lundi 22 août 2016

Le copain de la fille du tueur

Auteur : Vincent Villeminot
Editions : Nathan (2016)
Nbre de pages : 278 (ENC)

A paraître le 8 septembre 2016


Présentation de l'éditeur :
Charles vient d'intégrer un internat pour "gosses de riches", perdu au cœur des montagnes suisses. Avec Touk-E, son coloc, ils font les quatre cents coups pour tuer le temps... jusqu'à l'arrivée de Selma. Cette fille est mystérieuse, solaire, solitaire... et fille d'un célèbre trafiquant de drogue.


Mon avis :

Le résumé est assez succinct mais dès que j'ai la possibilité de lire du Vincent Villeminot, je n'hésite pas une seconde. Depuis ma découverte de sa série Instinct puis Réseau(x), c'est un auteur jeunesse que je suis très régulièrement.

Avec Le copain de la fille du tueur, je m'attendais à une histoire pleine d'action et de rebondissements comme dans ses précédents opus.

D'ailleurs, le début est très prometteur quand Charles rencontre Touk-Ernest, surnommé Touk-E, fils d'un Président-souverain d'une petite république d'Afrique de l'Ouest et loin d'être un élève modèle. A ses côtés, Charles va s'extérioriser et ils n'hésiteront pas à défier leurs professeurs.

Le début est sympa à découvrir mais un peu long à démarrer jusqu'à ce qu'arrive la fameuse Selma. Fille d'un narco-trafiquant, on se demande vraiment ce qui va se passer et on croise les doigts pour que l'action arrive.

Force est de constater que Vincent Villeminot va prendre son temps pour bien faire comprendre au lecteur les envies de Charles vis-à-vis de cette fille et la façon dont elle répondra aux non-dits du jeune homme.

Selma est une jeune fille plutôt effacée par rapport à Charles et je me suis longtemps demandée ce qu'elle pensait de lui, pourquoi elle ne faisait pas le premier pas. Elle est réservée alors même que l'on sent cette attirance grandir entre eux.

Jusqu'au moment où, le lecteur ne s'y attend pas et l'action se met enfin en place. Et quelle action !!

Les 50 dernières pages mettent le lecteur dans un état de stress époustouflant parce qu'il ne s'attend pas à tout à ce qui arrive.

Et c'est là toute la force de Vincent Villeminot qui maîtrise parfaitement chaque ouvrage qu'il écrit et qui bluffe son lecteur dès qu'il en a l'occasion.

Voilà pourquoi j'aime autant cet auteur qui écrit magnifiquement, sait faire ressortir des émotions au moment où l'on s'y attend le moins au point qu'à peine terminée l'histoire reste longtemps dans notre tête et nos nerfs.

En bref, Le copain de la fille du tueur est un roman qui m'aura beaucoup surprise et que j'aurais dévoré (cela devient une habitude en ce moment). Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur, vous ne pouvez pas passer à côté de cette petite pépite pour la rentrée littéraire jeunesse. Pour les autres, forcément, n'hésitez pas et foncez !

dimanche 21 août 2016

Le torrent des jours

Auteur : Lindsay Chase
Editions : Archipoche (2016)
Nbre de pages : 412


Présentation de l'éditeur :
Cork, début du XIXeme siècle. Alors que, dans les villages de ce comté irlandais, la révolte gronde contre l’oppression anglaise, c’est une toute autre révolte qui souffle dans le cœur de la jeune Helena Considine. Elle qui, depuis la mort de son mari, s’était résignée à finir ses jours au côté de son père, elle qui, hantée par des rêves prémonitoires, vivait dans la crainte du lendemain, découvre que l’amour est encore possible – et qu’il a un nom : Patrick Quinn.
Mais, pour l’héritier du domaine de Rookforest, l’heure n’est pas aux grands sentiments. Quatre ans passés dans les geôles britanniques l’ont rendu amer et taciturne. Désormais, seule la liberté de son peuple compte à ses yeux.
Emporté par le torrent des jours, Quinn remarquera-t-il le sourire d’Helena ? Et l’amour pourra-t-il enfin régner sur leurs cœurs, comme la paix sur la terre d’Irlande ?


