vendredi 20 octobre 2017

Cyanure

Auteur : Laurent Loison
Editions : Hugo thriller (Septembre 2017)
Nbre de pages : 437


Présentation de l'éditeur :
Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité. 
Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors. 
Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d'arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ? 
Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'État, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.


Mon avis :

Je viens aujourd'hui faire une chronique qui ne va pas être facile à écrire. Pas facile parce que, malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce livre et j'en suis énormément déçue. Déçue parce que je pensais vraiment accrocher à ce thriller dont le résumé m'avait particulièrement accrochée. Déçue aussi et surtout parce que c'est la première fois que je lisais du Laurent Loison et que j'avais tellement hâte d'aimer ce qu'il écrivait.

Me voilà fort dépourvue dépitée de devoir vous dire que ce roman a été un flop total alors que j'en attendais tellement...

Je n'ai pas lu le premier roman de l'auteur, Charade, dont j'avais entendu énormément de bien. Cyanure était vraiment l'occasion pour moi de rencontrer cet auteur mais également une intrigue basée sur un tireur d'élite exceptionnel, capable de toucher sa cible à plus de 1200 m de distance.

Je m'étais imaginée beaucoup de choses et notamment un thriller prenant, plein de rebondissements, de courses poursuites, de stress à gogo et tout le tralala.

Mais c'était sans compter sur un style que je n'avais jamais lu et qui, dès le départ, ne m'a pas convaincue.

Je ne sais pas ce qui a cloché avec moi mais je n'ai jamais, ô grand jamais, réussi à accrocher à cette écriture que j'ai trouvée trop brouillonne parce que l'auteur va à la fois diriger son intrigue là où il le veut et en même temps donner les pensées des uns et des autres à des moments clés. Ces passages là seront d'ailleurs en italiques pour que le lecteur ne se perde pas...

Sauf qu'à défaut de se perdre, j'ai trouvé que c'était aussi très lourd à digérer et j'aurais largement préféré une intrigue qui coule d'elle-même et me passer de ces idées qui germaient chez les uns et les autres plutôt que me couper dans mon élan de lectrice.

A cela s'ajoute des personnages auxquels je n'ai pas du tout accroché et notamment au Commissaire Florent Bargamont que l'on oblige à mener l'enquête sur le meurtre de ce ministre dégommé par un tireur d'élite.

Ce type est franchement inbuvable. Sa colère, son irascibilité m'ont rapidement énervée au point que cela me saoulait de "l'entendre" gueuler à tout bout de champ pour un rien.

Lorsque déjà le style ne convient pas et le personnage principal vous irrite, c'est plutôt mal parti pour avoir un coup de coeur ou même une excellente lecture.

Pourtant, je n'ai pas voulu me focaliser sur ce qui ne me convenait pas. Je voulais vraiment lire ce roman jusqu'au bout pour ne rien rater et je me disais que cela allait sûrement s'arranger, le temps que tout se mette en place et que l'action arrive pour m'emporter dans un truc de fou.

Or, cela n'a pas été le cas et si j'ai trouvé le début très long puisque j'ai à peu près réussi à entrer dans le roman au bout de 150 pages, il n'en demeure pas moins que les scènes sur lesquelles j'aurais pu/dû être bouleversée, choquée ne m'ont rien fait du tout !

A cela s'ajoute, d'autres scènes auxquelles je n'ai pas adhéré et notamment celle d'un interrogatoire chez une personne d'un certain âge... Voir Florent lui parler comme il le faisait alors que dans tellement de romans du même genre, les gradés expliquent bien aux débutants qu'il faut prendre des gants et ne pas agresser celui qui n'est même pas considéré comme suspect, cela n'a fait que m'énerver davantage.

Et à partir de là, je me suis désintéressée petit à petit de tout ce qui pouvait être écrit.

Je n'ai pas non plus trouvé la fin exceptionnelle alors même qu'elle aurait dû m'émouvoir par l'horreur dont elle découle. J'avais envie de me gifler et je me suis dit "Merde Laure ! Mais pourquoi tu restes là sans surprise, sans aucune réaction ?"

