dimanche 26 février 2017

Un cri sous la glace

Auteur : Camille Grebe
Editions : Calmann-Levy (2017)
Nbre de pages : 445


Présentation de l'éditeur :
Emma, jeune Suédoise, cache un secret : Jesper, le grand patron qui dirige l’empire dans lequel elle travaille, lui a demandé sa main. Il ne veut cependant pas qu’elle ébruite la nouvelle.
Deux mois plus tard, Jesper disparait sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée, que personne ne parvient à identifier.
Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul hic, ils ne se sont pas reparlés depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.
S’ensuit un double récit étourdissant où chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombres. À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

Mon avis :

Après ma petite déconvenue avec un autre thriller suédois, je me suis lancée dans ce roman d'une auteure que je ne connaissais absolument pas. Pour moi, le challenge était double puisque n'ayant jamais lu l'auteur, je ne savais pas ce que cela valait et vu que les thrillers suédois ont du mal à m'accrocher, en règle générale, je croisais les doigts pour que ce roman là me prouve que tout venait de la façon dont l'histoire était racontée...

Et force est de constater que ce bouquin m'a scotchée dès le départ et que je me suis régalée. Les romans suédois sont donc quand même faits pour moi. Soulagement !!!

Ici, on va avoir une narration à trois voix avec deux axes temporels. On va suivre Peter (un enquêteur), Hanna (une profileuse) et Emma (une jeune vendeuse). Le roman va être raconté au moment de la découverte d'un corps et de l'enquête qui va en découler pour savoir ce qu'il s'est passé et qui est le meurtrier et, dans un deuxième temps, par la narration d'Emma, la vie de cette dernière deux mois avant ce meurtre et notamment sa relation avec Jesper Orre, PDG de l'enseigne dans laquelle elle travaille...

Autant dire que j'ai été littéralement happée par l'histoire d'Emma et de Jesper. Je me suis laissée vraiment emporter par ce que me racontait Emma.

Contrairement à ce que j'aurais pu penser, ce n'est pas l'enquête en elle-même qui m'a plu, les rapports entre Hanna et Peter, surtout dans leur vie personnelle et la relation qu'ils entretiennent, ne m'ayant pas paru essentiels pour l'histoire. D'ailleurs, par moment, je trouvais que cela faisait plus longueur qu'autre chose.

Par contre, s'agissant d'Emma, on reste toujours dans l'expectative et la curiosité d'en découvrir toujours plus sur cette jeune femme de 25 ans à l'enfance difficile. Que cache-t-elle ? Pourquoi Jesper refuse-t-il de montrer au grand jour la femme dont il est tombé amoureux ?

Ce thriller psychologique m'a beaucoup plu et je l'ai dévoré en à peine deux jours. J'étais tellement prise dans les filets tissés par Emma que je ne voyais pas le temps ni les pages passés.

Par contre, j'ai trouvé la fin un peu abrupte et quand même facile mais cela n'enlève en rien le plaisir que j'ai eu à découvrir ce personnage sur lequel, au final, je me suis beaucoup attachée.

Je ne connaissais pas le thème psychologique abordé ici et cela fait quand même froid dans le temps.

Avec une écriture très fluide, des personnages énigmatiques et des relations qui le sont tout autant, Un cri sous la glace va vous emporter dans une histoire prenante à souhait que l'on a bien du mal à lâcher. Un vrai régal qui m'a soulagée et qui me pousse à continuer à découvrir les auteurs suédois dans ce genre.

vendredi 24 février 2017

Inaccessibles : la tour aux mille étages (T1)

Auteur : Katharine McGee
Editions : Michel Lafon (2017)
Nbre de pages : 413


Présentation de l'éditeur :
New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 

Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux...


