vendredi 23 février 2018

La fissure

Auteur : Jean-Paul Didierlaurent
Editions : Au diable vauvert (18 janvier 2018)
Nbre de pages : 327


Présentation de l'éditeur :
Dernier représentant d'une entreprise de nains de jardin rachetée par une holding américaine, Xavier Barthoux mène une vie bien rangée entre la tournée de ses clients, son épouse, son chien et sa résidence secondaire des Cévennes. Mais quand il découvre une fissure dans le mur de sa maison, c'est tout son univers qui se lézarde... Animé par une unique obsession, réparer la fissure, il entreprend un périple extrême et merveilleux jusqu'à l'autre bout du monde.


Mon avis :

En ce moment, mes lectures sont plutôt déroutantes, passionnantes et offrent aussi beaucoup de réflexion.

Avec La fissure, je ne m'attendais pas à passer un aussi bon moment de lecture aux côtés de Xavier, quinquagénaire obsédé par une fissure qu'il a découverte sur le mur de sa résidence secondaire cévenole.

On va suivre tout un cheminement improbable avec cet homme, Directeur commercial d'une société de nains de jardin, ayant eu des hauts et des bas mais qui arrive à se maintenir sur le marché. Sa vie de couple est ordinaire. Rien de bien folichon dans sa vie.

Sauf que cette fissure va être le point de départ d'une prise de conscience à laquelle Xavier ne s'attendait pas et le lecteur non plus !

J'ai adoré connaître Xavier et voir son évolution tout au long de ces 300 pages mais ce que j'ai particulièrement aimé ce sont les échanges qu'il va avoir avec un personnage très improbable : son nain de jardin.

Lorsque Xavier entend pour la première fois son nain lui parler, il ne trouve même pas ça étrange ou loufoque. Il ne se dit pas qu'il devient fou. Pour lui, c'est naturel et normal.

Les échanges entre ces deux là sont succulents à lire et jubilatoires parce que Numéro 8 (ledit nain) ne va pas mâcher ses mots envers Xavier... C'est grâce/à cause de lui que Xavier va devenir un homme "différent".

Le style est très fluide et tellement accrocheur que l'on ne voit pas les pages passer.

Du coup, entre le personnage de Xavier qui évolue, un rythme suffisant dans l'intrigue pour bien avancer et ne pas ennuyer le lecteur mais surtout ces échanges avec ce nain de jardin, font que cette lecture atypique devient une bouffée d'oxygène et en même temps elle est un peu anxiogène parce qu'au final on ne sait pas trop d'où vient cette fissure mais surtout ce que Xavier compte réellement faire pour régler son problème, son obsession.

Cette fissure va amener ce personnage bien loin de ce que le lecteur aurait pu imaginer au départ et c'est là toute la magie de cet ouvrage.

La fin, même si elle n'est pas réellement celle à laquelle je m'attendais, m'a d'abord perturbée pour ensuite être acceptée. Il m'a fallu un peu de temps pour comprendre ce qu'il en était et même si j'ai eu une petite déception sur cette fin, je me disais aussi qu'elle ne pouvait pas être différente parce qu'elle colle parfaitement à tout ce chamboulement qui intervient dans la vie de Xavier et permet au lecteur de le comprendre également.

On prend ce récit alors d'une manière différente et la réflexion se fait.

C'est encore une belle lecture que m'a offert les éditions Au diable vauvert dont c'est le premier roman que je lis et, soyons honnête, je ne le regrette nullement. Je le recommande d'ailleurs vivement car même si le côté loufoque et étrange peut paraître décalé, le cynisme est mordant et tellement plaisant que l'on s'y raccroche comme à une bouée de sauvetage. Parce que la vie de Xavier n'est peut-être pas celle tant attendue finalement... parce que la vie de Xavier peut être la nôtre, tout simplement.