Mon avis :

C'est le deuxième titre de l'auteur que je lis, après Un amour de soie que j'ai découvert au printemps dernier et qui avait été un joli coup de coeur. Du coup, repartir dans une romance de Lindsay Chase c'était une obligation avec le sentiment que ce roman allait me faire vivre une superbe histoire. Et je ne me suis pas trompée parce que je n'ai pas lu Le torrent des jours, je l'ai dévoré.

Ce roman est une romance historique qui se laisse lire tellement facilement, avec des personnages attachants, que j'ai adoré l'ensemble du début à la fin.

Ce que je peux dire c'est que Lindsay Chase sait écrire des histoires prenantes et passionnantes.

Même si par moment on se doute un peu de ce qu'il va se passer, il n'en demeure pas moins que l'on est pris dans l'intrigue au point qu'il est difficile d'en sortir.

Cela se déroule en 1880, en Irlande, et il commence à y avoir des tensions entre les fermiers qui ont du mal à payer leur loyer et les propriétaires terriens anglais qui les menacent d'expulsion s'ils ne ne paient pas leur dû.

Il y est aussi question de la Ligue nationaliste qui pousse les fermiers à se révolter en scandant : "L'Irlande aux irlandais !" mais ce roman n'est pas que cela.

C'est aussi l'histoire de deux familles : les Queen et les Stanton qu'un différent affecte depuis des années.

C'est l'histoire de Patrick et Helena, deux personnages pour lesquels j'ai littéralement fondu.

J'aimais tellement ce que je lisais qu'il m'était difficile de m'arrêter. Qu'à près de 23 heures, vendredi soir, je n'avais pas envie d'aller dormir alors que la fatigue prenait place.

J'ai beaucoup aimé suivre la reconstruction de Patrick après une histoire l'ayant amené à faire 4 ans de prison. J'ai adoré retrouver Helena se forger sa propre opinion sur cet homme que l'on apprend, petit à petit, et tout comme notre héroïne, à découvrir, à apprécier puis à aimer.

L'écriture n'est pas en reste puisque Lindsay Chase écrit avec un style tellement fluide et facile, mêlant Histoire et fiction à la perfection sans que cela soit trop lourd pour le lecteur.

Je n'en ferai pas un coup de coeur parce que c'est quand même un peu cousu de fil blanc et j'ai vu, vers la moitié du bouquin, comment cela allait se terminer.

Mais si avec d'autres livres cela m'aurait dérangée, avec Le torrent des jours je m'en moquais parce que les personnages sont tellement bien construits en bon ou mauvais que l'on est pris dans les rets de la narration.

En bref, Le torrent des jours a encore été une lecture passionnante que j'ai dévoré en moins de 24 heures et que je regrette d'avoir terminé trop tôt. Pourtant, j'ai essayé de traîner dessus pour le garder un peu plus longtemps mais la magie de l'histoire et des personnages qui s'y rattachent est là et le lecteur n'a pas d'autre choix que de tourner les pages avec avidité pour connaître sans cesse ce qu'il va se passer. Ce fut une très belle lecture que je recommande fortement surtout si vous ne connaissez pas encore Lindsay Chase.

vendredi 19 août 2016

Wonderpark : Libertad & Mégalopolis

Voilà un certain temps que je n'ai pas fait d'article sur des parutions jeunesse. J'avais reçu, il y a quelques semaines, les deux premiers tomes d'une nouvelle série écrite par Fabrice Colin. Je ne m'y attendais pas mais vu que Fabrice Colin est un auteur que j'aime beaucoup, il ne m'en a pas fallu beaucoup plus pour me plonger dans les deux premiers tomes de Wonderpark.