Mon avis :

La première chose qui attire lorsque l'on voit cet ouvrage c'est sa magnifique couverture noire et l'immeuble doré. A cela s'ajoute un soft touch que j'adore. J'avais remarqué ce roman en VO dont le titre est "The thousandth floor" (le millième étage en VF). Cela laisse davantage imaginer que ce qu'il va se passer dans ce roman va se situer essentiellement à cette hauteur. J'avoue ne pas avoir compris le titre en français mais passons...

J'ai aussi volontairement coupé la présentation de l'éditeur parce que je trouve plus intéressant de découvrir chaque personnage lors de sa lecture plutôt que d'en avoir un aperçu avec le résumé.

Ce roman a été une excellente découverte pour moi. Pourtant, je ne suis pas fan des séries du genre Gossip girl que je n'ai jamais regardé ou autre série du même genre. Tout ce qui est du genre nanas friquées qui boivent, se droguent ou se battent pour un mec ce n'est dans vraiment mon truc. Pourtant, ce roman là m'attirait et j'ai bien fait de succomber.

Comme je m'en doutais, on est dans un univers où les fêtes à tout va sont de la partie, que ce soit dans la HauteTour où habitent les familles très riches ou la BasseTour où sont "parqués" les gens comme nous (?!). Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier chaque personnage tant ils ont à nous apprendre de leur vie, de leurs envies, de leurs espoirs et de leurs doutes.

Dès le début, j'ai été très attirée par Avery qui est une jeune fille de 17 ans, vivant au fameux millième étage. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé surtout parce que, malgré son apparence, elle est très empathique avec son prochain. C'est une jeune fille très juste que son entourage ne comprend pas forcément, ne voyant en elle que la super belle nana... Seul son frère adoptif, Atlas, sait réellement qui et comment elle est.

Viennent ensuite d'autres personnages très intéressants également comme Rylin, Eris, Watt et Leda. Je ne vous les décrirai pas pour que vous ayez vous-même l'occasion, lors de votre lecture, de voir comment ils sont, quels sont leurs objectifs et leur façon de penser.

Le seul personnage auquel je n'ai pas totalement adhéré, même si au départ j'avoue avoir eu un peu de peine pour elle, a été Leda. Plus j'avançais et plus je la méprisais.

L'histoire sera celle d'adolescents qui tentent de se construire et trouver leur propre voie dans un monde très avancé technologiquement puisque nous sommes tout de même en 2118 !!

J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec le côté un brin trop futuriste et que j'ai pris mon temps pour m'accaparer cet univers. Mais l'ensemble est tellement bien construit et mené que je lisais chaque chapitre avec un fort intérêt qui me poussait toujours à aller de l'avant, à en vouloir encore plus.

Alors oui il y a des histoires d'amour, de drogue, d'alcool avec des gamins de 17 ans et c'est ce qui me fait un peu hérisser les poils parce que c'est juste à croire que les gamins de cet âge ne savent rien faire d'autre. Mais il y a tellement d'autres choses sous-jacentes à ça !

Le rythme est assez bien soutenu et même si par moment cela semble stagner, l'auteur sait mettre suffisamment de suspense pour donner envie au lecteur de poursuivre.

Lorsque le roman commence, nous sommes en présence d'une personne qui tombe du millième étage sans que l'on connaisse son identité. Lorsque je suis arrivée vers le milieu du roman, j'ai commencé à faire des suppositions et puis j'en ai faites d'autres vers la fin, pour finalement me rendre compte que je me plantais complètement.

J'ai beaucoup aimé voir les uns et les autres évoluer et j'avoue que la fin m'a tellement surprise que je suis très curieuse de lire la suite pour savoir comment cela va tourner; comment les uns et les autres vont se sortir de tout ça.