Si vous êtes un brin curieux et que ce genre de roman ne vous dérange pas, si vous êtes ouvert et avez l'envie de vous prendre au jeu avec un nain de jardin cynique au possible mais mettant le doigt sur ce qui peut déranger, alors n'hésitez pas à vous plonger dedans. C'est juste succulent à déguster.

mercredi 21 février 2018

Les chroniques de St Mary : Un monde après l'autre (T1)

Auteur : Jodi Taylor
Editions : HC Editions (8 février 2018)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :

La jeune historienne Madeleine Maxwell vient de terminer brillamment ses études et s’apprête à passer un entretien à l’institut St Mary. Mais en pénétrant dans l’enceinte de ce centre de recherche historique, Max comprend très vite que celui-ci ne ressemble à aucun autre. Derrière la façade très académique de l’institut St Mary, les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs ont découvert le secret du voyage dans le temps. Ici, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent… Max comprend très vite les possibilités qui s’offrent à elle. De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la jeune historienne va revivre d’extraordinaires événements. Alors qu’au sein de l’institut naissent des enjeux de pouvoir…


Mon avis :

Etant donné que cette lecture a été plus qu'intéressante et prenante, on va essayer de ne pas faire une chronique trop longue mais... il y a l'engouement qui est toujours là alors que je l'ai terminé samedi dernier et puis il y a quand même pas mal à dire dessus. Dooonc... on y va !

Ce premier tome met en avant une jeune historienne de 30 ans, Madeleine Maxwell, qui va nous raconter son arrivée à l'Institut St Mary et les conditions dans lesquelles on lui a fait la proposition de rejoindre une équipe d'historiens là-bas.

St Mary, elle connaît bien Madeleine puisqu'elle y a fait des études mais elle était loin de s'imaginer ce qui se cacher derrière certains murs...

Et c'est avec elle que l'on va voir tout le potentiel de cet institut.

Autant vous dire que dès le premier chapitre, j'étais au taquet et il me tardait que l'on parte dans l'Histoire. J'étais curieuse de découvrir la machine qui permettrait de remonter dans le temps et de me retrouver dans des périodes qui me faisaient très envie. Bon ok, mis à part peut-être celle du Crétacé parce que les dinosaures me font stresser et avouons-le se faire bouffer par un T-Rex ce n'est pas joli joli à voir...

Donc, j'étais ravie d'être dans ce thème (le voyage dans le temps) parce que j'adore ça et que cette série, d'une certaine façon, me faisait penser à Time Riders d'Alex Scarrow que j'avais adoré du premier au dernier tome.

J'ai cependant été un peu surprise ici parce que nous n'allons pas nous focaliser sur une seule période dans ce tome là. Et c'est la particularité de cette série.

Contrairement à Time Riders, ici le but des historiens est d'aller étudier le passé pour comprendre certains faits mais surtout apporter des réponses sur des moments obscurs de l'Histoire. Et là, j'ai dit "OUI !"

Mais Jodi Taylor va encore plus loin et cela va être cruel parce que je ne vais pas pouvoir vous en dire plus si ce n'est que cet institut, bien sûr, aura droit à des difficultés que l'on comprendra au fur et à mesure que l'on avancera dans ce tome.

Si vous pensiez vous la couler douce en lisant ce roman, vous vous plantiez. Et moi aussi !

C'est donc avec de plus en plus d'envie, d'excitation et d'acharnement que je me plongeais dans ce titre que je n'arrivais pas à lâcher.

La plume de l'auteur n'est pas en reste parce que nous avons droit à une narration en "je" par le personnage de Madeleine qui est juste succulente. C'est une femme de caractère qui m'a beaucoup surprise, avec des réparties bien placées qui m'a faites rire bon nombre de fois. Et là, je garderai éternellement en mémoire une situation qui se déroule en page 184... Oh my God ! 

Tout colle à la perfection qu'il s'agisse de l'intrigue, des personnages du moment ou des dialogues. C'était littéralement parfait et c'est peu de le dire.

Bien entendu, nous allons faire la connaissance de toutes les équipes qui gravitent autour des historiens pour que les voyages soient faits dans les meilleurs conditions de sécurité possibles. Et là, bien entendu, j'ai mon chouchou en la personne de Leon Farrell qui est le Directeur Technique. Bien sûr, il y a d'autres personnages qui valent le détour mais attendez de faire connaissance avec lui et de voir le sacré duo qu'il forme avec Madeleine. Vous m'en direz des nouvelles.

Le plus fort dans tout ça c'est que Jodi Taylor approfondit encore plus son intrigue à 100 pages de la fin et là c'est carrément jubilatoire. On avance, on progresse, on ne veut pas que cela s'arrête alors que l'on voit irrémédiablement le nombre de pages s'amenuiser pour notre plus grand malheur.

Et lorsque la fin arrive, on hurle de frustration parce que l'on veut la suite là, maintenant...