Auteur : Fabrice Colin
Illustrateur : Antoine Brivet
Nbre de pages : 140
ISBN : 978-2092559864
Prix : 9,95 €
Auteur : Fabrice Colin
Illustrateur : Antoine Brivet
Nbre de pages : 140
ISBN : 978-2092564592
Prix : 9,95 €



Présentation du tome 1 (Libertad) :
À l'école, Jenn et son frère, Mervin, ont fait la connaissance d'une fille au nom étrange : Orage. Son père est le concepteur de WonderPark, un parc d'attractions mystérieux et désaffecté. Quand leur nouvelle amie leur propose de visiter l'endroit, Jenn et Mervin sont ravis. Mais à peine sont-ils entrés dans le parc que Zoey, leur petite sœur, disparaît. Les enfants découvrent alors que WonderPark est le portail de mondes magiques et pourtant bien réels. Sans hésiter, Jenn, Mervin et Orage s'engouffrent dans Libertad, le monde des pirates, où la traîtrise est un art et le courage une nécessité.


Mon avis :

De prime abord, je m'attendais à ce que ces deux lectures soient un peu trop jeunesse puisque la série est destinée à des enfants de 9 ans.

Or, ce ne fut pas le cas ou à tout le moins cela ne m'a pas si marquée que ça.

Fabrice Colin nous fait entrer dans un monde encore une fois extraordinaire dans lequel les enfants qui le liront passeront un super moment de découverte.

Le premier tome pose les bases de cette série et j'ai beaucoup aimé ce qu'il en découle.

La série comportera au final 6 tomes, chacun portant sur un pays composant Wonderpark.

Dans le premier roman, nous entrons dans l'univers de la piraterie. L'entrée dans ce monde se fait de manière très particulière et j'ai adoré m'imaginer à la place de Jenn, Mervin et Orage.

De plus, chaque personnage va avoir un artefact à son actif et si les débuts sont un peu chaotiques, dans le tome 2 on se rend compte que les enfants prennent de plus en plus d'assurance.

Du coup, autant vous dire que j'attends avec impatience la suite de leurs aventures pour découvrir les autres mondes de Wonderpark.

Le tome 2 a été un peu moins prenant que le précédent parce que l'univers ne m'a pas vraiment plu. Mais, comme je le disais précédemment, les enfants vont prendre de l'assurance et ça fait vraiment un bien fou de les suivre dans leurs aventures, leurs réflexions.

De plus, les ouvrages sont magnifiquement illustrés. Il convient de mettre en avant les coups de crayon d'Antoine Brivet qui m'ont vraiment permis d'entrer encore plus dans l'univers fantastique et accrocheur de Wonderpark.

Entre la plume de Fabrice Colin et les illustrations d'Antoine Brivet, nous avons un duo de choc qui devrait permettre au jeune lecteur de se plonger dans cette série avec envie et entrain.

En tout cas, le lectorat adulte lui ne s'y trompe pas quand la qualité de l'histoire et des illustrations est là. J'ai adhéré à 100% alors que je ne m'y attendais pas.

Pour moi, Wonderpark est une sublime découverte à ne pas manquer.


jeudi 18 août 2016

Mystéria : La captive des hommes de bronze (T1)

Auteur : Valérie Simon
Editions : L'Archipel
Collection : Fantasy
Nbre de pages : 371


Présentation de l'éditeur :
Sur la planète sauvage de Mysteria, Jim, 10 ans, et Jessica sont les seuls survivants du massacre qui a vu périr leurs parents, des pionniers à la tête d’une ferme, et leur petit frère. Ils sont kidnappés par leurs agresseurs, de mystérieux primitifs à la peau couleur de bronze, les De-Shirs. Alors qu’ils sont emmenés vers les lointaines montagnes du Sardan, Jim s’échappe mais est contraint d’abandonner sa petite sœur, âgée de 3 ans.
Des années plus tard, devenu médecin sur Terre, persuadé que Jessica est encore en vie, il retourne sur Mysteria pour tenter de la retrouver. A peine arrivé sur la planète, on l’accuse de meurtre. Il est emprisonné et livré à un geôlier sadique.
Mysteria est un monde de prédateurs aux pouvoirs étranges, où les plantes douées d’intelligence sont carnivores et où les tempêtes ravagent tout. La colonie d’humains qui y vit – des repris de justice – n’obéit à aucune règle ; la violence y est reine. Le chemin menant jusqu’à Jessica risque d’être semé d’embûches…


Mon avis :

J'ai choisi ce livre comme ma dernière lecture du challenge fantasy auquel je suis inscrite. C'est de la fantasy française et quoi de mieux que de mettre en avant une auteure que je n'avais pas encore découverte. La surprise fut de taille et j'ai passé un très bon moment aux côtés de Jim.