En bref, j'avais bien fait de repérer ce roman en VO mais je suis surtout ravie de l'avoir lu en VF au final vu l'univers dans lequel on évolue. Tout m'a plu et il ne me reste plus qu'à patienter pour avoir la suite et voir comment tout va se dégoupiller pour les uns et les autres. Même si vous n'êtes pas forcément attiré par le côté Gossip girl, comme je le suis généralement, je pense malgré tout qu'il faut laisser sa chance à cet ouvrage. La preuve en est que je me suis régalée parce qu'il y a tellement d'évènements qui s'imbriquent dans la vie de ces jeunes gens que l'on ne peut qu'être accroché à ce bouquin pour mieux les connaître et les apprécier... ou pas.

mercredi 22 février 2017

Confessions d'un ami imaginaire

Auteur : Michelle Cuevas
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 187 (ENC)


Présentation de l'éditeur :
Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l'esprit de Jacques Papier : il a l'impression que personne ne l'aime. A l'école la maîtresse l'ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien... 
Un jour, Jacques apprend une perturbante nouvelle : sa sœur Fleur aurait un ami imaginaire, et elle ne lui en a jamais rien dit ! Un peu vexé, il se met à son tour à s'inventer un ami imaginaire. Mais une rencontre va bientôt le mettre face à une terrible vérité : et s'il n'était pas lui-même tout à fait réel ?


Mon avis :

Voilà un petit roman jeunesse qui m'aura bien surprise tant je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. Un récit très émouvant qui m'a fait ressentir beaucoup d'émotions.

Comme à mon habitude, je n'ai pas relu la présentation de l'éditeur avant de me plonger dans ce roman. Du coup, j'ai été un peu perdue en constatant que c'était l'ami imaginaire qui nous racontait cette histoire et non l'enfant qui l'avait créé.

Autant vous dire alors que le roman a pris une dimension encore plus magnifique pour moi et si j'ai pris mon temps pour le lire c'était bien entendu pour mieux le déguster.

On découvre Jacques Papier, ami et confident de Fleur, qu'il appelle sa soeur, parce que ça ne peut pas être autrement lorsque l'on vit sous le même toit qu'elle. Pour Jacques, il fait partie intégrante de cette famille. Il porte leur nom; il dort dans la même chambre que Fleur dans le lit superposé au sien; il va à l'école avec elle et les parents de Fleur lui parle comme s'il était là...

Difficile alors de réaliser que certaines personnes font comme s'il n'existait pas... Et pourquoi agissent-elles ainsi ?

C'est alors que Jacques se met à tenter de comprendre pourquoi, pour certaines personnes, il semble invisible, ce qui le rend très triste.

Que vous dire à part que ce roman est une ode magnifique à l'amitié et surtout l'amour filial ?

Comment vous expliquer qu'en découvrant Jacques et ses interrogations, nous nous mettons nous aussi à sa place, en se disant que la vie d'un ami imaginaire n'est sûrement pas la meilleure; que nos enfants, en grandissant, laissent tomber quelqu'un qui va "souffrir" en découvrant qu'il n'est finalement rien du tout.

C'est en rendant cet "ami imaginaire" très vivant que l'on s'aperçoit que, finalement, on peut faire souffrir sans le vouloir. Qu'est-ce qu'un ami imaginaire si ce n'est un personnage qui ne vit pas dans notre réalité ? Oui mais qu'en serait-il si cet "ami" existait dans sa réalité ?

C'est un peu dans le même genre des doudous que nos enfants ne peuvent pas se passer jusqu'à un certain âge... et les laisse tomber ensuite. Nous pensons de suite à "Toy story" bien entendu. Parce qu'après tout, qui nous dit que ces "objets" réels ou pas n'ont pas une âme comme nous qui aime et qui souffre ???

J'entre là dans des considérations peu pragmatiques, je l'avoue, mais ce petit livre m'a quand même fait réfléchir parce que tout ce que vit Jacques est tellement beau et en même temps injuste pour ce petit garçon que l'on voudrait bien consoler.