Par ailleurs, les dernières explications de l'auteur sur le pourquoi de sa fin ne m'ont pas rendue curieuse et j'aurais largement aimé qu'il termine son roman de façon définitive. Le fait de faire une fin ouverte peut convenir à certains mais pas à moi. Je fais partie de ces lecteurs qui aiment savoir le pourquoi, le comment sans avoir à devoir aller le chercher ailleurs que dans les pages du livre que je lis.

Alors voilà.

Cyanure n'a pas été la lecture à laquelle je m'attendais. Cyanure a été un fiasco sur lequel je n'arrive pas à me remettre depuis que je l'ai fermé. Cyanure aura été une totale déconvenue et j'en suis bouleversée, énervée et tout ce que vous voulez parce qu'il a eu tellement mais tellement d'avis excellents que je m'attendais voire même je voulais faire partie de ces lecteurs qui l'auraient hautement aimé. Mais ce ne fut pas le cas du tout.

Comme à chaque fois que cela m'arrive, je ne peux pas vous dire "Ne le lisez pas !" parce que chaque lecteur est différent. Chaque lecteur a sa façon de vivre un roman. Chaque lecteur apprécie les personnages en fonction du moment où il les découvre. Je n'ai peut-être pas choisi la bonne période pour le découvrir mais il me faisait quand même envie.

Alors voilà. Pour moi ce n'est pas une découverte qui m'a rendue euphorique mais pourquoi ne pas le lire à votre tour et me dire ce que vous en aurez pensé après ?

jeudi 19 octobre 2017

Le secret des orphelins

Auteur : Elly Griffiths
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 317


Présentation de l'éditeur :
Un squelette d'enfant décapité est retrouvé sous la porte d'une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S'agit-il d'un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d'un petit pensionnaire échappé de l'orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l'archéologue Ruth Galloway rejoint l'équipe de l'inspecteur Harry Nelson, partenaire d'investigation – et parfois plus dans l'intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l'immobilier et druides chevelus, quelqu'un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur... 
Retour de l'universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique 
à déguster impérativement avec une cup of tea !


Mon avis :

Ce roman m'a tenu tout le week-end dernier et fut une lecture commune avec Stéphanie du blog Une souris et des livres.

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais avec ce suspense mais sans dire qu'il soit exceptionnel, j'ai quand même passé un bon moment avec même si, malheureusement, je n'ai pas spécialement accroché aux personnages.

Il s'agit en fait d'une deuxième enquête dans laquelle Harry Neslon et Ruth Galloway vont encore se retrouver. Pour comprendre un peu les relations entre ces deux personnages, il vous faudra lire "Les disparues du marais" même si ce n'est pas une obligation. Personnellement, je n'ai pas lu le premier ouvrage de l'auteur et je n'en ai pas été gênée outre mesure. Par contre, je me dis que si j'avais lu ce premier roman, peut-être aurais-je mieux appréhendé les personnages que sont Ruth et Harry ?

On démarre assez fort avec un corps d'enfant retrouvé lorsque des fondations pour un immeuble d'appartements de luxe le met au grand jour.

Ni une ni deux, Ruth est appelée à la rescousse pour savoir de quelle époque date ce squelette. Ruth est une archéologue et plus précisément "une spécialiste reconnue dans le domaine des os, de la décomposition et de la mort.  Elle dirige le service d'archéologie médico-légale à l'université du North Norfolk" (p.12)

A ses côtés, on retrouvera l'enquêteur Harry Nelson dont elle a fait connaissance dans l'ouvrage précédent. C'est un homme qui mène ses enquêtes avec poigne et efficacité mais qui dans sa vie personnelle ne m'a pas vraiment intéressée...

Lors de la découverte de ce corps, on fait aussi la connaissance de pas mal de personnages qui vont nous révéler beaucoup de choses sur la mythologie celtique.