Il faudra cependant attendre le mois d'octobre pour avoir le tome 2, A symphony of echoes en VO, et lorsque je lis le résumé original, cela me donne encore plus envie d'avoir ce tome entre les mains (Whitechapel, Jack l'Eventreur... ça vous parle ?!). Moi, je vous le dis, vivement l'automne pour qu'on puisse retrouver un univers hyper prenant, des personnages excellents et une écriture tellement accrocheuse que l'on a l'impression de voir un film et non de lire un bouquin.

En bref, Un monde après l'autre m'a littéralement conquise du début à la fin et je ne peux que vous pousser à le découvrir à votre tour.

J'ai lu ce titre en lecture commune avec Laetitia du blog Sous le feuillage a adoré autant que moi voire même davantage puis c'est un coup de coeur pour elle.

mardi 20 février 2018

Le club des pendus

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (septembre 2017)
Nbre de pages : 329


Présentation de l'éditeur :
À Londres, les bourreaux sont de retour.
Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c'est par la corde qu'ils ont décidé de punir violeurs d'enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.
La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s'enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.
Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.


Mon avis :

Après quasiment 15 jours de lectures décevantes, j'en avais un peu marre et je voulais vraiment une valeur sûre. Je me suis donc, tout naturellement, dirigée vers le dernier Tony Parsons que j'avais dans ma bibliothèque et... j'ai cruellement bien fait !

J'ai encore une fois adoré de retrouver Max et sa fille Scout. C'est un duo que j'aime d'amour et que je ne me lasse pas de retrouver. Les conditions dans lesquelles Max s'est retrouvé seul avec sa fille me touchent encore beaucoup et je ne peux que fondre face à ce papa poule. Scout, quant à elle, grandit et a de plus en plus la tête sur les épaules et les réparties qu'il faut et au bon moment.

L'enquête démarre, comme à chaque fois, sur les chapeaux de roue et on aura affaire ici à un groupe d'individus qui va faire sa propre justice puisque le système judiciaire minimise les peines des condamnés.

C'est en tout cas ce que pensent les victimes...

J'ai adoré la façon dont l'auteur va nous pousser à nous interroger nous-même sur ce groupe et leur but avec des condamnés ayant eu des peines variables en fonction de ce qu'ils ont fait.

Je me suis investie dans cette lecture, me demandant comment je réagirais à la place de cette population qui soutient ces bourreaux dont on ne sait pas les noms, bien sûr.

Que feriez-vous si votre enfant était mort parce qu'il avait été fauché par un type saoul et que ce dernier n'écope de quasiment rien ? Que feriez-vous si votre fille avait été violée par un gang, la rendant psychologiquement fragile et agoraphobe, détruisant à jamais sa vie de femme ? ...

Ce ne sont là que deux exemples des histoires qui nous sont racontées ici mais l'une et l'autre ont raisonné en moi parce que j'ai une fille qui va fêter ses 20 ans et un fils de bientôt 12 ans.

Je suis la cible même de ce genre de livre qui va me bouleverser, me faire penser à ce que je ne veux pas mais surtout à ma façon de réagir si jamais un groupe se formait pour rendre la véritable justice.

C'est surtout ce côté là du roman qui m'a beaucoup plu, davantage que de savoir qui était derrière ce groupe. Je n'ai d'ailleurs pas été surprise lorsque j'ai su qui y était dedans.

J'ai été aussi un brin dessus lorsque Max se retrouve en très mauvaise posture et qu'il s'en sort quand même haut la main alors que tant d'autres n'y sont pas parvenus...

Mais cela ne m'a pas gênée outre mesure parce que j'étais toujours dans ma réflexion et que Max a été obligé également de se poser les bonnes questions, celles qui finalement dérangent.

Qu'aurait-il fait si sa fille avait été une victime ? Chercherait-il à retrouver ce groupe de "bienfaiteurs" pour les arrêter ou les soutiendrait-il ?

Le roman ouvre véritablement à discussion et je vous le conseille rien que pour ça. L'écriture est encore une fois terriblement addictive et ça se lit tellement vite que l'on ne voit pas les pages passer. Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tony Parsons dans l'intrigue elle-même, mais c'est celui qui m'a le plus fait cogiter.

lundi 19 février 2018

L'année de la pluie

Auteur : Gilbert Bordes
Editions : Belfond (octobre 2017)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :
Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l'une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l'aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. 
Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l'on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d'Eude de Breiville. 
Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d'Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d'un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations... Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l'autorité d'une multitude d'intrigants.


Mon avis :

J'avais très envie de lire un roman historique qui se passerait au Moyen-Age et ce roman était le choix parfait... sauf que...