J'ai mis près d'une semaine pour venir à bout de ce premier tome et j'avoue que j'ai beaucoup aimé l'univers créé par l'auteure.

La planète Mysteria est une planète primitive sur laquelle on envoie les volontaires terriens afin que notre chère Terre soit moins peuplée. En effet, suite à une surpopulation sur Terre, notre planète meurt à petit feu et l'existence humaine est en péril. Pour tenter de régler le problème, le Gouvernement propose aux terriens de partir sur Mysteria contre une prime. On leur vante les mérites d'un tel voyage mais à l'arrivée tout est très différent.

Jim et Jessica sont des enfants terriens nés à Mysteria.

Sur cette planète, on retrouve des animaux pour le moins étonnants et peu sympathiques. Même la flore réserve des surprises dont on se passerait bien.

C'est la première fois que je rencontre un tel univers en fantasy mais je dois bien dire que j'ai totalement accroché et que l'ensemble m'a beaucoup plu.

Les personnages, eux, sont intéressants aussi et dès le départ on s'attache à ces deux enfants que sont Jim et Jessica, alors âgés respectivement de 10 et 3 ans. Devenus trop tôt orphelins suite à une attaque des De-Shirs, les habitants de Mysteria, ils vont malheureusement être séparés dans une nouvelle attaque. Jim se fait alors la promesse de retrouver sa soeur quoi qu'il lui en coûte.

Il lui faudra attendre 12 ans avant qu'il puisse retourner sur Mysteria et tenir la promesse qui le hante depuis toutes ces années.

Entre-temps, on nous explique ce qu'il est devenu et on le découvre en homme prêt à tout lâcher (boulot, fiancée) pour retrouver sa seule famille.

C'est grâce à un guide, Duncan, que j'imagine parfaitement en Indiana Jones, que Jim va tenter de retrouver la trace de Jessica. Duncan est un homme né sur Mysteria et il connaît comme sa poche chaque coin et recoin. Il sait qu'il faut se méfier à tout moment de ce qui se cache dans les forêts, les rivières... C'est un homme qui connaît le mot "SURVIE".

J'ai adoré ce personnage qui est somme toute assez vénal mais qui, au fur et  mesure que l'on progresse, s'attache petit à petit à Jim, même s'il garde en tête que si son client meurt avant d'avoir atteint son but, il ne sera pas payé... C'est un homme auquel je me suis vraiment attachée et que j'ai regretté d'avoir laissé sur Mysteria en terminant ce tome.

Jim, à côté, est un peu plus fade et sa naïveté trop grande m'a pas mal exaspérée. Alors même qu'il a vécu des moments très difficiles en début d'ouvrage qui auraient dû lui faire comprendre comment fonctionnait Mysteria, j'ai eu l'impression qu'il s'en moquait totalement et qu'il fonçait tête baissée stupidement. Franchement, à certains moments, je l'aurais même baffé ou hurlé dessus en lui disant d'arrêter d'agir aussi bêtement. Mysteria n'est pas la Terre. Il faut savoir agir et réagir au bon moment et avec les moyens du bord pour survivre.

Par ailleurs, si globalement j'ai beaucoup aimé l'ensemble, j'ai trouvé quand même dommage que l'auteur fasse des répétitions sur la façon dont la flore se protège à la venue d'une tempête ou d'un ouragan. La première explication qu'elle donne suffit au lecteur pour comprendre ce qu'il en est. Du coup, au deuxième mais surtout au troisième passage qui disait la même chose, j'ai fini par soupirer et me dire que je perdais du temps sur l'intrigue principale. Je voulais de l'action, du mouvement, avancer et voir ce qui allait arriver à Jim et Duncan. Je pense qu'une relecture un peu plus poussée aurait pu éviter certaines redites qui m'ont fait l'effet, du coup, d'un simple remplissage.