Cette thématique est vraiment très intéressante et honnêtement c'est surtout pour cela que j'ai poursuivi ma lecture parce que je voulais savoir ce qui pouvait associer le corps d'une petite fille de 5 ans décapité avec cette mythologie.

Et autant vous dire que c'est macabre, barbare et stressant.

Si du point de vue de l'enquête, le lecteur n'a rien à regretter parce que le suspense est bien présent et que forcément on se pose pas mal de questions, du point de vue des histoires personnelles des personnages auxquelles on aura droit, par contre, je n'ai pas adhéré.

Bien sûr cela permet de mieux cerner les uns et les autres en dehors des enquêtes mais ici, allez savoir pourquoi, le lien qui unit Harry à Ruth ne m'a fait ni chaud ni froid. Que dalle ! Nada ! Niet ! Rien du tout !

Je me suis juste dit que ces deux là se foutaient pas mal de tout le reste et je les ai trouvés très égoïstes chacun à leur manière. Cela ne m'a pas permis de ressentir pour eux une quelconque empathie.

Pour le coup, j'avoue que j'attendais davantage de la partie "enquête" que "vie personnelle".

Pourtant, vu la fin et même si je n'en ferai pas une priorité, je reste quand même curieuse de lire la suite de l'histoire de ces deux protagonistes parce qu'il y a une chose qui se déroule à toute fin et que je trouve totalement dérangeante parce que macabre.

La finalité de l'enquête ne m'a pas plus convaincue que ça et j'avoue que certains évènements sont un peu faciles et arrivent comme un cheveu dans la soupe au point que cela n'est pas totalement crédible. Mais bon, j'ai préféré passer sur ces menues déconvenues.

L'essentiel pour moi a été d'avoir passé un bon moment avec une intrigue qui tient quand même la route parce que je n'ai jamais réussi à trouver le véritable coupable avant qu'on me le dévoile mais surtout avec une mythologie celtique très sombre que je ne connaissais pas.

Si vous êtes assez curieux pour voir ce dont il s'agit, je vous conseille ce roman, même si du point de vue des personnages il n'y a rien d'extraordinaire à découvrir. La fin est très ouverte et il y aura donc une suite qui donne envie de la lire même si je n'en ferai pas une première priorité. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour vraiment accrocher aux personnages de Ruth et Harry alors que j'ai adoré le personnage de Michelle qui est la femme de l'enquêteur et amie de Ruth... 

mercredi 18 octobre 2017

Hope ou le secret des Harvey

Auteur : Lesley Pearse
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 660


Présentation de l'éditeur :
Somerset, XIXe siècle.
Dans le château de Briargate, Lady Anne Harvey accouche en secret d'une fille, fruit de ses amours adultères avec le trop séduisant Capitaine Pettigrew. Ne pouvant se résoudre à ce que l'enfant soit condamnée à la misère et désireuse de sauver l'honneur de sa maîtresse, la servante, Nell Renton, la confie à sa mère. Celle qu'ils ont baptisée Hope grandit ainsi dans une famille aimante, au milieu de dix frères et soeurs, dans l'ignorance du secret de ses origines. 
Mais à la mort des parents Renton, Nell choisit de la faire entrer au service de la famille Harvey. C'en est fini de l'enfance, et Hope va être rapidement confrontée à la violence d'Albert, le jardinier, nouveau mari de Nell. Malheureusement, la vie lui réserve encore bien des surprises… 
Dans l'Angleterre victorienne du XIXe siècle, un roman bouleversant sur le destin chaotique d'une jeune femme qui, toute sa vie, puisera au fond de son coeur l'espoir de trouver un jour le bonheur qu'elle mérite tant.


Mon avis :

Voilà la lecture commune de la semaine dernière avec Amandine de la chaîne Amandine love reading que nous avons dévorée toutes les deux en à peine 3 jours. Oui oui à peine 3 jours pour venir à bout de ce joli pavé de plus de 650 pages !!

Il faut dire aussi que la vie de Hope ne va pas être facile et cela va commencer dès sa naissance.