Si j'ai aimé me plonger dans cette histoire avec quelques rebondissements et des personnages très sympathiques ainsi qu'une écriture qui vous plonge littéralement dans la période souhaitée avec les termes de l'époque, j'ai trouvé aussi que l'ensemble était long.

Là où je m'attendais à trouver une histoire me racontant les aventures d'Isabeau et Louis, les petits-neveux du fameux Jacques de Molay, avec une amourette entre Isabeau et le fils d'Eude de Breiville me doutant bien qu'il y aurait des difficultés, je me suis retrouvée finalement avec un roman dans lequel on suit davantage les affres historiques et politiques de l'époque.

La France est soumise à une famine qui dure depuis de nombreux mois à cause, notamment, d'une pluie incessante qui dure depuis plus de six mois. Le monarque en place, Louis X, tente de ramener l'apaisement après que la malédiction lancée par Jacques de Molay sur son bûcher, n'apporte le chaos dans notre cher pays.

Alors oui c'est intéressant à suivre et historiquement parlant je ne devrais pas me plaindre mais c'est quand même lent au point que j'avais du mal à me motiver pour le reprendre dès que je le posais.

En fait, je me rends compte que si l'ensemble n'est pas inintéressant, cela ne m'a pas accrochée du tout et je le regrette.

Je ne peux pas dire que cela vienne de l'écriture parce que j'ai déjà lu des roman dans ce genre de style qui permet vraiment au lecteur de s'imprégner de l'époque.

J'ai peiné à le lire et le terminer et depuis que je suis passée à autre chose, j'ai du mal à le chroniquer.

Mon avis sera donc court parce que, honnêtement, je ne sais pas quoi vous en dire mais à part que cette lecture est une déception à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.

mercredi 14 février 2018

Les cinq éléments : La ville de l'ombre (T2)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (octobre 2017)
Nbre de pages : 349


Présentation de l'éditeur :
Ayant survécu à l'attaque sur l'île d'Alcatraz, Gabe, Lily, Brett et Kaz ont réussi à rester cachés et à empêcher la secte de l'Aurore éternelle de s'emparer de la Tablette d'Emeraude, le Livre du Pouvoir dont dépend le sort de l'humanité. Ils sont désormais accompagnés de Jackson, le Garçon Fantôme rescapé d'Arcadia, version maléfique de San Francisco que le diabolique Jonathan Thorne veut faire fusionner avec notre monde. Pour empêcher Thorne et ses disciples de répandre la mort et le chaos sur terre, les cinq adolescents doivent anéantir Arcadia – après avoir sauvé l'oncle et la mère de Gabe, prisonniers de la Ville de l'ombre. 
Mais tout bascule lorsqu'ils comprennent que les créatures infernales d'Arcadia ne sont pas leurs seuls ennemis : un traître est parmi eux, et il leur faudra rivaliser d'adresse et de courage pour faire face à l'issue effrayante qui les attend.


Mon avis :

Après avoir adoré et dévoré le premier tome, il me tardait vraiment de retrouver Gabe, Lily, Brett, Kaz et Jackson dans la suite de leurs aventures.

Le second tome démarre direct dans l'action et c'est très plaisant surtout lorsque l'on enchaîne les tomes. Il n'y a pas de temps mort et c'est parfait.

Je me suis donc très rapidement émergée dans cette suite avec des ados auxquels je m'étais très vite attachés dans le tome 1.

Mais j'ai trouvé ce tome là un peu trop rocambolesque avec les créatures fantastiques qui se multiplient et à un moment donné je trouvais même que cela faisait un peu trop.

J'ai donc tiqué jusqu'à la moitié du roman mais cela ne m'a pas empêchée non plus d'apprécier ce que je vivais aux côtés de ces 5 adolescents qui maîtrisent de plus en plus leur pouvoir élémental.

On découvre davantage la part d'ombre de ce pouvoir et je dois bien dire que Dan Jolley a fait une intrigue très complète qui emporte le lecteur qu'il soit jeune ou adulte.

La seconde moitié est encore plus prenante parce qu'elle met une pression énorme tant sur les personnages que le lecteur qui va se demander bien souvent comment cela va se terminer, espérant que ce soit en bien.

Le retournement de situation en fin d'ouvrage m'a fait hurler de rage parce que je n'ai pas la suite dans ma PAL et le tome 3 en VO ne sortira qu'en avril prochain. J'espère et je croise les doigts pour que la VF arrive assez vite parce que j'ai très envie de savoir comment tout cela va se terminer.