Confessions d'un ami imaginaire a été une excellente découverte à laquelle je ne m'attendais pas du tout. L'impact qu'a eu ce roman sur moi est impressionnant parce que je me suis mise à la place de Jacques et j'ai eu beaucoup de peine pour lui. C'est un roman touchant et magnifiquement écrit que j'ai beaucoup aimé lire durant mon week-end. A petites doses pour mieux m'en imprégner. Tout doucement pour mieux le déguster. Comme le dit ma 4ème de couverture "une véritable leçon de vie portée par la voix tendre et originale d'un héros pas comme les autres, qui charmera les lecteurs de 8 à 99 ans." Alors qu'attendez-vous pour le découvrir à votre tour mais surtout le faire découvrir à vos enfants ?


lundi 20 février 2017

Black friday

Auteur : James Patterson
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 475


Présentation de l'éditeur :
Vendredi 4 décembre au matin. Le FBI est sur les dents. Ils sont à peine une poignée, tous vétérans de la guerre du Viêtnam, et pourtant ils font trembler les États-Unis. Leur leader, le colonel David Hudson, réclame pour ses pairs une indemnité importante et, surtout, la reconnaissance de leurs sacrifices consentis durant le conflit par le gouvernement. Si ces revendications ne sont pas entendues, Wall Street, symbole de la toute-puissance financière américaine, sera rayé de la carte en fin d’après-midi.


Mon avis :

Et voilà un nouveau James Patterson lu. Il me tardait de me plonger dans ce roman parce que, pour moi, James Patterson est une valeur sûre pour passer un très bon moment de lecture.

Dire que Black friday égale les autres titres de l'auteur serait peut-être un peu exagéré parce que, même si j'ai aimé ce que j'ai découvert ici, j'avoue que j'ai un peu moins accroché. Une fois n'est pas coutume, n'est-ce pas ?!

Mon plus gros souci avec ce titre c'était qu'il se passait en 1985... Je m'en suis rendue compte au bout d'une cinquante de pages parce qu'on nous explique que la femme de Archer Carroll (flic de la DIA qui s'occupe essentiellement du contre-espionnage) est morte en 1982 et que la soeur de ce dernier s'occupe de son frère et de ses neveux et nièces depuis maintenant 3 ans...

J'avais déjà ressenti que ce roman ne donnait pas le même ton que les précédents et pour cause.

Le fait qu'il se passe plus de 30 ans auparavant donne un goût très différent de ce qu'il aurait pu donner au XXIème siècle avec les technologies d'aujourd'hui.

Si dans la globalité du roman, il est parfaitement acceptable comme bon livre policier à suspense, je dois avouer aussi qu'il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour le mettre à la page.

On a des politiciens (véreux ou pas), des vétérans de la guerre du Vietnam, des flics, des membres de la finance... et ce que le Green Band concocte est tout simplement hallucinant.

Mais le plus intéressant ici c'est de découvrir chaque personnage et de comprendre pourquoi les membres de ce Green Band agissent ainsi.

Mon cerveau étant mis en mode XXIème siècle, bon nombre de fois j'ai eu du mal à me situer par rapport à ce qui se passait et notamment par rapport à la guerre du Vietnam. Cela me semble si loin par rapport à aujourd'hui que cela m'a un peu fatiguée de me dire que je n'arrivais pas à m'imaginer en 1985...

Cela a été vraiment mon plus gros problème avec ce roman parce que, pour le reste, il y a tout ce qu'il faut pour le bouffer en un rien de temps : de l'action, des personnages bien campés et une écriture très addictive.

Bon, je n'ai pas non plus tout compris sur les explications données quant à un éventuel krach boursier et tout le tralala parce que moi et la finance on ne fait pas bon ménage mais dans l'ensemble tout est bien orchestré et ce avec un grand talent. Du coup, le lecteur ne s'ennuie pas.

Le personnage de David Hudson est vraiment épatant et j'ai adoré découvrir son histoire. Tout comme celui de Archer Carroll. D'ailleurs, ce sont ces deux personnages qui m'ont le plus plu.

Je ne regrette pas cette découverte si ce n'est qu'elle sort un peu tardivement pour être totalement dans le flow actuel. Il y a toujours eu cette petite voix dans ma tête qui me disait que si cela se passait aujourd'hui, les évènements auraient été encore plus pervers dans la mise en marche et les conséquences peut-être plus chaotiques.