Je ne referai pas de topo vu que le résumé de l'éditeur en dit largement pour vous mettre un peu dans le contexte de ce que sera la vie de Hope.

On va la suivre de 1832 à 1854, soit pendant 22 ans et croyez moi qu'elle va vivre des situations bien compliquées...

Cela sera difficile de vous parler de ce roman sans trop en dévoiler parce que parler de Hope c'est parler de sa vie et donc expliquer ce qui va lui arriver pendant plus de vingt ans.

Or, mon but est vraiment de vous pousser à découvrir ce magnifique roman historique sur la vie de cette petite fille que l'on déclare morte à sa mère adultère pour éviter le scandale.

Pourtant, elle sera élevée dans une famille aimante mais loin des conditions de vie auxquelles elle aurait droit.

Pour autant, Hope va rester une personne fraîche, sensible mais aussi au caractère très affirmé. Cela lui causera bien des désagréments mais c'est aussi ce qui la sortira de l'embarras bon nombre de fois.

Certains passages sont un peu convenus et malgré les problèmes que Hope va rencontrer, je me suis aussi souvent fait la remarque qu'elle avait une bonne dose de chance dans son malheur.

Elle fera des rencontres plus ou moins joyeuses; elle vivra aussi les terribles maladies qui ont traversé le temps dans l'Angleterre de l'époque et notamment le choléra et le typhus.

On suivra aussi la vie de sa soeur, Nell, que j'ai beaucoup aimée ainsi que son mari Albert que j'ai détesté au possible.

Ce roman est très bien écrit avec une fluidité dans l'écriture et des chapitres qui donnent tellement envie de les enchaîner que l'on ne peut que dévorer ce roman.

Même s'il y a quelques moments attendus, d'autres sont tout à fait étonnants.

Lesley Pearse a su faire de ce roman une magnifique lecture à laquelle on s'accroche jusqu'au bout et même si la fin ne m'a pas apporté tout à fait ce que j'attendais (notamment du côté de Nell), le reste est tel que l'on peut se l'imaginer.

Pourtant, Hope va devoir passer par des moments d'angoisse qui se transmettent au lecteur et d'autres passages tellement magnifiques que l'on peut qu'avoir le sourire aux lèvres.

En bref, si vous voulez un roman historique avec des personnages auxquels on s'attache très rapidement, une histoire magnifiquement contée dans un contexte historique bien chargé, n'hésitez pas à vous plonger dans Hope ou le secret des Harvey. Il saura vous charmer voire même vous envoûter au point de ne plus le lâcher.


lundi 16 octobre 2017

Les 5 lettres du mot coeur

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 303

Lu en épreuves non corrigées


Présentation de l'éditeur :
Carrie, Omisha, Eden, Uma et Ryan sont inséparables comme les cinq doigts de la main, ou comme les cinq lettres du mot " cœur " que forment les initiales de leur prénom.
Mais, après une violente dispute, leur groupe est brisé. Même Eden et Ryan, qui étaient amoureux en secret, ne se parlent plus. Est-il vraiment trop tard, deux ans après, pour recoller les morceaux de l'amour et de l'amitié ?


Mon avis :

Ah qu'il me faisait envie ce dernier Cathy Cassidy que j'ai mangé en une journée tellement j'étais prise dans l'histoire.

Et puis, soyons honnête : j'adore cette auteure et je ne peux pas m'empêcher de lire chaque roman qu'elle édite.

Ici, j'ai fait la connaissance d'un groupe de 5 jeunes dont les initiales du prénom forme le mot "coeur" : Carrie, Omisha, Eden, Uma et Ryan.

Un garçon et quatre filles. Un groupe hétérogène qui s'entend magnifiquement bien.

Et pourtant, un jour, c'est la dispute de trop entre Eden et Carrie et le groupe explose.

Et puis on les retrouve deux ans plus tard. Ils sont au collège mais ne se parlent plus depuis cette fameuse dispute.