Surtout que personne n'est épargné qu'il s'agisse des enfants ou des adultes...

Kaz est toujours le personnage qui met l'ambiance au beau fixe avec son humour que j'adore et Brett m'a encore pas mal énervée par ses erreurs. Ca me saoule tellement que je lui crie dessus par moment !!! Si si... Je vis vraiment ma lecture à fond.  Bon mais en même temps s'il n'y avait pas ces erreurs, il n'y aurait pas de roman hein !

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et fluide. Je ne me suis pas du tout ennuyée tout au long de ma lecture.

Les cinq éléments est une très bonne série jeunesse même si ici j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop d'exagération par rapport aux créatures fantastique que l'auteur met en avant.

Mis à part cela, c'est juste un régal et ce tome confirme que Dan Jolley maîtrise parfaitement son intrigue mais également ses personnages qu'il fait évoluer au fur et à mesure que l'on avance dans la saga.

Du coup, n'hésitez pas à vous y pencher dessus voire même à proposer cette série à votre adolescent s'il est féru de créatures fantastiques, de magie et de mythologie. C'est le combo parfait pour passer un excellent moment !

lundi 12 février 2018

L'enfant de mon mari

Auteur : Deborah O'Connor
Editions : Presses de la Cité (janvier 2018)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :
Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d'y croire. Mais Heidi n'en démord pas. L'intuition vire à l'obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L'impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu'au dénouement, dérangeant et moite.


Mon avis :

Après mes lectures de ces derniers jours, j'avais très envie d'un roman à fort suspense qui m'aurait fait vraiment cogiter sur l'intrigue mais également les personnages et je pensais que "L'enfant de mon mari" était le roman approprié.

En effet, un couple formé après la disparition de leurs enfants respectifs ce n'est pas franchement commun dans les romans de ce genre. Mais quand en plus, la femme pense avoir vu le fils de son mari disparu quatre ans auparavant, on a de quoi se poser tout un tas de questions et l'intérêt est forcément éveillé.

Malgré ce résumé tentateur, un prologue qui rend curieux et un début plutôt prometteur, même si je le trouvais un peu long, je n'ai pas du tout adhéré à cette lecture et encore moins à cette fin que j'ai trouvé bizarre, hors de toute logique !

Les personnages sont assez curieux. L'auteur a voulu certainement nous rendre Heidi, tout comme Jason, suffisamment énigmatiques dans leur comportement pour que le lecteur ressente automatiquement de la suspicion pour l'un et l'autre.

Avec moi, cela n'a pas vraiment fonctionné. Je trouvais bien sûr que cet homme et cette femme cachaient des choses, peut-être peu convenables, mais à aucun moment je ne les ai trouvés coupable de quoi de ce soit.

J'ai trouvé aussi que c'était assez redondant avec une femme qui fait une réelle fixation sur ce gamin qu'elle croise une seule fois dans un magasin et qui pense de suite au fils de son mari; qui va tout mettre en oeuvre pour trouver des preuves que c'est bien lui, quitte à mettre son couple en péril...

J'ai cru à un moment donné que j'étais dans un roman contemporain où la nana était tellement godiche que j'en ai rigolé; qu'il y avait tellement de clichés que cela me faisait hausser les sourcils et soupirer.

Quelle nana menant une enquête part en jupe et talons aiguilles pour se percher ensuite sur une poubelle afin de regarder ce qu'il se passe par la fenêtre ? Forcément, elle se casse la figure... Mouahahahahah !!!!!

Vient le moment où elle doit s'échapper d'un poursuivant (toujours en talons aiguilles sinon ce n'est pas marrant), qu'elle se tord la cheville mais parvient in extremis à sa voiture dans laquelle elle se barricade. Oui mais voilà dans son stress... Oh my God... elle fait tomber ses clés sous son fauteuil ?!!

Non mais je rêve là ?! Les grosses failles d'un soit-disant roman thriller à vous faire cogiter et stresser ?! On est sérieux là ?!!!!

A partir de ces passages là, je savais déjà que je n'allais pas accrocher au reste que j'hésitais vraiment à l'abandonner mais je suis d'une nature positive et je me disais qu'il allait y avoir un truc qui allait se décanter ou que la fin allait me mettre sur les genoux. Donc, j'ai poursuivi...

Et je n'aurais pas dû parce que la fin m'a mise sur les genoux mais pas de la façon dont je l'imaginais.

C'est une fin à la "What the fuck ?!" Comment est-ce qu'on peut faire une fin pareille ? Sérieux ?