Mais quoi qu'il en soit, Black friday a été une lecture intéressante avec une écriture fluide et toujours aussi addictive, tout comme l'ont été les personnages et notamment David Hudson et Archer Carroll qui ne lâcheront rien pour atteindre leurs objectifs respectifs. 

C'est lundi... que lisez-vous ? (145)


Ce rendez-vous hebdomadaire a été créé par Mallou et repris par Galleane.
Le principe est simple, répondre à trois questions : Qu'ai-je lu la semaine précédente ? Que suis-je en train de lire ? Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu la semaine dernière


J'ai partiellement suivi mon planning de lecture, même si je pensais avoir un rythme un peu plus soutenu. Mais Représailles a été une lecture plus longue que prévue et moins intéressante que ce que j'avais imaginé. Black friday, lui, n'était pas mal mais j'ai été un peu déroutée de me rendre compte que l'histoire se déroulait en... 1985. Du coup, c'est prenant et très rythmé mais on sent quand même que le livre a de l'âge par rapport aux techniques qui aujourd'hui seraient sûrement différentes... Malgré tout, cela reste du Patterson et ça se lit très bien et assez vite même si j'ai voulu prendre mon temps avec. Mon avis arrive dans la journée.
Quant à Confession d'un ami imaginaire, je l'ai lu entre samedi soir et dimanche matin, tranquillement, parce qu'il me titillait depuis sa réception. J'ai été enchantée par cette lecture qui est un bien joli roman. Je vous en reparle très vite.

Ce que je suis en train de lire

New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 
Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux...
J'ai coupé sciemment la présentation de l'éditeur parce que je pense judicieux de découvrir les personnages au fur et à mesure qu'on vous les présente dans l'ouvrage. Cela donne une dimension tout autre au roman. Je n'ai lu que 55 pages et pour l'instant tout se passe très bien, même si l'univers est peut-être un brin trop futuriste pour moi. Mais je m'accroche et je croise les doigts pour qu'il soit une belle découverte. Je vous dis ça un peu plus tard, dans la semaine, sur ma page Facebook.


Je continue aussi ma VO dont il me reste un peu plus de 100 pages avant de la terminer. Je suis toujours aussi accro à tout ce qui s'y passe et je peux dire que l'auteur n'y va pas par quatre chemins avec Paul, Theo et Marguerite. Je n'ai pas envie de finir ce tome trop vite. Et je compte bien le déguster jusqu'au bout même si, au final, j'engloutis les chapitres. Tout me plaît et ce sera une des trilogies que j'adore le plus.


Ce que je lirai ensuite


Je n'en prévois que deux vu que j'ai à peine commencé Inaccessibles. J'espère pouvoir lire un roman de plus mais rien n'est sûr. D'autant que l'école reprend aujourd'hui.

Et vous ? Que lisez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne semaine livresque... ou pas. 

dimanche 19 février 2017

Représailles

Auteur : Hans Koppel
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 282


Présentation de l'éditeur :
Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d'affaires mafieuse.
Après avoir lu l'article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar... au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis.
Les représailles de la jeune femme, qui seront d'une cruauté proche de la folie, ne font que commencer... Personne ne sera à l'abri.


Mon avis :

Lorsque j'ai commencé ce roman, je pensais que j'allais le dévorer vu le résumé qui me tentait beaucoup et le fait qu'il fasse moins de 300 pages.

Pour autant, j'ai vite déchanté quand je me suis rendue compte que l'écriture ne collait pas vraiment à ce que j'avais imaginé mais surtout l'histoire n'était pas celle que je pensais.

Allez savoir pourquoi, avant même ma lecture, j'étais persuadée que j'allais entrer dans un thriller qui allait me faire monter l'adrénaline à un taux maximum, que j'allais ne pas pouvoir poser ce bouquin avant la fin tant il serait prenant par l'action et les personnages (qu'ils soient bons ou méchants).