On va les suivre chacun dans leur coin, avec la colère qu'ils gardent en eux; la déception de ne plus se retrouver ensemble dès que c'est possible et puis petit à petit on les voit se retrouver... discuter... difficilement.

Et puis un jour Carrie revient vers Eden et là tout se met à changer...

J'ai beaucoup aimé cette lecture comme je vous l'ai dit au début de ma chronique.

Les difficultés qu'ont ces adolescents pour passer au-dessus de cette dispute pour se retrouver amènent le lecteur à chercher ce quelque chose que l'auteur ne dit pas. Qu'elle sous-entend peut-être mais dont on n'est pas sûr à 100%.

Et le lecteur continue de suivre ces gamins, de s'interroger sur le pourquoi de ce retour de Carrie deux ans plus tard. A-t-elle de bonnes intentions ? Pourquoi agit-elle ainsi ?

J'avoue que j'étais sur mes gardes avec ce personnage et à un moment donné je me suis dit "Et si..." mais je ne vais pas vous dire ma pensée complète sinon vous n'auriez plus l'intérêt de le lire... Et ce serait dommage.

Cathy Cassidy a encore fait un magnifique roman sur une problématique réelle qui concerne nos ados mais qui est plus profonde que celle à laquelle on s'attend au départ.

Je n'ai pas été surprise par la fin parce que je m'y attendais mais c'est toujours aussi bluffant de se plonger dans les romans de cette auteure qui vous emportent dans des romans pour les jeunes et que l'on apprécie malgré un style simple.

En bref, Les 5 lettres du mot coeur m'a encore conquise et que vous dire à part vous proposez de le lire à votre tour. Au-delà de l'apparence de ce groupe complètement détruit par une dispute que l'on pourrait qualifier de stupide, il y a un mal plus profond qui les ronge et qui fait qu'ils ont du mal à se parler. On découvre ça petit à petit tout en s'attachant à chacun d'eux indéniablement.

La dernière expérience

Auteur : Annelie Wendeberg
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 297


Présentation de l'éditeur :
Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s'est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu'elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l'organisation, a survécu. Et il a décidé d'utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste... 
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu'elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s'instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.


Mon avis :

Après avoir dévoré le premier tome, Le diable de la Tamise, au mois de juin (déjà !!! 😮), j'ai voulu absolument retrouver Anna et Sherlock dans cette nouvelle histoire.

Je n'avais pas relu le résumé pour y entrer pleinement sans savoir dans quoi je m'embarquais. Et j'ai terriblement bien fait parce que j'ai vécu encore des moments très forts avec Anna qui va être amenée, cette fois-ci, à expérimenter des bactéries pour en faire une arme de guerre.

Oui, dans cet opus, Annelie Wenderberg a décidé de nous plonger dans la guerre bactériologique et on va en apprendre beaucoup de ce côté là avec Anna...

Tout comme dans le premier tome, on va être avec Anna la plupart du temps, Sherlock ne faisant que de brèves apparitions par-ci, par-là. Mais ces menus passages auront malgré tout leur importance...

C'est véritablement Anna qui est au centre de l'attention de l'auteur et de son geôlier.

J'ai eu une empathie énorme pour cette jeune femme qui ne se cache plus pour exercer son métier de bactériologiste. Les femmes peuvent désormais étudier la médecine, même si la reconnaissance par leurs pairs masculins n'est pas encore gagnée...

On voit s'ouvrir à nous une nouvelle Anna parce que bien qu'elle veuille refuser ce qu'on lui demande, la vie de son père se retrouve en danger encore une fois.

Anna va être guidée par l'envie de sauver son père tout en biaisant avec le Mal.

De ce côté là, je ne pourrais pas vous dire grand'chose pour ne pas vous spolier le tome 1 puisque le personnage qui enlève Anna pour son petit compte personnel est en relation directe avec ce qu'il s'est passé dans Le diable de la Tamise. Cela dit c'est une personne qui m'a laissée très perplexe et interrogative à son égard. Je sais que je la retrouverai dans le prochain tome (en tout cas j'en suis quasiment certaine) et je verrai si mes déductions seront avérées ou pas...

