mon temps pour lire les quelques 100 pages fin décembre, je me rappelais précisément de ce qui s'était passé. Mais je me rappelais aussi que je voulais de l'action, de l'aventure.

Heureusement, après 2-3 chapitres dans la deuxième partie, l'aventure arrive enfin. Jaf et Tim sont engagés sur un baleinier et là les amis vous allaient vivre une histoire à laquelle vous n'auriez jamais pu vous attendre avec la première partie.

Non de non ! Quelle intrigue ! Quelle aventure ! Quelles horreurs !!!!!

J'ai terminé ce bouquin, il y a maintenant presque une semaine, et franchement, je ne m'attendais absolument pas à vivre des moments aussi forts et beaux, et horribles et percutants, et et et et... waouh !!!

La deuxième partie est juste inoubliable par tout ce qu'elle contient d'aventure mais surtout d'humanité... Plus j'avançais et plus mon coeur battait la chamade. Plus j'avançais et plus j'angoissais. Plus j'avançais et plus je me disais que ce n'était pas possible, que ça ne pouvait pas finir de telle façon...

Et la dernière partie n'est pas en reste même si la tension descend quand même pas mal. Mais c'est l'après de l'aventure... celle qui forge le caractère de l'Homme; celle qui lui permet de faire des choix de vie.

Alors oui le début de La ménagerie du bout du monde n'a pas été celle à laquelle je m'attendais mais mon obstination pour savoir ce qui allait se passer a vraiment payé et je ne regrette pas d'avoir repris cette lecture avec une petite pause de 15 jours. Je n'oublierai jamais Jaf, Tim et les autres dans l'aventure qui a été la leur. Je n'oublierai pas que ce roman, même s'il est une fiction, place quand même deux faits historiques marquants que je suis ravie d'avoir découverts, même si l'un d'eux est tragique.

En bref, La ménagerie du bout du monde est un roman à découvrir et à déguster; c'est un roman qui vous emporte dans un univers fascinant pour peu que vous soyez prêt à lui donner sa chance.

C'est lundi... que lisez-vous ? (139)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


Une semaine pas trop mal même si j'avoue que mon rythme n'était pas si exceptionnel puisque j'avais commencé "Deux enfants du demi-siècle" la semaine d'avant et que "La ménagerie du bout du monde" était commencé de 100 pages avant les vacances de Noël. Mais mon objectif était atteint : les finir tous les deux et en lire un autre.
Deux enfants du demi-siècle est un roman contemporain que j'ai bien aimé mais qui nécessite quand même de l'investissement notamment parce que l'on n'est pas vraiment dans la romance que j'attendais tant. C'est plutôt un livre qui va vous présenter deux personnages que l'on a séparés et qui tentent de faire leur vie chacun de leur côté jusqu'à ce que le destin les rapproche à nouveau. Mon avis est prêt mais ne sera publié que la semaine du 16 janvier puisque sa sortie est prévue le 19.
La ménagerie du bout du monde, quant à lui, a été un roman particulièrement bluffant. La première partie ne m'a pas vraiment plu surtout parce qu'il ne se passe pas grand'chose et que je le trouvais donc long. Par contre, lorsque l'aventure se met en place en partie 2 et que l'on voit les conséquences en partie 3, ça vaut le coup de se dire qu'il ne faut pas s'arrêter à la première partie et les impressions qu'elle donne. Ce bouquin vaut vraiment vraiment vraiment le coup qu'on le découvre tant il est impressionnant par tout ce qui se déroule en partie 2 !!! Mon avis arrive dans la journée.
Quant à Ne sautez pas !, je dois dire que lui aussi m'a bluffée. Je crois que c'était la semaine qui voulait ça. C'est un roman contemporain qui, à un moment donné, va mettre le protagoniste principal, Mathias, dans un guêpier que je ne lui enviais pas du tout. Je l'ai bouffé en moins de deux jours et je vous le conseille fortement. Mon avis sera publié d'ici mercredi.

Ce que je suis en train de lire

Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend lamort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n'est pas morte d'une maladie pulmonaire, comme l'histoire familiale le prétend ; Mary Jane Kelly a été la dernière victime de Jack L'Éventreur. Amelia Pritlowe avait 2 ans. À compter de ce jour, Mrs Pritlowe va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée, poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité de Jack L'Éventreur. Grâce aux archives d'une pittoresque société savante de riperristes, en confrontant témoins et survivants, elle va reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante carrière de l'Éventreur. En décryptant des documents d'époque, Michel Moatti recompose l'atmosphère nocturne et angoissante de l'East End du XIXe siècle. En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, il propose une solution à l'énigme posée en 1888 : qui était Jack L'Éventreur ?

J'ai commencé ce roman de Michel Moatti en milieu de semaine dernière et j'en suis presque à la moitié. C'est un roman dense par les informations qu'il regorge mais je me régale de me replonger dans la période de Jack l'Eventreur.

Marguerite Caine's physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite's father is murdered, and the killer—her parent's handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him.

Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul's guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father's death is far more sinister than she expected.

Commencé jeudi dernier, j'ai lu à peu près 70 pages. Je me régale et je le déguste par petites doses pour ne pas le finir trop vite. Il se lit hyper facilement et l'histoire est très addictive et intéressante. La compréhension est exceptionnellement facile. Bref, un pur bonheur de reprendre la VO avec ce titre.


Ce que je lirai ensuite


Je ne m'en fixe que deux mais d'autres titres me tentent tellement...

Et vous ? Que lisez-vous ?
Je vous souhaite une très bonne semaine livresque... ou pas 😄