J'ai tellement envie de spolier le roman pour dire exactement ce qu'il en est parce que ça m'a mise sur les nerfs et que je me suis dit que jamais je n'aurais pu prendre la décision finale de Heidi et Jason.

Je me suis demandée si on ne se foutait pas un peu de moi sur ce coup là.

Alors je dis non non non et re-non !!!!!!

Pour moi "L'enfant de mon mari" est une immense déception que je regrette sincèrement d'avoir pris le temps de lire. Pour arriver à un tel final, j'aurais largement dû m'arrêter avant quand encore il me faisait rire.

Pour le reste, si vous voulez le découvrir, libre à vous. Le mieux est toujours de se faire son propre avis mais en ce qui me concerne c'est un très gros flop !

dimanche 11 février 2018

La belle étoile

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (janvier 2018)
Nbre de pages : 241


Présentation de l'éditeur :

Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l'a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit... la visite d'une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d'autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s'y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l'aventure au grand air...


Mon avis :

Un nouveau Cathy Cassidy ça ne se refuse pas. Et j'ai été encore ravie de découvrir ce nouvel opus d'une auteure phare en roman jeunesse.

Même si j'ai passé un bon moment aux côtés de Dizzy, ce roman là ne sera pas celui que j'aurai le plus apprécié et cela pour deux bonnes raisons.

D'abord, le personnage de la mère de Dizzy que je n'ai pas du tout aimé depuis le début. Je la trouvais fausse et très à côté de la plaque avec sa fille qu'elle avait abandonnée à l'âge de 4 ans, pensant qu'une seule carte pour son anniversaire suffirait à garder un lien avec elle.

Ensuite, le monde dans lequel on va évoluer : les hippies.

Je n'ai rien contre eux mais leur mode de vie ne me plait pas du tout surtout qu'ici il sera quand même question d'arnaque et de drogue/alcool.

Alors quand une mère enlève sa fille contre l'avis du père qui l'a élevée seul pendant 8 ans (et là je ne suis pas d'accord avec le résumé qui met "Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires..." parce qu'il y a la façon dont cela se produit... et la mère n'y est pas pour rien), pour lui faire faire le tour des festivals mais que l'on voit dans quoi elle va être entraîner... bah je n'accroche absolument pas.

Heureusement pour moi que Dizzy est une jeune fille attachante qui va se faire des amis avec Finn et le petit Mouse parce que je crois bien que j'aurai abandonné cette lecture.

D'ailleurs, j'ai été davantage prise par l'histoire du petit Mouse que par celle de Dizzy que j'ai trouvé quand même très naïve vis-à-vis de cette mère qui la laisse un peu trop "vivre sa vie" sans surveillance. Cela aurait pu mal tourner mais Dizzy a la tête sur les épaules et puis Finn est là pour la guider.

Mais Mouse est un enfant de 6 ans complètement perturbé et sa vie est très loin d'être idéale...

Je n'en dirai pas plus pour que vous puissiez le découvrir par vous-même surtout que le prochain roman à paraître de Cathy Cassidy, en juin prochain, L'étoile rebelle, sera consacré à cet enfant qui aura pris quelques années (oui oui j'ai lu les premières pages de ce prochain roman et il me tarde déjà de l'avoir entre les mains pour le retrouver lui mais également Dizzy, apparemment).

Mais même si je n'ai pas accroché, cette fois-ci, à ce roman et son personnage principal, la plume est toujours aussi accrocheuse et agréable. Et puis, allez savoir comment elle fait, mais Cathy Cassidy arrive toujours à faire en sorte que son lectorat lise de bout en bout ses romans même si ce n'est pas l'histoire à laquelle on s'attendait au départ.

On finit, d'une manière ou d'une autre, à s'attacher à l'un ou l'autre des personnages et à vouloir les retrouver pour les voir évoluer et se rendre compte si leur vie finit par basculer dans le bon ou le mauvais.

En bref, La belle étoile a été une lecture agréable et sympathique mais elle n'a pas été celle escomptée au départ. Dizzy est un brin trop naïve avec cette mère qui l'a laissée pendant 8 ans et même si j'ai pu comprendre qu'elle voulait lui donner une seconde chance, à un moment donné il fallait aussi qu'elle fasse la part des choses. Pour moi, ce n'est pas le meilleur de l'auteur mais j'ai hâte de lire la suite à paraître pour retrouver un personnage qui vaut le détour : Mouse.