C'est un ouvrage que j'aurais pu lire d'une traite mais je passais tellement un excellent moment avec Anna que je ne voulais pas le finir trop vite non plus.

Elle va vivre des moments très difficiles pendant lesquels elle va se poser beaucoup de questions et dans lesquels on va la voir changer...

J'avoue que je ne pensais pas du tout qu'elle allait réagir comme elle l'a fait et il est clair que cela laissera des marques indélébiles par la suite.

C'est encore un excellent opus que nous offre là Annelie Wendeberg avec une intrigue qui tient largement la route, des personnages charismatiques qui n'hésitent pas à se mettre en danger pour contrer ceux qui tentent de ruiner l'humanité, le tout écrit avec un style fluide et extrêmement accrocheur.

Le côté historique n'est pas à mettre de côté puisque grâce à Anna nous allons en apprendre beaucoup sur les bactéries et les différentes guerres de ce type qui ont traversées l'Histoire.

En bref, La dernière expérience a été une lecture que j'ai dévoré en 2 jours tant j'étais prise dans l'engrenage et que je voulais garder le plus longtemps possible parce que j'étais tellement bien avec Anna.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous la conseille fortement en commençant bien sûr par le premier tome, Le diable de la Tamise, qui est d'ailleurs paru en format poche aux Editions 10/18 cette année. Vous n'avez plus de raison de ne pas vous y jeter dessus surtout si vous aimez, comme moi, les policiers historiques.

dimanche 15 octobre 2017

Les anges sans visage

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (2016)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :
Une famille est retrouvée assassinée dans sa luxueuse demeure, après les fêtes du Jour de l'an. Le plus jeune fils a disparu. 
Quel est le véritable motif du crime ? Pour quelles raisons le meurtrier a-t-il utilisé un pistolet qui sert d'habitude à tuer le bétail dans les abattoirs ?
Trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais "l'Exécuteur" est aujourd'hui un homme malade, mourant, qui vit dans une caravane. Difficile de penser qu'il peut être lié, de près ou de loin, à une famille aussi riche et puissante...
L'enquêteur Max Wolfe va se retrouver tiraillé entre la nécessaire tendresse dont il entoure sa fille, qu'il élève seul, et sa rage de policier endurci, qui n'a de cesse de rendre justice.


Mon avis :

Après avoir découvert Max Wolfe dans le premier volet des enquêtes de ce flic auquel je me suis très vite attachée, Des garçons bien élevés, il me tardait de le retrouver avec ce second opus.

Autant vous dire dès le début que, comme dans le premier tome, l'auteur va vous mettre dans une angoisse incroyable dès le prologue. On vit un moment ultra stressant dans lequel toute une famille va être décimée de façon horrible alors même que l'on se trouve dans les dernières minutes précédant le fameux "Bonne année !"

Quoi de plus angoissant que de s'imaginer une famille atrocement assassinée avec une méthode peu commune puisque l'assassin a utilisé un pistolet d'abattage juste avant de passer à une nouvelle année.

On est donc servi dès le départ; le ton est donné et à aucun moment il n'y aura de répit pour le lecteur.

J'ai dévoré cette lecture en à peine 2 jours.

Moi qui ces derniers temps avais un réel problème avec les ouvrages que je lisais, les trouvant fades, peu prenant et me faisant piquer du nez pour certains, autant vous dire qu'avec ce Parsons, je n'ai pas vu le temps passé et que mes nerfs ont été mis à rude épreuve.

Parce que connaissant un peu Max Wolfe, je me doutais bien que ce flic que j'adore de plus en plus n'allait pas rester en retrait pour mener à bien cette nouvelle affaire de meurtres barbares.

Il va se mettre dans des situations encore plus périlleuses que dans le premier volet et j'avoue que j'ai eu peur autant pour lui que pour sa petite fille de 5 ans.