Malgré ce petit bémol, je ne peux pas dénier que l'auteur sait rebondir sur d'autres scènes ou détails qui font que le lecteur est pris dans ses filets et reste donc accroché à sa lecture jusqu'à la dernière page.

La fin ne donne pas de réponse à Jim sur la survie ou non de la petite Jessica dans un monde aussi hostile qu'est Mysteria. Du coup, bien entendu, je suis très curieuse de lire la suite en espérant ne pas avoir à attendre trop longtemps pour l'avoir. On va croiser les doigts !


vendredi 12 août 2016

Menace sur Rio

Auteurs : James Patterson & Mark Sullivan
Editions : L'Archipel (2016)
Nbre de pages : 352


Présentation de l'éditeur :
Rio, 2014. Jack Morgan le patron de la plus puissante agence de détectives au monde, Private et son équipe locale assurent la sécurité de la Coupe du monde de football. Pourtant, ils ne peuvent empêcher le décès d'un haut dirigeant de la Fifa, à qui on a inoculé le virus Hydra une mort dont les causes ont été passées sous silence. Rio, 2016. Private est de nouveau chargée de la sécurité d'une manifestation suivie par les caméras du monde entier : les jeux Olympiques d'été. Et, de nouveau, Hydra pourrait frapper, mais à une tout autre échelle cette fois. Première victime, l'épouse d'un ponte du CIO. Parallèlement, les deux filles d'un richissime homme d'affaires américain qui travaillaient pour une ONG sont enlevées. Le groupuscule Favela Justice exige une rançon exorbitante pour leur libération. Quand un laboratoire secret est découvert, Jack Morgan et son équipe n'ont plus une seule seconde à perdre pour empêcher la catastrophe... Sportifs et spectateurs courent tous un grand danger.


Mon avis :

Voilà le dernier James Patterson. Accrocheur avec cette couverture, non ?!

Et en prime cela se déroule à Rio, d'abord en 2014, lors de la Coupe du Monde de Football puis en 2016, une semaine avant les JO que nous suivons actuellement.

En bref, de quoi se mettre totalement dans l'ambiance !!

Comme à mon habitude, je n'avais pas relu le résumé de l'éditeur et je me suis plongée pleinement dans cet ouvrage.

Après avoir lu la première partie, j'étais tellement entrée dedans qu'il ne m'en fallait pas plus pour ne plus le lâcher.

De toute façon, et comme à chaque fois, l'auteur m'attrape dans ses filets sans que je ne puisse rien faire pour en sortir.

Du coup, si vous envisagez de lire ce roman, je vous conseille fortement de le faire durant un week-end ou pendant vos vacances car toutes les autres occupations passeront en second plan.

Il y a, en premier lieu, le décès de deux enfants que l'on passe sous silence. Puis, celui d'un dirigeant de la Fifa que l'on tait également. Et l'on en arrive à 2016... et on se demande jusqu'où cela va aller...

Mais il y a également l'enlèvement de deux filles d'un homme d'affaires américain dont l'entreprise a été sélectionnée pour la construction de tous les édifices pour la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques.

Il y aura donc deux enquêtes bien distinctes que la Société Private va devoir gérer parallèlement.

Et vu que les JO organisés à Rio sont proches, cela ne va être de la tarte pour Jack et son équipe de mener l'enquête sans pour autant empêcher ces festivités.

Comme chaque livre de James Patterson, on se lance dans le livre et on va jusqu'au bout tant le rythme est bien mené.

Les personnages sont certes un peu stéréotypés mais bizarrement cela ne me dérange pas avec cet auteur parce qu'il se rattrape sur tellement d'autres choses que je ne m'ennuie jamais. Surtout qu'ici, Jack et son équipe vont vraiment être mal menés et j'ai été étonnée de constater que les auteurs ne prennent pas de gant avec eux.

Les chapitres sont courts ce qui rend la lecture encore plus addictive d'autant que James Patterson et Mark Sullivan savent parfaitement doser le suspense qui met le lecteur en émoi au point que forcément, de chapitre en chapitre, le livre se lit quasiment d'une traite.