Malheureusement, cela n'a pas du tout été le cas avec Représailles.

Alors même que j'attendais un roman à gros stress et me faisant bouillir d'angoisse, je me suis, la plupart du temps, ennuyée et je n'ai pas du tout adhéré aux personnages qu'ils s'agissent des "victimes" ou des détectives chargés de l'enquête.

D'ailleurs, l'enquête à proprement parler n'a pas vraiment lieu ici. Elle est quand même secondaire et j'avoue que je suis restée très perplexe puisque se déroulant dans deux villes dépendant de deux polices bien distinctes, certaines choses ne peuvent pas être réglées par les autorités suédoises. Pour autant, il n'y a pas de police danoise ici... Bizarre !!!

Ensuite, l'histoire personnelle de Calle est un peu trop mise en avant et honnêtement cela m'a exaspérée parce que j'attendais quand même une enquête pleine de rebondissements comme j'en ai l'habitude quand je lis un policier ou un thriller.

Ici, l'ensemble est assez plat et long.

Il ne se passe pas grand'chose et certes les meurtres, quand il y en a, dépassent l'entendement mais cela relève aussi la folie de la nana que l'on découvre ici.

Là encore, je n'ai pas compris pourquoi l'auteur prenait certains chemins plutôt que d'autres.

Même si l'écriture n'est pas désagréable, je l'ai trouvé très froide et cela ne permet pas de s'investir complètement dans l'histoire. D'ailleurs, je suis restée très en dehors de tout ce qui se passait comme si cela ne me faisait absolument rien...

Je trouve regrettable de ne pas avoir réussi à bien entrer dans cette lecture ni même d'avoir adhéré aux personnages. Cette lecture aura été plus laborieuse qu'autre chose et c'est bien dommage. J'en attendais tellement plus que j'en suis sortie très dépitée. Je ne suis d'ailleurs pas sûre de retenter cet auteur avec un autre titre. Ce n'est pas la première fois que je suis peu réceptive à des romans policiers suédois. A croire qu'ils ne sont pas faits pour moi... Ma prochaine lecture suédoise sera Un cri sous la glace et je croise les doigts pour que cette fois-ci la magie opère...

jeudi 16 février 2017

Orages sur la plaine

Auteur : Rosanne Bittner
Editions : Archipoche (2017)
Nbre de pages : 473


Présentation de l'éditeur :
1857. Bob Landers, richissime entrepreneur de Chicago, effectue un voyage de reconnaissance le long du tracé du chemin de fer reliant l’Illinois à la Californie, qu’il prévoit de construire à travers la Prairie et les montagnes Rocheuses. Il est accompagné d’Elsa, sa fille chérie, une beauté intrépide âgée de quinze ans. Pour assurer leur protection, Landers a embauché Nick Travis, un éclaireur d’origine cheyenne. Lui seul est capable de déjouer les pièges que peuvent réserver ces terres hostiles. Travis est à l’image des grandes plaines qui l’ont vu naître : sauvage, impressionnant et envoûtant. Attaques de pillards ou de bêtes sauvages, démêlés avec les Indiens, rien ne sera épargné à leur convoi. Bientôt, Elsa comprend la nature des sentiments qui l’animent. Elle est si troublée au côté de ce héros à la peau cuivrée… Mais que peut-elle espérer, puisque tout les sépare ?


Mon avis :

Si vous avez besoin de vous changer les idées avec un bouquin qui se lit super facilement et qui a des personnages qui vous accrocheront à l'histoire, ne passez pas à côté d'Orages sur la plaine. Ce livre a été une excellente lecture que j'ai bouffée le week-end dernier et que je regrette d'avoir fini vraiment trop vite.