J'ai encore une fois fondu pour cette gamine qui me touche tellement et à laquelle je m'attache un peu plus à chaque ouvrage. Elle est tellement mature pour son âge et en même temps elle reste une petite fille qui n'a comme seul être dans son monde que son papa. On se stresse rapidement dès que Max file au boulot... parce qu'il reste quand même une tête brûlée même s'il n'oublie pas sa fille qui est tout pour lui.

L'auteur n'épargnera ni son personnage principal ni ses lecteurs.

Tout le monde va en prendre plein la vue, plein la tête...

Par moment, on est en apnée tellement la tension monte crescendo et j'avoue que je me demandais si j'allais sortir vivante de cette lecture. Les nerfs sont mis à rude épreuve.

C'est toujours aussi bien écrit et les chapitres sont assez courts et offrent toujours des problématiques supplémentaires qui poussent le lecteur à vouloir les enchaîner coûte que coûte.

Encore une fois, j'ai été bluffée par ce roman de Tony Parsons que j'ai regretté de quitter trop vite à mon goût. Mais heureusement pour moi, le tome 3 est déjà dans ma PAL et je compte bien me le faire le plus vite possible.

Quoi qu'il en soit, s'agissant des Anges sans visage, je ne peux que vous le conseiller après avoir bien sûr lu le premier opus pour ne rien rater de la vie personnelle de Max Wolfe.

mercredi 11 octobre 2017

Les puissants : Esclaves (T1)

Auteur : Vic James
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 427


Présentation de l'éditeur :
Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d'esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu'elle tombe amoureuse d'un de ses maîtres, c'est sa vie même qui est en péril...Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s'épuise à la tâche. Cependant, d'autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu'il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.


Mon avis :

Voilà un titre qu'il me tardait de découvrir. Le résumé me plaisait bien et cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de dystopie jeunesse. C'était vraiment l'occasion de m'y mettre.

Malheureusement, j'ai très vite déchanté parce que je n'ai jamais réussi à entrer dans l'univers proposé, ni à m'attacher aux personnages et l'intrigue était très longue à mettre en place.

Du coup, l'ensemble m'a semblé indigeste, incompréhensible par moment lorsque l'auteur explique comment cela se déroule depuis des siècles dans ce monde alternatif. Je fronçais les sourcils pour tenter de m'imaginer ce qui avait pu arriver dans ce monde pour en arriver là, pour comprendre les Puissants dotés de dons dont on met un certain temps avant de savoir ce dont ils sont capables.

Le tout laisse un sentiment de longueur indéniable que je n'ai jamais réussi à dépasser pour me laisser vraiment emporter par cette narration.

On suit les personnages en alternance pour permettre une vue d'ensemble mais cela n'a pas suffi à m'accrocher suffisamment à ce roman et même si je suis allée au bout de ma lecture, espérant que l'action allait enfin arriver, en le fermant je me suis bien jurée que je ne lirai pas la suite.

Rien ne m'a convaincue ici et j'en sors hyper déçue.

Devoir attendre 250 pages pour voir un peu les choses bouger du côté de Millmoor, c'est plus que long même si je peux comprendre que le tome 1 est un ouvrage qui met tout en place.

L'action arrive seulement dans les 50 dernières pages mais ne sont pas suffisantes pour me redonner le goût d'une lecture que j'ai trouvé finalement insipide de bout en bout.

Les personnages sont tellement prévisibles dans leurs agissements que je n'ai eu aucune surprise. Je les ai trouvés, tous autant qu'ils sont, creux et peu convaincants.

Ce roman a été publicité sur Wattpad et franchement je n'ai pas compris pourquoi.

Même s'il y a de très bonnes idées et de quoi faire un roman accrocheur, j'ai trouvé que l'auteur en rajoutait parfois trop au point de me perdre.

Ce qui me rassure c'est que ma copine de lecture, Amandine, avec qui j'ai lu ce roman, n'a pas été convaincue non plus et elle a bien failli l'abandonner. Son avis est en vidéo ici.