L'écriture est toujours aussi fluide et prenante avec beaucoup de dialogue et des scènes très visuelles. A cela s'ajoute le fait que l'on vit cette histoire au même moment que se déroulent les Jeux Olympiques, ce qui rajoute de l'intérêt au roman.

En bref, Menace sur Rio a été une lecture plus qu'efficace et prenante. J'ai vraiment choisi le bon moment pour le lire et je ne peux que vous inciter à faire de même, d'autant qu'il s'agit d'un premier titre avec la Société Private et son fondateur, Jack Morgan. Aucun doute que je lirai la suite parce que vu ce qui s'est produit ici, je suis vraiment curieuse de retrouver Jack dans une prochaine aventure, histoire de voir comment il va réagir.

jeudi 11 août 2016

Confess

Auteur : Colleen Hoover
Editions : Hugo & Cie (2016)
Collection : New Romance
Nbre de pages : 347



Présentation de l'éditeur :

Auburn Reed a des plans très précis pour son avenir, et elle ne laissera personne se mettre sur son chemin. 
Lorsqu'elle franchit la porte d'une galerie d'art à Dallas pour un entretien, elle s'attend à tout sauf à l'irrésistible attraction qui la pousse vers Owen Gentry. 
Cet artiste énigmatique semble avoir beaucoup de choses à vouloir cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser toutes ses barrières, pour comprendre qu'elle risque bien plus gros qu'elle ne pensait. 
Elle n'a qu'une solution : s'éloigner d'Owen au plus vite. Mais la dernière chose que souhaite Owen, c'est la perdre. Pour sauver leur relation, il devra tout confesser. Mais parfois, les mots peuvent être bien plus destructeur que la vérité...

Mon avis :

Ce titre était dans ma PAL depuis sa sortie en avril. Mais j'ai eu un vide total avec la new romance pendant quelques mois et j'avoue que si Colleen Hoover est une auteure que je veux vraiment découvrir, j'avais du mal à me décider à m'y plonger dedans, de peur de retrouver les clichés que l'on trouve tant dans la new romance.

Et puis, en début de semaine, j'ai eu envie de m'y remettre et de voir si cela allait passer.

Je me suis donc plongée dans l'histoire d'Auburn et d'Owen avec l'espoir que j'allais apprécier ma lecture voire même, pourquoi pas, avoir un coup de coeur.

Le coup de coeur n'est malheureusement pas là mais j'ai littéralement dévoré ce roman. Commencé en fin de journée mardi, je l'ai terminé mercredi matin.

Même si dans l'ensemble je ne peux pas dire que j'ai été transcendée par l'histoire qui m'a été racontée, ni que je me sois vraiment attachée aux personnages, l'ensemble est tout de même de très bonne qualité.

Le début m'a prise aux tripes et je me suis dit que si le reste allait de pair, j'allais devoir sortir les mouchoirs. Mais ce ne fut pas le cas. L'intrigue est prenante; les personnages sympathiques et on espère forcément que le meilleur leur arrive.

Mais (bien sûr il en fallait un), j'ai trouvé qu'Auburn n'était pas vraiment crédible sur la fin vu la façon dont elle avait réagi tout au long du roman. Du coup, le renversement de situation m'a choquée et je ne savais pas d'où c'était venu ni pourquoi elle avait changé aussi vite d'avis.

Owen, lui, reste égal à lui même du début du roman jusqu'à la fin. C'est d'ailleurs ce personnage, que j'avais très mal jugé d'ailleurs, qui a ma préférence.

L'ouvrage est agrémenté de tableaux qui sont juste sublimes pour les yeux et les confessions qui s'y rattachent font beaucoup réfléchir le lecteur.

L'approche que l'auteur apporte à son roman avec ce petit plus est très accrocheur.

Confess est seulement le deuxième livre de l'auteur que j'ai lu et même si j'ai passé un excellent moment avec Auburn et Owen, il n'en demeure pas moins que ma préférence reste à Maybe someday qui m'avait fait pleurer comme une madeleine. J'aurais aimé pouvoir revivre un tel moment avec ce titre là mais ce ne fut pas le cas. Dommage !