On est en plein Far-West avec des cow-boys, des indiens, des gens riches et d'autres moins. Bob Landers n'a qu'un seul rêve dans sa vie : le Transcontinental. Ce train doit pouvoir relier le Midwest américain à la Californie pour le plus grand bonheur de ses habitants. Oui mais les indiens sont là et ne comptent pas laisser ces Blancs leur prendre un peu plus de leurs terres.

Si vous ne le savez pas encore, je suis une férue de roman historique américain. J'adore tout ce qui touche à ces contrées vastes et sauvages. Le côté colonisation me peine beaucoup et j'ai du mal à croire qu'aujourd'hui encore les américains blancs pensent que ce pays leur appartient alors même que leurs origines sont tout autre ! (mais là c'est un autre débat...).

Du coup, dès qu'un roman de ce genre est publié, je peux vous assurer que je fais tout pour pouvoir le lire et encore plus quand il y a de la romance. Les deux associés forment juste un duo explosif pour moi qui fait que rien ne peut m'empêcher de lire le livre même lorsqu'il faudrait que je fasse d'autres choses plus urgentes.

Heureusement pour moi, j'avais démarré cette lecture samedi dernier et bien m'en a pris parce que j'ai pu le déguster tout en le dévorant (si si c'est possible, je vous assure) pendant ces deux petits jours.

Les personnages de Nick et Elsa sont juste tellement magnifiques, attachants, amoureux alors même que leurs conditions respectives ne sont pas "compatibles" qu'on n'a qu'une seule hâte : toujours les retrouver ensemble; vivre chacune de leur rencontre au maximum et croiser les doigts pour qu'un jour enfin cet amour puisse être vécu au grand jour...

Alors forcément, nous sommes dans une romance et bien sûr on sait pertinemment comment cela va se terminer pour eux mais il y a tellement d'embûches et Elsa et Nick ont tellement de respect l'un pour l'autre que c'est assez compliqué de se laisser aller....

Mais mais mais... que c'est beau ! Que c'est aussi excitant de s'imaginer que cette fameuse scène tant voulue va arriver à un moment ou à un autre.

On a les papillons dans le ventre mais aussi des petites crises d'angoisse parce que tout ne se passe pas comme on le voudrait. Et puis il y a des hommes du milieu d'Elsa qui lui tournent autour et surtout un certain Barney O'Brien que j'ai détesté dès la première rencontre. Je ne le sentais pas ce mec. C'était plus fort que moi...

La plume est aussi très agréable et hyper addictive. Du coup, entre les personnages qu'on ne peut pas quitter et ce style très fluide, autant vous dire que si vous commencez ce livre, prévoyez un week-end ou alors une journée tranquille. Vous allez être pris dans les rets de ce roman et vous ne pourrez plus en sortir avant la fin. Et encore...

Une fois terminé, on garde tellement de belles choses en mémoire, d'évènements qui ont fait que l'on a angoissé, que l'on a vécu cette romance à 1000 % que l'on hurle à la mort d'avoir fini ce livre aussi vite. On se cognerait la tête contre un mur d'avoir été aussi bête de ne pas avoir pu se freiner parce que des histoires comme celle d'Elsa et Nick on en veut encore. On veut rêver. On veut vibrer.

Alors une relecture ? Très probablement parce que mine de rien, j'ai tellement aimé ces personnages qu'ils me manquent trop pour ne pas succomber à relire ce roman. Et même si je n'en fais pas un coup de coeur parce que certaines petites choses sont quand même prévisibles, il n'en demeure pas moins que "Putain que c'était bon de se faire un tel roman en moins d'un week-end !"

Si vous avez d'ailleurs des titres à me proposer dans le même genre, je suis plus que preneuse. En ce moment, j'ai besoin de belles histoires qui me font vivre des aventures fantastiques, qui me font vibrer avec des personnages attachants que je n'ai pas envie de quitter ou seulement à regret.

Quant à vous, si vous aimez ce genre de roman, n'hésitez pas à le tenter. Vous allez sortir de cette lecture avec les étoiles dans les yeux, les papillons dans le ventre et vous allez en redemander 😊