Pour autant, Confess est un véritable page-turner qui se dévore tant la relation entre Auburn et Owen est intriguante et touchante. Elle est certes différente de celle que j'avais eue dans Maybe someday mais elle vaut le coup que l'on s'y attarde.

mercredi 10 août 2016

L'enfant du lac

Auteur : Kate Morton
Editions : Presses de la Cité (2016)
Nbre de pages : 634


Présentation de l'éditeur :
1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon. 
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès. 

Depuis Les Brumes de Riverton, son premier roman, Kate Morton n'a cessé de séduire un large public et s'est imposée comme la " parfaite héritière de Daphné Du Maurier " (François Rivière – Le Figaro).


Mon avis :

De Kate Morton, je garde un excellent souvenir Des brumes de Riverton qui m'avait emportée dans un univers fascinant. Depuis, et malgré ces autres romans dans ma liseuse, je n'avais pas pris le temps de relire l'auteur. C'est chose faite avec L'enfant du lac que j'ai dégusté pendant près d'une semaine.

Je me suis retrouvée propulsée, dès les premières pages, en 1933. A Loeanneth, la demeure familiale des Edevane depuis des générations. On y rencontre Alice et des faits qui, de prime abord, étaient un peu confus pour moi.

J'ai eu du mal à saisir ce qu'il se passait et il m'a fallu quelques chapitres pour voir se former l'intrigue et ce que cela allait engendrer par la suite.

Les chapitres seront alternés entre la période de 1933 durant laquelle le petit Théo, âgé d'à peine un an, a mystérieusement disparu et celle de 2003 où l'on fait la connaissance de Sadie, une jeune inspectrice mise sur le banc de touche à la suite d'une bavure lors d'une enquête.

Petit à petit, on voit les pièces du puzzle se mettre en place et comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire familiale.

Comme dans Les brumes de Riverton, Kate Morton a su éveiller et aiguiser ma curiosité depuis le début jusqu'à, à peu près, la fin du roman.

Au fur et à mesure que je progressais, je fomentais des prévisions sur les actes des personnages par rapport à leurs agissements. Pourtant, et même si cela me semblait logique, arrivée à la moitié du roman je me suis rendue compte que je me plantais sur toute la ligne et qu'il allait me falloir tout reprendre pour trouver ce qui se cachait derrière cette disparition dont on ne sait jamais si c'est un enlèvement ou un meurtre.

De ce côté là, Kate Morton a su véritablement ébranler mes certitudes et me donner encore plus de motivation pour continuer la lecture afin d'avoir le fin mot de l'histoire avant d'arriver aux dernières pages.

Mais il m'a fallu encore quelques chapitres avant de comprendre tout ce qui se cachait réellement chez les Edevane.

S'agissant de Sadie, bizarrement, je me suis un peu plus doutée de certaines choses et du coup la fin ne m'a pas si étonnée que ça. Cela m'a un peu gâché la fin du roman mais dans l'ensemble j'ai passé un super moment avec les personnages auxquels on s'attache.

Alice, elle, est un personnage très particulier et très froide. Elle fait vraiment antipathique quand on la rencontre pour la première fois. Ce n'est pas vraiment le genre de personne à laquelle on se confirait de prime abord. Pourtant, plus on avance et plus on se rend compte des fissures qu'elle porte depuis tant d'années et quand on sait enfin ce qu'il en est et qu'elle-même réalise tout ce pan du passé qu'on lui a caché, forcément une empathie s'installe.

En bref, L'enfant du lac a été une lecture dans laquelle il m'a fallu une bonne centaine de pages pour bien entrer dedans et comprendre un peu où voulait m'emmener l'auteur. A partir de là, il est difficile de lâcher l'ouvrage. Les personnages sont attachants et je ne regrette pas ma découverte estivale. J'ai choisi le bon moment pour le lire et je vous conseille de le faire également si vous ne connaissez pas encore l'auteur. Malgré tout, je n'ai pas ressenti autant d'émotions qu'avec Les brumes de Riverton qui, pour moi, reste mon livre chouchou de l'auteur.